Publié dans Service presse

Blind (T.2 de la trilogie des Singes de la Bêtise) – Joseph Kochmann

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Aujourd’hui on retrouve pour la deuxième fois sur ce blog Joseph Kochmann. Alors, pas de panique si tu n’as pas lu le tome 1 de la trilogie parce que chaque opus peut être découvert indépendamment. Mais si tu veux commencer dans l’ordre, tu peux retrouver ma première chronique sur Mute ici.


Style : Fantastique / Polar / Horreur

Date de republication : 2020

Points barème : 81/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Depuis peu, d’étranges phénomènes sévissent sur la ville d’Orshen. Ça a d’abord commencé par le massacre de six adolescents, puis par la disparition d’une jeune fille au cheveux bleu… Un mal ronge la petite ville pourtant si paisible en apparence.

Et au milieu de tout ce bordel, il y a Johan, un jeune homme de 16ans. Durant ses rêves, il semble atterrir au sein d’un mystérieux tribunal orchestré par un monstrueux aveugle nommé Blind. Chaque nuit commence alors un nouveau jugement à l’issue duquel le coupable sera condamné… à la peine capitale !

Johan et ses amis arriveront-ils à déjouer les forces obscures qui s’emparent de leur ville ? Résoudront-ils ce mystère ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance renouvelée !

Le premier regard ( 13,5 points sur 15)

Bon, alors cette couverture ? Je l’aime beaucoup, c’est un fait ! Elle colle très bien avec celle du tome 1 et mises ensemble, tu comprends tout de suite qu’il s’agit d’une trilogie (ou du moins d’une saga). Bref, un très bon point ! En plus de cela, si tu as vu ma vidéo sur cette trilogie, tu sais que chaque tome a sa couleur et ici c’est bien entendu le bleu. En fait, avec Joseph Kochmann, dès la couverture tu retrouves des petits indices et ça c’est génial.

Le seul point que je pourrais lui reprocher, c’est peut-être que le côté trop sombre des couleurs qui ne rend pas forcément super bien à l’écran. Mais n’ayant pas la version papier, je ne peux pas dire ce qu’il en est pour le broché.

Au résumé, maintenant : Bah, il résume très bien ! Non, vraiment, tu comprends tout de suite l’univers, les tenants et les aboutissants. Tu sais que contrairement au premier tome, le côté « enquête » du roman risque d’être + important. Bref, pas de fausse promesse ou de présentation trop vague. Un seul petit point : Tu peux penser que le roman vise un public ado, mais pas du tout ! Au contraire, il est assez sombre et ne doit peut-être pas être laissé entre les mains des plus jeunes.

Ma lecture ( 55 points sur 70)

L’inspiration japonaise

Dans ma chronique du tome 1, je te parlais de l’inspiration cinématographique de l’auteur. Je trouvais qu’il répondait à pas mal de codes du grand écran et utilisait des effets qu’on ne voyait pas forcément dans un roman (comme le fait de couper une scène en pleine action pour voir le point de vue d’un autre personnage ailleurs, puis alterner les deux visions). Ici, on retrouve moins cette influence.

Non, ce qu’on retrouve par contre, c’est en effet la culture japonaise, que ce soit à travers les codes des jeux vidéos (je fais confiance à l’auteur sur ce point, parce que personnellement j’ai 0 culture là-dessus), mais aussi des animés ou des mangas (là, je connais un peu + !). L’auteur m’avait bien parlé de son amour pour la culture nippone, mais je ne trouvais pas forcément que cela transparaissait dans Mute. Avec Blind, je n’ai plus aucun doute ! Que ce soit dans la réaction volontairement exagérée des personnages, leur personnalités parfois caricaturales ou la violence saisissante, on retrouve bien le genre.

Quand je te parle de réaction exagérée ou de personnalité caricaturale, ce n’est pas une critique car c’est clairement le but recherché ! Lorsque tu regardes un animé, tu ne cries pas au scandale parce qu’un mec fait un saut de 8m de haut et reste suspendu dans les airs durant 1 minute : En te lançant dans un animé, tu savais que ça faisait partie du deal. Bah là c’est pareil ! Tous ces éléments n’enlèvent aucune crédibilité au roman puisque c’était déjà écrit dans le contrat.

En +, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que ce trait n’est pas non plus usé jusqu’au bout. L’auteur a réussi à mélanger à la fois les codes européens et ceux asiatiques afin de nous offrir un roman qui change, sans pour autant trop nous déstabiliser.

Une enquête fantastique !

Alors, en intro, je te définissais ce bouquin comme étant du fantastique, polar, horreur… Ouais, ça fait beaucoup de genres ! Mais que veux-tu ? l’auteur a vraiment mélangé plein de style et ce qui est super c’est que chacun se retrouve bien. Dans Mute, il y avait une petite pointe thriller, mais ça restait léger je trouve. L’horreur était bien + mis en avant finalement.

Eh bien, avec Blind, c’est plutôt le polar qui est à l’honneur. Il y a plusieurs enquêtes et comme tout bon roman de détection, tu peux glaner les indices à droite à gauche. Tu peux toi-même essayer de trouver le meurtrier. En fait, tout le roman est bourré d’indices, que ce soit en rapport avec chacune des enquêtes, avec l’intrigue principale, mais même avec le tome 1.

Oui, je te disais que les tomes pouvaient être lus séparément, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de lien entre eux ! Très honnêtement, j’ai passé toute ma lecture à me retourner le cerveau pour chercher la moindre piste. Et même si je pense que je me suis inventé une montagne de faux-indices, je crois bien que j’ai réussi à saisir une grande majorité des clins d’oeil.

Un deuxième tome + mature

Le tome 1 était bien + imprégné horreur et très viscérale. On sentait toute la rage de vivre de l’auteur et cette incompréhension dévorante qu’il avait à l’époque face à la vie. Dans ce tome 2, on dirait que ses démons se sont un peu apaisés, ou alors, peut-être est-il moins en colère.

Il faut dire que chaque tome présente un triangle amoureux identique : Une jeune fille intelligente, un jeune garçon courageux et altruiste, puis une troisième personne écorchée vif. Le tome 1 mettait vraiment en avant cette âme torturée alors que Blind est + centré sur le jeune héro altruiste. Je pense que cela explique en grande partie le changement de ton entre les deux opus.

Je disais que ce roman était + mature que son prédécesseur et ce, également niveau écriture. Je trouve que la plume de l’auteur a évolué entre les deux et a gagné en assurance. En tout cas, Joseph Kochmann est comme le bon vin : Il se bonifie avec le temps.

L’après-lecture ( 12,5 points sur 15)

Je crois que je n’ai jamais été aussi investie dans une enquête ! Habituellement, je suis plutôt le genre de lectrice à me laisser porter par le récit et à ignorer volontairement les indices pour être surprise à la fin. Mais là, je ne pouvais pas ! Je pouvais pas parce que l’auteur a vraiment réfléchi à tout et il te fait des clins d’oeil partout donc lire en ignorant tout ça… bah, ça perd de son intérêt !

A la fin du roman, j’avais le cerveau en feu d’avoir autant travaillé et c’était satisfaisant. Pourquoi ? Eh bien parce que si j’ai en effet réussi à glaner deux ou trois trucs, je dois bien avouer que j’étais loin du compte, donc la fin m’a vraiment surprise. Pourtant, lorsque Joseph Kochmann nous apporte les réponses, on trouve ça ultra cohérent.

Bon, par contre, les révélations finales… Il y en a énormément ! Tu les enchaines les unes après les autres. Je n’en voyais plus le bout. Alors, je ne dis pas qu’il y en a trop, mais par contre, faut être concentré pour lire la fin sinon tu risques de passer à côté d’un truc. Si tu te dis « Allez, je torche les 30 dernières pages dans le métro avant d’aller au taff ! », tu as tout faux. C’est vraiment une fin qu’il faut prendre le temps d’analyser. J’ai pas honte de le dire, je suis même revenue en arrière parfois !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

J’avais déjà beaucoup aimé le tome 1, mais là on gagne en qualité encore. Je ne peux que te recommander ce roman, surtout si le côté « code des animés » t’intrigue. Alors, par contre, qu’on soit d’accord, ça ne parle pas du Japon, ça reprend seulement les code du genre.

Si tu n’as pas lu le tome 1, tu peux quand même lire celui là. Bien entendu, je te recommande de commencer par le commencement, mais après, si tu es un petit rebelle ou que l’horreur de Mute te fait trop peur, tu peux passer directement à Blind.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon, mais également sur le site de la maison d’édition. Tu peux également suivre l’auteur sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur sauvé !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Borderline. Niveau -2 : les souterrains – Zoe Hababou

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors aujourd’hui, c’est un peu spécial ! Je ne te présente pas un service presse mais un roman que j’ai reçu à la suite d’un concours. Ça change absolument rien à mon objectivité légendaire, mais je tenais tout de même à le préciser. Ouais, parce que comme ça, en +, je glisse discrètement que j’ai gagné un concours de micro-nouvelles et je peux me saucer toute seule. Bref !

Laisse-moi donc te présenter ce premier tome d’une saga + qu’atypique !


Style : Récit initiatique

Date de publication : 2019

Points barème : 93,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Travis est ce qu’on pourrait appeler un écorché vif ou une âme torturée. La vie ne lui a pas fait de cadeau et il faut dire qu’il en a bavé, mais qu’importe ! Ce jeune marginal n’a qu’une idée en tête : Trouver un sens à tout ça. Ça ? C’est le monde, la société, l’Homme, la vie, la mort, l’amour, la haine… Bref, tout ce qui l’entoure !

Et pour cela, il ne connait qu’une seule façon de faire et ce n’est pas la plus paisible possible. Dès l’enfance, il se jettera dans une quête auto-destructrice, une quête qui le dévorera un peu + à chaque pas.

Suis le parcours à la fois psychothérapique et destructeur de Travis et plonge dans la culture chamanique.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour l’envoi de son roman et surtout pour l’organisation de son concours « Battle Royale de micro-nouvelles ». D’ailleurs, si tu veux participer à l’édition de Février, je t’invite à la suivre sur Twitter, ainsi que Simon Perdrix, deuxième organisateur du concours !

PS : Tu pourras prochainement retrouver mon avis sur les romans de Simon Perdrix, alors reste connecté !

Le premier regard (14,5 points sur 15)

Je dois avouer que j’aime beaucoup la couverture. Elle te met directement dans l’ambiance puisqu’elle est liée à la première scène du roman. Au moins, tu passes pas trois ans à essayer de comprendre quel peut bien être le lien avec le bouquin !

Non, et puis, tu as des détails tout simples mais qui ajoutent un petit quelque chose. Rien que la typographie du titre. Je sais pas pour toi, mais moi, ça me fait carrément penser aux cow-boys et aux westerns ! A un tel point, que la première scène du roman, je me la suis imaginée dans un saloon, à l’époque de la ruée vers l’or. C’est dingue le pouvoir que peut avoir un petit élément anodin comme ça, pas vrai ?

Pour ce qui est du résumé, franchement, tout est dit. Si tu dis que tu ne savais pas où tu mettais les pieds en commençant ce bouquin, c’est que tu le fais exprès.

Parlons maintenant de la mise en page. Faut savoir un truc chez moi : Je suis une psychopathe du chapitre, c’est-à-dire que je ne stoppe ma lecture qu’à la fin d’un chapitre et quand j’en commence un nouveau, je ne peux pas m’empêcher de regarder combien de pages il fait et de marquer la fin avec mes doigts. Bref, j’ai un gros problème avec ça, mais je me soigne, t’inquiète ! C’est mon TOC, que veux-tu, c’était ça ou collectionner les pots de yaourt, j’ai fait un choix.

Bon, tout ça pour dire qu’au début, j’ai senti des sueurs froides m’envahir quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de chapitre. Il y a bien des parties séparées par un astérisque, mais pas de CHAPITRE à proprement parler ! Bah, tu sais quoi ? Déjà, ça te dérange pas du tout pendant la lecture, et en +, ça colle avec le thème du bouquin : On est borderline, on s’en carre des codes et on fait ce qu’on veut !

Ma lecture (64,5 points sur 70)

La relation entre Tyler et Travis

Franchement, je savais pas trop par quelle partie commencer ma chronique. Il y a pas vraiment un point meilleur qu’un autre dans ce bouquin, l’auteure maitrise super bien plusieurs aspects et c’est dingue. Mais j’ai choisi de te parler d’abord de la relation entre Travis et sa sœur jumelle Tyler. Pourquoi ? Bah, parce que c’est ce qui m’a le + retournée, je pense.

Leur relation est vraiment intense et puissante. On ressent très vite ce lien qui existe entre eux aussi destructeur que libérateur. En fait, c’est ce lien qui leur permet de s’évader de leur quotidien moisi jusqu’au trognon, c’est lui qui les pousse à se battre pour sortir du chemin tout tracé qu’on leur présage. Mais c’est aussi ce lien qui les guide sur des sentiers sombres.

Les deux ont une fascination morbide pour la mort et se poussent mutuellement à dépasser les limites de leur esprit et de leur corps pour l’atteindre. En fait, on peut dire qu’ils entretiennent le démon de l’autre. Et voir leur relation, c’est comme assister à une explosion nucléaire : c’est beau et tu ne peux pas détourner les yeux, mais bordel, tu sais que ça va mal finir cette histoire !

Travis et Tyler, ce sont une et même personne divisée en deux corps. Et comme toute âme qui serait divisée, chaque bout a sa personnalité, son identité, mais assemble les deux et tu auras un être complet.

Ça te retourne le cerveau

Alors, OK, rien qu’en lisant le résumé ou en connaissant le titre, tu te doutes que l’histoire va être atypique, que tu vas être face à une vision du monde que tu ne connais pas forcément ou dont tu entends peu parler parce que… Bah, parce qu’elle est marginale !

C’est gagné ! Clairement, Zoë Hababou te décrit la société sous un nouveau prisme et d’un point de vue que tu ne connaissais pas, mais plus encore : Elle te fait réfléchir. Je trouve qu’il y a une vraie intelligence dans son écriture car, même si je n’ai pas toujours été convaincue par les propos de Travis, il m’aura au moins fait réfléchir sur ma propre vision des choses.

Je suis le genre de personne à adorer connaitre des avis contraires aux miens. Pas pour faire le mouton et me rallier à mon interlocuteur, mais juste pour me rappeler qu’il y a d’autres visions. Ça me permet de ne jamais prendre pour acquis ce que je crois et de toujours me remettre en question. Pour moi, Borderline est le check-up parfait : Il y a tellement de points abordés et débattus, qu’au final, j’ai pu faire un tour d’horizon de mes convictions. Et j’ai peut-être changé d’avis sur certains points !

Bref, c’est un roman qui te retourne le cerveau, parce que sous ses airs de narration « orale », de cash, de cru, il y a une vraie profondeur. Alors, la comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à L’attrape-coeur de Salinger. Tu as un anti-héro, jeune, paumé, qui te raconte son histoire avec son langage fleuri et ça paie pas de mine comme ça, mais en vrai c’est ultra poussé. Bon, je dis que la comparaison vaut ce qu’elle vaut, parce que, personnellement j’ai eu un peu de mal avec L’attrape-coeur alors que j’ai adoré Borderline !

La construction de l’intrigue te donne envie d’en savoir +

Tu sais, les auteurs ont souvent un point qu’ils maitrisent énormément et pour le reste, c’est un peu + hésitant. Par exemple, ils peuvent être super doués pour faire passer l’émotion, mais pour ce qui est de la description, ça pèche un peu… Bon, on a vu + haut dans l’article que Zoë Hababou était douée pour décrire les relations entre ses perso, pour te faire réfléchir, on va peut-être s’arrêter là ? C’est déjà pas mal, non ? Ouais, mais non ! Parce qu’en +, elle maîtrise le suspens…

Si, si ! Ça aussi, elle gère vraiment ! La construction de Borderline joue énormément sur l’installation de l’ambiance. Déjà, tu n’es pas sur un récit chronologique. Finalement, il y a pas tant de passages que cela dans le présent, c’est plutôt pas mal de flash-back qui te permettent de comprendre la personnalité de Travis. Dès le début, tu sais qu’un drame s’est produit il y a longtemps. Tu sais que quelque chose l’a détruit, mais tu sais pas exactement quoi. Et même quand tu comprends quel est cet élément, tu ne connais pas les circonstances.

Du coup, tu fais défiler les pages comme un malade, parce que tu veux savoir, bordel ! L’auteure a vraiment su poser des petits éléments ça et là, te nourrir juste assez pour que ta curiosité ne s’éteigne pas, mais la quantité est si faible que tu crèves encore la dalle. T’en veux + !

l’après-lecture (14,5 points sur 15)

J’ai l’impression d’avoir évolué. Je mentirais en disant que ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce sentiment en tournant la dernière page d’un livre, parce que j’ai eu la chance de lire A la Recherche de Mary Easterway de Kristof Mishel récemment, mais je dois bien avouer que c’est pas tous les jours qu’on tombe sur un bouquin qui nous fait remettre en question.

Très honnêtement, je ne suis pas le genre de personne à lire tous les tomes d’une même saga d’un coup, j’aime bien sortir un peu de l’univers avant de m’y replonger. Bah, là, j’aurais bien enchainé sur le tome 2 ! Franchement, j’en demandais encore, et puis, on n’a pas toutes nos réponses, donc ma curiosité veut être assouvie !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Tu as pas suivi, ou quoi ? Franchement, si tu as bien lu ma chronique, j’ai même pas besoin de répondre à cette question. Bien sûr que c’est une pépite ! C’est vraiment un bouquin viscéral et tu sens que l’auteure y a mis toute son âme. C’est clairement une dose pure de sentiments et quand je te parle de sentiments, on n’est pas sur du « trop-mignon-doudou-et-papillon » ! Non, moi je te parle de rage, de révolte, de peine, de tristesse.

Mais OK, tu as quand même une grosse dose d’amour avec la relation Travis/Tyler, mais c’est pas de l’amour comme tu l’entends. Encore une fois, c’est quelque chose de sombre, de destructeur, de dépendant…

En fait, Borderline, c’est la vie, la vraie, mais sous ses aspects les plus moches et les plus dark.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le ! Elle écrit pleins d’articles trop cools) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur sauvé !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

La Sentinelle – Roz Nay

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Promis, l’année 2021 ne sera pas uniquement l’année des thrillers, mais que veux-tu ? C’est un genre dont je raffole, donc forcément il a tendance à hanter mes chroniques. Et surtout depuis que je ne m’impose plus un registre par mois ! Aujourd’hui, on va parler d’un roman publié chez Hugo Thriller, une grande première pour moi. Alors, bonne découverte ou pas ?


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Points barème : 87/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alex a réussi à se bâtir une nouvelle vie. Elle est partie de rien, a laissé derrière elle le passé et s’est reconstruite. Pourtant, il suffit de si peu pour que tout ce fragile équilibre s’écroule en un claquement de doigt.

Il suffit d’une arrivée. D’une soeur que l’on avait oubliée depuis 10 ans. Une soeur qui revient frapper à sa porte un beau jour, apportant avec elle souvenirs et problèmes.

Alex accepte d’accueillir chez elle cette frangine qu’elle n’avait plus revue depuis si longtemps, mais à une seule condition : Qu’elle ne reparle jamais de leur passé et encore moins de cette fameuse journée d’été. Celle où tout a basculé.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier la maison d’édition Hugo Thriller pour sa confiance.

Le premier regard (15 points sur 15)

La Sentinelle fait partie de ces romans aux couvertures simples et pourtant attrape-regard, sûrement du fait de leur couleur vive ! J’ai été chercher celle de la version originale (que tu peux retrouver ici) et je peux dire que je préfère mille fois celle d’Hugo Thriller. Après, chacun ses goûts…

Pour ce qui est du résumé, il est simple mais efficace. Sans te spoiler, je peux déjà te dire qu’il participe grandement à te mener en bateau. Tu verras dans la suite de mon article, mais ce roman va te faire vivre un rebondissement de malade. Tu vas te rendre compte que tu avais tout faux depuis le début et une chose est sûre, le résumé y est pour quelque chose.

Ma lecture (58 points sur 70)

« Encore un chapitre et je continue demain… Bon, allez, encore un autre ! »

C’est un roman qui se lit très facilement. La plume de l’auteure (enfin, du traducteur pour le coup !) est vraiment fluide et te permet de rentrer dans le récit. Sans pour autant être une narration style « orale », elle donne un sentiment d’intimité avec les personnages. Tu te trouves plongé tour à tour dans les pensées de Ruth et Alex et tu peux ressentir leurs émotions respectives.

Ce qui fait de ce roman un page-turner, c’est le fait de passer de la vision de Ruth à celle de sa sœur. Dès le début, tu comprends qu’il y a en effet « deux versions » à leur histoire. Chacune rejette la faute sur l’autre et le passé semble distordu par les jeunes femmes tant leurs souvenirs sont opposés.

Du coup, tu ne sais pas qui ment ou du moins, qui se voile la face. Quelle est la vérité ? La version d’Alex ? Celle de Ruth ? Ou encore un mélange des deux ?

Il y a un vrai suspens qui te tient du début jusqu’à la fin. L’auteure a réussi à semer assez d’indices pour t’intriguer mais trop peu pour tout te dévoiler tout de suite.

Un retournement de situation inattendu

Alors là ! Bon, OK, il y avait quelques signes avant-coureur. Ça faisait déjà quelques chapitres que je commençais à me poser des questions, mais l’effet de surprise n’en a pas été pour le moins réduit. Franchement, arrivé au trois quart, je dirais, tout ce que tu pensais être vrai s’effondre. Et là, tu te rends compte que tu as été manipulé depuis le début !

J’ai beaucoup aimé cette révélation, parce qu’elle permet vraiment au roman de sortir du lot.

Et puis, une fois cela fait, c’est un enchainement de rebondissements qui t’attend. En fait, jusqu’à la dernière ligne, tu vas découvrir les mensonges qui ont été posés dans le récit. Pour être 100% honnête, je me doutais un peu de la révélation finale, mais elle n’en est pas moins saisissante.

Une ambiance étouffante comme on les aime

L’ambiance change drastiquement au fil du roman. Au début, on a un simple suspens. On veut connaitre le passé des deux sœurs, et puis au fur et à mesure, ça devient + pesant. Et c’est arrivé après le premier retournement de situation que ça devient carrément étouffant !

Là, tu assistes, démuni, à la chute des personnages. Tu ressens leur douleur, leur peur, leur impuissance. C’est puissant et c’est très bien retranscrit par l’auteure.

l’après-lecture (14 points sur 15)

La révélation finale m’a mise sur le cul. Pas parce qu’elle est totalement inattendue (encore une fois, je m’en doutais un peu), mais parce qu’elle est si violente que tu ne veux pas y croire. Tu te dis que ce n’est pas possible, parce que tu ne voudrais pas que ce soit vrai. Et pourtant, ça l’est.

C’est un très bon roman qui m’a donné envie de découvrir Roz Nay et pourquoi pas, lire ses autres livres.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est vraiment un roman déchirant qui te fera vivre beaucoup d’émotions. Tu vas en ressortir bouleversé. Il traite de sujets tellement importants et poignants que tu te sens forcément révolté en le lisant.

Clairement, on est très loin du Feel-Good, c’est un roman sombre et angoissant, mais c’est justement pour ça qu’on le dévore. Si tu cherches un thriller où le suspens prévaut sur le trash ou le sanglant, ce roman est fait pour toi. Tout passe par les sentiments et ce jeu de mensonge est vraiment déroutant.

Si tu aimes te faire manipuler par l’auteur, La Sentinelle est fait pour toi.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux retrouver le roman sur Amazon. Sinon, tu peux aussi suivre Hugo Thriller sur leur site Internet ou leurs différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Facebook).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Le Dernier Solstice d’hiver – Roxanne Laurens

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Bonne année et bonne santé à toi ! Eh oui, on se retrouve pour la première chronique de 2021 ! Bah mon vieux, c’est passé vite tout ça. Alors aujourd’hui, le hasard fait bien les choses puisque le roman que je te présente se déroule également en hiver. C’est pas mal, ça, pour te mettre dans l’ambiance ?


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Points barème : 74/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Juliette est une vraie Parisienne. Top modèle, elle vit à 100/h dans la capitale française. Entre carrière de rêve, petit ami sexy et vie paradisiaque, elle n’a vraiment pas à se plaindre. Jusqu’au jour où la loi de Murphy décide de lui coller aux basques !

Cela commence par une douloureuse rupture avec son Jules, puis par un renvoi de son agence de mannequinat, et enfin, pompon sur la Garonne : un cambriolage ! C’en est trop, Juliette décide contre toutes attentes de partir en retraite spirituelle au fin fond de la Lozère. Déconnectée de la civilisation et de la technologie elle pourra enfin se reposer.

C’était sans compter sur tous les mystères qui entourent ce lieu pourtant si serein en apparence. Que se cache-t-il derrière ces murs ? Et surtout, pourquoi tous semblent réagir à la vue de la cicatrice de Juliette ? Se pourrait-il que son passé et son avenir soient liés à cet endroit ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (14 points sur 15)

Alors, pour ce qui est de la couverture, je la trouve parfaite. Elle attire le regard et correspond en même temps au style du roman. D’ailleurs, c’est plutôt le résumé que je trouve plus déroutant. En le lisant, je n’avais pas vraiment conscience du côté « thriller » et je me suis même faite avoir par le métier de mannequin de Juliette. J’ai cru pendant un instant qu’il s’agissait d’un roman un peu superficiel et pourquoi pas même stéréotypé à cause de ce détail. Oui, tu peux le dire : j’ai été stupide et j’ai fait un GROS raccourci. Et tu verras un peu plus tard dans mon article, mais ce n’est pas le seul moment où j’ai vraiment été mauvaise langue sur ce roman !

Tout ça pour dire que le résumé m’a induite en erreur. Je suis tellement habituée à voir des romances sur une mannequin parisienne ou autre que j’ai cru que ce roman était du love-to-love déguisé. Bah, pas du tout ! En fait, la couverture est vraiment parfaite, parce qu’elle correspond 100% au registre.

Même si ma première impression était totalement fausse, j’ai mis une bonne note au roman pour cette première partie et ce, pour une raison simple : l’erreur venait clairement de moi. J’ai foncé droit dans le stéréotype « top modèle parisien » alors que si on lit bien le résumé, finalement, à aucun moment l’auteure de sous-entend une romance ! J’allais donc pas lui retirer des points juste parce que je suis une sale tête !

Ma lecture (48 points sur 70)

Un avis qui a souvent changé durant ma lecture

Comme je te disais, j’ai commencé avec un gros préjugé romance. Et la romance… c’est vraiment pas fait pour moi ! Alors, j’ai fait ma tête de cochon au début, surtout que l’auteure joue pas mal avec les stéréotypes dans ses premiers chapitres. Alors, au lieu d’imaginer que c’était fait exprès (pour montrer au fil du récit l’évolution de Juliette), moi, j’ai foncé droit dans le panneau et j’ai cru que c’était juste un roman comme on en fait tant. Alors j’ai râlé.

Oh, et puis arrive un début de romance ! Un mec BCBG, mystérieux et ultra viril… Tu entends mes dents qui grinçaient ? Ouais, là, ça commençait à faire trop. Beaucoup trop pour moi ! Mais j’ai continué ma lecture et…

Bah j’ai bien fait ! Parce que je me suis sentie bête d’avoir jugé le roman aussi vite. Très, très bête !

Alors, bien entendu, je vais pas te dire pourquoi, ça s’appellerait du spoil, mais en fait, on n’est pas du tout sur une romance. Les personnages ne sont pas vides et caricaturaux. Ce n’est pas une histoire vue et revue. En fait, depuis le début l’auteure te mène par le bout du nez et te berce d’illusions. Franchement, ce retournement de situation, je ne m’y attendais pas du tout et j’ai vraiment apprécié.

Finalement, j’ai compris le côté sombre de la couverture, le registre thriller, l’ambiance pesante. Eh oui, finalement, on frôle le danger, on joue avec le suspens. Et là, mes dents ont totalement arrêté de grincer pour dévorer le roman.

J’ai trouvé ce retournement de situation peut-être un peu tardif à mon goût (vers la moitié du roman, je dirais).

Des sujets frappants

Autant, ça ne se sent pas vraiment en première partie, autant arrivé sur la fin, tu es sur un roman fort et qui parle de sujets assez lourds. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais l’auteure te parle de viol, de manipulation, de gourou… Bref, plein de sujets graves et on sent qu’il y a eu de sa part des recherches pour rendre tout cela plausible.

D’ailleurs, petit point que j’ai apprécié : à la fin du roman, tu peux retrouver les sources de l’auteure et te plonger, toi aussi dans ces sujets assez percutants.

Pourquoi je te disais que ça ne se sent pas au début ? Eh bien parce que la première partie du roman est plus légère. Léger, dans le sens où il n’y a pas trop d’éléments choquants ou qui pourraient te retourner l’estomac. Mais une fois que tu sombres dans le thriller, je peux te dire que ça te prend parfois aux tripes. Plusieurs scènes peuvent même être dures à lire pour certains. Personnellement, ça ne me dérange pas, c’est un registre auquel je suis habituée et au contraire, je recherche ça.

Donc attention si pour toi le viol, l’inceste et la pédophilie peuvent être des sujets sensibles.

Un suspens qui arrive au fur et à mesure

Alors, la construction du roman n’est pas forcément classique pour plusieurs raisons. Je vais t’expliquer tout ça en détail.

Commençons par ce que j’ai aimé : Ce n’est pas très récurrent, mais tu peux trouver certains flashback et j’avoue que c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Ça apporte une pointe de mystère et ça réveille ta curiosité. Dans la même trempe, le roman est à la première personne et t’offre le point de vue de Juliette, et pourtant, certains passages à la troisième personne viennent te raconter une scène extérieure à l’héroïne. Les personnages ne sont pas nommés et encore une fois, ça vient attiser ta curiosité.

A mes yeux, ce sont vraiment ces deux éléments qui pimentent le suspens dans ce roman.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Au final, j’ai été scotchée par la fin du roman et j’ai beaucoup aimé la façon dont tout se termine. L’auteure a fait un très bon boulot de recherche et d’analyse sur le phénomène de l’emprise psychologique (je peux pas vraiment être + précise sans te spoiler !) et ça se ressent lorsqu’on tourne les dernières pages.

Même si j’avais commencé ma lecture en grosse mamie bougon et pleine de préjugés, l’auteure a vraiment su me faire changer d’avis sur son roman et c’est pas une mince affaire quand on est face à une tête de mule comme moi. Je dois reconnaitre que j’avais totalement tord au début en pensant qu’il s’agissait d’un roman de plus, bourré de clichés. NON ! NO ! NEIN ! Pas du tout !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Ce n’est pas un coup de cœur non plus, mais je dois bien reconnaitre que j’ai été agréablement surprise par cette lecture. Roxanne Laurens est une auteure à découvrir.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

L’Enterrement – Daphné Milpiet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est déjà la dernière chronique de 2020 ! Ouah, ce que le temps passe vite… Mais ne t’en fais pas, on va finir l’année en beauté avec « L’Enterrement » de Daphné Milpiet.


Style : Polar

Date de publication : 2020

Points barème : 82/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Albert Dupont est mort à 60 ans. Ça arrive, mais ce qui reste tout de même plus atypique, c’est qu’il a été assassiné ! Bon, il faut bien reconnaitre qu’il n’avait pas que des amis dans sa petite ville de province, donc forcément, ça choque sans trop étonner.

Pourtant, au détour de leur enquête, les policiers vont vite s’apercevoir que le meurtrier semble bien plus proche de la victime que ce que l’on pourrait croire… Le meurtrier… Enfin, la meurtrière ! Quelle femme de la famille Dupont aurait pu commettre un tel crime ?

Si toutes ont un mobile, une seule a exécuté cet enfoiré. Chacune accusera l’autre et l’équilibre de la famille, déjà fragile, va basculer au fil de l’enquête.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Pour moi, « L’Enterrement » fait partie de ces romans qui ne paient pas forcément de mine au premier regard alors qu’ils sont bourrés d’originalité ! Lorsque l’on découvre le résumé, on comprend très vite l’intrigue et là-dessus, on n’est vraiment pas mené en bateau. Le résumé te donne une bonne idée de ce qui se déroulera lors du roman et tu sais directement que tu vas lire un polar (et non un thriller ! D’ailleurs, si tu ne sais pas la différence, sache qu’une vidéo sortira dessus le mois prochain).

A la couverture aussi tu comprends vite le genre. Alors pourquoi je te dis que ça ne paie pas de mine ? Eh bien tout simplement parce que ce n’est pas qu’un polar. Lorsque j’ai dû renseigner le genre en début de chronique, j’ai hésité à ajouter la mention « polar humoristique » parce qu’il y a un vrai aspect « humour noir » et « cynique » à ce roman. Et vu comme ça, tu devines pas forcément.

Je dirais même que la photo en noir et blanc et l’écriture rouge peuvent te mener vers l’horreur ou en tout cas un environnement très sombre.

Ma lecture (55.5 points sur 70)

Ce n’est pas un thriller, bordel !

Alors, les gens font souvent l’erreur et confondent « thriller » et « polar ». Oui, un polar peut-être un thriller, mais il n’en pas pas systématiquement un. Et ici, on n’a pas affaire à un thriller, mais bien à un polar. Du coup, je t’entends déjà me réclamer la différence entre les deux genres. Encore une fois, je rentrerai plus dans les détails le mois prochain en vidéo, mais en attendant :

  • Dans un polar, l’intrigue tourne autour de l’identité du tueur. Le but premier du personnage principal est de démasquer l’assassin.
  • Dans un thriller, l’enquêteur ou le héro cherche à contre-carrer les plans du « méchant ». Le but premier du personnage principal est d’empêcher un crime.

Et ici, tu es sur un polar puisque tu sais d’office que le crime est personnel. Et je dirais même que tu es presque sur un roman de détection. Là, par contre je t’avais déjà parlé de ce genre en vidéo. Le roman de détection te permet de mener l’enquête en même temps que la police. Tu as des indices et tu peux assembler les pièces du puzzle toi-même.

Dans le même genre, tu as Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, en gros…) ou encore Catherine Secq dont je t’ai souvent parlé.

Bref, une enquête que tu vis vraiment. Et pour ma part, j’avais un léger doute au sujet du meurtrier, mais je dois avouer que mes soupçons sont apparus à seulement quelques pages de la fin. Pendant tout le roman, je me suis fait baladée en beauté par l’auteure et je n’y ai vu que du feu ! Ce n’est pas prévisible.

Voir et être vu

La structure du roman est vraiment atypique. Pour la faire courte, tu as plusieurs suspects dès le début, (on va dire 4 pour arrondir les angles) et donc, l’auteure a choisi de diviser son roman en quatre parties, chacune étant narrée à la première personne par une des quatre suspects. Originale, non ?

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que chacun des personnages est décrit par les autres, et parfois on peut observer qu’il y a une sacrée différence entre la façon dont une des femmes peut se décrire elle-même et la vision qu’on les autres personnages d’elle. Il faut dire ce qu’il est, il y a parfois une bonne dose de mauvaise foi chez ces femmes et on le remarque justement grâce aux différents points de vue. Ça illustre parfaitement le fameux « il y a toujours deux versions à une histoire ».

J’ai beaucoup apprécié cette particularité, parce qu’au final, tu peux revivre certaines scènes différemment.

Autre point : ce n’est pas parce que tu vois le point de vue de Micheline, qui accuse Jacqueline, que tu es convaincu de son innocence. Et ça c’est fort ! En fait, comme tu comprends très vite que certains personnages sont de mauvaise foi et arrangent la vérité, tu te dis qu’ils peuvent très bien te mentir en accusant une autre et si ça se trouve, ils te donnent peut-être de mauvais indices ! En gros, c’est une enquête policière dans les vraies circonstances : Tu ne peux pas te fier à 100% aux dires des personnages.

Humour noir et un cynisme à toutes épreuves

Alors, ne te détrompe pas, ce roman détient sa part d’ombre, sans aucun doute, mais la plupart du temps, le cynisme est très fort et vient te faire sourire durant ta lecture. C’est cru, c’est direct, c’est cash. Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman sans tabou.

Plusieurs sujets très lourds sont abordés (je ne peux malheureusement pas te dire lesquels sans te spoiler le bouquin), mais l’auteure a réussi à dédramatiser tout ça. Alors oui, ce sont des sujets chocs et elle ne minimise à aucun moment leur gravité, mais le ton cynique et l’enchainement des punchlines viennent vraiment rendre l’ambiance moins sérieuse et mélodramatique.

C’est un polar noir mais cinglant et on adore ça ! D’ailleurs, pour la petite histoire, durant ma lecture, j’ai pour habitude de prendre en photo les phrases que je mettrai peut-être en citation dans mon article. A la fin, je choisis souvent entre deux ou trois maximum. Ici, j’en avais + de 10 ! J’avais limite envie de toutes les mettre et ça a été très compliqué de trouver ma punchline préférée !

l’après-lecture (13 points sur 15)

Il s’agit donc du primo-roman de l’auteure et même si on sent parfois quelques petites hésitations, on comprend très vite en tournant la dernière pages que Daphné Milpiet est bourrée de talent ! Franchement, je n’ai pas du tout trouvé l’explication finale tirée par les cheveux, toutes les pièces du puzzle s’assemblaient parfaitement bien et surtout, lorsque tu as fini ta lecture, tu as le seum (oui, j’utilise encore cette expression, et alors ?). Tu as le seum parce que c’est un primo-roman et qu’il n’y en a pas encore d’autres. Parce que franchement, la plume, la répartie et puis le talent tout simplement de l’auteure te donne envie de lire d’autres de ses bouquins. Va falloir attendre, mon pote.

Le seul reproche que je pourrais lui faire c’est sa taille. Le roman est trop court à mon goût (175 pages). Alors, après c’est vrai que les romans de détection ont tendance à être assez courts de manière générale, donc ça correspond au registre, mais j’aurais pas dit non pour quelques répliques cinglantes en plus.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est une pépite ! D’ailleurs, je n’ai pas encore réfléchi aux deux romans que je vais annoncer comme « coup de coeur de Décembre 2020 », mais je pense que « L’enterrement » en fera partie… Non, je vais être honnête : Je sais qu’il en fera partie.

Encore une fois, c’est un primo-roman et ça se sent mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas génial. Je me dis que si l’auteure est capable de nous pondre un roman aussi complet dès maintenant, ça promet pour le futur. Pour moi, Daphné Milpiet est faite pour l’écriture et c’est une auteure à surveiller de près. Elle est très douée pour établir un scénario crédible et costaud, ce qui est un excellent point pour le registre actuel. Mais ce qui me convainc plus encore, c’est sa plume. J’y trouve pas mal de qualité et ça me conforte dans l’idée que polar ou non, Daphné Milpiet peut te happer dans son univers. Alors, même si son prochain roman n’est pas un policier, je lui fais totalement confiance !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Corporation – Orezza D’Antes

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est la période de Noël, et qui dit Noël, dit magie. Oui, mais la magie n’est pas toujours féérique ni toute rose. la magie peut être sombre et venir hanter tes pires cauchemars. Puisque ici on aime frissonner, laisse-moi te transporter dans un monde teinté de Vaudou et de sacrifices. Tu en trembles déjà ? Et encore, je ne t’ai pas tout dit !


Style : Thriller / Fantastique

Date de publication : 2020

Points barème : 78/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Paris est bouleversé au lendemain du meurtre de la jeune mannequin Belle Camponi. Qu’une jeune femme à la vie aussi déviante soit assassinée, cela n’est pas forcément si surprenant et n’aurait pas tant suscité la curiosité de la cheffe de brigade Gerda Morguenns s’il n’y avait pas eu toute cette mise en scène.

Serait-elle face à un sacrifice Vaudou ? Des pratiques sombres et occultes ? Quels secrets se cachent derrière la vie mouvementée de la jeune victime ?

Retrouve ici une enquête policière aux frontières du mystique et une course contre la montre. Car, ce que Papa Legba exige, Papa Legba l’obtient. Quels douloureux sacrifices Gerda devra réaliser pour obtenir ses réponses ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance ainsi que les Editions Octoquill.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Il s’agit du premier roman des Editions Octoquill et cette maison d’édition commence avec un ouvrage d’une grande beauté ! La couverture est tout simplement à tomber par terre et nous attire forcément. La qualité du dessin, la mise en avant des personnages et du thème. Bref, tout est très bien travaillé.

Dès le premier regard, on comprend où on met les pieds et on n’est pas pris au dépourvu.

Pour ce qui est du résumé, par contre, je suis un peu moins fan, je dois bien l’avouer. On comprend en effet le thème et il vient nous confirmer la première impression que nous avions eu en voyant la première de couverture mais… Il est un peu trop vague à mon goût et on n’obtient pas forcément plus d’informations en le lisant.

Si l’histoire parait attirante, le côté très mystérieux et presque lyrique du résumé m’a légèrement effrayée, je dois bien l’avouer. Je suis plutôt du genre à lire des romans avec une écriture assez simple (une idée = une phrase) et j’avais peur que ce soit un récit trop poétique pour moi et au style trop recherché.

Alors qu’en est-il vraiment ?

Ma lecture (51.5 points sur 70)

Un très bon thriller !

On va commencer d’abord par les points positifs. Et qu’ils sont positifs ! Je dois bien reconnaitre qu’on se trouve face à un très bon thriller. C’est bien plus qu’une enquête policière, ici, il y a un enjeu au-delà du simple « qui est le meurtrier ? ». La cheffe Gerda ne doit pas simplement trouver des réponses, elle joue réellement contre la montre et tu sens une urgence du début jusqu’à la fin du roman.

De plus, tu frissonnes tout au long de ta lecture. L’auteure arrive vraiment à te mettre dans une ambiance sombre et à te transmettre les enjeux de chacun. Ses descriptions sont également très bien écrites et te permettent de t’imaginer la scène assez facilement. Et tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est pas jojo tout ça ! Du sang, des tripes et du gore, en veux-tu, en voilà ! Personnellement, j’ai adoré la description des scènes de crime parce qu’on sent bien que l’auteure n’a pas écrit du gore pour le plaisir d’écrire du gore. Non, il y a une vraie raison, cela sert vraiment au récit, ça te permet de te mettre dans l’ambiance… Bref, ce n’est pas forcé.

Et puis, finalement, tu te retrouves vite face à une multitude de retournements de situation et là, tu comprends que tu n’arriveras pas à le placer le fameux « Ah ! Je l’avais vu venir ! ». Impossible de prévoir ce qui va se passer et l’auteure arrive vraiment à te surprendre jusqu’aux dernières lignes.

Une mise en avant de la culture Vaudou

Le thème du Vaudou est très original et j’ai beaucoup aimé cet univers. Cela change des autres romans où cette culture est trop peu mise en avant. L’ambiance est bien installée autour de ce thème et Orezza D’Antes vient mettre en lumière des personnages issus de minorités. C’est un très bon point que j’ai fortement apprécié.

Et pour le petit bonus, elle ne se contente pas de te parler du Vaudou, tu as aussi une représentation de la bisexualité, du féminisme, des femmes travaillant dans un milieu majoritairement masculin… Bref, pleins de sujets de société ultra intéressants et qui méritent plus de représentations dans le monde littéraire.

J’aurais peut-être aimé en connaitre un peu plus sur le Vaudou, avoir plus d’explications mais d’un autre côté, cela aurait peut-être ralenti le rythme du thriller, donc je comprends le choix de l’auteure. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder des reportages sur le sujet et d’en savoir plus !

Une plume qu’il faut apprivoiser

Alors, là, on arrive au point qui me torture le plus. Je suis assez mitigée au sujet du style du roman. Comme je te disais en début d’article, j’avais un peu peur que le style soit trop recherché pour moi et finalement… oui et non.

Je sais, faut que j’arrête de répondre « Oui et non ». Ça ne veut rien dire !

Alors, oui, le style est un peu trop complexe à mes yeux. Je suis dyslexique et même si cela reste assez faible, j’avoue qu’un texte trop élaboré peut parfois me faire décrocher. Et j’ai décroché deux ou trois fois à cause de cela. Mais, je pense que cela vient vraiment de moi et qu’un autre lecteur n’aura pas forcément ce problème.

En effet, si l’écriture est recherchée, elle n’est pas non plus tordue ou trop poussée. Il y a une vraie beauté et une vraie poésie dans la plume de l’auteure. D’ailleurs, si j’ai décroché à certains moments, à d’autres j’étais réellement captivée par le lyrisme de certaines parties.

Clairement, sur ce point, je suis sur un chaud/froid. Je ne saurais pas vraiment dire si le style m’a gênée ou au contraire si j’ai apprécié. Je dirais, les deux en fonction des passages.

l’après-lecture (13 points sur 15)

Au final, ce n’est pas parce que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure que je n’ai pas apprécié ma lecture ! Au contraire, le suspens était entier du début jusqu’à la fin et j’avais envie de connaitre le dénouement. Orezza D’Antes sait très bien construire un bon récit, loin d’être prévisible ou même stéréotypé.

De plus, j’ai beaucoup aimé le message féministe du roman. J’ai trouvé que les personnages féminins étaient vraiment bien mises en avant et illustraient à la perfection la force et le courage.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi, c’est un très bon roman et le problème que j’ai rencontré avec la plume de l’auteure vient de moi et de mes goûts personnels. Je suis sûre qu’un autre lecteur se délectera de son style qui ne manque pas de qualités. Alors, si tu aimes ce type d’écriture, je ne peux que te recommander de foncer l’acheter car pour ce qui est de l’histoire, du suspens et de tout le reste, c’est un sans faute !

Et puis, même si, comme moi tu es plutôt style épuré, crois-moi, ce n’est pas non plus d’une complexité sans nom et encore une fois, l’histoire est vraiment captivante, donc tu oublies vite ce petit point !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux te le fournir directement sur le site des Editions Octoquill. Sinon, pour plus d’info, tu peux suivre à la fois la maison d’édition sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook), mais également l’auteure elle-même (Twitter, Facebook).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Archibald Skye : Les Pandas Sans Bambou sont-ils des Tueurs à Gages ? – Jupiter Phaeton

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Tu te souviens peut-être qu’au mois de Juillet, je te parlais du tome 1 de la saga Archibald Skye ? Bon, bah il est temps de plonger de nouveau dans cet univers et de découvrir ensemble le tome 2 ! Attention, ça risque d’exploser dans tous les sens…

PS : Si tu n’as pas lu le tome 1, je te préviens, cet article risque de te spoiler un peu… A tes risques et périls !


Style : Urbain fantasy

Date de publication : 2019

Points barème : 78.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Archie a réussi à s’en sortir vivante. A peu près. Ouais, bon, elle n’est pas trop amochée. Alors, forcément, un peu de calme et de repos seraient les bienvenus. Oui, mais voilà, faut croire que tout le monde a décidé de s’acharner sur elle.

Déjà, va falloir qu’elle retourne voir ses parents pour leurs poser quelques questions et ça, ça l’emplit pas vraiment de joie. Faut dire qu’ils ont pas envoyé de carte postale pour son anniversaire, aussi. Mais bon, il n’y a plus le choix.

Parce que des réponses, Archie en veut et pas qu’une ! Déjà, c’est quoi ce bordel avec la Stolka et ses clones ? Qu’est-il arrivé à son frère évaporé dans la nature depuis deux ans ? Pourquoi son tatouage a disparu ? Et surtout : Est-ce qu’un panda sans bambou est dangereux ?

Bref, ça commence vraiment à la gonfler tout ce bordel et ça lui donne des envies de meurtres. En fait, elle veut tout brûler si on ne lui répond pas immédiatement. Il y a des priorités dans la vie. Et épouser un lance-flamme, par exemple, ça en fait partie !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (13 points sur 15)

Comme toujours, on repère vite le côté décalé du roman dès la couverture. Jupiter Phaeton a gardé les codes du tome 1 avec ce même personnage (que l’on devine être Archie) mise en scène avec son arme. On a plusieurs petites phrases qui viennent ajouter des info sur le tome. Oui, parce que chacun a son thème. Dans le tome 1, on te parlait de pénurie de chamallow et ici, tu comprends vite que ça va tourner autour d’une histoire de lance-flamme et de feu. Oui, des sujets somme toute… assez classique dans un roman, à chaque fois !

Pour ce qui est du résumé, encore une fois, il correspond parfaitement au style du roman. Il est totalement WTF, tellement WTF que tu n’as aucune idée de ce qui va se passer. On ne vient pas du tout te présenter les évènements du tome 2. Que nenni ! Non, ici on vient juste t’assurer une fois de plus que l’auteure est totalement frappa-dingue et que tu risques d’y laisser des plumes.

C’est un point que j’aime beaucoup chez Jupiter Phaeton : Jamais elle n’essaie de te tromper sur la marchandise. Elle est tarée (dans le bon sens du terme) de A à Z et te le montre tout du long.

Ma lecture (53.5 points sur 70)

Du running-gag, en veux-tu, en voilà !

Jupiter Phaeton a vraiment son univers et son délire qu’elle nous partage. On sent qu’elle ne se retient pas, qu’elle ne cherche pas à coller à tel ou tel type de roman. Non. Il y a un truc qui l’a fait rire, elle a un délire, bah elle va le mettre dans son roman. Et puis, ce délire, il vient, il revient et il RE-REVIENT tout au long du tome.

En fait, je dirais qu’il y a bien une addiction et un animal communs à tous les opus d’une même saga, mais il y a tout de même un running-gag différent à chaque tome. En tout cas il y en a un dans le tome 1 et un autre dans le 2. Là où Archie cherchait désespérément des chamallows dans le premier opus, désormais, c’est un lance-flamme qui lui manque.

Alors, je sais que les running-gag, c’est pas fait pour tout le monde. Il y en a même que ça agace, mais perso, je suis très bon public et c’est le genre de truc qui me fait rire. Ça me donne l’impression d’être dans un groupe d’ami avec sa private joke et du coup j’aime ça. En plus, il faut dire qu’Archie est toujours aussi mordante et diabolique !

Un deuxième tome + profond

Je te disais qu’on retrouvait le même schéma que dans le tome 1, pourtant, il y a une sacrée différence qui permet de ne pas avoir une impression « copier/coller » : Le personnage d’Archie est bien plus profond. Ce n’est pas simplement une brute qui fonce dans le tas. Dans cet opus, on va voir ses faiblesses, ses doutes. Elle va être plus « humaine » et sentimentale. Et ça, tout en gardant son côté « bad-ass ».

En fait, là où Archie était quelque peu stéréotypée dans le premier livre, elle nous montre qu’il y a réellement plusieurs facettes à sa personnalité et j’ai beaucoup apprécié ce point. Il y a plusieurs moments où elle s’interroge sur ses réactions, ses sentiments. C’est un axe qui m’avait un peu manqué dans le premier et que j’ai été heureuse de découvrir ici.

Comme dirait Archie : C’est le tome de la maturité

Toujours autant d’action !

Alors, par contre, c’est pas parce qu’Archie a muri que ça n’explose pas dans tous les sens ! Il y a toujours autant d’actions, de rebondissements et de bagarres. Très honnêtement, ça fuse tellement dans tous les sens qu’à aucun moment je n’ai pensé « Pfff ! Trop prévisible ! ». Jupiter Phaeton a vraiment une imagination à toutes épreuves et sait te surprendre à chaque fois.

Ce tome 2 bouge beaucoup lui aussi et tu ne vois pas défiler les pages.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Encore une fois, je ne suis pas forcément le premier public cible de Jupiter Phaeton et je n’ai jamais lu d’urban fantasy en dehors de la saga Archibald Skye. Pourtant, c’est toujours agréable de retrouver Archie et ses compagnons. Tout comme les comédies françaises ne sont pas forcément des films que je regarde souvent, j’aime parfois en découvrir une. Je sais que je vais pouvoir rire, me décompresser, partir dans un délire qui me dépasse totalement. En fait, je vais pouvoir profiter d’une parenthèse.

Eh bien, c’est exactement la même avec Jupiter Phaeton. Je ne serais peut-être jamais une fan absolue qui se rue sur ma tablette à chacune de ses sorties, mais qu’est-ce que ça fait du bien de lire un de ses bouquins de temps à autre !

Non, et puis, une fois que tu as commencé une saga, tu es un peu obligé de finir ! Bah, parce que l’auteure t’offre toujours une fin avec un cliffhanger à se taper la tête contre le mur.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi c’est validé ! D’autant plus que Jupiter Phaeton a su se renouveler, je trouve et apporter une petite touche en plus dans ce deuxième tome. Si tu veux découvrir cette auteure mais que tu ne sais pas du tout par où commencer (faut dire qu’elle a tant de romans à son actif !), la saga Archibald Skye est un bon début !

Après, encore une fois, je n’ai jamais lu un autre de ses romans, et un fin connaisseur te conseillera peut-être de la découvrir à travers un autre univers.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux retrouver ce deuxième tome sur Amazon. Si tu veux découvrir l’auteure, ça se passe sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook) ou encore sur son site Internet !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Noël au Royaume du Cid – Maritza Jaillet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

D’ailleurs, c’est au tour de Tata Nexua (ou Maritza Jaillet, puisqu’on parle de l’auteure aujourd’hui). On se retrouve donc pour parler de sa nouvelle hivernale « Noël au Royaume du Cid », une intrigue qui fait écho à son roman « Rattrape-moi ». Enfile tes patins et viens swingguer avec moi !


Style : Dystopie / Nouvelle

Date de publication : 2020

Points barème : 85/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Hiver 2102 : Léopold du Cid a récemment été couronné. Le Royaume s’apprête donc à fêter son premier Noël sous son règne et pour cela, rien n’est laissé au hasard. Entre neige artificielle, évènements publics et cadeaux offerts au peuple, Léopold du Cid décide de faire les choses en grand !

Bien loin de toutes ces richesses et du divertissement, vit Morgan. La jeune femme se tue au travail afin d’offrir à ses frères et sœurs un Noël digne de ce nom. Se pourrait-il qu’un petit miracle de Noël lui vienne en aide ? Ou est-ce plutôt le début d’un piège qui se referme sur elle ?

Retrouve (ou découvre) l’univers de « Rattrape-moi » dans cette intrigue hivernale !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (12 points sur 15)

On commence, comme toujours, avec le visuel. Alors, c’est vrai qu’au premier abord, la couverture peut sembler un peu chargée. Il y a tant d’éléments ! Mais c’est tout à fait normal, surtout lorsque l’on connait Maritza Jaillet. Pour ma part, c’est la première fois que je lisais un de ses écrits, mais je la connais des réseaux sociaux et surtout de sa chaine YouTube. Je sais très bien que chaque détail, chaque élément est pensé. Eh bien, ça n’a pas loupé, une fois de plus !

Une fois que tu auras lu la nouvelle, tu comprendras chaque indice qu’elle a pu mettre. Et tu sais quoi ? Je n’ai pas lu « Rattrape-moi » (Honte sur moi ! Honte sur ma famille ! Honte sur ma vache !) et du coup, je me demande si un lecteur du roman n’aurait pas d’autres analyses en + que moi… Parce qu’elle est fourbe la madame !

* Faudrait que je lise « Rattrape-moi » pour savoir… *

Sinon, esthétiquement, il faut noter également que la nouvelle comprend une série de dessins qui viennent illustrer à merveille le récit. Alors, personnellement, j’ai lu la nouvelle en numérique, mais déjà sur ma liseuse (qui n’a pas une qualité graphique folle), je les ai trouvées très beaux et détaillés. Alors, je sais que ce n’est « qu’une nouvelle » et que le numérique peut paraitre plus attrayant qu’une version broché, mais honnêtement, s’il y a bien un livre dont l’achat en broché se défend, c’est celui-là. Rien que pour les illustrations !

Ma lecture (60 points sur 70)

Une très bonne introduction à « Rattrape-moi »…

Alors, passons aux choses sérieuses toi et moi. Parce qu’on me la fait pas, c’est pas avec deux ou trois dessins qu’on va dévier mon attention de l’objectif principal et… oh ! Un lotus ! Et ces détails ! … OK, OK, je me reprends !

Donc je disais : le récit. Si tu te lances dans cette aventure en cherchant un coup livresque d’un soir, je suis désolée de te dire que tu as sélectionné le mauvais ouvrage ! L’intérêt de cette nouvelle réside vraiment dans son ancrage au monde de « Rattrape-moi ». Elle te permet à la fois de découvrir la plume de Maritza Jaillet, mais également l’univers du roman.

Les évènements se déroulent avant ceux du one shot, il y a donc 0 spoil pour ceux qui comme moi seraient toujours dans l’ignorance la plus complète. Tu n’es pas non plus perdu durant ta lecture, puisque chaque personnage est très bien présenté, tant dans son caractère que dans sa fonction ou son statut familial.

C’est d’ailleurs un point qui m’a beaucoup amusée ! Habituellement, dans une nouvelle, les personnages ne sont pas autant développés et on s’y attache de façon assez limitée. Ici, ce n’est pas le cas. Tu ressens bien la personnalité de chacun et tu sais très vite qui tu vas aimer et qui tu voudras faire passer à la moulinette (non… Je ne pense à personne en particulier… Surtout pas à une gamine pourrie gâtée !).

Pour ma part, je n’ai pas du tout était perdue en lisant. Il y a beaucoup d’informations, beaucoup d’intrigues secondaires pour une nouvelle, mais ça ne gêne pas. Au contraire, comme la grande majorité (voir toutes ?) des intrigues secondaires n’est pas résolue, ça te donne clairement envie de lire le roman pour savoir ce qui va se passer. C’est une mise en bouche délicieuse !

* Du coup, j’ai envie de lire le roman, maintenant ! *

…Mais également une bonne conclusion !

Je te donne ma vision en tant que meuf qui n’a pas lu « Rattrape-moi », mais qu’en est-il d’une personne raisonnée qui aurait déjà lu le roman ? Eh bien, de ce que j’ai compris en lisant l’histoire, il y a quelques éléments qui restent vagues pour moi. J’ai bien saisi qu’il y avait là un indice, mais je suis totalement passée à côté. Et c’est pour une raison simple : cet indice était réservé aux lecteurs de « Rattrape-moi ».

En réalité, deux lectures sont possibles et tu peux tout aussi bien commencer par le roman ou par la nouvelle. Si tu choisis l’ordre de parution, alors, « Un Noël au Royaume du Cid » viendra compléter les zones d’ombre et répondre à certaines des questions que tu as pu avoir durant ta lecture de « Rattrape-moi ». Au contraire, si tu fais ton dégligo comme moi et que tu choisis l’ordre chronologique des évènements, tu as une très bonne introduction à l’univers du roman.

En fait, les deux se complètent et la nouvelle n’a de raison d’exister en dehors du roman.

* Si je ne lis pas « Rattrape-moi, je ne saurais jamais ce qui se passe quand… *

Et l’histoire dans tout ça ?

C’est bien beau ce que je te raconte, mais est-ce que l’histoire est cool ? On est en pleine période de Noël, on veut du mignon, du feel-good, du chocolat chaud ! Alors, ça répond aux critères ?

Comme toujours, je te répondrai : Oui et non. Et comme toujours, ne t’inquiète pas, je vais argumenter !

On a bien l’effet Noël cocooning avec l’esprit de famille (très bien développé en seulement quelques lignes d’ailleurs !), la féérie des fêtes de fin d’années, un décor hivernal et même le miracle de Noël. Vraiment, tout y est. MAIS (parce qu’il y a toujours un « MAIS » avec Maritza Jaillet) c’est fait à la sauce de l’auteure, c’est-à-dire que le complot n’est jamais très loin et le danger non plus !

Entre deux scènes qui font fondre ton coeur de chamallow, elle augmente la chaleur du thermostat et vient te brûler la plante des pieds de ses petites flammes perfides. En gros, tu alternes entre « Oh, c’est trop mignon » et « Quoi ? Quoi ? Repose tout de suite ce mug de chocolat chaud ! Tu es en danger ! ». C’est assez marrant et dynamique.

l’après-lecture (13 points sur 15)

Non, et puis, on va pas se le cacher : Maritza Jaillet n’aime pas se poser. Alors tu enchaines action sur action. Limite, il y a plus de rebondissements et d’intrigues secondaires que dans beaucoup de romans. Pour ma part, je ne me suis pas sentie head-shotée ou ensevelie sous l’action et les intrigues. Je trouve le dosage assez bon. Bon, après, je vais pas mentir, j’ai ressenti de la frustration… Parce que je connais pas la suite du coup. Et que ça me donne envie de lire le roman. Mais est-ce que ce n’est pas le but cherché finalement ?

En fait, j’ai ressenti de la frustration, mais de la bonne frustration ! Celle qui te pousse à acheter la suite d’une saga parce que, faut pas déconner non plus ! on peut pas te laisser en plan comme ça…

Ça m’a vraiment donné envie de découvrir « Rattrape-moi ». Donc qui sait ? Peut-être que je te reparlerai bientôt de Maritza Jaillet ?


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

J’ai vraiment aimé ma lecture et moi qui ai souvent peur des mondes complexes et ultra-détaillés, j’ai été rassurée. Oui, on est dans une dystopie et un monde futuriste, mais finalement, tout est très bien expliqué et on s’y retrouve.

Alors, clairement, si tu veux lire cette nouvelle avec l’idée de ne jamais t’intéresser à « Rattrape-moi », à mes yeux, ça n’a pas d’intérêt. Comme je te disais, tu ressens une vraie envie de connaitre la suite en tournant la dernière page, donc à part te foutre un sentiment de frustration, tu ne vas pas gagner grand-chose ! Oui, cette nouvelle a son côté mignon, oui elle bouge, mais NON elle ne se suffit pas en elle-même. Ça reviendrait à lire le tome 1 d’une trilogie en se disant dès le début : « De toute façon, je lirai pas la suite ! »… Pourquoi faire ça ?

Par contre, c’est un très bon moyen de découvrir si la plume de l’auteure, ainsi que l’univers de « Rattrape-moi » te conviennent !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Bon, cette nouvelle sort le 16 décembre, donc dans deux jours au moment où je publie cette chronique, mais tu peux déjà la pré-commander ici. Tu peux également te fournir le roman « Rattrape-moi » sur Amazon. Mais tu peux également retrouver l’actualité de l’auteure sur Facebook, Twitter ou Instagram. Ah, et il y a aussi sa chaîne YouTube, où elle donne pleins de bons conseils pour les auteurs !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Un Jour Tu Verras – Thierry Brunello

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les bons conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Est-ce que tu t’y connais un peu en légendes bretonnes ? Perso, pas du tout ! Mon mec est bien Breton (enfin, selon ses dires, parce qu’il est de Nantes et qu’il considère que Nantes, c’est la Bretagne… Bon, c’est pas le débat du jour !), mais c’est pas pour autant que j’y connais grand-chose. Eh bien, si comme moi tu n’as jamais entendu parler de l’Ankou, c’est l’occasion ou jamais de plonger dans ce folklore maritime.


Style : Fantastique / Conte / Légende

Date de publication : 2020

Points barème : 78.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Un mystère plane depuis bientôt un demi-siècle sur une petite île bretonne : Au lieu de partir pour leur dernier voyage, ses habitants semblent plonger dans un coma profond. Plus personne ne meurt sur la péninsule.

Comment expliquer un tel phénomène ? L’Ankou, l’ombre de la mort, les aurait-il abandonnés ?

Des décennies plus tard, Flore, une jeune médecin venue du continent, s’installe chez le vieux capitaine Kerjean le temps d’un examen. Elle doit établir un pronostic médical sur le vieillard et juger de son état de santé. Mais entre deux soins, les souvenirs de l’homme semblent refaire surface et son passé se délie peu à peu. Et si le destin de l’île dépendait de la mémoire du vieux loup de mer ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (12 points sur 15)

Lorsque j’ai vu la couverture du roman pour la première fois, je ne connaissais pas du tout l’intrigue. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un western, la tête de mort et les étoiles m’ayant totalement induite en erreur. Du coup, j’avais un peu de réticence, mais dès que j’ai lu le résumé, mes doutes se sont effacés. Déjà, il n’y a aucun rapport avec les USA et Clint Eastwood ! Non, non, ici tu plonges directement dans le mythe breton, donc enfile tes bigoudènes et oublie le lasso.

Dès ma lecture du résumé, j’ai tout de suite compris qu’on serait proche d’un conte, bien plus que d’un roman pur et ça a éveillé ma curiosité. Il faut dire qu’en chroniquant deux romans par semaine, je traque tout ce qui sort de l’ordinaire et qui me change des lectures quotidiennes.

Et puis, cet auteur m’avait été recommandé par une chroniqueuse que je connais bien. Je sais que nous avons des goûts très similaires, donc forcément, je lui faisais confiance. Bref, j’avais quand même beaucoup d’attentes avant même d’avoir commencé. Alors, qu’en est-il ? Déçue ou pas déçue ?

Ma lecture (54.5 points sur 70)

Un conte à la Andersen

Pas déçue du tout ! Cette première impression était bien la bonne. on n’est pas du tout sur un schéma roman « classique », en fait, on n’est pas sur un roman, à mes yeux (et c’est un compliment, je tiens à le préciser). C’est vraiment un conte que t’offre l’auteur. Mais attention ! Ce n’est pas une version pour enfant, loin de là. Si tu as lu les contes d’Andersen, (les vrais et non ceux édulcorés qu’on connait…) tu sais qu’un conte peut être sombre. Très sombre. Et je me demande d’ailleurs comment cela peut être lu à un enfant sans le traumatiser.

Je te spoile un peu, mais dans la version originale, la Petite Sirène a l’impression de marcher sur des lames de couteaux à chaque pas (ce qui n’est déjà pas jojo), mais en plus de ça le Prince finit par en épouser une autre et terrassée par le chagrin, la Petite Sirène renonce à le tuer et se jette plutôt dans la mer, se transformant alors en écume… Ouais, c’est pas vraiment la même fin que Disney.

Eh bien, c’est ce genre de conte que te présente l’auteur. On est sur quelque chose d’assez sombre, mais que l’on adore justement ! Le récit alterne entre le moment présent et les souvenirs du vieux capitaine ce qui augmente d’autant plus le côté légende. On se laisse porter par le récit et on passe vraiment de moments poétiques, au frisson, en passant par la romance. Tout est très bien équilibré.

Une intrigue très bien menée

Comme je te disais, on alterne entre souvenirs et présent. Et pourtant, l’auteur apporte très souvent un lien entre ses chapitres. Ainsi, un élément mystérieux découvert dans le présent sera souvent expliqué ou au moins évoqué dans le chapitre suivant. Il y a un vrai fil conducteur que tu aperçois dès le début et le tableau se forme sous tes yeux.

Souvent dans un roman, ce n’est qu’à la toute fin que tu fais le lien entre tous les éléments. Ici, la toile se dessine pendant ta lecture et j’ai beaucoup apprécié ce point. Tu es doucement guidé vers la révélation finale. Tu n’es pas du tout paumé tout le long de ta lecture.

Alors, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : j’adore être baladée par l’auteur et ne rien comprendre avant les toutes dernières pages, mais ça fait du bien aussi de changer un peu. Et puis, il y a bien une révélation finale tout de même et une intrigue qui reste constante du début jusqu’à la fin. Mais, à mes yeux, ce n’est pas pour cette raison que l’on dévore ce roman.

Entre douceur et horreur

C’est pour la narration ! Tu te laisses doucement porter par l’auteur vers la poésie et le romantisme, puis sans même le voir venir, il te guide vers le frisson et invite des fantômes dans son récit. Si pour moi, ce roman a une forte influence onirique, l’auteur a réussi à accorder plusieurs genres tout en maintenant une harmonie.

Il a pioché un peu partout et à créer son propre registre. Ce que tu retrouves surtout, c’est cette douceur omniprésente, même durant les scènes les plus sombres. Il y a un je-ne-sais-quoi qui vient vraiment te maintenir dans ce cocon poétique. Pour ma part, je n’ai pas ressenti de grosse émotion ou de moment « Whoa ! », comme on dirait mais cela ne m’a pas manqué justement. Je dirais même, au contraire ! Je venais juste de finir A la recherche de Mary Easterway, un roman plein de rebondissements et qui te retourne totalement le cerveau, alors cette petite parenthèse m’a vraiment fait du bien.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Pour moi, la fin n’est pas surprenante. Quelques pages avant le dénouement, j’avais déjà commencé à assembler les pièces du puzzle et à comprendre où nous menait l’auteur. mais une fois encore, ce n’est pas dérangeant, car finalement, on n’attend pas d’un conte qu’il nous surprenne ou qu’il soit bourré de rebondissements. Au contraire, on a un schéma, une dynamique que l’on retrouve dans chacun. Donc ici, ce n’est pas du tout un point négatif !

Non, vraiment, c’est un très beau voyage qui a su me transporter jusqu’au bout.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je partais vraiment avec beaucoup d’attentes concernant ce roman, ce qui n’est pas bien en général. Mais ici, j’ai vite été rassurée ! Ma première impression n’était pas fausse (si on oublie celle du Western !) et j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Alors, clairement, on n’est pas sur un roman d’action, sur un feu d’artifice qui pète dans tous les sens mais plutôt sur une vraie balade. Un peu de douceur sombre, de romance impossible et de légende bretonne et le tour est joué !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur ses différents réseaux sociaux (Facebook, Instagram) ou carrément sur son site Internet.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

A la Recherche de Mary Easterway – Kristof Mishel

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les précieux conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note précise. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Aujourd’hui, on revient aux sources avec ce roman. On se retrouve dans un style et un registre qui collent bien plus à mes lectures habituelles. Alors, j’ai adoré découvrir de nouveaux horizons, bien sûr, mais qu’est-ce que ça fait du bien de plonger à nouveau dans un univers aussi… aussi… Tu sais quoi ? Je vais tout t’expliquer dans cette chronique !


Style : Thriller psychologique / Roman Policier

Date de publication : 2020

Points barème : 95/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Mary Easterway est l’une des écrivains les plus connus au monde. Ses romans sont d’indéniables best-sellers et sa productivité est sans faille. Certains iront jusqu’à dire qu’elle est à l’origine d’un des plus grands romans de l’histoire de la littérature.

Mais voilà, un beau jour, Mary Easterway est assassinée à son domicile et un épais mystère plane sur sa disparition. Qui pouvait lui en vouloir à ce point ? Pour quel motif l’a-t-on agressée ? Et surtout, comment l’assassin a-t-il pu disparaitre sans laisser de trace ?

Derrière elle, Mary ne laissera pas que des questions, mais également une petite boîte. Une boîte dont héritera son fils, Gary. Et si toutes les réponses se trouvaient dedans ? C’est donc à la recherche de la vérité que Gary retracera les pas de sa mère, de sa rencontre en 1987 avec trois mystérieux étudiants en littérature, jusqu’au jour de sa mort.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (14 points sur 15)

Alors, la couverture attire tout de suite l’œil. Pas de couleurs criardes, pas de personnages dénudés ou torse nu, pas de titre racoleur et pourtant, on s’arrête facilement sur ce roman. La couverture est très originale puisqu’elle nous donne l’impression de tenir un vieux manuscrit et qu’elle nous dévoile les premières lignes de l’intrigue !

Lorsque l’on découvre ce roman et qu’on le tient entre nos mains pour la première fois, on se laisse porter par la mise en scène et il nous semble que l’on détient le vrai manuscrit que parcourt Gary durant son périple. Dès la première rencontre, on est plongé dans l’univers du roman et c’est un point que j’apprécie beaucoup. Je lis énormément en ce moment, donc tout ce qui peut m’offrir une expérience de lecture originale, je prends !

PS : Pour la petite histoire, l’exemplaire que j’ai reçu a été un peu malmené avant d’arriver jusqu’à moi. Il était légèrement corné mais surtout, lors de l’impression (je suppose) des pages avaient été pliées. Habituellement, c’est un point qui aurait pu faire pleurer mon petit cœur (on touche pas aux livres !), mais ici, ça n’a fait qu’augmenter la sensation « vieux manuscrit » et j’avoue que j’ai adoré ce hasard ! J’en suis presque venue à aimer cet exemplaire-là à cause de son petit défaut et je ne le changerais pour rien au monde. Voilà, ça n’avait aucun rapport avec le roman en lui-même, mais je tenais à partager cette anecdote.

Ma lecture (66 points sur 70)

Un roman qui prend vie

Visuellement, tu as très vite l’impression de tenir un vieux manuscrit entre tes mains, mais c’est toujours le cas lorsque tu plonges dans le récit. Il y a différentes parties dans ce roman et tu alternes vite entre récit pur à la troisième personne et passage du journal de Mary.

A force, tu dois connaitre mon amour pour les romans aux différents styles narratifs, mais ici l’exercice est extrêmement bien effectué. Chaque partie est assez longue et tu as réellement le temps de t’imprégner de la nouvelle ambiance, de la nouvelle façon de narrer.

Tu es totalement happé par le roman. Pour ma part, lorsque je découvrais le journal de Mary, je ne lisais pas seulement ses écrits, non ! J’avais l’impression d’être dans la même pièce que Gary et de capter ces lignes au-dessus de son épaule, de suivre et de découvrir les révélations avec lui.

Pour moi, c’est un livre qui prend vie par son pouvoir immersif. Et puis, il faut bien avouer que la narration y est fortement pour quelque chose ! Si la plupart du temps on est sur une narration « classique » parfois, le narrateur omniscient s’adresse plus ou moins directement au lecteur. Je n’ai plus la phrase sous les yeux, mais il me semble que l’auteur utilise une expression du style « Pour des raisons que nous aborderons plus tard… » ou quelque chose de ce goût-là. Alors, c’est discret et surtout c’est assez rare finalement, mais le peu de fois où l’auteur le fait, on se trouve de nouveau pris à partie par lui et cela nous ancre plus encore dans notre lecture. On fait réellement partie du récit.

Finalement, qui lit le journal de Mary : Gary ? Toi ?

Quel registre ? Quel style ? Quel… Quoi ?

Lorsque j’ai dû, en début d’article, noter le registre du roman je me suis un peu arraché les cheveux. Indéniablement, au début on part sur un thriller psychologique et une enquête policière : Une écrivaine est assassinée, qui est le coupable ? Mais très vite, tu comprends que cela va plus loin.

Des éléments fantastiques s’ajoutent à l’intrigue. OK, d’accord. Donc on est sur du fantastique ! Noté.

Et puis, finalement, ces éléments trouvent une explication rationnelle. OK, donc, pas fantastique.

Et puis, il y a cette point de SF qui arrive.

Non, finalement c’était bien du fantastique ! A moins que…

Bref, tu l’auras compris : L’auteur joue avec toi tout le long du roman. Et c’est vraiment génial. J’aime être surprise, j’aime qu’on m’emmène dans un chemin pour me faire comprendre qu’on me bernait depuis le début. Le pire dans tout ça, c’est que jusqu’à la dernière page (je dirais presque même jusqu’au dernier paragraphe) tu n’as toujours pas le fin mot de l’histoire !

Des personnages profonds (sans mauvais jeu de mot)

Les personnages sont assez complexes et très bien étudiés. Alors, pour ma part, j’ai ressenti moins d’intérêt pour Gary, mais je pense que cela vient de l’angle narratif. Comme je te le disais, j’avais l’impression de découvrir Mary au dessus de l’épaule de Gary. Il ne faisait pas partie du récit, mais était réellement à mes côtés pendant la lecture. Du coup, je l’ai moins observé. Et puis, Mary est un personnage si captivant qu’elle laisse peu de lumière aux autres.

Tous les personnages sont très bien travaillés, et rien n’est laissé au hasard, mais Mary… Mary ! Cette femme est aussi courageuse que dérangée, aussi douce que psychopathe. Elle est à la fois l’ange et le démon. Elle est vraiment fascinante. J’ai adoré tous les passages qui la mettaient en avant et j’ai adoré l’admirer autant qu’elle a pu me dégouter. Encore une fois, l’auteur retourne sans cesse ton cerveau et tu n’arrives pas à fixer ton avis.

Un livre que l’on déguste

Lorsque j’adore un roman comme ça peut être le cas ici, j’ai tendance à le dévorer en peu de temps. mais ici, je ne voulais surtout pas faire cette erreur. Bon, déjà je voulais repérer tous les petits détails, parce qu’il m’agaçait Kristof Mishel à me mener en bateau comme ça ! J’étais persuadée que j’allais trouver l’entourloupe, que j’allais découvrir le pot-aux-roses… Mais nope. Jamais. Pas une fois je ne l’ai vu venir avant !

Et en réalité, j’ai aimé ça. Mais je voulais quand même au moins une fois pouvoir dire « Je le savais ! ». Alors j’ai pris mon temps pour le lire. Et puis, comme je te disais, ce n’est pas simplement un roman ou une intrigue, c’est une vraie expérience. Alors tu lis lentement, pour pouvoir à la fois profiter du récit mais également de cette immersion.

Très honnêtement : je n’avais pas envie de finir ma lecture. Je voulais rester dans cet univers. Pour un retour aux sources, je peux dire que j’ai misé haut avec ce roman et je n’aurais pas pu rêver meilleur come-back dans ce registre que j’aime plus que tout.

Alors durant ma lecture, il y a juste eu un petit point qui m’a gênée : c’est la mise en page des dialogues. Les incises ne sont pas du tout inscrites comme on aurait l’habitude de le lire et ça peut être légèrement déroutant au début. Mais très vite tu t’y fais. Même si cela peut ralentir la lecture (il faut parfois un certain temps avant de comprendre que tu viens de lire une incise et non du dialogue) mais ça ne gâche pas du tout la lecture.

Une représentation discrète mais efficace des minorités

Un dernier petit point qui ne paie pas de mine mais que j’ai tout de même apprécié : la représentation des minorités. Alors, c’est vrai que je t’en parle à chaque fois que c’est le cas dans un roman. C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur et que je veux toujours saluer.

Ici, tu as une représentation de minorités sexuelles et l’auteur fait même allusion à l’asexualité (chose extrêmement rare dans la littérature !). Mais il n’y a pas que la minorité sexuelle qui est mise en avant : on te parle aussi d’auteurs dys par exemple. Un auteur dys ! Je suis la première à revendiquer sur les réseaux sociaux mon statut d’auteure et de dys alors, encore une fois, ça fait mouche chez moi.

Bref, on est très loin d’un roman militant sur ces questions, et d’ailleurs, elles ne font pas partie de l’intrigue principale du roman, mais j’ai beaucoup apprécié ces petits clins d’œil. Comme je te le disais dans le titre : c’est discret mais efficace !

l’après-lecture (15 points sur 15)

Dans ma vie, j’ai lu pas mal de romans surprenants, saisissants. Des romans qui nous retournaient le cerveau, qui jouaient avec nous. Et il faut dire ce qui est : j’aime ça donc je le recherche toujours. Je traque même ce roman qui saura de nouveau me mener en bateau.

Et ici, c’est une réussite complète ! Je t’envie, toi. Oui, toi qui lis ces lignes. Parce que tu n’as pas encore découvert ce roman et parce que tu peux vivre cette expérience dès que tu le souhaites. C’est fini pour moi, je connais déjà le fin mot de l’histoire et je ne pourrais plus revivre cette exacte même expérience. Du moins, pas avec ce roman. Alors du coup je t’envie parce que tu peux le découvrir.

Je dirais bien que tu DOIS le découvrir, mais on va encore m’accuser de propagande ! Non, vraiment, ce roman a réveillé mon amour pour ce registre inclassable. J’ai découvert d’autres environs, j’ai découvert d’autres styles en 2020 et je suis très heureuse de l’avoir fait, mais là, vraiment, je me souviens avec ce roman de mon amour pour le thriller psychologique et pour le roman sombre.

Il m’a réellement fallu un certain temps pour redescendre de ma lecture une fois la dernière page tournée.

J’ai mis 15/15 à cette section, mais j’ai l’impression que ce n’est même pas assez ! Je suis à deux doigts de rajouter des points bonus pour montrer à quel point ce roman m’a marquée. Bref, je n’ai même pas les mots pour expliquer tout ce que je ressens.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Si tu veux un roman qui te retournera le cerveau et que tu n’arrives pas à dompter, ce roman est fait pour toi. C’est un énorme coup de cœur pour moi et je n’en suis clairement pas sortie indemne.

Alors, attention par contre, car il traite de sujets très violents tels que le viol, la perversion etc… Ça peut être un peu trop intense pour les plus sensibles. Donc à ne pas mettre dans les mains de n’importe qui.

L’aspect psychologique de ce roman est très fort et tu vas réellement être directement plongé dans l’esprit sombre et malsain de l’humain. Si ça ne te convient pas, tu risques de vite déchanter. Mais pour ma part, c’est ce qui me fascine le plus dans la littérature alors, forcément, j’ai adoré.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Mais tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur Facebook ou Instagram

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !