Publié dans Service presse

Parfois la vie ne tient qu’à une fleur – Catherine Secq

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et c’est la… 4ème fois ?!? Déjà la 4ème fois que l’on retrouve Catherine Secq. On n’est pas loin de créer une carte de fidélité ! Eh oui, mais cette fois, on va mettre de côté la commissaire Bombardier et surtout le polar parce que Catherine nous offre une expérience tout à fait différente avec ce nouveau roman. De quoi s’agit-il ? Bah, reste pour découvrir ça !


Style : Littérature blanche / Feel-Good

Date de publication : 2020

Points barème : 78,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alors qu’il voyait déjà son destin tout tracé, Alex se retrouve les fesses à l’air ! Il a tout perdu : la femme qu’il aimait, son projet sur lequel il avait investi toutes ses économies, ses abeilles qu’il aimait tant. Tout lui a filé entre les doigts.

C’est donc la mort dans l’âme qu’il accepte l’invitation de son ami d’enfance. Ce dernier n’a qu’une idée en tête, lui remonter le moral à coup de week-end rustique et de randonnées dans l’Ardèche.

Et c’est justement dans ce cadre bucolique qu’Alex va tomber sur une fleur. Une simple petite plante oubliée de tous et qui, pourtant changera sa vie. Les secrets qu’elle renferme sont d’un pouvoir étonnant et il ne tiendra qu’à Alex de les découvrir. Arrivera-t-il à percer à jour tous les miracles de cette plante ? Et saura-t-il se protéger des menaces qui entourent sa découverte ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance renouvelée, ainsi que Lys bleu éditions.

Avant toute chose, je tiens à préciser un point : Oui, j’ai déjà chroniqué Catherine Secq pour sa saga autour de la commissaire Bombardier, mais ici, je ne comparerai pas les deux œuvres. Je ne ferai pas référence à ses polars et ce pour une raison simple : Avec Parfois, la vie ne tient qu’à une fleur, Catherine Secq nous montre une facette totalement différente de sa plume et comparer ce roman aux précédents reviendrait à comparer deux choses totalement opposées ! Le public ciblé n’est pas forcément le même, le but de ces romans n’est pas identique… Bref tu l’auras compris, on est sur un autre dossier.

Je dis ça en toute bienveillance, mais j’ai malheureusement vu passer des chroniques pour ce roman où les personnes comparaient les deux univers. Pour moi, je trouve que l’on ne peut pas le faire. Catherine Secq s’est réinventée pour ce nouveau roman. Au lieu de continuer sur une formule magique qui cartonne, elle a cherché à naviguer vers de nouveaux horizons et par respect pour ça, je tiens vraiment à chroniquer ce nouveau roman indépendamment des autres.

Encore une fois, ce n’est pas une critique des chroniques qui ont pu être faites, mais ne résumons pas un auteur à UN style. Catherine Secq a plusieurs facettes et aujourd’hui nous oublions l’enquêtrice pour découvrir la plume Feel-good.

Le premier regard (12,5 points sur 15)

Alors, alors, cette couverture ? Qu’en pense-t-on ? Niveau thème, on est nickel. On retrouve bien la fleur, thème du roman, les couleurs sont claires et joyeuses ce qui colle tout à fait avec le registre. Et puis ce titre long (incontournable des Feel-Good, rappelle-toi !) est très bien mis en avant. Mais il manque peut-être un petit truc, un petit élément qui fait sortir le roman du lot. Instinctivement, j’aurais peut-être cru à la couverture d’un livre de développement personnel ou de… Oh, wait ! Mais… mais… est-ce que ce n’est pas fait exprès justement ?

Si je te dis ça, c’est parce que lorsque tu lis le résumé, tu vois à la fin que l’auteure indique « tous ceux qui un jour ont trébuché pourront se reconnaitre »… Serait-ce du développement personnel teinté de fiction ? C’est ce que nous verrons dans cette chronique.

Dans le résumé tu retrouves bien le thème des plantes (sujet chouchou de Catherine Secq, d’ailleurs) mais si on comprend qu’elles auront leur importance dans le récit, je trouve qu’on ne perçoit pas vraiment à quel point c’est l’élément central du roman.

Ma lecture (55 points sur 70)

Alex, le personnage principal ?

Dans le résumé, tu comprends tout de suite que tu vas suivre la vie d’Alex. Alors, sur le principe, je suis d’accord, mais finalement, pour moi, ce petit gugus est loin d’être le personnage principal. Pour moi, la star du roman c’est avant tout Dame Nature. Que ce soit à travers l’apiculture au début de l’histoire ou encore la botanique finalement, c’est bien plus la Terre que l’on découvre qu’Alex. En fait, on en découvre tant sur elle qu’elle devient vraiment un personnage à part entière.

Ce n’est que mon ressenti, mais Alex et tous ses proches ne sont finalement qu’une excuse pour faire avancer l’intrigue et j’ai l’impression que l’auteure a voulu nous partager l’histoire de la Terre plutôt que celle d’Alex. Et je trouve ça beau. Je sais pas, ça fait ressortir le côté curieux de l’enfant qui sommeille en moi. Cette petite fille qui demandait à son grand-père, occupé les mains dans le terreau : « Pourquoi tu fais ça ? Et pourquoi faut mettre les graines maintenant ? Et pourquoi… ». Ouais, j’étais une gamine assez chiante…

Pour moi, l’intérêt premier de ce roman c’est d’en apprendre plus sur le pouvoir des plantes et surtout sur l’aromathérapie. Alors… Je ne suis pas une experte dans le domaine, et si ça se trouve, j’utilise le mauvais terme en parlant d’aromathérapie. D’ailleurs Google dit que c’est spécifique à l’utilisation des HUILES aromatiques, mais bon, tu m’as comprise ! En gros la science pour laquelle plante = remède.

Alors, pourquoi teinter tout ça de fiction ? Un bon vieux bouquin de science aurait fait l’affaire ! Ouais, mais sans avoir un attrait particulier pour ce type de science, tu serais allé acheter un pavé sur le pouvoir des plantes, toi ? Non, ne mens pas ! En saupoudrant le tout de fiction, Catherine Secq permet à tous de s’intéresser au sujet et peut-être même de le découvrir pour certains. Elle rend accessible et intéressante une science qui… malheureusement doit parfois faire face à pas mal de préjugés.

Le récit d’une vie…

Mais il y a quand même de la fiction ! Et là encore, Catherine Secq a choisi un format assez original que j’avais déjà découvert avec Mélanie Daniel et son sublime roman Le Ring. Elle a choisi de nous raconter la vie d’Alex de ses vingt ans à sa quarantaine et ce en 180 pages environ. Du coup, forcément, tu survoles certaines périodes, tu vois le temps passer comme un film en accéléré.

C’est vrai que cela peu empêcher certains de s’attacher aux personnages, mais comme pour le roman de Mélanie Daniel, je trouve que Catherine Secq s’en sort très bien. Personnellement j’ai vraiment ressenti une attache pour Alex. Emma, par contre… Emma, je ne sais pas pourquoi, mais dès le début, je l’avais dans le pif. Mais finalement, détester ou aimer un personnage, ça revient au même : ça veut dire que l’auteur a réussi à le rendre assez réel pour nous provoquer des émotions à son égard.

Bref, à titre perso, je trouve que ce type de narration peut être un pari assez risqué puisqu’il apporte de gros risques face au côté attachants des personnages, mais pourtant, Catherine Secq a réussi l’exercice haut la main.

OK, on avait dit qu’on parlait pas polar, mais quand même…

Fais ce que je dis mais fais pas ce que je fais. Bon, je ne vais pas comparer ce roman à la célèbre saga de l’auteure, promis, mais c’est vrai qu’on retrouve un petit clin d’œil au polar. Parce qu’un roman uniquement basé sur un mec qui découvre une plante, ça peut être cool, mais ça manque un peu de piment, de rebondissements !

Eh bien, sans sombrer dans le complot ou l’espionnage à la James Bond, Catherine Secq a réussi à nous instaurer un petit suspens pas déconnant. C’est vraiment bien amené puisque finalement, le roman se veut quand même très réaliste, donc on ne pouvait pas partir dans une épopée épique où un pauvre petit scientifique doit se défendre contre le gros méchant, j’ai nommé BIG PHARMA ! Non, on reste dans un récit plausible voir, je pense malheureusement pour certains, assez courant : Monsieur tout-le-monde qui se fait avoir par une entreprise en leur vendant son idée.

l’après-lecture (11 points sur 15)

Alors, finalement, qu’est ce que ça donne en tournant la dernière page ? Je trouve que Catherine Secq a réussi son pari. On en apprend beaucoup dans ce roman, que ce soit sur la nature en elle-même, sur l’utilisation des plantes, leur préservation, leur étude… Des sujets qui pourtant ne sont pas les plus bancables de la littérature.

Pour ma part, les plantes et moi… On s’aime pas trop. C’est-à-dire que je dois les pousser vers une forme de suicide, je pense, parce qu’elles ne survivent jamais longtemps avec moi. Je n’y comprends rien et je ne cherche pas non plus à y comprendre grand chose. Et pourtant, j’ai trouvé cette parenthèse assez intéressante !

Je vais pas mentir, je ne suis pas le public cible et pourtant, j’ai quand même apprécié la lecture parce que, même sans être une fan du vert, je reste une curieuse et dès que ça commence à m’apprendre des choses, moi, j’aime bien !

Bon, et ce côté littérature blanche ? Bah, j’avoue que je suis pas convaincue à 100% que ce soit ce registre là qui lui colle le mieux à la peau. Je comprends la démarche de l’auteure. Elle veut nous motiver à toujours nous relever et à croire en nos rêves, même lorsque cela peut prendre des années, mais pour moi ce n’est pas forcément le registre qui définit le mieux son roman. Je vais être honnête : Je ne saurais pas vraiment où le classer. Vraiment, cette prédominance du thème botanique… Bah ça le rend un peu inclassable ! (Je sens que j’ai été totalement inutile sur ce point. Si, si, n’essaie pas de me rassurer !)


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Comme je disais, la Nature a une place omniprésente dans le roman et je pense qu’il faut un minimum d’attrait pour tout ce qui touche à la botanique pour être 100% dans le public visé par ce roman. Pourtant, pourtant… Les propos sont si bien expliqués et surtout accessibles que finalement, tout petit curieux peut succomber aux charmes de ce roman.

Bon, clairement, si tout ce qui est plante et nature te rebute, essaie même pas, parce que là, tu vas en manger de la plante ! Mais si ta curiosité est piquée et que tu veux découvrir ce petit monde sans te prendre la tête avec un manuel de science, c’est une bonne introduction en la matière.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon ou sur le site Lys Bleu Editions. Tu peux également suivre l’auteure sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook) ou sur son nouveau site internet.

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Le macchabée givré, à servir bien frais – Catherine Secq

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les précieux conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note précise. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

OK, on se retrouve aujourd’hui pour un petit hors-série puisqu’il ne s’agit pas d’un Feel-Good. Non, non ! Aujourd’hui on se met dans l’ambiance Noël avec la commissaire Bombardier. Et tu sais quoi ? Si tu es sage, le Père Noel t’offrira peut-être une surprise en lien avec Catherine Secq dès samedi… Mais pour ça, faut que tu le mérites !


Style : Polar humoristique / Roman de détection

Date de publication : 2019

Points barème : 90.5/100

Note : 4.5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Il fait frais, on est en décembre et Noël arrive à grand pas. C’est la période la plus chargée pour les commerçants de la célèbre place Vendôme à Paris. Le coup de départ est lancé et c’est la course au bijoutier qui créera la plus belle vitrine de Noël.

Oui, mais voilà que l’un d’eux fait une macabre découverte parmi ses décorations… Un cadavre ! Un cadavre givré et ficelé comme une dinde de Noël. Qui a eu l’idée de lui faire cette sale blague ?

La réponse se trouve forcément quelque part. Entre Paris, le Morvan et le Danemark, la commissaire Bombardier va devoir fouiner partout si elle veut obtenir une réponse avant le réveillon !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance renouvelée et l’envoi de son roman.

Le premier regard (14 points sur 15)

Comme toujours c’est un sans faute pour la couverture de ce roman. Catherine Secq sait à chaque fois nous offrir des couvertures colorées, dynamiques et décalées. Elles représentent à merveille l’univers de la commissaire Bombardier. Et puis ce petit rappel du personnage principal ! On sait tout de suite où l’on met les pieds.

Je trouve que cette série est vraiment de celles dont on veut faire la collection pour embellir sa bibliothèque, mais également de celles qui s’offrent à un proche. Bref, le cadeau parfait que ce soit pour toi ou pour un autre.

Passons au résumé : Comme toujours, j’aime beaucoup cette présentation à la première personne sur la quatrième de couverture. Ça peut surprendre. Déjà parce que ce n’est pas forcément courant, mais surtout parce que le récit est raconté… à la 3ème personne ! Mais je sais pas, ça ajoute un petit côté « Je fais ce que je veux et je m’en fiche des codes » qui correspond tout à faite à Bombardier !

Ma lecture (65,5 points sur 70)

Salut les copains !

Bon, c’est déjà la troisième fois qu’on retrouve la commissaire Bombardier et son fidèle Polo. Est-ce qu’on se lasse ? Non ! Bien sûr que non ! Justement, on a vraiment l’impression de retrouver une bande de potes et on a hâte de vivre cette nouvelle enquête à leurs côtés.

Dans cette série, on retrouve vraiment ce sentiment de familiarité qu’on adore. On connait les qualités et les défauts des personnages et toutes leurs réactions résonnent maintenant comme des « private joke ». Mais si, tu sais, ces blagues que seuls toi et tes amis pouvez comprendre ! C’est exactement ça. Alors, oui, tu peux lire ce troisième opus sans commencer par les précédents, mais tu risques de passer à côté de quelques petits clins d’œil. Comme les romans d’Agatha Christie, tu peux lire les enquêtes dans l’ordre que tu veux sans être perturbé, mais c’est toujours mieux de faire ça dans les règles de l’art.

Oui, j’ai ENCORE comparé Catherine Secq à Agatha Christie. Et je le ferai jusqu’à ce que la Terre entière ait compris !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cet opus, c’est la place qu’y a prise Polo. Dans le premier tome, on le découvrait, dans le deuxième je l’ai trouvé moins présent (ce qui est colle avec l’intrigue). Du coup, j’ai vraiment dégusté chacune de ses présences durant cette enquête. C’est un personnage qui ne paie pas de mine et pourtant, il apporte un vrai + dans l’histoire. Il est assez attachant et on a envie de lui faire un gros câlin à chaque fois que la commissaire Bombardier le bouscule un peu.

Toujours d’aussi bons personnages, voir des meilleurs…

Finalement, c’est même Bombardier que j’ai trouvé un peu moins présente, mais ne t’inquiète pas, le roman ne perd pas de son piquant pour autant ! Oh non ! Et ça c’est pour une raison simple : Catherine Secq a développé d’autres personnages tout aussi corrosifs que notre commissaire préférée. Et oui, le cynisme, l’humour et les punchlines ne sont plus monopolisés par notre commissaire et d’autres vont venir nous faire pleurer de rire.

Comme toujours, Catherine Secq nous crée de très bons personnages, bien détaillés et cohérents, mais dans cette nouvelle enquête, j’ai trouvé qu’elle arrivait à nous rendre tout ça encore + palpable. Certains m’ont réellement agacée et j’ai eu envie de les secouer très fort, d’autres m’ont touchée. Bref, j’étais bien + impliquée dans la vie des personnages secondaires que dans les deux premiers tomes.

J’irai enquêter chez vous…

Alors, dans le tome 2, j’avais beaucoup aimé le côté terroir, d’autant plus que l’histoire se déroulait dans ma région natale. Du coup forcément, j’ai souri à chaque caricature (qui finalement n’en est pas vraiment une, faut bien l’avouer !), j’ai halluciné devant le réalisme de certaines situations. Pour moi, ça ne faisait aucun doute : Catherine Secq a forcément visité le Berry et le Poitou pour pouvoir les retranscrire aussi bien.

Alors, quand elle a commencé à nous décrire le Morvan et à y caricaturer les personnages, je lui ai fait 100% confiance. Elle m’a vraiment fait voyager pour le coup et j’ai eu l’impression de découvrir une région que je ne connaissais pas du tout. Forcément, je n’ai pas ressenti le même sentiment de nostalgie puisque je n’y ai jamais mis les pieds, mais l’effet était réussi. Jusqu’à ce que…

Je ne vais pas te spoiler le roman, mais pour continuer son enquête, Bombardier doit visiter un autre pays Européen. Et il se trouve que c’est justement dans ce pays que ma mère a grandi, donc même sans y être jamais allée, je connais les expressions, l’accent, les coutumes… Et j’ai eu l’impression d’avoir ma mère devant les yeux. C’était à mourir de rire !

Je suis vraiment impressionnée par cet aspect de Catherine Secq. Lorsque son personnage visite une région, elle arrive toujours à adapter le récit au patois local, au folklore… Bref, elle nous fait réellement voyager et pas seulement grâce à la description comme on peut souvent le voir dans les autres romans. Elle nous offre certes un visuel, mais également une ambiance et cela rend le tout bien plus complet. Un grand travail d’analyse derrière tout ça !

Presque engagé !

Comme pour le deuxième tome, sans être 100% militante, Catherine Secq nous donne à réfléchir sur plusieurs points. Là où elle nous parlait précédemment de la sexualité féminine et de racisme, ici elle aborde le sujet du travail clandestin et de la main d’œuvre venue des pays de l’Est. Alors, ce n’est clairement pas le sujet principal du roman, mais on retrouve cet aspect à plusieurs moments et je trouve que cela ajoute un ancrage assez important.

En fait, pour moi, ses romans peuvent se lire à n’importe quelle époque, tout comme ceux d’Agatha Christie (je t’ai dit que j’insisterai sur cette comparaison !), mais il y a tout de même un certain contexte social et temporel que l’on retrouve. Finalement, cette enquête est vraiment intégrée à notre actualité et c’est sûrement pour cela qu’elle nous donne ce sentiment d’intimité.

Et l’enquête dans tout ça ?

Bon, je te parle de tout sauf de l’enquête en elle-même ! Parce que c’est quand même un roman de détection, alors qu’en est-il ?

Ce qui va suivre est un avis purement personnel et tu n’auras peut-être pas le même ressenti que moi. J’ai trouvé qu’on s’éloignait légèrement du roman de détection par rapport aux premiers. Je vais t’expliquer ! Comme je te disais, les personnages sont + développés et forcément l’émotion est + présente. Du coup, je me suis un peu détachée du côté « enquête » du roman pour me concentrer sur l’histoire. J’ai eu du mal à repérer les indices et à établir des théories. Jusqu’au bout, je n’avais pas la moindre piste !

Alors, je pense en grosse partie que ça vient de moi. Je n’ai pas su lire entre les lignes et j’étais bien + concentrée sur le paysage et les personnages que sur l’enquête. Que veux-tu, j’ai la concentration d’un labrador. Je suis mono-tâche ! Je suis sûre que quelqu’un de bien + attentif que moi arrivera à démêler tous les nœuds, mais personnellement, je me suis laissée distraire par le reste du roman.

Par contre, que ce soit clair : J’ai adoré ! D’ailleurs, si je me suis laissée distraire, justement, c’est parce que j’aimais beaucoup ce que je ressentais durant ma lecture. J’ai adoré voyager dans la France et découvrir le paysage.

l’après-lecture (11 points sur 15)

Du coup, comme je te disais, j’ai un peu moins retrouvé le côté roman de détection que dans les autres opus, mais par contre j’ai découvert une grande qualité de narration chez Catherine Secq que je n’avais jusqu’alors qu’entrevue. Si dans les deux premiers, l’auteure nous confirmait son talent d’enquêtrice, ici elle nous montre qu’elle a bien plus d’un tour dans son sac et qu’elle n’est pas renfermée dans un seul registre.

On retrouve très bien sa plume et son univers, mais il y a également ce « je-ne-sais-quoi » qui vient nous montrer une nouvelle facette de l’auteure et qui nous donne envie de la découvrir dans un nouveau registre. Bien sûr, on ne se lasse pas de la commissaire Bombardier et on en veut encore toujours plus, mais on a également envie de découvrir l’auteure dans de nouvelles aventures.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Cette enquête est un sans faute ! L’auteure a su nous ramener dans un univers que l’on connait tout en se renouvelant. Bref, c’est une grosse réussite. Pour moi, la série de la commissaire Bombardier est et restera une série que l’on collectionne, que l’on offre, que l’on partage et que l’on chérit.

Je n’ai qu’une chose à dire « Longue vie à la commissaire Bombardier ! ».


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme d’habitude, tu peux faire un tour sur le nouveau site internet de l’auteure ou encore aller directement sur Amazon. Tu peux également la suivre sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook).

Et tu sais quoi ? Catherine Secq s’est également lancée dans la littérature blanche avec son roman « Parfois, la vie ne tient qu’à une fleur« . De quoi la découvrir dans un autre registre !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Ne jetez pas les morts au compost – Catherine Secq

Je crois que je deviens accro à la commissaire Bombardier. Il faut dire que deux enquêtes en un mois, ce n’est pas rien. Cet été, j’aurais donc passé plus de temps avec notre Sherlock Holmes des temps modernes qu’avec ma propre grand-mère !

Pour conclure ce mois dédié au polar, laisse-moi te présenter Ne jetez pas les morts au compost de Catherine Secq. Si tu te souviens bien, j’avais adoré le premier opus, alors qu’en est-il de cette suite ?


Style : Polar humoristique / Roman de détection

Date de parution : 2019

Note : 5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Depuis le premier roman, c’est qu’il s’en est passé des choses dans la vie de la commissaire Bombardier. Bon, déjà, elle a survécu à un incendie, ce qui n’est pas rien ! Même si elle y a laissé un peu de son postérieur, son esprit lui est toujours intacte. Elle est fin prête à reprendre du service et laisser derrière elle ces longs mois de convalescences.

Oui, mais voilà, le boss ne l’entend pas de cette oreille et l’oblige à prendre des congés avant son grand retour. Des congés ? DES CONGES ??? Ni une, ni deux, la commissaire Bombardier embarque dans sa fidèle Coccinelle et décide de partir rejoindre sa cousine dans le fin fond du Berry. Quitte à rester inactive, autant sortir de Paris !

Quelles étaient les chances pour que sa voiture tombe en panne ? Qu’elle amène la commissaire Bombardier sur les terres thermales de la Roche-Posay ? Puis, qu’un meurtre ait lieu dans ce cadre idyllique ? Il faut croire que c’est un coup du destin. Alors, ni une, ni deux, Josiane saute sur l’occasion. Il est temps de reprendre du service !


QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Si tu es un fidèle des premiers temps, tu sais peut-être que j’entretiens une relation assez particulière avec les romans d’Agatha Christie. A chacune de mes lectures, j’ai l’impression de retrouver une amie qui viendrait me raconter son histoire. J’ai ce lien de familiarité avec Hercule Poirot et Miss Marple que je ne m’explique pas. Je peux te dire qu’il en est désormais de même avec la commissaire Bombardier. J’ai adoré partager cette nouvelle aventure avec elle.

Je trouve les personnages bien plus développés dans ce deuxième opus. Dans Meurtre bénévole, la commissaire et son fidèle acolyte avaient déjà une vraie personnalité mais ici, l’auteure leur offre un passé, des peurs, des doutes… Les personnages gagnent en épaisseur et cela pour notre plus grand plaisir.

On reste clairement sur un roman de détection où l’enquête et la recherche d’indices gardent la place principale dans le polar, mais l’auteure y a également ajouté des intrigues secondaires, discrètes mais tout de même présentes. Ainsi, cela lui permet d’aborder des sujets annexes et de mettre le doigt sur certaines dérives de notre société. Ne t’en fais pas ! Cela reste léger et on ne sombre pas dans le roman de réflexion. Tes neurones resteront entièrement dédiés à l’enquête, tout en passant de temps en temps vers d’autres chemins.

L’auteure nous parle mine de rien de racisme, d’homophobie, d’adultère mais surtout, elle nous parle d’un sujet bien trop souvent oublié de tous : la vie amoureuse et sexuelle des femmes de plus de quarante ans. Parce qu’on le sait tous, nous vivons dans une société où les femmes, tout comme les pots de yaourt, possèdent une date de péremption au-delà de laquelle elles ne peuvent plus être femmes. Elles sont des mères, elles sont des grand-mères mais elles ne sont plus des femmes. Et ici, l’auteure nous parle avec beaucoup de légèreté de libido et de reconstruction de l’estime. Elle nous montre que la vie d’une femme ne se limite pas à son rôle familiale ou même à sa carrière et qu’il n’y a pas d’âge pour chercher le bonheur et l’épanouissement. Tout cela, elle l’intègre naturellement dans son récit sans en faire une lutte d’idéaux ou un message moralisateur. Comme toujours, le sujet est amené avec beaucoup d’humour et de bienveillance.

Ah et pour finir ! J’avais dit que je te tiendrais au courant : Est-ce que j’ai démasqué le meurtrier ? Et bien, oui et non ! J’avais deux suspects en tête et l’un d’entre eux était bel et bien le tueur. Pour ce qui était du mobile… J’avais un début d’explication, mais c’était loin d’être suffisant. Pourtant, j’étais bien plus investie dans ma lecture mais cela ne m’a pas suffit pour démêler tous les fils. Non, clairement, mes compétences d’enquêtrice sont encore à parfaire !

C’est exactement ça que j’aime dans cette série de polars : lorsque tu arrives à deviner des éléments de l’enquête, tu es heureux parce que tu as réussi et lorsque tu n’y arrives pas, tu es également heureux, parce que tu es surpris ! Bref, tu es toujours heureux.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Forcément, tu dois bien t’en douter : Oui, je te le conseille ! Qu’importe ton âge ou ton style de lecture préféré, je pense que ce roman pourra te plaire. C’est la lecture parfaite pour se détendre tout en activant ses méninges. Bref, tu l’auras compris, les aventures du commissaire Bombardier font vraiment partie de mes sagas chéries maintenant.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Je suis presque déçue si tu as encore besoin de ces renseignements ! Je n’avais pas encore réussi à te convaincre pour le premier roman ? Bon, allez, pas grave, je te remets tout ça. Tout d’abord, tu peux faire un tour sur le site internet de l’auteure ou encore aller directement sur Amazon.

Tu peux également la suivre sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook).

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Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Meurtre Bénévole – Catherine Secq

Parce que le polar n’est pas toujours sombre, j’ai décidé de te présenter aujourd’hui la première enquête du commissaire Bombardier personnage créé par Catherine Secq.


Style : Polar humoristique / Roman de détection

Date de parution : 2018

Note : 5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Si Sherlock Holmes avait son intelligence, la commissaire Bombardier, elle, peut compter sur sa détermination ! Elle n’est peut-être pas le crayon le plus aiguisé de la boîte (expression québécoise que j’ai découverte récemment et que J’A-DO-RE !), mais Bombardier ne lâche jamais aucune enquête sans en avoir trouver le coupable.

C’est donc armée de son carnet et de son fidèle acolyte Polo qu’elle arrive au sein de l’association ANUV. Un meurtre, une victime, une arme mais tant de suspects ! C’est que le macchabée n’avait pas que des amis au sein de l’association ! Bombardier arrivera-t-elle à mettre la main sur l’assassin ?


QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Lorsque l’on parle de polar, on s’imagine tout de suite le suspens, une ambiance pesante et macabre. Oui, mais non ! Parce que le polar n’est pas toujours sombre, il existe une branche du genre drôle et légère : le polar humoristique.

C’est une autre façon de voir le roman policier et c’est tout à fait rafraichissant. Jusqu’à peu, je ne connaissais pas vraiment cette sous-catégorie mais depuis ma lecture « Poulet grillé » de Sophie Hénaff, je m’intéresse vraiment au genre. Ici, Catherine Secq nous offre un hybride entre le polar humoristique et le roman de détection (si tu ne sais pas de quoi je parle, je t’invite à regarder ma vidéo de dimanche où je te présenterai les différents styles de romans policiers). Prends une dose de sarcasme, une pincée d’excentricité et surtout une bonne cuillère de matière grise et ça te donne une enquête du commissaire Bombardier.

L’auteure respecte à merveille les codes du roman de détection et nous immerge totalement dans l’enquête. On se trouve à un pied d’égalité avec les enquêteurs et pouvons, en même temps qu’eux, résoudre ce mystère. On fait vraiment partie de l’enquête !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Finalement, c’est bien plus qu’une lecture et il s’agit presque d’un escape game où l’on rassemble tous les indices afin d’obtenir la réponse avant la fin du livre. Si tu aimes Agatha Christie mais que tu la trouves pas assez fun, et bien fonce lire cette saga !

Drôle, extrêmement bien ficelé, percutant, dynamique… Bref, je manque d’adjectifs pour qualifier ce roman.

Autre point : il parait que la commissaire Bombardier part enquêter entre la région du Berry (mes terres natales) et celle du Poitou (ma terre d’adoption) dans un autre opus… Forcément, c’était un signe et je DEVAIS découvrir cette saga.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Bon, alors déjà, tu peux te fournir ce roman et tous les autres de la collection sur Amazon.

Si tu veux découvrir l’auteure, je t’invite à te rendre sur son site Internet ou à la suivre sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook). Bah oui, comme ça, tu seras prévenu dès qu’elle publiera un nouveau livre !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

L’Enterrement – Daphné Milpiet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est déjà la dernière chronique de 2020 ! Ouah, ce que le temps passe vite… Mais ne t’en fais pas, on va finir l’année en beauté avec « L’Enterrement » de Daphné Milpiet.


Style : Polar

Date de publication : 2020

Points barème : 82/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Albert Dupont est mort à 60 ans. Ça arrive, mais ce qui reste tout de même plus atypique, c’est qu’il a été assassiné ! Bon, il faut bien reconnaitre qu’il n’avait pas que des amis dans sa petite ville de province, donc forcément, ça choque sans trop étonner.

Pourtant, au détour de leur enquête, les policiers vont vite s’apercevoir que le meurtrier semble bien plus proche de la victime que ce que l’on pourrait croire… Le meurtrier… Enfin, la meurtrière ! Quelle femme de la famille Dupont aurait pu commettre un tel crime ?

Si toutes ont un mobile, une seule a exécuté cet enfoiré. Chacune accusera l’autre et l’équilibre de la famille, déjà fragile, va basculer au fil de l’enquête.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Pour moi, « L’Enterrement » fait partie de ces romans qui ne paient pas forcément de mine au premier regard alors qu’ils sont bourrés d’originalité ! Lorsque l’on découvre le résumé, on comprend très vite l’intrigue et là-dessus, on n’est vraiment pas mené en bateau. Le résumé te donne une bonne idée de ce qui se déroulera lors du roman et tu sais directement que tu vas lire un polar (et non un thriller ! D’ailleurs, si tu ne sais pas la différence, sache qu’une vidéo sortira dessus le mois prochain).

A la couverture aussi tu comprends vite le genre. Alors pourquoi je te dis que ça ne paie pas de mine ? Eh bien tout simplement parce que ce n’est pas qu’un polar. Lorsque j’ai dû renseigner le genre en début de chronique, j’ai hésité à ajouter la mention « polar humoristique » parce qu’il y a un vrai aspect « humour noir » et « cynique » à ce roman. Et vu comme ça, tu devines pas forcément.

Je dirais même que la photo en noir et blanc et l’écriture rouge peuvent te mener vers l’horreur ou en tout cas un environnement très sombre.

Ma lecture (55.5 points sur 70)

Ce n’est pas un thriller, bordel !

Alors, les gens font souvent l’erreur et confondent « thriller » et « polar ». Oui, un polar peut-être un thriller, mais il n’en pas pas systématiquement un. Et ici, on n’a pas affaire à un thriller, mais bien à un polar. Du coup, je t’entends déjà me réclamer la différence entre les deux genres. Encore une fois, je rentrerai plus dans les détails le mois prochain en vidéo, mais en attendant :

  • Dans un polar, l’intrigue tourne autour de l’identité du tueur. Le but premier du personnage principal est de démasquer l’assassin.
  • Dans un thriller, l’enquêteur ou le héro cherche à contre-carrer les plans du « méchant ». Le but premier du personnage principal est d’empêcher un crime.

Et ici, tu es sur un polar puisque tu sais d’office que le crime est personnel. Et je dirais même que tu es presque sur un roman de détection. Là, par contre je t’avais déjà parlé de ce genre en vidéo. Le roman de détection te permet de mener l’enquête en même temps que la police. Tu as des indices et tu peux assembler les pièces du puzzle toi-même.

Dans le même genre, tu as Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, en gros…) ou encore Catherine Secq dont je t’ai souvent parlé.

Bref, une enquête que tu vis vraiment. Et pour ma part, j’avais un léger doute au sujet du meurtrier, mais je dois avouer que mes soupçons sont apparus à seulement quelques pages de la fin. Pendant tout le roman, je me suis fait baladée en beauté par l’auteure et je n’y ai vu que du feu ! Ce n’est pas prévisible.

Voir et être vu

La structure du roman est vraiment atypique. Pour la faire courte, tu as plusieurs suspects dès le début, (on va dire 4 pour arrondir les angles) et donc, l’auteure a choisi de diviser son roman en quatre parties, chacune étant narrée à la première personne par une des quatre suspects. Originale, non ?

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que chacun des personnages est décrit par les autres, et parfois on peut observer qu’il y a une sacrée différence entre la façon dont une des femmes peut se décrire elle-même et la vision qu’on les autres personnages d’elle. Il faut dire ce qu’il est, il y a parfois une bonne dose de mauvaise foi chez ces femmes et on le remarque justement grâce aux différents points de vue. Ça illustre parfaitement le fameux « il y a toujours deux versions à une histoire ».

J’ai beaucoup apprécié cette particularité, parce qu’au final, tu peux revivre certaines scènes différemment.

Autre point : ce n’est pas parce que tu vois le point de vue de Micheline, qui accuse Jacqueline, que tu es convaincu de son innocence. Et ça c’est fort ! En fait, comme tu comprends très vite que certains personnages sont de mauvaise foi et arrangent la vérité, tu te dis qu’ils peuvent très bien te mentir en accusant une autre et si ça se trouve, ils te donnent peut-être de mauvais indices ! En gros, c’est une enquête policière dans les vraies circonstances : Tu ne peux pas te fier à 100% aux dires des personnages.

Humour noir et un cynisme à toutes épreuves

Alors, ne te détrompe pas, ce roman détient sa part d’ombre, sans aucun doute, mais la plupart du temps, le cynisme est très fort et vient te faire sourire durant ta lecture. C’est cru, c’est direct, c’est cash. Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman sans tabou.

Plusieurs sujets très lourds sont abordés (je ne peux malheureusement pas te dire lesquels sans te spoiler le bouquin), mais l’auteure a réussi à dédramatiser tout ça. Alors oui, ce sont des sujets chocs et elle ne minimise à aucun moment leur gravité, mais le ton cynique et l’enchainement des punchlines viennent vraiment rendre l’ambiance moins sérieuse et mélodramatique.

C’est un polar noir mais cinglant et on adore ça ! D’ailleurs, pour la petite histoire, durant ma lecture, j’ai pour habitude de prendre en photo les phrases que je mettrai peut-être en citation dans mon article. A la fin, je choisis souvent entre deux ou trois maximum. Ici, j’en avais + de 10 ! J’avais limite envie de toutes les mettre et ça a été très compliqué de trouver ma punchline préférée !

l’après-lecture (13 points sur 15)

Il s’agit donc du primo-roman de l’auteure et même si on sent parfois quelques petites hésitations, on comprend très vite en tournant la dernière pages que Daphné Milpiet est bourrée de talent ! Franchement, je n’ai pas du tout trouvé l’explication finale tirée par les cheveux, toutes les pièces du puzzle s’assemblaient parfaitement bien et surtout, lorsque tu as fini ta lecture, tu as le seum (oui, j’utilise encore cette expression, et alors ?). Tu as le seum parce que c’est un primo-roman et qu’il n’y en a pas encore d’autres. Parce que franchement, la plume, la répartie et puis le talent tout simplement de l’auteure te donne envie de lire d’autres de ses bouquins. Va falloir attendre, mon pote.

Le seul reproche que je pourrais lui faire c’est sa taille. Le roman est trop court à mon goût (175 pages). Alors, après c’est vrai que les romans de détection ont tendance à être assez courts de manière générale, donc ça correspond au registre, mais j’aurais pas dit non pour quelques répliques cinglantes en plus.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est une pépite ! D’ailleurs, je n’ai pas encore réfléchi aux deux romans que je vais annoncer comme « coup de coeur de Décembre 2020 », mais je pense que « L’enterrement » en fera partie… Non, je vais être honnête : Je sais qu’il en fera partie.

Encore une fois, c’est un primo-roman et ça se sent mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas génial. Je me dis que si l’auteure est capable de nous pondre un roman aussi complet dès maintenant, ça promet pour le futur. Pour moi, Daphné Milpiet est faite pour l’écriture et c’est une auteure à surveiller de près. Elle est très douée pour établir un scénario crédible et costaud, ce qui est un excellent point pour le registre actuel. Mais ce qui me convainc plus encore, c’est sa plume. J’y trouve pas mal de qualité et ça me conforte dans l’idée que polar ou non, Daphné Milpiet peut te happer dans son univers. Alors, même si son prochain roman n’est pas un policier, je lui fais totalement confiance !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Conseil auteur

[JDPT] Une saga : Les enquêtes de la commissaire Bombardier !

Nouvelle série vidéo ! Ici, je ne te donne pas mon avis, mais je te présente un auteur, une saga ou un classique. Et aujourd’hui on commence avec une saga (qui deviendra un classique ! Je n’en doute pas un instant !) : Les enquêtes de la commissaire Bombardier de Catherine Secq.


https://youtu.be/rWF2oWwy0T4

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Fallait pas – Jocelyne Bacquet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les précieux conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note précise. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors, cette chronique ne sort pas un lundi, comme d’habitude car elle ne fait pas partie de ma sélection du mois. C’est une lecture hors catégorie mais dont j’ai vraiment envie de te parler !


Style : Policier / Polar humoristique

Date de publication : 2018 avec une réédition en 2020

Points barème : 96/100

Note : 5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Devenir un écrivain connu, c’est le rêve de beaucoup de français. Mais avant d’y parvenir, encore faut-il être accepté dans une maison d’édition, et ça, ce n’est pas une mince affaire ! Alors, il faut viser large et envoyer son roman partout. Tiens, pourquoi pas dans trente maisons d’édition ?

« Au prochain refus, je fais un meurtre ! Ahahah ! » …

Que se passerait-il si cette idée, pourtant balancée habituellement comme une boutade, germait dans le mauvais esprit ? Jusqu’où serait-il prêt à aller pour essuyer l’affront reçu ? Suis la cavale meurtrière d’un auteur qu’il n’aurait peut-être pas fallu froisser… Et surtout pas trente fois !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (14,5 points sur 15)

Alors, cette fois, ça va être un peu spécial, parce que la couverture de la réédition n’est pas la même que celle de la version originale. Et perso, je fais partie des petits chanceux à détenir la version originale !

Alors, qu’on soit d’accord, la nouvelle couverture est très bien. Mystérieuse, avec une référence aux bois (faut lire le roman pour comprendre !). J’aime également la police d’écriture qui change et intrigue. Mais je trouve que dans cette nouvelle version, on perd un peu le côté « écrivain » de la précédente, mais également le côté décalé du roman. Dans la couverture de 2018, on peut lire sur la feuille « Lorsque la logique n’a plus de sens ». Phrase qui résume tout à fait le roman.

Bon, je chipote, et pour être honnête, j’aurais sûrement donné tous les points à la nouvelle couverture si je n’avais pas eu vent de la première. Mais que veux-tu, j’aime la première version d’amour.

Pour ce qui est du résumé, par contre, tu comprends tout de suite où tu mets les pieds et ça pique ta curiosité au maximum ! J’ai essayé de lui rendre justice dans ma tentative faite-maison, mais la 4ème de couverture de ce roman est déjà parfaite !

Ma lecture (67,5 points sur 70)

Ce roman est un réel page-turner ! Tu n’arrives pas à t’arrêter et ce pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, comme tout bon polar, tu veux tout connaitre de l’enquête. Ici, l’auteure a fait le choix de te présenter à la fois le point de vue du tueur et celui des enquêteurs partis sur ses traces. C’est un style que l’on peut souvent retrouver et qui permet d’ajouter un certain suspens et de mieux comprendre le tueur.

Alors, oui, je suis d’accord, mais ici l’auteure a poussé la technique plus loin encore. Ce schéma lui sert à une chose : Nous torturer. Non, vraiment, j’assume ! Elle nous torture et on en redemande encore, gros malades que nous sommes. On aime ça. Non, on adore ça ! Tu veux savoir comment elle fait ? C’est simple : Elle nous pousse à croire que le meurtrier est sur le point de commettre une faute, qu’il est foutu et au dernier moment… On passe au point de vue des enquêteurs et il leur file entre les doigts !

Dès le début, elle nous annonce la couleur et on sait que l’on va adorer ces moments de tension puis de frustration. Parce que l’on aime voir le tueur se jouer des autres. Même s’il n’est pas attachant (c’est quand même un gros psychopathe, ne l’oublions pas !) et que l’on veut clairement qu’il se fasse arrêter, on meurt également d’envie de savoir jusqu’où il peut aller dans son délire.

J’ai vraiment adoré le personnage du tueur. L’auteure a réussi à nous montrer sa logique, sa réalité tout en gardant secrète une grosse partie de sa personnalité. Je me suis rarement vue autant impliquée dans la vie d’un personnage dont je connaissais finalement si peu. On rentre tellement dans son esprit que l’on trouve un certain sens à son illogisme.

Mais il n’y a pas que son point de vue. Il y a également celui des enquêteurs et je dois avouer, dans un polar à double vision, c’est souvent la partie enquête qui m’ennuie le +. Bah ici, pas du tout ! Je l’ai trouvée tout aussi géniale que celle du tueur. les enquêteurs sont tout aussi barrés et atypiques que lui. Les dialogues, les mises en scène… Tout respire le génie burlesque. Cela reste un polar avec une pointe sombre et cynique, mais pourtant, j’avais parfois l’impression de lire un vaudeville et cela pour mon plus grand plaisir !

Bref, c’est une avalanche de sentiments. Tu sautes du rire, au frisson en passant par la frustration (encore une fois, de la bonne frustration, celle que l’on adore). C’est un marathon émotionnel.

l’après-lecture (14 points sur 15)

J’ai adoré ce roman, au point où j’en suis venue à me dire « Oh ! j’aurais tellement aimé avoir écrit cette pépite ! ». Je ne vais pas te mentir, depuis un an, j’ai dans les placards un projet plus ou moins similaire et lorsque j’ai lu Fallait pas, je n’ai pensé qu’une chose : Si j’arrive à faire ressentir à mes lecteurs, ne serait-ce qu’une once de ce que Jocelyne Bacquet a pu me procurer, je serais une auteure comblée.

Lorsque j’ai tourné la dernière page, j’ai dû me faire violence pour ne pas contacter l’auteure et lui remonter les bretelles ! « Mais… Mais dites-moi que vous avez écrit d’autres romans du même genre ! Vous ne pouvez pas me laisser seule, comme ça alors que vous m’avez rendue accro… Donnez-moi ma dose, bon sang ! »

Mais, si je l’aime autant et si ce roman a répondu à toutes mes attentes (et même au-delà !) pourquoi ne pas lui attribuer un 15/15 ? Eh bien, tout simplement parce qu’à mes yeux les couvertures du roman (les deux versions !) ne rendent pas assez hommage au livre. On n’y perçoit pas forcément le côté atypique et très cynique. J’ai même cru remarquer que le polar était simplement présenté comme thriller sur Amazon ou Simplement Pro, alors que c’est bien plus que cela. Il ne correspondra pas forcément à tes attentes si tu ne te fies qu’à la couverture et au genre thriller.

A titre perso, je trouve que l’auteure a répondu à toutes mes attentes. Mais pour attribuer cette note, je me suis mise dans la peau d’un lecteur qui n’aurait pas forcément regardé en détail le résumé et qui ne se serait fié qu’à la couverture et la classification du roman. Et toi et moi, on va pas se mentir : On achète souvent des romans juste pour leurs couvertures sans vraiment lire le résumé…

C’est un avis totalement personnel, mais je pense que plusieurs passeront à côté de cette merveille en pensant qu’il ne s’agit que d’un polar de plus. J’ai failli le faire moi-même ! Et franchement, j’aurais vraiment loupé quelque chose si je ne m’étais pas attardée sur la quatrième de couverture. Le résumé rend tout à fait hommage au roman. Donc s’il t’intrigue, fie toi à 100% au résumé et tu comprendras le roman !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Si tu as déjà lu mes articles sur Meurtre Bénévole ou encore Ne jetez pas les morts au compost, tu sais que j’aime les polars mêlant humour et enquête. Mais là où Catherine Secq aborde ses romans avec légèreté et finesse, Jocelyne Bacquet nous plonge dans un monde plus sombre et cynique. On zig-zague entre humour noir et burlesque, chacun savamment dosé.

Je ne peux que te recommander ce polar qui change clairement des autres. Si, comme moi, un petit psychopathe à tendance masochiste se cache en toi, tu devrais adorer cette macabre balade.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. En attendant, tu peux retrouver son actualité sur son site internet ainsi que ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter)

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Bilan lecture d’Août : Spécial romans policiers

Après un mois entier dédié au romans policiers, il est temps de te résumer mes lectures. Alors, est-ce qu’il y a beaucoup de pépite cette fois-ci ?


Tu peux retrouver les articles de chacun des romans que je te présente ici et ainsi pouvoir te le fournir si tu en as envie. Voici la liste des romans de ce mois-ci :

Alors, lequel te tente ?

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !