Publié dans Service presse

Les Orphelins de l’Avent T.1 – Virginia Besson Robilliard

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

En lisant le titre, tu dois te dire « Mais elle a pété un boulon ? Elle nous fait une lecture de Noël en Mars ! ». Je te répondrais tout d’abord que c’est pas beau de juger, comme ça ! Et ensuite, je fais ce que je veux. Surtout que finalement, ce roman il n’est pas uniquement réservé aux fêtes de fin d’année…


Style : Fantastique / Conte / Jeunesse

Date de publication : 2019

Points barème : 79,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Face et Pile sont deux orphelins. Deux noms bien originaux, mais il faut dire que ces jumeaux ont oublié depuis longtemps leurs prénoms de naissance ! Et puis, cela leur va comme un gant puisque l’un ne se trouve jamais sans l’autre. Ils partagent absolument tous et même leurs songes semblent rythmés par les mêmes ombres.

Tous deux rêvent toujours de ce même présage, celui qui les mènera vers leur prochaine aventure.

A tout juste douze ans, le frère et la soeur se retrouvent propulser dans un monde fantastique où un mystérieux homme les guidera tout au long de leur chemin. D’histoire en histoire, les jumeaux devront jouer leur rôle et gare à eux s’ils venaient à faire le moindre faux pas ! Une erreur et ils seront à jamais prisonniers de ce monde.

Parviendront-ils à s’échapper avant que Noël ne vienne ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (11,5 points sur 15)

La couverture de ce premier tome est vraiment belle et détaillée. Là, aucun doute ! On sent l’ambiance féérique de Noël avec une petite touche de sombre. Et tout de suite, on pense aux contes. Quand je te parle de contes, je fais référence aux textes de base, ceux qui sont un poil sombre et pas du tout édulcorés par la magie Disney.

Et quand tu passes au résumé, tu restes dans la même ambiance. Le tout est vraiment cohérent et c’est un sans faute. Le seul petit point que je peux relever, c’est que tout ce premier contact est très axé sur Noël et ça peut peut-être refroidir si on se penche sur ce bouquin en été. Alors que… Bah, tu vas voir ça, mais je ne trouve pas que cette lecture soit exclusivement réservée à la période hivernale.

Alors, sinon, j’ai uniquement vu la version numérique, donc je ne sais pas si le point qui va suivre s’applique aux deux formats ou non. Il y a quelques petites erreurs de mise en page et quelques coquilles qui restent, mais venant de moi, ça serait vraiment très mal venu de juger ça, d’autant + que ce n’est pas gênant du tout. Ce ne sont pas des fautes qui vont te couper dans ta lecture ou t’agacer. Juste, l’auteure est humaine et de toute façon, la mise en page c’est toujours relou et prise de tête !

Ma lecture (55 points sur 70)

Des histoires dans le récit

Déjà, la structure de ce roman est très originale et c’est vraiment ce que j’ai apprécié. En réalité, tu ne suis pas vraiment les péripéties de Face et Pile. Enfin, si, mais non… Je t’ai perdu ? OK, je m’explique : En fait Face et Pile se retrouvent propulsés dans un monde fait de contes. Pour s’en échapper, ils devront jouer un rôle dans chacune des histoires.

Donc sur le papier : Oui, tu suis les aventures des jumeaux puisqu’ils sont le fil rouge qui relie les histoires entre elles. Mais au final, leur rôle est assez léger et on en apprend bien + sur les personnages des différentes histoires que sur eux. Est-ce un problème ? Pas du tout ! Justement, j’ai beaucoup aimé ce point.

Peut-être que certains n’apprécieront pas cela et trouveront que ces deux enfants ne sont pas assez développés dans le récit, mais ce n’est clairement pas mon cas. L’intérêt de ce roman, c’est vraiment chacun des contes qui y est raconté, donc finalement, Face et Pile… Désolée les amis, je vous aime bien, mais à mes yeux vous n’êtes pas les stars de ce roman !

Avec les Orphelins de l’Avent, j’ai eu l’impression de retomber en enfance et de lire ces bouquins de Noël où tu enchainais les petites histoires, une par jour, jusqu’au jour sacré du réveillon ! L’effet est vraiment réussi, d’autant plus que les histoires ne sont pas enfantines et s’adressent à un public jeunesse voir jeune adulte. Bref, un super moyen de retomber dans l’enfance sans sombrer dans le gnangnan !

Un style maitrisé

Pour le coup, tu retrouves vraiment les codes des contes. Mais genre VRAIMENT ! Les tournures de phrase, le rythme, l’intrigue, les personnages… Tout est là. Et le coup de maître de l’auteure, c’est de nous réunir tout cela sans jamais tombé dans le caricatural. Tu sais, parfois, à force de trop vouloir coller aux codes, tu ponds un truc artificiel à souhait et presque ridicule. Ici, pas du tout !

On y croit vraiment et à aucun moment on à l’impression que tout cela est forcé ou même codifié. Bref, tu te laisses porter par le récit et tu savoures.

Quand je disais que tu retrouves tous les codes, c’est que, bien entendu, tu as la princesse, le prince charmant, la malédiction ou le sort, la mauvaise belle-mère… Tout ça tu l’as ! Et pourtant… et pourtant tu as une certaine forme de modernité puisque ce n’est pas le prince charmant qui sauve la demoiselle en détresse. Sans être pour autant ultra féministes, les héroïnes savent tout de même se dépatouiller toutes seules et c’est plutôt appréciable.

A lire à Noël… mais pas que !

Alors, l’intrigue de base (celle de Face et Pile) est franchement axée Noël. Cependant, ce n’est pas le cas des contes, qui finalement représentent une grosse partie du récit. Donc, oui, la meilleur période pour lire ce roman, c’est définitivement un soir d’hiver sous ton plaid. Mais, vois-tu, moi je l’ai lu en février (on est en Mars, je sais, mais je sors mes chroniques quand je veux, OK ?) et j’ai pas senti de décalage.

Et cette année, on a eu un mois de février chaud ! Enfin, en tout cas, il y avait du soleil et des oiseaux qui chantaient pendant que j’ai lu ce roman et j’en ai pas fait un AVC.

Je comprends le choix de l’auteure. De toute façon, la période de Noël fait vraiment partie de l’intrigue donc c’est normal d’axer la communication autour de ça. C’est juste vraiment dommage si un lecteur passe à côté de ce roman tout simplement parce qu’il pense que ce n’est pas la bonne période pour le lire !

l’après-lecture (13 points sur 15)

Franchement, très bonne surprise ! Moi qui adore l’horreur, le trash etc… Bah ça faisait du bien cette petite parenthèse, d’autant + qu’il y a tout de même une petite part sombre. En fait, comme les contes de Grimms ou Andersen.

Pour ma part, c’est vraiment une lecture que j’ai apprécié et je ne lui ferai que ce reproche : trop court ! Le roman est vraiment petit et l’auteure aurait pu aisément ajouter un ou deux autres contes. D’ailleurs, une suite est prévue ! A mes yeux, il faudrait d’autres histoires en + parce qu’on a pas envie de quitter la plume de l’auteure. C’est limite du sadisme de nous en offrir qu’un échantillon !

C’est bon. C’est décidé. Je vais monter une pétition pour que l’auteure rajoute des histoires dans chaque tome ! Non, + sérieusement, j’aurais adoré que le roman aille sur les 200 pages, MINIMUM. Il n’y a pas de longueur et on ne voit pas défiler les pages.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Oui, forcément, oui ! C’est un roman que je recommande vraiment pour un public pré-ado jusqu’à jeune adulte. Personnellement, je commence à quitter le public « jeune adulte » (la trentaine commence à me frôler du bout des doigts…) et j’ai tout de même vraiment apprécié. Le travail d’un chroniqueur est de juger un roman en fonction du public ciblé et non de ses propres goûts. Bah, même en jugeant avec mes propres goûts, je peux dire que j’ai vraiment apprécié ce roman et ça aurait tout à fait pu être une lecture perso.

Bon, après dire qu’il correspond à un public 30-40ans… Là je dirais que ça dépend de tes goûts. Peut-être pas, sauf si, justement, tu recherches une certaine nostalgie de tes lectures d’enfance !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Borderline. Niveau -1 : le Labyrinthe – Zoë Hababou

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises et de te donner une note plus détaillée, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) . Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors, une fois de plus, il faut que je sois totalement transparente et que je te dise que ce n’est pas un service presse ! L’auteure ne m’a pas envoyé ses romans dans le but que j’en fasse une chronique, cette initiative vient totalement de moi. Bref, j’ai gagné un concours en décembre dernier (je ne me lasserai jamais de dire ça, surtout depuis que ma victoire en février dernier m’a été honteusement volée ! Je suis pas rancunière, tiens…) et j’ai reçu 6 bouquins en échange. Aujourd’hui, on va voir ensemble le tome 2 de la saga Borderline.

Attention ! Contrairement aux romans de Simon Perdrix, avec Borderline tu DOIS lire les romans dans l’ordre, donc si tu as loupé le tome 1 (MAIS T’ES UN GRAND MALADE ? C’est quoi ton excuse pour ne pas déjà l’avoir lu ???), je t’invite plutôt à zyeuter la chronique qui lui est dédiée.

Si tu as la flemme de lire cette chronique, tu peux aussi écouter ça en cliquant juste en dessous ! C’est pas cool ça ?

Bouffe-moi ce bouquin Ep.3 : Qu'est-ce qu'un chroniqueur ? Bouffe-moi ce bouquin !

  1. Bouffe-moi ce bouquin Ep.3 : Qu'est-ce qu'un chroniqueur ?
  2. Bouffe-moi ce bouquin Ep. 2: Contes de Zombie d'Anthony Lamacchia
  3. Bouffe-moi ce bouquin Ep.1 : Borderline. Niveau -1 – le Labyrinthe de Zoë Hababou

Style : Récit initiatique / Spiritualité

Date de publication : 2020

Points barème : 94/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Parfois il suffit d’une rencontre et d’une seule pour tout changer. Comme si le putain de Destin l’avait mené à ce moment-là, à cet endroit précis pour qu’il puisse tomber nez à nez sur Wish. Travis est toujours le même type paumé et ravagé qu’il a toujours été. Le vide créé par la mort de Tyler est toujours aussi profond. Le feu qui brûle au fond de lui est toujours aussi dévorant.

Ce qui a changé, c’est Wish. Wish et la plante. L’ayahuasca.

Et ce qui était une virée Rock N Roll se met en suspens le temps d’un instant. Le temps d’assimiler toute la sagesse de l’abuelita et de comprendre tout ce qui se joue en lui. Pour la première fois de sa vie, Travis va apprendre à disséquer les moindres parties de son cerveau et à se poser. Rester immobile et ne plus se laisser consumer par le brasier qui l’anime.

Travis parviendra-t-il à devenir un homme nouveau ou se laissera-t-il dévorer par les maux du passé ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour l’envoi de ses romans. Encore une fois, ce n’est pas un service presse mais une lecture personnelle !

Le premier regard (14.5 points sur 15)

Toujours le même amour pour les couvertures de la saga ! D’ailleurs, j’ai hâte de te présenter le tome 3, c’est vraiment mon préféré jusque-là. Je dis, « jusque-là » parce que Zoë Hababou nous a présenté les couvertures pour le tome 4 et elles sont d’une beauté ! Oui, « LES COUVERTURES » parce que Madame s’est laissée emporter et le tome 4 est trop épais pour tenir dans un seul bouquin. Allons-nous nous plaindre ? Bah, non ! Clairement non !

Ma lecture (64.5 points sur 70)

Tyler, Tyler, Tyler… Faut qu’on parle toi et moi !

Je vais commencer fort en parlant de Tyler dès le début. Alors, je vais te raconter mon expérience et je peux déjà te dire qu’elle est fortement influencée par mon histoire personnelle. Je me doute que peu de personnes ont ressenti la même chose. Mais fuck, c’est ma chronique, donc je t’en parle si je veux. D’autant plus que c’est vraiment ce point qui a influencé toute ma lecture.

Bon, je lâche la bombe, comme ça sans explication : J’ai une peur quasi maladive de l’abandon. Je rentrerai pas dans les détails du pourquoi parce que c’est personnel, mais c’est quelque chose qui dicte pas mal mon quotidien et qui revient systématiquement dès que je me tape des thérapies ou autres.

Quel est le rapport avec Tyler ? J’y viens. En fait, dans le tome 1, j’ai été fasciné par la relation entre Tyler et Travis, et même si je savais dès le début que Tyler était morte, je sais pas, je devais être dans une phase de déni ou autre et j’ai pas percuté. Mais dans le tome 2… Dès les premières pages j’ai ressenti énormément de colère envers elle. Au point même de… la détester. Et pourtant, elle n’a pas changé, elle reste toujours fidèle à elle-même, alors pourquoi ? Pourquoi autant de colère en moi ?

Attention ! Que ce soit clair : détester un personnage n’est pas une mauvaise chose (sauf si on le déteste parce qu’il est mal écrit, qu’il est caricatural ou autre). Pour moi, tant qu’on ressent une émotion envers un personnage, c’est qu’il est réussi et je préfère même ressentir de la colère, de la haine ou du dégoût envers un protagoniste plutôt que de la sympathie. Ça doit être mon côté maso… Bref, je suis toujours la meuf qui préfère le méchant de l’histoire au gentil. Alors ici, Tyler n’est pas la « méchante », mais tu saisis l’idée.

Pendant une bonne partie de ma lecture, j’ai pas compris pourquoi je réagissais comme ça. Pourquoi j’étais bloquée sur Tyler et pourquoi ce sentiment si fort ? Et en fait, le tome 2 a été une putain de thérapie pour moi : je détestais Tyler parce que je m’étais totalement mise à la place de Travis et lorsque j’ai peur d’être abandonnée par quelqu’un c’est systématiquement la réaction que j’ai. Je détestais Tyler, parce que j’avais peur qu’elle m’abandonne. Enfin, qu’elle abandonne Travis. Qui du coup est moi parce que… Ouais, t’as compris le bordel !

L’aventure laisse sa place à l’introspection

Dans le premier opus, tu sentais la rage de vivre de Tyler et Travis. Ça décapait, ça pétait dans tous les sens et c’était ultra Rock N Roll. On était beaucoup + sur des scènes du passé et on assistait vraiment à la violence qu’avaient essuyé les jumeaux, mais aussi à celle qu’ils avaient créée, parce qu’on va pas se mentir, ce sont pas des enfants de chœur.

Il y a toujours cette violence, mais elle devient + psychologique. Et puis, je suis pas allée compter les chapitres et établir des pourcentages pour vérifier ça, pourtant il me semble bien que Zoë nous parle un peu moins du passé commun de Tyler et Travis pour se concentrer sur Travis. Comme si le mec avait enfin accepté qu’ils n’étaient pas une seule et même personne et qu’il avait une vie, une identité indépendamment de sa sœur.

Du coup, il nous raconte moins des faits, et part plutôt sur des réflexions, sur une analyse de sa propre personnalité et de ses sentiments. Alors oui, c’est toujours Rock N Roll, juste ça ne l’est pas pour les mêmes raisons. Là où le tome 1 te mettait + en avant l’aventure et le mouvement, dans le tome 2, tu vis le côté « drogue et chute » de la vie Rock N Roll. Le moment où la star se crame carrément les ailes à force de grimper.

Et là, tu comprends le principe des différents niveaux. Travis prend peu à peu conscience de son existence et s’analyse. A chaque opus, il a un différent stade d’éveil. Dans le premier il te racontait sa vision avec une assurance de dingue, il était persuadé d’être dans la vérité et que tous les autres étaient juste des putain de zombies (bon, il le pense toujours dans le tome 2, parce que, quand même !). Mais dans cet opus, il se rend compte qu’il y a une faille dans leur système de penser et on assiste à un début de déconstruction.

Grace à l’ayahuasca, Travis se déconstruit pour accepter la réalité de la plante. Alors, clairement, on n’est pas sur une phase de reconstruction, mais c’est normal, chaque chose en son temps ! Il faut savoir être patient, et puis la reconstruction, c’est un autre niveau encore !

Putain, il y a aucun artifice !

Note à moi-même : retirer tous les « putain » si je veux que ma chronique passe sur Amazon…

Alors, pourquoi je te dis qu’il y a aucun artifice ? Parce que c’est le cas. Pas de chichi, pas de truc romancé. Clairement, Travis il existe pas pour le lecteur et sa vie n’est pas là pour servir d’exemple ou je ne sais quoi. Zoë Hababou te raconte la vie d’un mec comme il l’a vécue. Alors oui, sur le papier c’est un personnage fictif, mais ça tu as du mal à le réaliser. Parce que sa vie, même si elle est atypique, elle est pas extraordinaire. Et quand je dis « extraordinaire », je parle dans le sens « rare » et totalement inaccessible au reste de l’humanité. Travis, c’est n’importe quel mec que tu peux trouver dehors. Il est pas démesurément doué pour un truc, le Destin ne l’a pas désigné pour accomplir des choses de dingues. C’est juste un type qui a vécu des galères.

Et là dessus, j’ai retrouvé la même sensation que lorsque je matais Shameless. On te met face à la réalité. Les personnages ne sont pas des êtres différents de toi et moi, ils vivent des galères hardcore, mais c’est pas lié à eux, c’est lié à leur classe sociale, à leur environnement et des Travis, t’en retrouves plein dans la rue. Et c’est ça qui est puissant.

Tu le vois foncer dans le mur et partir à la dérive, mais merde ! C’est la réalité ! C’est ce qui arrive à des tonnes de gamins tous les jours et ça sert à rien de fermer les yeux ou de les juger. Justement, en comprenant comment ils en sont arrivés là, c’est comme ça qu’on comprend le problème. Il faut voir la réalité sans sa couche de verni et de paillettes pour agir.

Encore une fois, lire Borderline, c’est comme assister à un accident. On sait que ça va mal finir mais on peut pas détourner les yeux. Parce qu’on a besoin de voir ça.

L’après-lecture (15 points sur 15)

Franchement, ce n’est que le tome 2 et pourtant j’ai l’impression qu’il est déjà bien + puissant que le tome 1. Je me suis payé une vraie thérapie durant ma lecture et j’en ressors avec une analyse de moi-même qui est bien + poussée. Pourtant, j’ai rien en commun avec Travis. La drogue, le sexe, l’errance, c’est des trucs que j’ai jamais connu.

C’est juste dingue le pouvoir de ce bouquin. c’est enivrant et en même temps ça fait peur. Parce que ça m’a obligé à voir en face mes propres démons et on sait tous qu’on préfère rester dans le déni. C’est mieux, c’est + pratique comme ça.

Je me dis qu’on en est qu’au tome 2 et que ce n’est que le début de l’éveil. J’imagine même pas la puissance des autres niveaux… J’ai hâte et en même temps, je redoute le moment venu, parce que ça risque de faire mal. Mais au final, est-ce que c’est pas justement ce qu’on recherche avec Borderline ? Bah si !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je suis estomaquée par la puissance du bouquin. Pendant ma lecture, je pensais pas qu’il allait me retourner à ce point et c’est, arrivée à la fin, que je me suis rendue compte de tout ce qui s’était passé en moi au fil des pages. Forcément que c’est une pépite, mais attention, je ne le recommande pas à tout le monde. Enfin si ! Mais non.

Je m’explique : c’est vraiment une saga qui est là pour que tu te tapes une thérapie. Mieux qu’un psy, crois-moi ! Donc oui, je te recommande de le lire pour t’aider à mieux te comprendre, mais par pitié, fais-le quand tu te sens prêt. C’est vraiment puissant, je trouve et donc comme chaque chose puissante, si tu le lis alors que tu n’es pas dans le bon mood, ça va être contre-productif. Il faut que tu sois entièrement prêt à recevoir la claque, à t’ouvrir à une nouvelle façon de penser, de voir. Et surtout que tu mettes au placard ton jugement. Ne juge pas, ne pense pas, laisse-toi entièrement guider par le bouquin, exactement comme Travis se laisse guider par l’ayahuasca.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le ! Elle écrit pleins d’articles trop cools) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un lémurien et auteur sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

RéValité – Julia Galindo

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

On se pose beaucoup de question sur notre personnalité. Je veux dire, qu’est-ce qui fait réellement partie de notre identité et quelle part doit-on aux stimuli extérieurs ? Et si on pouvait repartir à zéro, aurions-nous les mêmes goûts ? C’est ce thème qu’aborde le roman de Julia Galindo !


Style : Thriller / Romance à suspens

Date de publication : 2019

Points barème : 67,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Gaïa se réveille sans aucun souvenir de son identité. Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle fait ici et encore moins ce que lui veulent ces personnes autour d’elle. Pourtant, une chose est sûre : elle ne peut pas leur faire confiance !

Quand ton destin repose entre les mains d’un aimable SDF fraichement rencontrer, on ne peut pas dire que tu sois vraiment à l’aise. Mais lorsque l’on ajoute à cela un mystérieux bêllatre, un intriguant médecin et une ribambelle d’attaques, on peut dire que ta vie n’est pas de tout repos !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (11,5 points sur 15)

Alors, déjà, il faut dire que cette couverture attire l’œil, c’est indéniable ! Je ne sais pas du tout qui a bien pu la réaliser, mais beau travail l’artiste. On a tous les éléments pour comprendre l’ambiance du roman.

Là où j’ai un peu plus de mal, c’est avec le résumé. Alors, en soi, il est très bien, il accroche également et on sent tout de suite que le roman aura une petite touche décalée/humour. Mais je trouve que finalement, il nous donne l’impression que l’on va lire un roman à suspens, un roman d’action alors que… Bah, tu verras dans la suite de ma chronique. Je ne trouve pas forcément que ça correspond à l’ambiance générale.

Pour ce qui est de la mise en page du roman, elle est vraiment originale ! Même dans la version ebook, tu peux retrouver des dessins de l’auteure elle-même. Je les trouve simples mais extrêmement beaux. Il faut dire que je suis assez fan du minimalisme et des croquis au coup de crayon unique. C’est un vrai + !

Ma lecture (46 points sur 70)

De l’action ? Mouais…

Alors, on va commencer par ce qui fâche. On va retirer d’un coup le pansement et comme ça on pourra passer à la suite !

Comme je te le disais avant, avec le résumé, on s’attend à beaucoup d’action, de la théorie du complot, des explosions dans tous les sens et… bah pas vraiment… Alors, je suis le genre de personne qui aime une certaine lenteur dans les récits, donc en théorie, j’aurais dû être contente, mais ce n’est pas le cas. En fait, l’action n’est pas remplacée par l’installation de l’ambiance ou encore par des réflexions internes du personnage principal.

Non, en fait, l’action est remplacé par des scènes… de la vie de tous les jours. Gaïa passe une bonne partie du roman à organiser le mas. Sur le principe, pas de problème ! Mais c’était pas vraiment ce qu’on m’avait vendu à la base. J’en oubliais presque le côté thriller et SF du roman et j’avais l’impression de lire du Feel-Good. L’histoire d’une femme qui se reconstruit après une perte de mémoire.

Bon, j’exagère peut-être un chouilla, mais tu saisis l’idée.

Des sujets intéressants

Bon, mais ça veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de qualités dans ce roman ! Tiens, rien que les thèmes abordés ! On te parle de pas mal de sujets sensibles et les réflexions faites autour sont intéressantes. Alors, je ne vais pas rentrer dans les détails parce que la déontologie anti-spoil me l’interdit, mais tu as pas mal de réflexions autour des dérives et de l’éthique scientifiques. Où poser les limites ?

Ce sont des sujets assez futuristes tout en étant quand même ancrés dans notre réalité. Bref, c’est vraiment pas mal et il y a un vrai message passé par l’auteure.

Et en dehors même de ces sujets SF, il y a aussi un autre qui ne manque pas d’intérêt : la notion d’amour, de sexualité et surtout de couple. On est assez loin du schéma classique hétéronormé et surtout, on est loin des couples vus et revus des romances. Encore une fois, je ne peux rien dire sans te dévoiler l’intrigue, mais si tu penses que le roman tourne autour de l’histoire d’amour entre Gaïa et le mystérieux inconnu sexy… Bah retente ta chance ! Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise que l’auteure ne tombe pas dans la facilité et ne choisisse pas ce schéma classique.

Pas mal d’humour

Gaïa n’est pas vraiment une femme qui se laisse faire. Et même si elle semble parfois un peu trop guidée par ses hormones, elle n’en reste pas moins une femme forte et indépendante. Du coup, forcément, elle a été livrée avec un certain sens de la répartie et on est pas à l’abri d’une petite réplique bien cinglante.

Mais ce n’est pas le seul personnage haut en couleur. Pour le coup, les personnages secondaires ont tous une vraie personnalité. Alors oui, il y a un peu un schéma récurent : le personnage devient sympathique aux yeux de Gaïa et du coup, BAF ! On se retrouve avec un paragraphe qui détaille sa vie. Mais au final, c’est aussi ça ce qui nous permet de mieux les comprendre.

l’après-lecture (10 points sur 15)

Bon, alors la lecture est agréable et puis les dessins sont un vrai régal, mais j’ai quand même eu un peu de mal par moments. Quelques lenteurs à mon goût.

Je pense que ça vient en partie du fait que, lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je pensais vraiment être sur un livre d’action. Mes attentes ne correspondaient pas du tout au contenu et ça vient vraiment du résumé. Habituellement, je ne le relis pas avant de me lancer dans mes lectures, mais là, je ne sais pas trop pourquoi, j’ai fait une exception et c’était pas la meilleure chose à faire, je pense.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est une lecture agréable, sans pour autant être un coup de cœur. Il manque un petit je-ne-sais-quoi pour nous captiver complètement, mais cela n’empêche pas le roman d’aborder des sujets super intéressants. ET SURTOUT de donner une autre représentation de l’amour et de la romance, chose dont on a cruellement besoin !

S’il faut retenir une chose, c’est celle-ci : ne lis pas ce roman pour l’action ou le suspens, lis-le pour ses réflexions éthiques et pour la nouvelle représentation des relations amoureuses qu’il t’offre.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

La Nuit de l’occulte -Etienne Minier

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Il y a certaines chroniques qui s’écrivent d’elles-mêmes et d’autres qu’on redoute de faire. Malheureusement, c’est le cas pour celle d’aujourd’hui. Bien sûr, je vais essayer de rester la plus objective sans être influencée par mes goûts personnels, mon avis n’est pas parole d’évangile, donc je t’invite à lire des chroniques plus enthousiastes sur ce roman s’il te fait de l’œil.


Style : horreur / Fantastique

Date de publication : 2019

Points barème : 56/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

On aime tous se faire peur, on raffole de ces soirées où, installé au coin du feu, on se raconte des histoires glaçantes.

Un soir, Marc et sa famille décident de s’adonner à l’exercice. Pour cela, chacun y va de son anecdote la plus terrifiante. Quand vient son tour, le jeune homme refuse catégoriquement. Il est hors de question qu’il partage ce secret qu’il avait promis d’emporter avec lui dans sa tombe.

Que s’est-il passé cet été 2009 pour provoquer un tel mutisme chez Marc ? Une bande d’amis, un jeu occulte qui tourne mal, des évènements du passé qui refont surface. Il n’en fallait pas plus pour que le drame ne survienne.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (10 points sur 15)

La couverture peut paraitre un peu kitch, mais je trouve que ce n’est pas plus mal. Comme le roman semble avoir une forte influence des classiques cinématographiques du genre horreur, on retrouve un peu cette ambiance des années 80-90, je trouve. En fait, lorsque j’ai lu le résumé et que j’ai vu la couverture, je pensais même être sur un roman caricatural, sur une parodie du genre et j’étais ultra enthousiaste. Tu sais à quel point j’adore l’horreur mais aussi l’humour. Et là, je pensais avoir affaire aux deux, donc forcément, j’étais toute euphorique.

En fait, dans le résumé, rien ne pouvait me dire qu’il s’agissait d’une parodie du genre, c’est uniquement en me basant sur la couverture que j’ai eu cette impression. Bon, après lecture, je ne suis pas certaine que ce soit le cas. Je pense que ce roman se veut sérieux et horrifique.

Ma lecture (37 points sur 70)

De bons éléments…

En soi, l’idée de base est vraiment intéressante. On te parle de télékinésie, de rituels occultes, de fantômes… Bref, tous les ingrédients pour un bon bouquin. Et puis, finalement, on retrouve bien des éléments des films d’horreur mais sans sombrer dans le stéréotype. On est plutôt sur un hommage au genre.

J’aime bien aussi l’idée du récit en abime, c’est-à-dire le fait que l’histoire ne commence pas en 2009, mais plutôt des années plus tard avec un Marc adulte qui se souvient de ce fameux été. J’étais vraiment emballée à l’idée de commencer cette lecture.

… Mais une plume qui n’aide pas

Malheureusement, ça ne l’a pas fait du tout. Je dirais même que malgré une histoire intéressante et un suspens, on décroche souvent. Personnellement, j’ai dû m’accrocher pour rester dans le récit et tout ça simplement à cause de la narration. La plume de l’auteur est parfois un peu trop scolaire, j’ai eu du mal avec certaines tournures de phrases que je ne comprenais pas ou qui me semblaient très étranges. C’est le premier roman québecois que je lis, alors peut-être que nos expressions ne sont pas toujours les mêmes… Après, je suis pas mal de YouTubeurs québécois et je n’ai pas l’impression que ce soit vraiment ça le problème.

Un autre point qui n’a pas aidé, ce sont les descriptions. Elles sont assez longues et on a parfois du mal à comprendre leur utilité. Alors oui, une description est souvent géniale lorsque l’on veut instaurer une ambiance pesante, du suspens, de la tension. Mais là, au lieu de servir le récit, ça nous fait totalement décrocher. Et comme on décroche, on est pas dans le récit et on ne s’attache pas aux personnages.

Je n’aime vraiment pas écrire des choses comme ça, mais je me dois d’être honnête : une fois de plus, je n’ai fini ce roman que parce que c’était un service presse. En lecture personnelle, je n’aurais surement pas dépassé les dix premières pages.

Encore un peu de travail

Alors, dis comme ça, tu vas penser que c’est une chronique ultra négative et tu vas même te demander pourquoi j’ai mis 37 points dans cette partie ! Tout simplement parce qu’il y a de vrais éléments de base. En fait, pour moi, il reste certes du travail à faire sur la plume, la structure narrative, etc… mais il y a un vrai potentiel. Une fois très bien retravaillé, La Nuit de l’Occulte peut donner un très bon bouquin.

l’après-lecture (9 points sur 15)

Je ne veux surtout pas que l’auteur s’arrête là en pensant que, comme son roman n’a pas plu, alors il ne vaut rien. C’est faux, totalement faux ! Déjà, les goûts et les couleurs, ça se partage pas, donc il y a surement d’autres qui apprécieront ce roman. Mais surtout, comme je le disais, il y a un truc, un petit élément qui me fait dire que bien accompagné, l’auteur a toutes les chances de réaliser un bon bouquin.

L’imagination (même si on peut la travailler) c’est un don avec lequel on nait ou pas. Alors que la plume, ça se travaille vraiment à fond. Peu d’auteurs étaient bons dès leurs premiers écrits et souvent nos premiers pas sont catastrophiques ! A titre perso, je suis très loin du niveau de certains bouquins que je chronique et j’ai un tas de faiblesses dont je suis plus ou moins consciente. Du coup, je travaille, encore et encore. Et à chaque semaine qui passe, ma plume s’améliore. Et ça sera surement le cas tout le long de ma vie.

S’il y a une chose que j’aimerais que l’auteur retienne, c’est celle-là : une remarque sur la plume ne veut rien dire sur notre valeur en tant qu’auteur, parce qu’on évoluera. Ce n’est pas parce que, aujourd’hui notre niveau n’est pas forcément optimal, qu’on est un auteur raté. A mes yeux, un auteur raté, c’est quelqu’un qui refuse de changer et, à cause de ça, fonce droit dans le mur. Un bon auteur, c’est quelqu’un qui sait écouter et qui réfléchira toujours à la façon de s’améliorer tout en restant fidèle à soi-même. Alors, Etienne Minier, montre-moi le bon auteur que tu es et viens m’épater avec ton prochain roman ! Je ne demande que ça !

Ps : Je me permets le tutoiement, vu que je tutoie absolument tout le monde !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Sans surprise, je pense, tu te doutes que je ne vais pas forcément recommander cette lecture. Aujourd’hui, en l’état des choses, je trouve que la narration vient vraiment desservir le roman et on décroche.

Pourtant, encore une fois, je le dis avec sincérité, je pense qu’on tient quelque chose. Il y a de l’idée et j’espère vraiment que cette version de la Nuit de l’Occulte n’est que le début de l’aventure. Je serais vraiment heureuse d’apprendre de la part de l’auteur qu’il a su la retravailler et qu’une nouvelle édition existe.

Donc, affaire à suivre !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Archibald Skye : Combien de lance-flammes faut-il pour brûler San Francisco ?

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et on se retrouve pour le troisième tome de la saga ! Je t’avais déjà chroniqué les deux premiers ici et ici aussi. Alors qu’est-ce que vaut cette suite ?


Style : Urbain Fantasy

Date de publication : 2020

Points barème : 76.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Archie a enfin réussi à mettre la main sur Esteban mais pour ça… Bah il a fallu qu’elle soit retenue elle-même prisonnière. Ça s’annonce mal cette histoire ! Surtout que les ravisseurs n’ont pas l’air de servir des chamallows au diner. Non, mais on est où, là ?

Bon, pas grave ! Au moins, elle est avec Esteban, non ? Ouais, enfin, elle aurait quand même sacrément besoin d’un médecin aussi, parce que cette sale blessure qu’elle a au bras, pas sûre que ça parte tout seul… Va vite falloir trouver comment se sortir de ce bordel !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (14 points sur 15)

Bon à force, je n’ai même plus besoin de le répéter, non ? Comme toujours, la couverture, le résumé, tout est totalement raccord avec l’univers de Jupiter Phaeton. Pas d’entourloupe.

Et le truc que j’ai plutôt apprécié avec ce résumé, c’est qu’il te présente vraiment que les premières pages du roman, donc tout le reste est une vraie surprise et tu ne sais pas du tout dans quel merdier s’est encore foutu Archie.

Ma lecture (50.5 points sur 70)

On passe au stade au-dessus !

Dans le tome 1, Archie et son client était menacé par un ennemi inconnu. Dans le tome 2, ils apprennent que la Stolka leur en veut, mais que d’autres élémentaires sont également en danger. Bon, bah dans le tome 3, on fait aucune discrimination : San Francisco entier est dans la panade.

Du coup, forcément, on monte d’un cran niveau tension et c’est pas mal parce que ça permet à la fois de sortir un peu de l’entourage d’Archie mais surtout d’en apprendre + sur l’univers futuriste et sur les différents acteurs politiques. Alors, promis, ça reste du Jupiter Phaeton, donc ça reste fun et décalé. On est clairement pas sur un cours de géopolitique, mais c’est assez cool d’en connaitre +.

Non, et puis du coup on est carrément sur une ambiance limite « fin du monde » parce que ça brûle de partout !

Mais, c’est pas qu’elle aurait un peu changé Archie ?

Encore une fois, Jupiter Phaeton décide d’aborder son roman sous un autre angle et du coup, les fils ont fini par se connecter là-haut dans mon cerveau : En fait, le tome 1, c’est Numéro 4, c’est-à-dire la Archie qui explose et qui est en colère contre tout le monde. Dans le tome 2, c’est Wiki qu’on rencontre et on a une version + mature de notre héroïne.

Bah, dans le tome 3, on a affaire à Numéro 1, Trixie. C’est un peu la part sentimentale et cul-cul de la garde du corps. En fait, à chaque fois, tu as une vraie évolution.

Est-ce que ma théorie est bonne ou pas du tout ? Pour ça, faudra lire le tome 4 et découvrir si, oui ou non, Jupiter Phaeton nous offre une présentation du dernier alter ego d’Archie.

Entre action et punchlines

Encore une fois, tu te poses pas une seconde avec Jupiter Phaeton. Pas le temps de réfléchir à ce qu’il vient de se passer que le prochain danger pointe déjà le bout de son nez. Et puisqu’il faut quand même souffler un peu, tu retrouves entre chaque scène des dialogues aux réparties sans égal !

On est toujours sur ce schéma qui t’a séduit dès le premier tome : de l’action et de l’humour. Et toujours du running gag, parce que c’est quand même la signature de l’univers d’Archie, non ?

l’après-lecture (12 points sur 15)

Comme toujours, Jupiter Phaeton nous offre un final épique. On sait clairement que les personnages se retrouvent dans une situation… Assez périlleuse, pour ne pas dire autre chose ! Après tout, c’est la marque de fabrique de l’auteure. Souvent, on conseille de ne pas faire de fin dans ce genre parce qu’il faudra attendre un an aux lecteurs pour avoir la suite. Ce n’est pas comme pour une série où il te suffit de patienter la semaine pour savoir si les personnages vont ou non s’en sortir !

Mais ici, on est avec Jupiter Phaeton et la madame a un rythme d’écriture à faire pâlir Speedy Gonzales, donc les lecteurs n’ont jamais à attendre bien longtemps avec elle. Non, et puis de toute façon, la saga est finie aujourd’hui, donc dès ta lecture terminée, tu peux direct enchainer avec la suite.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Ce troisième tome est fidèle à la saga et si tu as apprécié les premiers, tu ne seras pas déçu par cette suite. Pour ma part, le tome 2 reste à ce jour mon préféré, mais ça n’enlève en rien la qualité de cette suite. Faut bien qu’on ait des chouchous, non ?

Encore une fois, Jupiter Phaeton nous offre un roman explosif qui saute partout et où se poser cinq minutes n’est clairement pas envisageable. Des running gags, de l’action, de la fantasy, tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents tomes et que l’on retrouve ici aussi.

Bref, un roman young adult qui plaira aux fans du genre !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux retrouver ce deuxième tome sur Amazon. Si tu veux découvrir l’auteure, ça se passe sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook) ou encore sur son site Internet !

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Une Brève Histoire du Sang – Simon Perdrix

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et on revient pour la deuxième fois avec Simon Perdrix. Ouais, c’est le même gars que je te présentais le mois dernier avec son roman Chimère(s). Bon, bah maintenant, on attaque la suite. Enfin, la suite… pas vraiment, à moins que… Bon, tu sais quoi ? On va commencer cette chronique et tu vas comprendre !


Style : Fantastique / Polar

Date de publication : 2020

Points barème : 86,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Il est de ces évènements si violents qu’ils hantent à jamais les lieux où ils se sont déroulés. C’est le cas de ce meurtre irrésolu et sanglant qui plongea la rue des Lilas dans une désolation totale. Trente ans plus tard, le mystère reste présent et la vie semble, elle, fuir le quartier.

Ancien journaliste reconverti dans le roman à succès, notre héro décide, bon gré mal gré, d’y déménager. Ce qu’il ignore alors, c’est qu’il se trouve au plus près de l’ancienne scène de crime, tant sur le plan physique que… temporel ! Quelque chose semble pouvoir le transporter directement dans le passé et rejoindre les nostalgiques années 80, cette époque où la foule grouillait le long des allées, cette époque où le meurtre ne s’était pas encore invité sur le pavé.

Commence alors une course contre la montre : Pourra-t-il déjouer le Destin et éviter ce sombre massacre ? Encore faudrait-il connaitre l’identité de la victime…

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (13 points sur 15)

Simple, efficace ! Qu’est-ce que tu veux ? OK, il y a pas de jolies licornes dessus (très raccord avec l’univers de Simon Perdrix, AUCUN DOUTE là-dessus !), il y a pas de photos sanglantes (Ah, ouais, non, c’est plutôt ça qui serait raccord !), il y a pas de BAM-BOUM. Juste un fond noir et ce titre Une Brève Histoire du Sang. Et direct, ça te pose les bases, tu te perds pas dans le superflu, tu mates le titre et c’est tout.

Ce titre, parlons en un peu ! Alors, si tu es un peu fan de SF et surtout de cosmologie (ou de sciences tout simplement), ça te dit quelque chose. Genre un truc en lien avec le temps… Tu l’as ? Non ? Bah, tant pis pour toi ! Faudra lire le bouquin pour comprendre. Mais en tout cas, ça explique la fameuse utilisation du mot « du » au lieu de « de ». Non, mais je te le dis parce que moi, ça m’a perturbé au début, et j’ai compris après coup.

Pour le résumé, rien à redire ! Tu comprends tout de suite ce qui va se passer et je dirais même que dès le début, tu commences à flairer qu’il y a un truc avec 22/11/63 de Stephen King, mais ça, j’y reviendrai plus tard.

Ma lecture (59,5 points sur 70)

Un miroir déformant du tome 1

Il est où Paul ? Paul ? Paul ??? Alors, déjà, sache que tu peux lire ce tome 2 indépendamment de Chimère(s). Finalement, on ne retrouve pas les personnages du précédent opus, ni même l’ambiance ! En fait, c’est un tout autre registre, mais pourtant, on trouve un certain parallèle entre les deux œuvres et très vite nous vient cette impression de miroir déformant. Je vais pas te dresser la liste de toutes les similitudes (pourtant contraires) que j’ai trouvées, mais en voici quelques unes pour que tu comprennes ce que je veux dire :

  • Dans Chimère(s), Paul est un ancien flic, devenu détective. Ici, le héro est un ancien journaliste devenu romancier. Deux milieux différents mais un parcours identique. Pire que ça ! Les deux métiers (détective et romancier) constituent quand même le job chouchou des apprentis enquêteurs de nos polars. En gros, les deux sont le cliché qu’on retrouve dans les romans policiers. Simon Perdrix continue donc de jouer avec les stéréotypes.
  • Dans Chimère(s), la culture musicale a une place centrale. Ici, même si elle reste présente, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une mise en avant du cinéma.
  • Les deux romans présentent des héros célibataires mais dans Chimère(s), Paul se soigne tant bien que mal d’une précédente rupture amoureuse. Là, on assiste aux prémices.

Bref, tu l’auras compris : On retrouve le même élément, mais traité sous un autre angle. Comme une série de clins d’œil que nous ferait l’auteur. Et au final, ça donne une toute autre histoire et surtout une toute autre ambiance. Là où Chimère(s) était sombre et proche de l’horreur, Une Brève Histoire du Sang s’en éloigne pour arpenter les sentiers du fantastique quasi SF.

Et si on faisait 22/11/63, mais en mieux ?

Alors, j’adore Stephen King. Ce mec est un génie et a pondu des chefs d’œuvre de malade, mais 22/11/63 n’en fait pas partie. Voilà, c’est dit ! Je dis pas que je n’ai pas aimé ! Il est sympa comme bouquin mais c’est pas… Bah, c’est pas prenant aux tripes comme l’est habituellement un Stephen King. L’histoire est bonne, l’intrigue est cool, mais niveau émotion… C’est assez plat. Et puis surtout, ce stéréotype du héro qui va sauver le PRESIDENT DES USA OMG COMMENT IL EST TROP FORT.

Quoi ? Ça se voit tant que ça que ça me soule le héro qui sauve l’humanité ? Bah, ce que j’ai vraiment beaucoup aimé chez Simon Perdrix, c’est qu’il exploite peut-être la même idée que King, mais il le fait bien, LUI (Ouais, Stevy, c’est à toi que je cause ! Prends en de la graine !). Il y a de l’émotion, il y a des personnages attachants (et pas un monsieur parfait de mes deux) et surtout : le héro ne sauve pas l’humanité. Il ne retourne pas dans le passé pour changer le cours des choses à l’échelle internationale. Non, lui il veut juste sauver une seule personne. Et du coup, ça le rend + réel et crédible.

Parce qu’on va pas se mentir : entre toi et moi, si on pouvait retourner dans le passé, est-ce qu’on irait se faire chier à faire un truc épique dont personne ne s’apercevrait ou est-ce qu’on en profiterait pas + pour modifier quelque chose qui nous est proche ? Ne me mens pas, je sais très bien qu’avec toi Staline aurait de beaux jours devant lui et que tu irais plutôt sauver Kiki, ton labrador qui s’est fait écraser le 4 mai 1998.

Entre émotions et punchlines cinglantes

Il y a plein d’éléments qui, mis bout à bout, rendent la lecture hyper immersive. Alors, je vais pas te révéler un des éléments les plus marquants, parce que ça serait quasiment du spoil mais sache qu’il y a un petit détail tout bête chez le héro qui m’a rendue complètement folle au point de relire 4 fois les deux premiers chapitres pour être sûre de ne rien avoir loupé. Encore une fois, Simon Perdrix a réussi à me torturer. Faut croire que ça devient une habitude chez lui.

En fait, de manière générale, je trouve les personnages de ce tome 2 bien + attachants ou du moins, marquants. Ils sont + développés et complexes que dans Chimère(s) et d’un autre côté c’est assez logique puisque Paul est un solitaire là où notre ancien journaliste s’intègre rapidement dans la vie du quartier. Du coup, tout ça se ressent et ses voisins deviennent nos voisins, ses habitudes nos habitudes… On se prend en pleine figure ce sentiment de cocon que l’on sait d’avance menacé. Et du coup, on est giga investi dans le truc.

Pourtant, si Simon Perdrix sombre dans les sentiments avec une Brève Histoire du Sang, il n’en perd pas pour autant son sens de la répartie. Alors, oui, clairement, ici on n’est pas sur un caractère sanguin comme celui de Paul, mais on n’est pas à l’abri d’un ou deux revers bien envoyés.

l’après-lecture (14 points sur 15)

C’est un pari réussi et pourtant c’était risqué ! Bah ouais, même s’il s’agissait pas du roman le plus connu de Stephen King, le parallèle avec 22/11/63 pouvait être facilement fait. Et on connait les gens, ils adorent comparer et te dire que tu as fait « du Machin, mais en moins bien ! ». Bon, bah Simon Perdrix a fait « du Stephen King, mais en mieux ». Non, c’est pas bien de comparer, mais faut dire que j’ai vraiment été très agréablement surprise arrivée à la fin. Parce que c’était ça qu’aurait dû être 22/11/63. Tout ce que j’avais reproché à ce bouquin était esquivé avec l’agilité d’une gymnase chinoise de sept ans par Simon Perdrix.

Et puis, il y a pas à dire, même si l’œuvre fait bien partie de la trilogie, elle n’en reste pas moins différente de Chimère(s) et on découvre l’auteur dans une nouvelle ambiance.

Le seul mini-chouilla truc que je pourrais lui « reprocher », c’est que le côté « enquête » m’a paru assez léger, finalement. On se laisse tant porter par le récit qu’au final on en oublie qu’il y a un tueur à attraper. On est focalisé sur la vie du héro, sur tous les moyens mis en œuvre pour sauver la prochaine victime que… Bah on oublie que s’il y a une victime, c’est qu’il y a un coupable et ça serait peut-être cool de trouver qui c’est le gugus. Je ne sais pas si ça vient de moi ou non, mais personnellement, l’identité du tueur n’était pas vraiment la première de mes préoccupations… Je sais, c’est bizarre.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je viens de te dire que c’était 22/11/63 mais en meilleur ! Est-ce que j’ai vraiment besoin d’argumenter plus ? Franchement, c’est un roman que je recommande vraiment, surtout que comparé au premier tome, il peut plaire à un plus large public. L’horreur y est moins présente, mais pourtant, on frissonne toujours. La rage et la violence font place aux émotions sans devenir larmoyant ou cul-cul.

Bon, OK, j’ai peut-être failli verser une petite larme, mais je fais des allergies, aussi !

C’est vraiment un roman que je recommanderais sans warning préalables, sans dire que ça peut choquer untel ou untel et pourtant ça reste sombre.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Sous le Soleil de la Lune – Sonja Kourakine

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors, aujourd’hui, on va changer un peu des lectures que je te présente habituellement et en même temps… Pas tant que ça, finalement ! Pourquoi je parle de changements ? Tout simplement parce que je vais te présenter une romance. Oui. Moi. Lire une romance ! Mais attention ! Réduire ce roman à une simple histoire d’amour, ça serait une erreur. Alors reste là pour en découvrir un peu + sur ce roman de Sonja Kourakine.


Style : Fantastique/ Romance historique

Date de publication : 2020

Points barème : 79.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Rébecca, jeune mormone, n’a jamais connu autre chose que son village et les coups de son père. Sa vie est rythmée par ses tâches quotidiennes, pourtant, un désir de liberté grandit en elle. Plus fort que la peur, il n’attend qu’un évènement, qu’une étincelle pour enfin prendre vie.

Ce signe du Destin arrivera un beau jour sous les traits d’un séduisant étranger. La jeune fille prendra alors tous les risques pour le sauver, quitte à s’attirer le courroux de son père. Dans sa quête de liberté, elle va découvrir une force qui sommeillait jusqu’alors en elle, un pouvoir dont elle ignorait tout.

D’où lui vient cette force insoupçonnée ? Où trouvera-t-elle les réponses à ses questions ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (14 points sur 15)

La couverture et le résumé te donnent assez vite une indication sur le type de roman que tu t’apprêtes à lire ! On y trouve le côté historique, amérindien, mais on devine aussi une certaine touche de romance. C’est parfait ! Très honnêtement, je trouve que l’on ne peut pas vraiment se tromper en se basant sur sa première impression.

Ma lecture (53,5 points sur 70)

Entre le roman et le conte…

La structure du roman est assez intéressante et te plonge vraiment dans l’histoire. Par moment, tu te trouves dans un roman pur et tu suis l’histoire de Rébecca mais à d’autres, le ton change et là… Et là, tu passes à un style de narration bien plus proche du conte. Que ce soit par le vocabulaire utilisé, la forme des phrases ou encore l’ambiance générale, tout y est. Et c’est assez sympa de passer de l’un à l’autre.

Tu te laisses porter par le récit et finalement, les pages s’enchainent les unes après les autres. Je ne suis pas du tout romance, et il faut bien avouer que l’histoire d’amour est omniprésente dans ce roman, mais pourtant, ce format conte m’a vraiment gardée plongée dans l’intrigue et j’ai fait défiler les pages avec une certaine rapidité qui m’a moi-même étonnée !

Qui a dit qu’il n’existait qu’un type de sorcière ?

Alors, oui, on peut qualifier ce bouquin de romance, mais finalement, ne parler que de ça serait ultra réducteur ! Parce qu’il y a plein d’autres aspects dans ce roman. Il y a tout d’abord le fantastique que l’on retrouve avec le thème de la sorcière. Ce que j’ai beaucoup aimé ici, c’est qu’on ne te parle pas d’une unique sorcière, celle que les puritains chassaient que l’on brûlait (ou pendait). Non, ici on te parle de toutes les sorcières : de celle présente dans nos contes, à la vision amérindienne en passant tout simplement par la féministe, celle qui n’a rien de magique si ce n’est un désir de liberté.

L’auteure t’offre vraiment un tableau assez diversifié des représentations que l’on peut retrouver de la sorcière et j’ai beaucoup aimé qu’elle ne reste pas cantonnée à un type unique.

Quand le Destin s’en mêle

Alors, bon, parlons maintenant de l’intrigue romantique, parce que cela reste quand même un pilier du Soleil de la Lune. Une vidéo sortira prochainement sur le sujet de la romance et on en reparlera plus en détail, mais un des critères du genre, c’est la Happy End. Il faut que ça se finisse bien entre les personnages. Du coup, l’histoire est plus ou moins tracée, tu sais en commençant ton roman à quelle fin t’attendre, de toute façon, ça fait partie du contrat MAIS (ouais, je le mets en majuscule parce que c’est important), entre-temps, tu veux être surpris, tu veux avoir peur pour les personnages et même, pourquoi pas douter de cette Happy End.

Ici, tout cela est très bien joué ! Les péripéties te torturent et tu en éprouves une vraie sympathie pour les personnages. Il y a une vraie ambiance « un pas en avant et deux en arrière ! ». Dès que tu penses que ces amants maudits vont enfin pouvoir se retrouver, le Destin s’en mêle et hop ! tout espoir est perdu.

Alors, peut-être que certains parleront de facilité scénaristiques ou je ne sais quelle connerie, mais ce n’est pas du tout comme ça que je l’ai perçu. Pour moi, les deux personnages principaux sont la représentation des amants maudits que l’on retrouve dans les grandes tragédies. Ils s’aiment mais le Destin, l’Univers ou tout ce que tu veux, se ligue contre eux. Ils n’ont aucun pouvoir face à cette force supérieur et qu’importent ce qu’ils feront, il y a une forme de Fatum.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Lorsque l’on referme ce roman, on n’est pas déçu, parce qu’il ne s’agit pas d’une romance de plus. Il y a de vraies intrigues secondaires développées et très bien exploitées, les personnages ne sont pas creux et n’existent pas uniquement pour servir l’intrigue… Bref, ces un très bon roman.

Je regretterais peut-être un peu la fin qui je trouve assez rapide et un peu trop cliché, pour le coup. OK, romance = Happy End, ça c’est bien rentré dans mon cerveau. Mais tout le long l’auteure a réussi à utiliser les codes de la romance tout en se différenciant et c’est un excellent travail. Du coup, pour le final, je m’attendais à quelque chose de ce goût-là : Une Happy End, OK, mais une Happy End qui claque sa mère ! Bon, là, elle est mignonne tout plein, mais pas aussi révolutionnaire que le reste du roman.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Bon, alors qu’est-ce qui se passe lorsqu’une allergique à la romance lit ce bouquin ? Bah, ça crée une bonne surprise ! Très honnêtement, je ne vais pas me mettre à lire de la romance de moi-même, ça ne m’a pas créer un amour inconditionnel pour le love, mais par contre, j’ai vraiment apprécié ce livre.

Déjà, en partie parce que ce n’est pas que de la romance et pendant de long passage, on peut même carrément oublié que c’est le registre dans lequel veut s’inscrire l’auteure. Il y a tout un aspect historique et fantastique qui vient se mettre en avant. Il y a des intrigues secondaires, les personnages principaux sont attachants… Bref, c’est un livre qui, oui, est destiné aux fans du genre romantique, mais il peut également trouver son public auprès de néophytes du genre !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Le silence des Innocents – Sophie Mancel-Hainneville

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Bon, après cette courte pause d’une semaine, il est temps de reprendre du service. Alors, retrouvons-nous pour un thriller glaçant qui te plongera tout droit dans un réseau des plus sombres…


Style : Thriller / Polar

Date de publication : 2020

Points barème : 68.7 /100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Quel point commun peut-il bien y avoir entre le kidnapping d’un enfant par son père, l’attente de greffe d’une petite fille, l’assassinat d’un chirurgien et l’exhumation de six petits corps ?

La réponse se cache au sein d’un sombre réseau albanais, une mafia sans pitié prête à tout pour s’enrichir, quitte à tuer les plus faibles. Plonge au sein d’un trafic humain glaçant et suis les différentes enquêtes qui, qui sait ? se croiseront peut-être au fil des découvertes.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure et la maison Editions Ex Æquo pour leur confiance.

Le premier regard (10 points sur 15)

Dès que tu vois la couverture de ce roman, tu comprends tout de suite vers quel style tu te diriges ! Il n’y a aucun doute. Ces poupées flippantes, ce côté sombre et crade… Là, tu ne peux pas dire que tu t’attendais à de la romance ou du Feel-good.

Et c’est super, parce qu’en lisant le résumé, tu ne te rends pas forcément compte à quel point ce roman va être marquant. OK, on te parle d’enquêtes, de meurtres d’enfants, donc à priori pas des sujets super funs, mais je sais pas. Le résumé est plutôt factuel, dénué de sentiment là où la couverture te plonge direct dans les ténèbres.

Ma lecture (48 points sur 70)

Un roman riche en intrigues

Alors, comme tu as pu le voir en début de chronique, il y a beaucoup d’histoires dans ce roman et cela le rend riche en rebondissements. C’est simple, il n’y a pas vraiment de temps mort alors que ce joli bébé fait quand même 450 pages ! Pour le coup, c’est sûr que tu ne vas pas trouver cela mollasson, mais voilà, à force d’en ajouter encore et encore, ça m’a complètement perdue. Très vite j’ai compris qu’il allait falloir redoubler d’effort si je voulais bien me souvenir de tous les personnages et de leurs intrigues.

De base, je suis nulle pour me rappeler des prénoms. Genre, vraiment nulle ! Mais là, je m’en arrachais carrément les cheveux. Entre Hugues, Henri, Henric et Hubert ; Eve et Evelyne ; Adrien et Adan… Bref ! Il y a énormément de personnages, et en +, ils possèdent des noms assez similaires. J’ai totalement décroché à cause de cela, je n’arrivais plus à les différencier et à fortiori à m’y attacher.

Il se trouve que ce roman est le deuxième d’une même saga. Peut-être le problème vient-il de là ? Il est pourtant indiqué que l’on peut lire les deux romans séparément, mais en commençant dans l’ordre, peut-être a-t-on le temps d’intégrer certains personnages et on est moins perdu durant la lecture de ce second tome ? Je n’en sais rien du tout !

Bon, dis comme ça, tu peux avoir l’impression que toutes ces intrigues n’apportent que du négatif, mais loin de là. Finalement, le roman est extrêmement bien construit pour le coup et si rien ne te semble avoir de lien, les différentes histoires finissent tout de même par toutes se recouper et le puzzle est bien + que crédible ! Tu as un tableau complet de toute la situation et tu peux donc observer tous les aspects du réseau, que ce soit à travers les yeux des mafieux eux-même, des enquêteurs, des victimes, ou encore même des « clients »… Un gros boulot fourni sur ce point.

Des sujets lourds

On te parle de trafic humain, un sujet qui déjà de base n’est pas le + léger, mais là, il est principalement centré sur celui des enfants. Du coup, si tu es humain et non psychopathe ça te touche un minimum, voir ça te touche carrément. C’est quelque chose d’assez dur à lire mais je fais partie de ces personnes qui aiment justement être bouleversées et qui cherchent dans la lecture un moyen d’exorciser des douleurs ou des souffrances. Ici, j’ai été servie. J’ai pu m’indigner, me prendre une claque et ouvrir les yeux sur une réalité dont on ne parle pas assez.

Le roman aborde beaucoup de thèmes « coup de poing », que ce soit la misogynie omnisciente dans les milieux pro considérés comme « masculins », l’homophobie, le racisme… Il le fait de manière sincère sans exagérer les propos ou les situations. Parfois, cela est un peu trop répété et on a une légère impression de disque rayé, mais bon… s’il faut ça pour faire rentrer le message dans certains crânes !

Par contre, le roman aborde aussi d’autres sujets assez casse-gueule et là je trouve que c’est extrêmement bien amené. Lorsque j’ai commencé à voir l’auteure philosopher sur la notion de sacrifice d’un enfant pour sauver sa propre progéniture, là je me suis dit « Mamamia ! Comment va-t-elle s’en sortir ? ». Parce que rien n’est tout noir ni tout blanc. Et finalement, elle s’en sort extrêmement bien. Elle arrive très bien et très subtilement à nous montrer les nuances des différents points de vue et surtout elle nous questionne sur l’éthique et la morale. Là dessus, je lui tire mon chapeau parce que je pense que peu d’auteurs auraient aussi bien réussi l’exercice.

Une fin qui vient rattraper le tout

Clairement, je suis très mitigée. Durant les bonnes 300 premières pages, j’ai vraiment eu du mal. Encore une fois, ça ne vient pas de l’histoire en elle-même, que je trouve très intéressante, mais j’étais perdue dès les premiers chapitres avec tous ces perso au point de me sortir de ma lecture. En toute honnêteté, ça aurait été une lecture personnelle, je l’aurais sûrement abandonnée. Tu me connais, je suis toujours sincère donc je suis obligée de te partager cette info.

Mais finalement ça aurait été dommage. Parce que la fin vient vraiment rattraper le tout. Et alors que je me disais dans la première partie « Mouais, cette auteure n’est pas faite pour moi ! », j’ai fini par changer d’avis sur le dernier sprint. Au final, je serais même curieuse de savoir ce qui se passe dans le prochain roman ! Mais si je devais le découvrir, je ne ferais pas la même erreur et cette fois-ci, je serais armée d’un bloc note pour noter toutes les infos et faire des fiches perso.

l’après-lecture (10,5 points sur 15)

A mes yeux, les dernières 100 pages sauvent vraiment le roman et m’ont fait dire « Ouais, OK, c’est un bon thriller ! ». Mais pour ce qui est du reste de ma lecture, ça a parfois été assez difficile, on va pas se mentir. Pourtant, la plume de l’auteure est agréable et fluide. Je dirais même : Tant mieux que la plume est facile à lire ! Non, le problème, ça a vraiment été toutes ces infos et ces personnages. je n’ai vraiment pas réussi à passer au-dessus.

Et pourtant, malgré ça, on a envie de lire la suite. Ça finit sur un gros cliffhanger qu’on ne pouvait pas du tout prévoir.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je suis très mitigée. Il y a de très bons points dans ce roman, les sujets sont percutants et bien développés mais… C’est un peu une lecture prise de tête. Si tu veux un polar tranquillou pour lire ça quand tu es claqué, tu n’es clairement pas sur le bon roman.

Si par contre tu adores les histoires complexes, il est fait pour toi. Sans être un roman de détection, tu peux quand même t’amuser à relier tous les indices entre eux et voir apparaitre ce fameux tableau final.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon mais également sur le site de la maison d’édition. Tu peux également suivre Editions Ex Æquo sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Parfois la vie ne tient qu’à une fleur – Catherine Secq

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et c’est la… 4ème fois ?!? Déjà la 4ème fois que l’on retrouve Catherine Secq. On n’est pas loin de créer une carte de fidélité ! Eh oui, mais cette fois, on va mettre de côté la commissaire Bombardier et surtout le polar parce que Catherine nous offre une expérience tout à fait différente avec ce nouveau roman. De quoi s’agit-il ? Bah, reste pour découvrir ça !


Style : Littérature blanche / Feel-Good

Date de publication : 2020

Points barème : 78,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alors qu’il voyait déjà son destin tout tracé, Alex se retrouve les fesses à l’air ! Il a tout perdu : la femme qu’il aimait, son projet sur lequel il avait investi toutes ses économies, ses abeilles qu’il aimait tant. Tout lui a filé entre les doigts.

C’est donc la mort dans l’âme qu’il accepte l’invitation de son ami d’enfance. Ce dernier n’a qu’une idée en tête, lui remonter le moral à coup de week-end rustique et de randonnées dans l’Ardèche.

Et c’est justement dans ce cadre bucolique qu’Alex va tomber sur une fleur. Une simple petite plante oubliée de tous et qui, pourtant changera sa vie. Les secrets qu’elle renferme sont d’un pouvoir étonnant et il ne tiendra qu’à Alex de les découvrir. Arrivera-t-il à percer à jour tous les miracles de cette plante ? Et saura-t-il se protéger des menaces qui entourent sa découverte ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance renouvelée, ainsi que Lys bleu éditions.

Avant toute chose, je tiens à préciser un point : Oui, j’ai déjà chroniqué Catherine Secq pour sa saga autour de la commissaire Bombardier, mais ici, je ne comparerai pas les deux œuvres. Je ne ferai pas référence à ses polars et ce pour une raison simple : Avec Parfois, la vie ne tient qu’à une fleur, Catherine Secq nous montre une facette totalement différente de sa plume et comparer ce roman aux précédents reviendrait à comparer deux choses totalement opposées ! Le public ciblé n’est pas forcément le même, le but de ces romans n’est pas identique… Bref tu l’auras compris, on est sur un autre dossier.

Je dis ça en toute bienveillance, mais j’ai malheureusement vu passer des chroniques pour ce roman où les personnes comparaient les deux univers. Pour moi, je trouve que l’on ne peut pas le faire. Catherine Secq s’est réinventée pour ce nouveau roman. Au lieu de continuer sur une formule magique qui cartonne, elle a cherché à naviguer vers de nouveaux horizons et par respect pour ça, je tiens vraiment à chroniquer ce nouveau roman indépendamment des autres.

Encore une fois, ce n’est pas une critique des chroniques qui ont pu être faites, mais ne résumons pas un auteur à UN style. Catherine Secq a plusieurs facettes et aujourd’hui nous oublions l’enquêtrice pour découvrir la plume Feel-good.

Le premier regard (12,5 points sur 15)

Alors, alors, cette couverture ? Qu’en pense-t-on ? Niveau thème, on est nickel. On retrouve bien la fleur, thème du roman, les couleurs sont claires et joyeuses ce qui colle tout à fait avec le registre. Et puis ce titre long (incontournable des Feel-Good, rappelle-toi !) est très bien mis en avant. Mais il manque peut-être un petit truc, un petit élément qui fait sortir le roman du lot. Instinctivement, j’aurais peut-être cru à la couverture d’un livre de développement personnel ou de… Oh, wait ! Mais… mais… est-ce que ce n’est pas fait exprès justement ?

Si je te dis ça, c’est parce que lorsque tu lis le résumé, tu vois à la fin que l’auteure indique « tous ceux qui un jour ont trébuché pourront se reconnaitre »… Serait-ce du développement personnel teinté de fiction ? C’est ce que nous verrons dans cette chronique.

Dans le résumé tu retrouves bien le thème des plantes (sujet chouchou de Catherine Secq, d’ailleurs) mais si on comprend qu’elles auront leur importance dans le récit, je trouve qu’on ne perçoit pas vraiment à quel point c’est l’élément central du roman.

Ma lecture (55 points sur 70)

Alex, le personnage principal ?

Dans le résumé, tu comprends tout de suite que tu vas suivre la vie d’Alex. Alors, sur le principe, je suis d’accord, mais finalement, pour moi, ce petit gugus est loin d’être le personnage principal. Pour moi, la star du roman c’est avant tout Dame Nature. Que ce soit à travers l’apiculture au début de l’histoire ou encore la botanique finalement, c’est bien plus la Terre que l’on découvre qu’Alex. En fait, on en découvre tant sur elle qu’elle devient vraiment un personnage à part entière.

Ce n’est que mon ressenti, mais Alex et tous ses proches ne sont finalement qu’une excuse pour faire avancer l’intrigue et j’ai l’impression que l’auteure a voulu nous partager l’histoire de la Terre plutôt que celle d’Alex. Et je trouve ça beau. Je sais pas, ça fait ressortir le côté curieux de l’enfant qui sommeille en moi. Cette petite fille qui demandait à son grand-père, occupé les mains dans le terreau : « Pourquoi tu fais ça ? Et pourquoi faut mettre les graines maintenant ? Et pourquoi… ». Ouais, j’étais une gamine assez chiante…

Pour moi, l’intérêt premier de ce roman c’est d’en apprendre plus sur le pouvoir des plantes et surtout sur l’aromathérapie. Alors… Je ne suis pas une experte dans le domaine, et si ça se trouve, j’utilise le mauvais terme en parlant d’aromathérapie. D’ailleurs Google dit que c’est spécifique à l’utilisation des HUILES aromatiques, mais bon, tu m’as comprise ! En gros la science pour laquelle plante = remède.

Alors, pourquoi teinter tout ça de fiction ? Un bon vieux bouquin de science aurait fait l’affaire ! Ouais, mais sans avoir un attrait particulier pour ce type de science, tu serais allé acheter un pavé sur le pouvoir des plantes, toi ? Non, ne mens pas ! En saupoudrant le tout de fiction, Catherine Secq permet à tous de s’intéresser au sujet et peut-être même de le découvrir pour certains. Elle rend accessible et intéressante une science qui… malheureusement doit parfois faire face à pas mal de préjugés.

Le récit d’une vie…

Mais il y a quand même de la fiction ! Et là encore, Catherine Secq a choisi un format assez original que j’avais déjà découvert avec Mélanie Daniel et son sublime roman Le Ring. Elle a choisi de nous raconter la vie d’Alex de ses vingt ans à sa quarantaine et ce en 180 pages environ. Du coup, forcément, tu survoles certaines périodes, tu vois le temps passer comme un film en accéléré.

C’est vrai que cela peu empêcher certains de s’attacher aux personnages, mais comme pour le roman de Mélanie Daniel, je trouve que Catherine Secq s’en sort très bien. Personnellement j’ai vraiment ressenti une attache pour Alex. Emma, par contre… Emma, je ne sais pas pourquoi, mais dès le début, je l’avais dans le pif. Mais finalement, détester ou aimer un personnage, ça revient au même : ça veut dire que l’auteur a réussi à le rendre assez réel pour nous provoquer des émotions à son égard.

Bref, à titre perso, je trouve que ce type de narration peut être un pari assez risqué puisqu’il apporte de gros risques face au côté attachants des personnages, mais pourtant, Catherine Secq a réussi l’exercice haut la main.

OK, on avait dit qu’on parlait pas polar, mais quand même…

Fais ce que je dis mais fais pas ce que je fais. Bon, je ne vais pas comparer ce roman à la célèbre saga de l’auteure, promis, mais c’est vrai qu’on retrouve un petit clin d’œil au polar. Parce qu’un roman uniquement basé sur un mec qui découvre une plante, ça peut être cool, mais ça manque un peu de piment, de rebondissements !

Eh bien, sans sombrer dans le complot ou l’espionnage à la James Bond, Catherine Secq a réussi à nous instaurer un petit suspens pas déconnant. C’est vraiment bien amené puisque finalement, le roman se veut quand même très réaliste, donc on ne pouvait pas partir dans une épopée épique où un pauvre petit scientifique doit se défendre contre le gros méchant, j’ai nommé BIG PHARMA ! Non, on reste dans un récit plausible voir, je pense malheureusement pour certains, assez courant : Monsieur tout-le-monde qui se fait avoir par une entreprise en leur vendant son idée.

l’après-lecture (11 points sur 15)

Alors, finalement, qu’est ce que ça donne en tournant la dernière page ? Je trouve que Catherine Secq a réussi son pari. On en apprend beaucoup dans ce roman, que ce soit sur la nature en elle-même, sur l’utilisation des plantes, leur préservation, leur étude… Des sujets qui pourtant ne sont pas les plus bancables de la littérature.

Pour ma part, les plantes et moi… On s’aime pas trop. C’est-à-dire que je dois les pousser vers une forme de suicide, je pense, parce qu’elles ne survivent jamais longtemps avec moi. Je n’y comprends rien et je ne cherche pas non plus à y comprendre grand chose. Et pourtant, j’ai trouvé cette parenthèse assez intéressante !

Je vais pas mentir, je ne suis pas le public cible et pourtant, j’ai quand même apprécié la lecture parce que, même sans être une fan du vert, je reste une curieuse et dès que ça commence à m’apprendre des choses, moi, j’aime bien !

Bon, et ce côté littérature blanche ? Bah, j’avoue que je suis pas convaincue à 100% que ce soit ce registre là qui lui colle le mieux à la peau. Je comprends la démarche de l’auteure. Elle veut nous motiver à toujours nous relever et à croire en nos rêves, même lorsque cela peut prendre des années, mais pour moi ce n’est pas forcément le registre qui définit le mieux son roman. Je vais être honnête : Je ne saurais pas vraiment où le classer. Vraiment, cette prédominance du thème botanique… Bah ça le rend un peu inclassable ! (Je sens que j’ai été totalement inutile sur ce point. Si, si, n’essaie pas de me rassurer !)


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Comme je disais, la Nature a une place omniprésente dans le roman et je pense qu’il faut un minimum d’attrait pour tout ce qui touche à la botanique pour être 100% dans le public visé par ce roman. Pourtant, pourtant… Les propos sont si bien expliqués et surtout accessibles que finalement, tout petit curieux peut succomber aux charmes de ce roman.

Bon, clairement, si tout ce qui est plante et nature te rebute, essaie même pas, parce que là, tu vas en manger de la plante ! Mais si ta curiosité est piquée et que tu veux découvrir ce petit monde sans te prendre la tête avec un manuel de science, c’est une bonne introduction en la matière.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon ou sur le site Lys Bleu Editions. Tu peux également suivre l’auteure sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook) ou sur son nouveau site internet.

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Outsphere – Guy-Roger Duvert

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est déjà la troisième fois que l’on retrouve Guy-Roger Duvert sur ce blog puisque, si tu te souviens bien, je t’avais déjà présenté Backup et Virtual Revolution 2046. On reste toujours dans un univers futuriste, mais cette fois nous allons quitter la Terre, direction… Eh bien, tu verras bien !


Style : SF / Planete Opera

Date de publication : 2019

Points barème : 83/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

L’Arche représente l’espoir de l’humanité. Après avoir quitté la Terre, plus de 60ans auparavant, le vaisseau spatial arrive enfin aux alentours d’Eden, une nouvelle planète qu’il s’apprête à coloniser. Malgré quelques conflits avec la population locale, tout le processus se déroule assez bien. L’humanité peut de nouveau se développer.

Jusqu’au jour où un second vaisseau débarque. Ses habitants, bien que eux aussi Terriens, ne ressemblent en rien aux habitants de l’Arche. Génétiquement modifiés, ils semblent pouvoir communiquer entre eux par télépathie mais également posséder de nombreux pouvoirs.

Et puisqu’un danger ne suffisait pas, un étrange phénomène menace la survie de la colonie. Attaquée de toute part, l’humanité saura-t-elle créer un nouveau futur sur cette planète ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard ( 13.5 points sur 15)

Franchement, comme toujours, la couverture des romans de Guy-Roger Duvert est magnifique, il y a pas à dire ! On te met une fois de plus directement dans l’ambiance et ce que j’aime beaucoup, c’est qu’il y a un petit élément qui vient te rappeler une scène du bouquin.

Pour le résumé, même s’il est un peu long à mon goût (je suis une grosse feignante et j’ai tendance à perdre ma motivation lorsque je vois une quatrième de couverture trop chargée), il pose très bien le cadre. Il t’en dit juste assez pour que tu saches exactement dans quoi tu t’embarques sans pour autant trop t’en révéler. L’équilibre est très bon.

Je reprocherais juste quelques petites fautes dans le roman (venant de moi, c’est comique, je sais !). Ce ne sont pas des fautes gênantes, loin de là, mais j’ai trouvé à plusieurs endroits des « et bien » au lieu de « eh bien ». Et comme j’ai découvert cette erreur assez récemment, bah, forcément, elle me saute aux yeux. Donc, pas de fautes dramatiques ou incroyables, mais simplement des petits points que tous les auteurs ont tendance à faire.

Ma lecture ( 56.5 points sur 70)

De la SF, un fois de plus, mais dans un autre univers !

Encore une fois, Guy-Roger Duvert tape dans la SF, mais là où ses deux autres romans nous présentent un univers assez similaire, Outsphere nous offre une ambiance différente. Déjà on se trouve non plus dans du cyberpunk, mais dans un planete opera.

Je tiens vraiment à préciser ce point : c’est un planete opera, et non un space opera. Je te définissais déjà la différence dans une vidéo, mais pour la faire courte, le space opera c’est une intrigue tournée autour d’une guerre intergalactique alors que dans un planete opera, les protagonistes vont découvrir une planète et se confronter à elle. Et ici, c’est exactement ce qui se passe.

Toute l’action gravite autour de la conquête d’Eden.

On découvre donc l’auteur dans un autre registre et c’est assez plaisant de quitter un peu le cyberpunk pour d’autres horizons. Une fois de plus, le cahier des charge est très bien rempli ! De la SF en veux-tu ? en voilà ! L’auteur multiplie les termes scientifiques tout en les amenant de façon à nous les rendre accessibles. Il maintient ainsi une sensation de technicité tout en ne nous perdant pas. En fait, c’est de la SF vraiment accessible, même à ceux qui ne sont pas habitués au genre.

Le monde est également très bien développé, avec les différentes espèces, plantes, les climats, les phénomènes naturels. On voit que tout a été pensé pour maintenir un vrai réalisme. Je trouve d’ailleurs que ce point est bien plus développé dans ce roman que dans les deux autres livres de l’auteur. D’un autre côté, tu vas me dire, dans VR 2046 et Backup, il nous présentait une société futuriste, là où dans Outsphere, on change carrément de planète. Donc oui, forcément, l’effort de création n’est pas le même !

Une analyse sociologique complexe et très bien faite

Je te disais donc que le monde était très bien développé, mais ce n’est pas tout. En fait, je ne suis pas spécialement sensible aux univers créés de toute pièce. Je sais reconnaitre un travail important comme c’est le cas ici, mais à titre personnel, ce n’est pas quelque chose qui va me fasciner. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la sociologie et l’anthropologie. C’est comme ça !

Donc ici, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer le travail qu’avait élaboré l’auteur sur ce point. Tu retrouves pas mal de relations et de comportements que certains appelleraient peut-être « caricaturaux ». Mais pas à mes yeux. Pour moi, il s’agit d’une vraie analyse de ce qui pourrait en effet se passer dans une telle situation. Guy-Roger Duvert s’est basé (consciemment ou non, je ne sais pas) sur plusieurs théories que j’ai eu la chance d’étudier en sociologie. Alors oui, vu que c’est lié à une théorie, forcément, certains peuvent trouver cela stéréotypé (armée VS citoyen ; locaux VS envahisseur ; choc entre deux cultures…) mais pour ma part ce n’est pas le cas. C’est une des représentations logiques de ce potentiel futur.

La dynamique entre les différents groupes est bien développée et on la comprend assez vite. Ce qui aide vraiment à installer la tension dans le roman, c’est justement la diversité des relations et des conflits, ce qui forcément nous fait tourner la tête. D’où va venir le danger ? Qui attaquera le premier ? De qui doit-on se méfier ?

Une histoire riche

Alors, est-ce qu’on est sur une énième histoire de SF ? Oui et non. Oui, parce que comme je te le disais, le roman repose quand même sur des vraies théories sociales donc forcément, il y a un air de déjà vu dans la construction de l’univers SOCIAL du roman, mais pour ce qui est de l’intrigue, je trouve que le roman se démarque. On n’a pas un héro principal dont on va suivre la vie, on n’a pas un seul point de vue. En réalité, ce qui fait l’originalité de ce roman c’est l’angle d’attaque.

Sans faire de généralité (déjà parce que je connais mal ce registre, mais surtout parce que les généralités… Bah ça craint grave !) dans les romans planete opera, on retrouve souvent l’image du héro qui lutte contre le pouvoir ou contre la civilisation ennemie. On a son point de vue à lui et puis, si ce n’est pas un adolescent qui se rebelle contre les anciens, c’est un scientifique qui découvre que le gouvernement ment… Ici, tu as le point de vue des civils, du gouvernement, des militaires, des … Bref, tu as le point de vue de tout le monde.

Et tout ça t’offre pas mal d’intrigues secondaires et de complots qui pimentent l’histoire.

l’après-lecture ( 13 points sur 15)

Si je ne dis pas de bêtise, Outsphere est une duologie et il y a donc forcément une suite à ce premier opus. Comme tout bon tome 1 d’une saga, il te donne envie de lire la suite, forcément ! Mais il ne vient pas non plus te frustrer en restant trop mystérieux sur les éléments futurs. Je trouve que l’intrigue principale est très bien conclue et qu’on sent clairement que maintenant, la colonie va devoir affronter d’autres problèmes.

Le côté SF ressort énormément dans ce roman tant il est réaliste sur plusieurs aspects. Là dessus, tu ne seras pas déçu. Bien entendu, ma connaissance en astronomie et biologie est clairement nulle. Genre, tu vois le niveau de la mer ? Bah c’est en dessous, genre bien, bien, bien en dessous. « A touché le fond mais creuse toujours ». Du coup, tu me mets deux ou trois termes scientifiques et je suis convaincue direct ! Je ne peux pas parler au nom d’une personne qui connaitrait un peu le sujet, mais pour la néophyte que je suis, l’illusion est parfaite.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Alors, je ne suis pas non plus sur un coup de coeur et ce pour une raison simple : Je te disais que l’on ne suivait pas un héro principal mais plusieurs groupes d’individus. C’est un gros + pour découvrir le point de vue de tous, mais cela limite un peu les sentiments. On ressent moins les émotions des personnages, on s’attache moins à eux et on se sent moins investi dans leur vie personnelle.

On craint pour l’humanité, mais pas pour les hommes qui la composent. Et j’avoue que c’est quelque chose qui m’a légèrement manqué.

Après, très honnêtement, l’univers, la complexité de l’intrigue et des relations, l’ambiance, tout est là pour te faire oublier ce micro point. Et puis, tu ne peux pas dans un même temps te concentrer sur l’évolution d’une nation ET sur celle d’un individu. Il faut faire un choix narratif et l’auteur a choisi. Comme tous choix, il apporte ses avantages et ses inconvénients : ici, on ressent moins les émotions des personnages, par contre on voit vraiment tous les enjeux des différents clans du roman et la dynamique qui s’opère entre eux.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon.

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Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !