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La Couleur des Nébuleuses – Amandine Peter

Et on continue ce mois dédié à la SF dans les étoiles avec ce roman d’Amandine Peter. Alors, enfile ta combinaison et rejoins-moi pour cette aventure.


Style : Space Opera

Date de publication : 2020

Note : 5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

200 ans se sont écoulés depuis l’apparition des Nébuleuses et celle de la vie dans la galaxie. L’humanité n’est désormais plus seule et c’est entourée des autres espèces extraterrestres qu’elle a développé un nouvel ordre intergalactique : Le Nébularium.

Cet organisme religieux et bienveillant assure la pérennité de la Galaxie jusqu’au jour où une prophétie apparait. Propulsée par les Profanes, elle pourrait remettre en question la fragile paix établie.

Suite à l’attaque de son temple, la jeune fidèle Ani se trouve piègée au milieu de cette prophétie qui semble liée à son passé. Entre danger, complots et trahisons, elle devra traverser la galaxie à la recherche de la vérité. Parviendra-t-elle à sauver les Nébuleuses ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Alors, déjà, un Space Opera, qu’est-ce que c’est ? Non, c’est pas une comédie musicale teintée d’une touche de Marijuana. En fait, ça regroupe tous les romans dont l’action est intergalactique. En gros, tu l’as compris, aujourd’hui on parle vaisseaux spatiaux.

Je le répète souvent, mais en 2020 j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et de découvrir des registres et des styles qui ne sont pas du tout les miens. Alors parfois je prends énormément de risque comme j’ai pu le faire avec La Couleur des Nébuleuses. Parce qu’à la base, la SF intergalactique, c’est pas vraiment mon truc. Je n’avais jamais lu de Space Opera et ça ne m’avait jamais attirée. Eh bien, quelle erreur j’aurais pu faire en passant à côté de cette merveille ! Oh, mais tu n’imagines même pas. Je suis tellement heureuse d’avoir pris cette décision. Je ne dis pas que maintenant je vais me lancer corps et âme dans le Sapce Opera, je reste persuadée que ce n’est pas mon style. Mais ce roman… Ce roman m’a vraiment fait aimer le registre le temps d’une histoire ! Je pense sincèrement qu’Amandine Peter est et sera une des seuls auteurs capables de me faire apprécier une lecture dans ce genre. Me faire apprécier ? Que dis-je ? Me faire adorer !

Alors, qu’y a-t-il chez elle de si spécial ? Il n’y a pas qu’un seul élément qui m’a plu, alors pour la première fois, je vais aller jusqu’à créer des sous-divisions dans ma chronique afin que tu puisses suivre correctement.

L’univers

Je dirais que c’est d’abord un tout. C’est son univers qui a su me bouleverser. Il est très bien travaillé et détaillé. Je sais, ce n’est pas la première fois que je te dis ça, mais là, on est vraiment sur un boulot de malade. Chaque planète comporte son atmosphère, sa faune, sa flore, ses coutumes.

Les lois, l’Histoire et les mœurs ont été pensées. On est vraiment sur un monde créé de toutes pièces et c’est incroyable. J’ai vraiment du mal à imaginer qu’une personne seule soit capable de construire tout ceci et surtout de le rendre aussi crédible.

Le monde créé par Amandine Peter est magnifique. Tant par sa beauté physique et sa diversité que par son ambiance. Sur le papier, le Nébularium a imposé une société ouverte et accueillante. Ses principes sont tellement forts et représentent tout ce que, personnellement, j’espère pour l’avenir de l’humanité. Ainsi, Amandine Peter nous offre un monde où le genre, l’orientation sexuelle, la couleur de peau, l’espèce et tout autre élément ne sont qu’un détail. Tous sont égaux. Mais surtout, tous sont représentés dans son roman et ça fait chaud au cœur !

Je vais te donner un exemple pour que tu comprennes. Dans une scène, Ani attend près des toilettes et un individu lui demande « Mâle, femelle ou non-binaire ? » … Cette information est balancée comme ça, sans en faire tout un foin. L’auteure nous montre par ce petit détail que le troisième sexe existe et qu’il n’est pas moins ordinaire que ses deux autres frangins ! Et j’adore. J’adore le fait de normaliser tout ceci dans la littérature. C’est comme cela que les gens prendront conscience que ce n’est pas une différence, mais simplement une autre possibilité.

De même, comme je te disais, dans l’univers d’Amandine Peter, il n’y a pas de distinction entre les espèces, qu’elles soient dotées d’une intelligence identique à celle des humains ou non. Ainsi, tous sont végétariens puisqu’on ne peut décider de la vie d’un autre être. C’est peut-être qu’un détail pour toi, mais pour la vegan que je suis ça veut dire beaucoup ! (et maintenant tu as la chanson en tête. Ne me remercie pas !)

Pour aller plus loin, je dirais même que les personnages « animaux » sont tout aussi importants et développés que les personnages à l’intelligence « humaine ». Bref, une vraie égalité naturelle et pas du tout forcée. C’est rafraichissant et ça donne de l’espoir pour notre monde à nous.

Bon, après, bien entendu, ça c’est sur le papier et Ani va vite se rendre compte que ce principe n’est pas toujours respecté, mais je te laisse découvrir tout ça par toi-même.

Finalement, je dirai que l’univers créé par Amandine Peter prend une telle importance qu’il dépasse l’intrigue même. Une fois la saga terminée, elle pourra largement créer d’autres péripéties autour de ce même monde et je pense que je serai la première à en redemander.

Le style

Ce qui sert beaucoup cet univers, c’est également le style et la plume de l’auteure. Elle est très douée pour réaliser des descriptions. C’est simple, je ne pleure pas pendant mes lectures ou si je le fais, c’est à de rares occasions, arrivée à la fin du roman. Je n’ai pas envie de quitter les personnages et ça me rend triste. Mais là, Amandine Peter a réussi un exploit : J’ai pleuré devant la beauté d’une scène. Oui, j’ai pleuré face à la description physique d’un élément. Alors, pour des raisons évidentes de spoil, je ne vais pas te dire ce qui m’a touchée, mais une simple description visuelle a su me tirer les larmes. Je ne sais pas si tu te rends compte de la puissance de sa plume !

Amandine Peter sait prendre son temps, elle sait nous immerger dans son monde et nous le faire vivre à 100%. J’ai beaucoup de mal avec l’imaginaire pur, je suis quelqu’un de très rationnel et pourtant, elle a totalement su me transporter. Je voyais littéralement chacune des planètes prendre vie devant moi.

Les personnages

Une autre point où Amandine Peter excelle. (Il va falloir qu’elle arrête d’être douée, ça va finir par être agaçant !) Qu’est-ce que je peux dire sur ses personnages ? Ils sont très attachants, même au début alors qu’ils ne sont pas encore vraiment développés. Ils sont vraiment distincts les uns des autres, ils ont une histoire, un caractère. Bref, ils sont parfaits !

Ce que j’ai beaucoup aimé également, c’est qu’il n’y a pas de méchants et de gentils. Chacun possède sa part d’ombre et de lumière. On retrouve la même chose chez les différents ordres (Nébularium et Profanes). Il y a une vraie complexité et surtout, on se rend compte qu’il y a toujours plusieurs visions à une même histoire.

Le seul petit détail que j’ai noté durant ma lecture repose sur Ani. Je la trouvais un peu émotionnellement anesthésiée au début du roman et cela me gênait. Mais en continuant ma lecture, je me suis rendue compte que ce détail était en réalité tout a fait justifié. Au contraire, il a même pris tout son sens !

Une ambiance décalée

Ce roman possède également une ambiance bien à lui. Entre humour, réflexions décalées et personnages atypiques, il sort réellement du lot. On peut passer du sérieux au rire en quelques lignes. Je trouve que l’auteure sait très bien jongler avec nos sentiments et la bande de masos que nous sommes en redemande encore et toujours.

Non, ce roman ne m’a clairement pas laissée indifférente, et pourtant, je ne l’ai vraiment pas lu dans les meilleures conditions. J’étais stressée par la sortie de mon propre roman, par la préparation de mon premier salon. J’étais épuisée par une semaine surchargée (je ne compte pas le nombre de soirs où j’ai débauché à 23h cette semaine-là…) et des nuits de quatre heures… Et pourtant, je ne décrochais jamais lorsque je le lisais. J’étais toujours à fond dans ma lecture et je la savourais.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est bien plus qu’une pépite à mes yeux. Je n’ai pas peur d’exagérer en disant que je place ce roman dans la catégorie des livres iconiques. Si je devais faire une liste des romans à lire avant de mourir, je le noterais directement dessus.

Encore une fois, le Space Opera n’est pas mon style et même après cette lecture, je le confirme, ce n’est pas un genre qui m’attire. Et pourtant j’adore la Couleur des Nébuleuses et j’ai de tout cœur envie de découvrir les autres romans d’Amandine Peter. Si un livre est capable de te faire aimer un genre qui te laisse habituellement de marbre, à mes yeux, c’est un chef-d’œuvre. Je sais que ces mots peuvent sembler lourds de sens et exagérés, mais c’est vraiment le sentiment que j’en tire. Je suis consciente de ce que je viens d’écrire et je l’assume totalement. La Couleur des Nébuleuses est un chef-d’œuvre.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. En attendant, tu peux retrouver son actualité sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Facebook) mais aussi sur son site Internet.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Six Pieds Sous Terre T1. – Megära Nolhan

Tu recherches un roman de dystopie mais tu ne sais plus où donner de la tête avec tous ces livres qui pullulent tous les jours un peu plus ? Alors, lis ce qui va suivre et peut-être que tu auras ta prochaine lecture !


Style : Science-fiction post-apocalyptique

Date de publication : 2020

Note : 4 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Cela fait maintenant plusieurs siècles que l’Homme a quitté la surface de la Terre pour s’abriter en son sol. Enfouie dans sa fourmilière, l’humanité continue de vivre ou devrait-on dire « survivre ».

Imagine un monde où tu dois lutter chaque jour et travailler d’arrache-pied pour gagner ta ration en oxygène. Un monde où la faim et l’insalubrité rythment ton quotidien. Un monde où riches et pauvres ignorent tout de l’existence de l’autre.

Jaleena n’a qu’un rêve : devenir médecin et sauver la vie des siens. Malheureusement, son statut social est un obstacle infranchissable et l’empêche de réussir l’examen d’entrée. Après avoir essuyé un énième échec, la jeune femme découvre un virus qui semblerait sévir parmi les siens. Pourra-t-elle sauver ceux qu’elle aime ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Alors, j’ai tellement de choses à dire sur ce roman qu’il va falloir que j’organise ma pensée ! Laisse-moi deux petites secondes le temps de me remettre de mes émotions et j’y vais… Deux secondes, je t’ai dit ! Je suis encore sous le choc. Cette fin, mais cette fin ! Quoi ? Tu veux que je commence dans l’ordre ? OK, allons-y !

Alors, tout d’abord, Six Pieds Sous Terre nous offre un cadre dystopique que j’adore. Comme dans le roman Silo de Hugh Howey (initialement auto-publié lui aussi, d’ailleurs !), l’humanité a choisi de s’enterrer pour survivre. Je ne sais pas pourquoi, mais ce scénario futuriste fait partie de ceux qui m’intriguent le plus. Très peu pour moi la conquête de l’univers, j’ai une fascination pour le souterrain ! Dans ce roman, Megära Nohlan nous offre une société et un monde complexes et très bien travaillés. De la hiérarchie sociale, à la monnaie utilisée en passant par l’Histoire de la nation, rien n’est laissé au hasard. J’ai vraiment été bluffée par le travail de l’auteure.

Je dois avouer que même si j’étais très intriguée par ce roman, j’avais un peu peur qu’il soit trop jeune adulte et que l’intrigue soit bien plus centrée sur une quelconque histoire d’amour que sur le vrai sujet sociétal. Eh bien pas du tout ! Alors, oui, il y a bien des petites histoires de cœur, mais la grosse allergique que je suis à la romance n’y a vu aucun problème. C’est dire ! Bien sûr, mon petit cœur ne s’est pas emballé pour les scènes de mamour, mais ça c’est parce que je suis un glaçon fini. Pour quelqu’un de sentimentalement viable, je suis sûre que l’histoire possède la parfaite dose de love.

Non, vraiment, à aucun moment je n’ai trouvé que l’auteure abandonnait la trame principale pour se perdre dans une intrigue plus « teenage ». Tout le long, la lutte sociale de Jaleena reste présente et son combat est tout ce qu’il y a de plus crédible. La dictature en place n’est pas du tout caricaturale et on n’a pas cette impression « Chef = gros méchant pas beau ! » que nous offrent parfois certains romans. Pour moi, Six Pieds Sous Terre est vraiment un roman mature et abouti comme on les aime.

Pas de simplicité, beaucoup de rebondissements, et puis ça bouge ! En fait, je lui trouve un petit défaut, exactement le même que j’avais relevé dans le Carnaval de Sang-rire : Il est trop court. Je m’explique ! Niveau intrigue et action, il ne faut pas en rajouter plus, c’est parfait ! En fait, comme pour le roman d’Anthony Lamacchia, j’ai tellement apprécié ma lecture que j’aurais aimé que l’auteure rentre parfois plus dans les détails. J’aurais adoré rester encore dans cet univers plus longtemps. Si Megära Nohlan nous avait raconté exactement la même histoire, mais avec le double de mots, je ne me serais pas lassée ! Vraiment, sa plume est agréable à lire, elle a beaucoup de bonnes idées. J’aurais juste aimé qu’elle prenne parfois un peu plus son temps afin de savourer plus longtemps son roman. Après, je suis une grande fan de petits moments de pause dans un roman, donc mon envie vient également de là.

Bon, tu l’auras compris, le seul reproche que je lui fais, c’est de m’avoir abandonnée aussi vite. Je voulais pas que ça se finisse. Et surtout pas avec cette fin ! Non, mais je veux dire, pourquoi ? POURQUOI ? Je veux connaitre la suite ! Et heureusement que le tome 2 est déjà sorti, parce qu’on est à la limite de la torture là, ma chère Megära. C’est pas vraiment sympa de ta part !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Faut-il vraiment que je réponde à cette question ? Alors, même si ce n’est pas un gros coup de cœur, je t’avoue qu’on est pas passé loin. Encore une fois, je suis allergique aux histoires d’amour et je pense que c’est potentiellement la petite romance qui m’a empêchée d’avoir un total coup de cœur. Mais pourtant, ce roman se défend très bien !

Je ne sais pas pour toi, mais perso, j’en ai un peu ma claque des romans qui se vendent comme étant des livres d’anticipation et où, finalement, tu oublies très vite le côté dystopie pour ne sombrer que dans le teen-drama. Si tu es comme moi, sache que ce n’est pas le cas avec Six Pieds Sous Terre. Le roman répond vraiment aux attentes qu’on s’en fait, et on ne se sent pas du tout trahi.

Si tu as lu Silo, sache que Six Pied Sous Terre est quand même différent. Je dirais qu’il s’adresse peut-être à un public légèrement plus jeune, mais encore une fois, on n’est pas sur du style « ado ». Les deux romans abordent la même thématique mais sous des angles différents et en aucun cas, tu n’as une impression de déjà-lu. Ce sont deux romans avec deux identités distinctes mais je pense que tu aimeras Six Pieds Sous Terre si Silo t’avait déjà botté !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Megära Nohlan a récemment évoqué sur ses réseaux sociaux la possibilité d’ouvrir une boutique sur son site, alors affaire à suivre ! En attendant, tu peux retrouver son actualité sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Twitter) mais aussi sur son site Internet.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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De chair et de métal – R. Oncedor

On continue ce mois dédié à la science-fiction avec un recueil de nouvelles. Cette fois, ce sont seize histoires futuristes que je te propose. Alors suis-moi !


Style : Science-fiction / fantasy

Date de publication : 2020

Note : 3 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Ici, tu entreras dans un monde où les animaux sont loin d’être ceux que tu connais aujourd’hui. Entre modifications génétiques, robotisation, créatures légendaires, oublie les versions fades et insipides que tu rencontres tous les jours.

Qu’ils aient été domptés, modifiés ou encore créés par l’Homme, chacun de ces animaux n’a qu’un but : Celui de servir l’humanité. Entre dans ce monde où l’exploitation animale est poussée à son extrême, où nos compagnons à quatre pattes n’ont d’autres choix que de nous servir. Une vie d’exploitation. Une vie en sursis.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Même si, au premier abord, les nouvelles de ce recueils ne sont pas liées les unes aux autres, on retrouve très largement le même univers et surtout cette thématique de l’exploitation animale. On n’est pas du tout sur un recueil comme peut en fournir Stephen King, où chaque nouvelle est indépendante des autres. Non, ici, il y a un vrai thème de fond et il est respecté jusqu’au bout.

Comme tu l’as compris, ce recueil traite de l’exploitation animale par l’Homme et la vegan que je suis ne peut qu’applaudir ce choix ! C’est un sujet sensible et qui fait réfléchir. Dans chacune de ses nouvelles, l’auteure nous expose son point de vue de façon détournée, simplement en nous narrant la vie des animaux. Il n’y a pas de jugement de valeur, pas de propos moralisateurs. Non, juste une accumulation de faits. Et cette démarche est très intelligente, je trouve. Elle n’accuse personne directement, elle pointe simplement du doigt ce qui ne va pas.

J’approuve totalement le message transmis par l’auteure et, tout comme le Projet Lagom, je trouve que ce roman est une bonne piqûre de rappel.

Alors, par contre, j’ai eu quelques problèmes durant ma lecture. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans les histoires que je trouve parfois trop courtes et et dont l’histoire mériterait d’être plus développée. Le style de l’auteure m’a également parfois un peu freinée. Les phrases sont longues, l’utilisation du gérondif un peu abusive, la ponctuation à coup de « ; » vient ralentir le rythme… Bref, c’est un texte qui se veut (et qui est !) assez poétique mais cela se fait de temps à autres au détriment de la narration.

Je ne dis pas que c’est un livre imbuvable et tordu ! Loin de là ! Il est très beau, et en soi, l’utilisation de la poésie n’est pas poussée à son extrême. Non, ce que je regrette finalement, c’est qu’il y ait autant de nouvelles. J’aurais préféré que l’auteure ne sélectionne qu’un nombre réduit d’histoires et les développe individuellement. La dose de poésie est bonne, mais le recueil mériterait plus d’action, plus de détail. On se contente trop souvent de rester en surface et c’est ce point qui m’a perdue par moment. Je n’arrivais pas à m’investir totalement dans chacune de ces nouvelles.

Il y a pourtant deux d’entre elles qui ont su sortir du lot et vraiment me captiver. La première, c’est « Vend simili-ficus sur peau d’éléphant ». Cette nouvelle se trouve justement être la moins poétique. Elle est bien plus centrée sur l’action, ses phrases sont + directes et son franc-parlé décapant. J’ai vraiment appréciée cette histoire qui sort vraiment du lot. Si j’ai noté le recueil 3/5, cette nouvelle mérite, à mes yeux un 4/5. Je te l’ai dit, elle se démarque vraiment des autres !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Prises individuellement, chaque nouvelle est agréable à lire. Même s’il y a quelques petites maladresses, on ressent quand même la bonne plume de l’auteure. Je te conseille la lecture de ce recueil, mais dans des conditions peut-être assez particulière. Je m’explique !

Comme je te le disais, toutes les nouvelles gravitent autour du même thème et leur message est souvent le même. La majorité pourrait se dérouler dans le même univers. Du coup, on a vite un sentiment de redondance. Je te conseille de découvrir ce recueil en espaçant peut-être la lecture des nouvelles afin de mieux profiter de chacune d’elles. Je regrette vraiment de l’avoir lu d’une traite (mais, bon… Ayant une chronique à faire dans les temps, je n’avais pas vraiment le choix). Pour moi, c’est le genre de livre que tu gardes sur ta table de chevet et dont tu dégustes une nouvelle de temps à autre lorsque l’envie te vient. Ce n’est pas un roman à binge-reader (Comprendre : « A lire en une soirée ». Ouais, j’ai inventé une nouvelle expression !), mais à savourer dans le temps.

Bref, c’est le recueil idéal pour t’accompagner tout cet automne lors de tes soirées cocooning loin du froid et de la pluie. Lis une ou deux petites nouvelles par semaine et arrivé au printemps tu auras vraiment pu le savourer à sa juste valeur !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur Instagram.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Bilan lecture de septembre : Spécial fantastique

Et voici l’heure du bilan ! On se met un peu en avance dans l’ambiance Halloween et on entre dans le monde du fantastique. Allez, suis-moi !


Tu peux retrouver les articles de chacun des romans que je te présente ici et ainsi pouvoir te le fournir si tu en as envie. Voici la liste des romans de ce mois-ci :

Alors, lequel te tente ?

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Le Projet Lagom – Amaury Dreher

Il est temps de passer à autre chose ! Et oui, le mois dédié au fantastique s’achève et il est maintenant temps de s’intéresser à un nouveau registre : La science-fiction.

Alors commençons tout de suite avec cette nouvelle d’anticipation. Une histoire courte, mais glaçante !


Style : Science-fiction / anticipation

Date de publication : 2020

Note : 4 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

La Terre se meurt un peu plus chaque jour. Épuisée, pillée, polluée… Elle n’a qu’un seul bourreau : L’Homme.

Après avoir scié la branche sur laquelle elle se trouvait assise, l’humanité décide de laisser derrière elle le témoignage d’un effondrement. Partout dans le monde, des individus racontent la déchéance à laquelle ils assistent afin que les survivants, ou tout autres êtres un jour capables de les lire, puissent éviter à leur tour la catastrophe. Plonge dans cette nouvelle et vis, toi aussi, les derniers instants de notre planète.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Imagine cinq lettres qui retracent le destin tragique de l’humanité. Cinq lettres qui vont te glacer le sang tant elles sont criantes de réalisme. Cette nouvelle m’a réellement bouleversée parce qu’elle nous raconte ce que nous vivons actuellement, la déchéance de notre Terre, mais elle nous la montre avec dix ans d’anticipation.

Je fais partie de ces personnes qui ont besoin assez régulièrement de voir les choses en face. Tu vois les reportages qui dénoncent, les vidéos de L214 sur les abattoirs, les témoignages de violences faites aux femmes ? Tout ça, j’ai besoin de le visionner en face et régulièrement pour me rappeler l’importance des combats que je mène. Pour moi, cette nouvelle est la parfaite piqûre de rappel ! Elle nous montre l’urgence du combat écologique. Mais plus encore, elle nous souligne que, même si cela parait déjà perdu d’avance, ça ne nous empêche pas de continuer à lutter, de continuer à y croire et à tenter d’inverser la tendance.

Dans cette nouvelle, il y a cinq lettres. C’est autant de regards portés sur l’effondrement de la Terre. Si certains sont pessimistes, d’autres sont prévoyants, d’autres encore veulent profiter de chaque seconde qui leur est offerte. Bref, tu te retrouveras forcément dans cette histoire et tu partageras forcément le raisonnement d’un des personnages. Pour ce qui est des autres, ils sauront te toucher, t’énerver, te scandaliser… En tout cas, ils te feront réagir.

C’est un livre qui se lit extrêmement vite, ça, c’est sûr. Mais il te marquera longtemps. Son réalisme et son ton si naturel augmentent l’impact de sa lecture et tu ne verras plus la planète de la même manière après cela.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Oui, c’est une vraie pépite parce que cette nouvelle vient te retourner l’estomac. Elle te choque. Elle t’assomme. Elle te fait prendre conscience des enjeux qui existent. Après sa lecture, tu ne pourras plus fermer les yeux sur la situation actuelle de la planète.

Pour les écologistes convaincus, c’est la parfaite lecture pour te rappeler l’importance de ton combat. Pour les autres, c’est peut-être l’éveil dont tu avais besoin. Dans tous les cas, c’est pour moi une lecture d’utilité collective.

Attention : Je tiens par contre à te prévenir. Si tu es du genre à vite te laisser porter par la panique et que tu sens que ce genre de lecture pourrait provoquer des réactions négatives chez toi, évite peut-être. Car elle ne laisse vraiment pas indifférent !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur Instagram ou Facebook.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Rues de Soie – Jeremy Vassinov

Alors déjà, il faut que tu saches que je n’ai pas découvert ce livre dans le cadre d’un service presse. Eh oui, ça fait longtemps que je ne t’ai pas parlé d’un livre que j’aurais lu comme ça.

Mais bon, que veux-tu ? Jeremy Vassinov sort un nouveau roman ET il correspond au thème du mois : Il fallait donc absolument que je t’en parle !


Style : Fantastique / Conte initiatique

Date de publication : 2020

Note : 4.5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Zoé est une jeune femme parmi tant d’autres. Au chômage, elle est en quête plus ou moins active du Saint-Graal : un job. Et pour cela, elle devra suivre une formation.

Oui, mais voilà, la recherche d’emploi n’est pas aussi simple qu’elle n’y parait et le chemin en est semé d’embuches. Missions saugrenues, rencontres atypiques, périple aux quatre coins de la ville… Décidément, cette formation ne sera pas de tout repos !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Alors, pas de suspens, ça a été un vrai plaisir de retrouver la plume de Jeremy Vassinov. Dans ce conte initiatique, l’auteur nous offre une dernière histoire pour conclure son recueil de nouvelles Désoeuvrés. Bien plus développée et longue que les précédentes, Rue de Soie peut se définir comme le premier roman de l’auteur. Il diffère également par son ton moins sombre que le recueil. C’est une bonne chose que l’auteur ne l’ait pas directement intégrer à son précédent livre, je trouve. Rues de Soie vient clôturer cette série tout en y apportant une ambiance différente.

J’ai eu la chance de lire ce petit bijou avant sa sortie, lorsqu’il n’était encore qu’un fœtus et c’est avec plaisir que j’ai pu le redécouvrir récemment. Pourtant, ce n’est clairement pas dans mes habitudes de relire une œuvre. Oui, je fais partie de ceux qui ne rouvrent jamais un livre une fois la dernière page tournée. Mais il y a des romans pour lesquels on a envie de faire une exception et c’est le cas avec Rues de Soie.

Bon, mais assez parlé de ma relation avec ce livre ! Si tu as cliqué sur cet article, c’est bien pour ce roman, pas pour entendre parler de ma pomme. Alors, Rues de Soie, comme je te le disais, est clairement un conte initiatique. Quoi ? Tu ne sais pas ce que c’est ? Pas de panique ! Un conte initiatique est un récit où tu suivras l’évolution du personnage principal vers la compréhension du monde ou de lui-même (RPZ Wikipédia !). Et c’est exactement ce que nous offre Jeremy Vassinov avec le parcours atypique de Zoé.

Son voyage se fait tant physiquement que mentalement et c’est là que l’auteur nous offre un vrai tour de passe-passe. Chaque lieu et chaque rencontre représente une étape dans l’évolution professionnelle du personnage. Ainsi, on peut doublement assister à son changement.

Comme toujours avec cet auteur, le texte est bourré de métaphores toutes plus développées les unes que les autres. Durant ma deuxième lecture, j’ai remarqué des détails, des clins d’oeil que j’avais totalement loupé la première fois. En réalité, ce roman peut se lire de deux façons : légère en se laissant porter par le récit ou méticuleuse en lisant entre les lignes.

C’est vraiment ça le pouvoir de ce livre. Alors, si clairement il ne s’adresse pas à un public d’enfant, il m’a tout de fois fait penser à deux livres iconiques de la littérature jeunesse dans sa construction mais également dans cette double lecture que l’on peut en faire. J’y ai retrouvé un air du Petit Prince et d’Alice au pays des merveilles. Que ce soit dans le voyage, dans la rencontre de personnages fantastiques, dans la morale de chaque interaction… Bref, il y a une certaine similarité ici. Attention toutefois ! Ces deux œuvres sont issues du registre fantasy alors que Rues de Soie est bien du fantastique ! (Encore une fois, si tu ne vois pas la différence entre ces deux genres, sache qu’une vidéo sur le sujet sort prochainement !)

Ce roman est vraiment agréable à lire et les pages se tournent d’elles-mêmes. La plume de l’auteur est toujours autant travaillée tout en étant facile à lire. J’ai remarqué plusieurs passages où il s’amuse avec les mots d’un même champ lexical afin de nous faire sourire. Finalement, si le récit en lui-même n’est pas du tout humoristique, c’est par son écriture et le choix de ses mots que l’auteur apporte de temps à autre une touche comique. J’aime beaucoup ce décalage qu’il crée parfois entre l’expérience du lecteur et ce que vit le personnage principal au moment T.

Avec ce dernier roman, Jeremy Vassinov vient clôturer en beauté sa série dédiée au monde du travail et nous avons maintenant hâte de le retrouver dans un nouveau registre ! Mon petit doigt me dit qu’il y aurait un projet SF en cours, mais je ne t’en dis pas plus. Si tu veux suivre ça de plus près, je t’invite à regarder ses réseaux sociaux à la fin de mon article.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Bah, forcément, oui ! C’est une vraie pépite. Je n’ai pas lu énormément de contes initiatiques, je dois l’admettre mais de toutes mes lectures, ce roman est celui qui se rapproche le plus du Petit Prince. Uniquement pour un public adulte. Et avec un imaginaire peut-être moins étrange. Mais on retrouve vraiment cette double lecture que j’avais adoré dans le livre de St Exupéry.

Comme je te le disais, si tu as déjà lu Désœuvrés, sache que Rues de Soie est tout de même moins sombre, mais il n’en reste pas moins aussi agréable à lire. Alors, si tu as aimé l’un, tu adoreras l’autre. Ça ne fait aucun doute ! Le cynisme de l’auteur y est toujours autant présent et aussi délicieux à découvrir.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur Instagram. Comme je te disais, il y a un projet SF qui se prépare. Il ne faut surtout pas que tu loupes ça !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Briseïs – Tiphaine Siovel

Et on clôture ce mois dédié au fantastique par le premier tome de la saga Briseïs. Il s’agit d’un roman que tu peux retrouver un peu partout sur Bookstagram et quand on voit la beauté de sa couverture, on comprend tout de suite qu’il attire le regard.

Mais finalement, que vaut l’intérieur de ce roman ?


Style : Fantasy

Date de publication : 2019

Note : 3 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Briséïs est une adolescente comme les autres. Rien ne sort trop de l’ordinaire dans sa vie de lycéenne, si ce n’est un père malade depuis sept ans maintenant. Depuis cette terrible date, il ne parle plus, il ne semble même plus être présent.

C’est donc la surprise générale lorsqu’il se réveille un beau jour et propose à Briséïs de l’accompagner dans une expérience des plus improbables. La jeune fille n’a pas d’autres choix que de le suivre dans cette aventure et se retrouvera propulsée dans un monde fantastique : la Citadelle.

Quels secrets renferme ce lieu mystique ? Que se passe-t-il derrière ces murs ? Qui sont ces élèves qu’elle semble former pour diriger le monde ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Alors, tout d’abord je tiens comme toujours à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman, d’autant plus qu’ici, nous sommes clairement sur une merveille visuelle. J’avais déjà vu nombres de photos du roman, mais il rend encore mieux en vrai. Un grand bravo à l’auteure !

Mais voilà, même si la couverture nous influence forcément à l’achat d’un roman, c’est quand même avant tout pour son histoire qu’on le choisit. Donc concentrons-nous maintenant sur le récit. Tout d’abord, j’avais sélectionné ce roman en pensant qu’il correspondrait au registre du mois, à savoir le fantastique. Que nenni ! On n’est pas sur du fantastique, mais bien sur de la fantasy. Alors, si tu ne vois pas la différence entre ces deux genres, sache que je vais bientôt sortir une vidéo sur le sujet. Mais pour la faire courte : Fantastique = un élément étrange ou surnaturel dans un environnement réel ; Fantasy = un environnement étrange ou surnaturel réglé par ses propres normes sociales, politiques, physiques…

Alors, pour ma part, j’ai trouvé qu’il y avait une certaine similitude avec Harry Potter. Peut-être que ça vient du côté école mystérieuse et cachée du reste de l’humanité. Peut-être que ça vient de l’imaginaire extrêmement développé du roman. Je n’en sais trop rien, mais il n’empêche que j’ai tout de suite pensé à cette iconique saga en lisant Briséïs. Je trouve que l’auteure a réussi à créer un monde aussi étoffé et magique que celui de JK Rolling.

Et c’est là que je vais me faire huer par pas mal de gens : je reconnais que Harry Potter est un chef d’oeuvre de l’imaginaire. Mais, personnellement, ça n’a jamais pris avec moi. Oui. Tu as bien lu. Harry Potter, c’est pas vraiment mon truc. Je reconnais que la saga est vraiment qualitative, mais juste, ce n’est pas mon style. C’est exactement pareil avec Briséïs. Il faut rendre à César ce qui appartient à César : l’auteure est un génie de l’imaginaire et sait nous transporter dans son monde. Malheureusement, il faut croire que je ne suis pas réactive à ce style.

Ici, on est bien plus proche du fantasy que du fantastique et c’est là tout le problème pour moi. C’est un très bon roman de fantasy, ça, je ne peux pas lui retirer. Mais encore une fois, ce n’est pas pour moi. Ce n’est pas pour rien si j’ai choisi de créer une sélection fantastique et non fantasy…

Pourtant, ce roman a tout pour plaire : un monde bien à lui et extrêmement crédible, des rebondissements sans discontinu, de l’aventure, du mystère… Bref, tout ce qui fait un bon roman ! Il y a même pas mal d’humour finalement.

Si je devais relever un point « négatif », c’est tout de même le grand nombre de personnages ! Il y en a tellement que je n’arrivais pas à m’attacher à eux, je n’arrivais pas à les différencier. Finalement, c’est peut-être également ce détail qui m’a empêchée de totalement me laisser happer par le roman. Encore une fois, c’est quelque chose que j’avais ressenti avec Harry Potter. Il y a bien trop de noms à retenir pour mon petit cerveau !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Alors, c’est assez compliqué pour moi de définir s’il s’agit ou non d’une pépite. Je dirais oui et non. Si tu aimes les aventures du sorcier à lunettes, je te dirais de foncer ! Tu vas sûrement adorer. Ce roman possède d’indéniables qualités.

Par contre, si tu es comme moi et que tu es assez terre à terre, tu auras peut-être du mal à te laisser transporter. Il faut une réelle capacité à se laisser porter par le récit.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteure sur ses différents réseaux sociaux (son site Internet, Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Pertinax – L.Azarii

Durant ce mois de septembre, je suis allée de bonne surprise en bonne surprise. C’est simple : j’ai adoré toutes mes lectures !

Et il fallait bien quand même que l’une d’elles se détache du lot. Le gros coup de cœur était inévitable. Bon, je n’ai pas fini tous mes services presses, mais je crois qu’on tient mon chouchou de la sélection. Alors suis-moi si tu veux en savoir plus !


Style : Fantastique / Historique

Date de publication : 2020

Note : 5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Nous sommes en l’an de grâce 1715, à Baltimore. Déjà, ça te pose le décor !

Melody, une jeune fille de la colonie se voit accuser de sorcellerie et d’hérésie. Elle doit donc affronter un procès calomnieux où tout a été orchestré pour la faire sombrer. À ses côtés, elle compte peu d’alliés. Elle est abandonnée, bafouée, rejetée.

Seul son avocat, Thomas Dutourd, semble être d’un soutien sans faille. À coup de joutes verbales, de complots et de retournements de situation, il tente le tout pour le tout afin de sauver la vie de sa cliente. Mais lorsqu’intérêts personnel et professionnel se mêlent, Thomas ne sait plus vers qui tend sa loyauté. Jusqu’où sera-t-il prêt à aller pour gagner ce procès ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Je te le disais en introduction : C’est vraiment mon gros coup de cœur du mois, et pourtant, j’avais déjà lu de très bons romans. Plusieurs points m’ont captivée et transportée dans le monde de Melody. Laisse-moi d’abord te parler de la forme du roman avant de rentrer dans l’histoire.

Tout d’abord, la plume de l’auteur joue un grand rôle dans l’expérience lecteur. Elle est extrêmement fluide, mais mieux encore, elle est criante de réalisme ! Alors, je ne suis clairement pas une spécialiste en littérature ancienne, ni historienne, mais pour la néophyte que je représente, l’illusion est parfaite. On imagine facilement un roman d’époque. Les phrases, le vocabulaire, le rythme… Bref, tout est crédible et dans un même temps, très accessible. En gros, on n’est pas sur une narration pompeuse et lourde. Que nenni ! Tu dévores les pages avec une facilité et un appétit hors du commun.

S’il y a une autre particularité à ce roman, c’est sa présentation. En effet, chaque chapitre correspond à une journée ou une nuit du procès et se compose de plusieurs parties. Celles-ci alternent entre narration pure et retranscription fidèle d’un procès verbal. Alors, après ma chronique sur Innocente de V.A.B., tu sais peut-être que j’adore les romans qui lient à la fois une narration classique et d’autres outils. Je trouve cela original et ça rajoute du réalisme dans l’œuvre. Ici, l’effet est parfait ! Cela donne l’impression d’être tombé sur un vieux document relatant d’un vrai procès. Bref : J’A-DO-RE.

Maintenant, attaquons-nous à l’histoire en elle-même. Dès le début, l’auteur t’annonce la couleur avec la préface. Si habituellement tu as l’habitude de les zapper, crois-moi, tu auras besoin de celle-ci ! Il y plante le décor religio-politique (Est-ce un mot ? On va dire que oui !) de son roman et nous explique les différents enjeux de l’époque. Alors, à moins d’être calé sur le sujet, habituellement, tu n’y connais pas grand chose. Qui est calé sur ce sujet ?… Enfin, je veux dire, à part un historien ? Non, vraiment ! Je veux des noms !

Cette préface est essentielle, sans elle, j’aurais été perdue et jamais je n’aurais pu rentrer dans l’histoire. C’est vrai que sur les premières pages du roman, il faut un certain temps pour comprendre le rôle de chacun et les différents partis de l’histoire. Mais une fois ce travail d’immersion fait, ça roule tout seul !

Bon, si tu t’attendais à un roman fantastique avec de la magie, des jeunes vierges sacrifiées, des rituels au clair de lune… clairement, tu t’es trompé de livre. par contre, si tu veux un roman à la Game of Throne avec des enjeux religio-politique, des joutes verbales, des complots, des trahisons… Bingo ! Tu y es ! Et c’est ce que j’ai adoré. Tout est savamment orchestré et chaque pièce est posée par l’auteur avec une minutie incroyable. Mis bout à bout, le tableau final est complet ET complexe !

Plusieurs sujets sont abordés dans ce roman : droit des femmes, importance de la religion, homosexualité, racisme… Des sujets de société lourds et amenés par les partisans des deux camps. La force de ce roman, c’est de débattre sur de tels sujets dans un espace temps qui ne nous appartient plus, avec des normes et des visions qui ne sont plus viables (pour la grande majorité de l’humanité. Subsisteront toujours quelques imbéciles !). Cela permet à l’auteur de pousser à l’extrême la violence du propos. Par exemple, on ne parle pas d’égalité de salaire entre les sexes comme aujourd’hui. Non, ici on parle de droit à l’instruction pour les femmes.

Alors, oui, les revendications ne sont plus les mêmes, mais le message de fond est identique et nous fait réfléchir sur notre situation actuelle. Si aujourd’hui nous sommes outrés face à l’esclavage, à l’époque, même les personnes les plus ouvertes d’esprit tenaient des propos choquants pour nous. Dans ces cas-là, qu’est-ce qui nous prouve que nous ne sommes pas nous-même arriérés sur certains sujets sans s’en rendre compte ? Être dans notre espace temps ne nous permet pas de voir l’absurdité de nos normes. Ainsi, observer Thomas et Melody évoluer dans cette société passée, m’a permise de remettre en question mon propre point de vue sur plusieurs aspects sociétaux. Suis-je aussi ouverte d’esprit que je le pense ?

Ce que j’ai également adoré dans ce roman, c’est avant tout le personnage de Thomas. Il a une répartie et un sens de la réplique cynique et piquant comme on les aime. Il tient à lui seul tout le roman et nous fait crier à l’injustice, nous fait rire, nous surprend. Bref, c’est par lui que passent beaucoup d’émotions.

La conclusion du roman est loin d’être celle que je m’imaginais. Toutes les réponses ne sont pas forcément apportées et un mystère plane toujours sur cet univers. Pour les amateurs de fins ouvertes : Ce roman est fait pour vous ! Pour ma part, j’aime que tout soit clôturé, mais ici ça ne m’a pas gêné parce que ça fait partie du roman. C’est logique finalement. J’aurais pourtant aimé en savoir plus sur la vie personnelle de Thomas, sur ses aventures avant le procès. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai un sentiment d’inachevé ! Bien au contraire, je comprends et je salue la décision de l’auteur. Bon, après, s’il offrait une suite ou un préquel à son histoire, forcément, je ne serais pas contre !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je dirais même GROSSE PEPITE ! J’ai adoré ce roman et j’ai eu beaucoup de mal à décrocher à chaque fois que je me mettais à lire. J’ai bien failli faire plus d’une nuit blanche et me couper de la civilisation rien que pour le lire.

Si tu aimes tout ce qui est complot politique et histoire, n’hésite même pas une seconde. Ce roman est vraiment fait pour toi. Et puis même si c’est pas ton truc, franchement, c’est un livre à découvrir. Tout comme Jérémy Vassinov (dont je vais te chroniquer son nouveau roman ce mois-ci !), je pense que j’ai trouvé avec L.Azarii à la fois un auteur que j’adore, mais aussi une personne accessible, adorable et drôle. Ces deux gugus font partis de mes plus belles rencontres dans le monde de l’auto-édition (Les gars, pour le pot-de-vin que vous me devez, on s’arrange en message privé !).

Ah, et autre point ! Ce roman peut rentrer dans le Pumpkin Autumn Challenge 2020. Donc, quelle est ton excuse pour passer à côté de cette merveille ?


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur ses différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram). Va le sivre, parce qu’il est drôle en vrai !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Prison Bank Water – G.Saryan

Je sais, je sais ! Le mois de septembre est dédié au fantastique et je te présente aujourd’hui un thriller. Mais ne t’en fais pas, cette petite exception à la règle vaut largement le coup, crois-moi !

Si je te dis « complot politico-militaire », « virus », « arme chimique » et « prison » est-ce que tu ne sens pas venir l’intrigue à rebondissements ? Laisse-moi t’embarquer dans ce roman à suspens et tu me diras après si ce petit détour n’en valait pas la peine, finalement !


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Note : 4 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Le monde va au plus mal. La crise est omniprésente et le gouvernement américain s’évertue à contenir la violence de la population. Une seule solution s’offre alors : réquisitionner les anciennes plateformes pétrolières pour en faire des prisons sous-marines d’un nouveau genre.

Enfermés à plus de deux cents mètres de profondeur, les plus grands criminels du pays y purgent alors leurs peines sans aucune chance de s’en échapper.

C’est dans ce lieu clôt et à l’abri des regards, que le médecin Bradley Cayne descend pour une dernière mission de six mois. Après cela, il raccroche son uniforme et fini l’armée ! Oui, mais… Dès les premiers jours, le comportement de chacun éveille ses soupçons. D’où vient cette soudaine violence chez les prisonniers ? Quel est ce virus qui semble se propager entre eux ? Et surtout, sont-ils tous en danger ?


QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Je vais commencer ma chronique par le premier point positif que j’ai trouvé à ce roman, à savoir son suspens. Alors oui, pour un thriller, le suspens est un peu l’ingrédient essentiel. Mais ici, il n’est pas seulement bon, il est excellent ! C’est simple, assez rapidement, on connait plus ou moins les acteurs du complot et leurs motivations. Il n’y a donc aucune tension à découvrir qui se cache derrière le virus et cela handicaperait lourdement n’importe quel roman. Pas ici ! Que nenni ! Ici, le suspens se concentre sur le médecin et sa capacité à alerter sur l’évolution du virus. Et là, forcément, tu ne peux pas prévoir l’issue finale. Le suspens reste donc entier et complet du début jusqu’à la fin.

Mais cela ne suffit pas. C’est qu’il faut nous garder captif durant ces 550 pages ! Et bien l’auteur y arrive à merveille grâce à une succession de scènes d’action et de combats dignes des plus grands films hollywoodiens. On sent d’ailleurs dans l’écriture une forte inspiration de ce genre cinématographique et ce roman gagnerait à être adapté.

Du suspens, de l’action. Tu l’auras compris, ce roman tient un rythme savamment étudié. Il arrive à doser tout cela de façon si précise qu’on ne peut lui reprocher aucune erreur dans ce domaine. Il n’y a pas un seul temps mort et parallèlement, l’auteur sait nous offrir des moments de pause où l’on peut respirer entre deux actions. Bref, ce roman sait quand appuyer sur l’accélérateur et quand ralentir pour ménager nos nerfs.

Un autre point qui vient vraiment aider le rythme : la découpe des chapitres. Un peu comme le dernier roman que je t’ai présenté, ici, chaque chapitre est fragmenté et illustre la vision de différents protagonistes, aussi bien des personnes subissant le virus, que celles à l’origine du complot. Et c’est ça qui crée un vrai suspens. On est au courant des plans de chacun et il ne nous reste plus qu’à voir la bombe exploser sous nos yeux. Je dirais que c’est même dans cet élément que réside toute la tension du roman.

Mais parlons un peu des personnages maintenant. Chacun est extrêmement bien développé et crédible. Ils ont leur psychologie individuelle, leur histoire, leur réaction et le tout donne un ensemble cohérent. Leur complexité sert parfaitement l’intrigue et chacun vient apporter sa pierre à l’édifice. Entre une intrigue bien ficelée et des personnages aux petits oignons, ce thriller nous offre une vision vraissemblable et sans faux-pas d’un potentiel futur. On y croit à 100%.

… Sauf que… Bon, il fallait bien un point négatif, sinon tu aurais cru que j’étais soudoyée pour écrire ces mots ! Il y a bien eu deux éléments qui m’ont gênée dans ma lecture, mais encore, c’est minime.

J’ai eu un peu de mal avec la crédibilité de l’action. Oui, j’ai dit que le thriller était plausible, mais je parlais du côté médicale et complotiste de l’intrigue. Pour ce qui est de l’action… Encore une fois, c’est très hollywoodien, donc forcément, on a des rebondissements extraordinaires, des actions grandioses… On ne peut pas dire que ça soit choquant puisque le roman remplit largement son contrat de ce côté-là. C’est juste que parfois, on a tout de même l’impression que le personnage principal possède une sacrée chance de cocu ! Tout le monde semble toujours tomber comme des mouches autour de lui, mais il s’en sort in extremis (au poil de fesse même, si tu me permets cette vulgarité !). Finalement, ce n’est pas non plus totalement un point négatif. Personnellement, je l’ai presque vu comme une caricature du genre et je lui ai vite accordé un aspect « comique ». Je ne suis pas sûre que ce soit le but premier de l’auteur, mais pour ma part j’ai presque fini par aimé ce côté un peu « gros » de l’intrigue et à en tirer beaucoup d’ironie.

L’autre point que je soulèverai repose uniquement sur le premier chapitre : le stéréotype de la famille américaine parfaite. Une belle femme. Deux enfants adorable. Le chien. Le chat. La belle maison. La super carrière. Bref, le tableau parfait des films hollywoodiens (je t’ai dit que le thriller s’en inspirait beaucoup !). Tu as tous les ingrédients possibles et, si certains aiment ce type de représentation, pour ma part c’est source d’angoisse ! Et oui, le parfait m’angoisse. Que veux-tu, je suis bizarre. Alors au début, j’ai un peu grincé des dents devant ces effluves d’amour et de bonheur, mais très vite, Monsieur fait ses bagages et direction la prison pour sa dernière mission. Du coup, je n’ai plus eu de problème avec ce point !

Tu l’auras compris : même mes points négatifs sont… positifs !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Bon, malgré ces deux petits éléments, j’ai beaucoup aimé ma lecture. Il faut savoir que j’ai eu un soucis avec la Poste et que le roman est arrivé très en retard. Il me restait peu de temps pour le lire et rendre ma chronique dans les délais. Bref, un vrai stress ! Le thriller fait tout de même 550 pages.

Et bien, je ne les ai pas vu défiler et je l’ai tout simplement dévoré. Il se lit extrêmement bien et facilement. Je ne vais pas te refaire le topo, mais vraiment ce livre est captivant.

Si tu aimes l’action, les complots et le suspens, saute sur ce roman ! Et puis, si le côté hollywoodien te freine, sache que je DETESTE ce genre en film, mais ici, j’ai vraiment beaucoup aimé. Comme je te l’ai dit, j’ai vu de l’ironie dans tous ces codes respectés à la lettre et finalement, j’ai adoré me laisser porter par l’histoire.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur ses différents réseaux sociaux (Facebook, Babelio, Instagram, Youtube)

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Mute – Joseph Kochmann

Comme tu le sais maintenant, le mois de septembre est sous le signe du fantastique sur ce blog. Mais qui dit fantastique, ne dit pas forcément licornes et lutins ! Non, ici je vais de présenter la partie sombre du genre, celle qui frise presque avec l’horreur.

Alors laisse-moi te parler du premier tome de la saga de Joseph Kochmann !


Style : Fantastique / Horreur

Réédité en 2019

Note : 4 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Mute n’est que présent. Il n’a pas de passé et pour ce qui est de son avenir, rien ne le désintéresse plus. Ce n’est pas qu’il soit défaitiste, non ! Mute n’est juste pas. Il se contente de vivre l’instant présent sans se poser de question.

Ainsi, il n’en a que faire de ce désert sans fin qu’il semble traverser depuis toujours. De ce lycée isolé de tout. De ces élèves qui disparaissent sans laisser de traces. De ces sentinelles qui rodent le soir venu dans les couloirs de l’établissement. De ce proviseur dont le système de punitions semble extrême. De ces créatures à la faim dévorante. Non, vraiment, Mute se sent étranger à tout cela.

Heureusement, Antoine et ses amis ne comptent pas rester les bras croisés. Ils sont bien déterminés à découvrir ce qui se cache derrière tous ces mystères, quitte à risquer leurs vies.


QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Mon avis sur le roman a beaucoup évolué durant ma lecture.

Tout d’abord, j’ai adoré son rythme dynamique. Les parties sont assez courtes et au sein d’un même chapitre on passe du point de vue d’un personnage à un autre. C’est un effet que j’ai rarement vu dans un roman et qui pourtant apporte un vrai + dans le système narratif. On assiste à une même scène sous différents angles et cela permet à l’auteur de créer un suspens. Cette technique est extrêmement bien utilisée pour faire monter la pression et elle te rendra dingue ! Je me suis fait avoir plus d’une fois : j’étais imprégnée dans l’action, j’attendais la suite et d’un coup, la narration changeait et me coupait dans mon élan. On est habitué à ce genre d’effet dans les films ou séries, mais assez peu finalement dans les romans.

L’action est omniprésente. On ne s’ennuie pas un seul instant tant tout éclate de toutes parts. Bien entendu, il y a de nombreuses scènes trash comme on les aime, mais pas que. Ce n’est pas seulement un enchainement de morts ou de tortures. Chaque scène est, je trouve, justifiée et apporte un vrai plus à l’intrigue.

Pourtant, j’ai parfois eu du mal à rester concentrée pendant ma lecture. Comme je le disais, ce roman bouge énormément et ce n’est donc pas du tout par ennui qu’il m’arrivait de décrocher. Au contraire : c’était à cause d’un trop plein d’informations. Il se passe tant de choses dans ce roman et il manque parfois quelques passages de « calme » qui nous permettraient de souffler et de digérer ce que l’on vient de lire. Ici, tout s’enchaine très vite et nous allons de rebondissement en rebondissement. C’est très agréable la plupart du temps mais parfois, on a besoin d’une petite pause.

Je disais plus haut que mon avis avait changé durant ma lecture. En effet, j’ai été tout de suite séduite par le côté explosif du roman, mais très vite j’ai ressenti ce besoin de souffler. Pourtant, arrivée à la moitié du roman, l’auteur a su me rattraper au vol et je ne sais pas si c’est le rythme qui ralentit légèrement ou tout simplement si je me suis habituée à cette cadence infernale, mais j’ai de nouveau été happée par le récit.

Dès la moitié du roman, les premiers dénouements arrivent et l’on pourrait penser que, le voile étant tombé, on se lasserait ensuite. Mais pas du tout ! La suite est une succession de révélations et chaque morceau du puzzle vient s’emboiter pour former le tout. Lorsque l’on observe le tableau final, on est époustouflé par la profondeur de l’histoire sans pour autant la trouver complexe ou tirée par les cheveux.

Il y a une vraie réflexion sur la nature humaine et sur l’impact de chacun dans la vie des autres. Chaque personnage représente, à mes yeux, un trait de personnalité particulier d’un individu et mis tous ensemble, ils forment un tout, un être à la fois complexe et contradictoire, un peu comme l’est tout être humain.

Ici, on parle également du sens de la vie et de la mort. Le roman est bien plus poussé qu’on ne pourrait le penser au premier coup d’œil. On se questionne sur la rédemption, sur le sens de la justice, mais également sur le sens du devoir moral. Bref, c’est le roman idéal pour les écorchés vifs, ceux qui vivent passionnément, ceux qui ressentent cette faim dévorante au fond de leur ventre. Cette faim de vivre. Cette faim de ressentir.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour ma part, je ne peux que te conseiller de le lire. Ce n’est pas un coup de cœur total puisque j’ai légèrement décroché durant quelques pages, mais rien que pour la qualité de la deuxième partie du roman, je le considère comme une vraie pépite !

Attention tout de même, c’est un livre que l’auteur a écrit avec ses tripes et on y ressent de plein fouet toutes ses angoisses et ses tourments. Personnellement, j’adore ce genre de lecture qui te retourne l’estomac tant les émotions y sont puissantes mais si tu es du genre sensible, ce roman n’est peut-être pas fait pour toi. Il est si sincère et entier qu’il peut facilement perturber le lecteur.

Par contre, si comme moi, tu aimes les lectures qui bousculent, n’hésite même pas, il est fait pour toi !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur son site Internet ou encore en le suivant sur ses différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Youtube)

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !