Publié dans Service presse

Le Dernier Solstice d’hiver – Roxanne Laurens

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Bonne année et bonne santé à toi ! Eh oui, on se retrouve pour la première chronique de 2021 ! Bah mon vieux, c’est passé vite tout ça. Alors aujourd’hui, le hasard fait bien les choses puisque le roman que je te présente se déroule également en hiver. C’est pas mal, ça, pour te mettre dans l’ambiance ?


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Points barème : 74/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Juliette est une vraie Parisienne. Top modèle, elle vit à 100/h dans la capitale française. Entre carrière de rêve, petit ami sexy et vie paradisiaque, elle n’a vraiment pas à se plaindre. Jusqu’au jour où la loi de Murphy décide de lui coller aux basques !

Cela commence par une douloureuse rupture avec son Jules, puis par un renvoi de son agence de mannequinat, et enfin, pompon sur la Garonne : un cambriolage ! C’en est trop, Juliette décide contre toutes attentes de partir en retraite spirituelle au fin fond de la Lozère. Déconnectée de la civilisation et de la technologie elle pourra enfin se reposer.

C’était sans compter sur tous les mystères qui entourent ce lieu pourtant si serein en apparence. Que se cache-t-il derrière ces murs ? Et surtout, pourquoi tous semblent réagir à la vue de la cicatrice de Juliette ? Se pourrait-il que son passé et son avenir soient liés à cet endroit ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (14 points sur 15)

Alors, pour ce qui est de la couverture, je la trouve parfaite. Elle attire le regard et correspond en même temps au style du roman. D’ailleurs, c’est plutôt le résumé que je trouve plus déroutant. En le lisant, je n’avais pas vraiment conscience du côté « thriller » et je me suis même faite avoir par le métier de mannequin de Juliette. J’ai cru pendant un instant qu’il s’agissait d’un roman un peu superficiel et pourquoi pas même stéréotypé à cause de ce détail. Oui, tu peux le dire : j’ai été stupide et j’ai fait un GROS raccourci. Et tu verras un peu plus tard dans mon article, mais ce n’est pas le seul moment où j’ai vraiment été mauvaise langue sur ce roman !

Tout ça pour dire que le résumé m’a induite en erreur. Je suis tellement habituée à voir des romances sur une mannequin parisienne ou autre que j’ai cru que ce roman était du love-to-love déguisé. Bah, pas du tout ! En fait, la couverture est vraiment parfaite, parce qu’elle correspond 100% au registre.

Même si ma première impression était totalement fausse, j’ai mis une bonne note au roman pour cette première partie et ce, pour une raison simple : l’erreur venait clairement de moi. J’ai foncé droit dans le stéréotype « top modèle parisien » alors que si on lit bien le résumé, finalement, à aucun moment l’auteure de sous-entend une romance ! J’allais donc pas lui retirer des points juste parce que je suis une sale tête !

Ma lecture (48 points sur 70)

Un avis qui a souvent changé durant ma lecture

Comme je te disais, j’ai commencé avec un gros préjugé romance. Et la romance… c’est vraiment pas fait pour moi ! Alors, j’ai fait ma tête de cochon au début, surtout que l’auteure joue pas mal avec les stéréotypes dans ses premiers chapitres. Alors, au lieu d’imaginer que c’était fait exprès (pour montrer au fil du récit l’évolution de Juliette), moi, j’ai foncé droit dans le panneau et j’ai cru que c’était juste un roman comme on en fait tant. Alors j’ai râlé.

Oh, et puis arrive un début de romance ! Un mec BCBG, mystérieux et ultra viril… Tu entends mes dents qui grinçaient ? Ouais, là, ça commençait à faire trop. Beaucoup trop pour moi ! Mais j’ai continué ma lecture et…

Bah j’ai bien fait ! Parce que je me suis sentie bête d’avoir jugé le roman aussi vite. Très, très bête !

Alors, bien entendu, je vais pas te dire pourquoi, ça s’appellerait du spoil, mais en fait, on n’est pas du tout sur une romance. Les personnages ne sont pas vides et caricaturaux. Ce n’est pas une histoire vue et revue. En fait, depuis le début l’auteure te mène par le bout du nez et te berce d’illusions. Franchement, ce retournement de situation, je ne m’y attendais pas du tout et j’ai vraiment apprécié.

Finalement, j’ai compris le côté sombre de la couverture, le registre thriller, l’ambiance pesante. Eh oui, finalement, on frôle le danger, on joue avec le suspens. Et là, mes dents ont totalement arrêté de grincer pour dévorer le roman.

J’ai trouvé ce retournement de situation peut-être un peu tardif à mon goût (vers la moitié du roman, je dirais).

Des sujets frappants

Autant, ça ne se sent pas vraiment en première partie, autant arrivé sur la fin, tu es sur un roman fort et qui parle de sujets assez lourds. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais l’auteure te parle de viol, de manipulation, de gourou… Bref, plein de sujets graves et on sent qu’il y a eu de sa part des recherches pour rendre tout cela plausible.

D’ailleurs, petit point que j’ai apprécié : à la fin du roman, tu peux retrouver les sources de l’auteure et te plonger, toi aussi dans ces sujets assez percutants.

Pourquoi je te disais que ça ne se sent pas au début ? Eh bien parce que la première partie du roman est plus légère. Léger, dans le sens où il n’y a pas trop d’éléments choquants ou qui pourraient te retourner l’estomac. Mais une fois que tu sombres dans le thriller, je peux te dire que ça te prend parfois aux tripes. Plusieurs scènes peuvent même être dures à lire pour certains. Personnellement, ça ne me dérange pas, c’est un registre auquel je suis habituée et au contraire, je recherche ça.

Donc attention si pour toi le viol, l’inceste et la pédophilie peuvent être des sujets sensibles.

Un suspens qui arrive au fur et à mesure

Alors, la construction du roman n’est pas forcément classique pour plusieurs raisons. Je vais t’expliquer tout ça en détail.

Commençons par ce que j’ai aimé : Ce n’est pas très récurrent, mais tu peux trouver certains flashback et j’avoue que c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Ça apporte une pointe de mystère et ça réveille ta curiosité. Dans la même trempe, le roman est à la première personne et t’offre le point de vue de Juliette, et pourtant, certains passages à la troisième personne viennent te raconter une scène extérieure à l’héroïne. Les personnages ne sont pas nommés et encore une fois, ça vient attiser ta curiosité.

A mes yeux, ce sont vraiment ces deux éléments qui pimentent le suspens dans ce roman.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Au final, j’ai été scotchée par la fin du roman et j’ai beaucoup aimé la façon dont tout se termine. L’auteure a fait un très bon boulot de recherche et d’analyse sur le phénomène de l’emprise psychologique (je peux pas vraiment être + précise sans te spoiler !) et ça se ressent lorsqu’on tourne les dernières pages.

Même si j’avais commencé ma lecture en grosse mamie bougon et pleine de préjugés, l’auteure a vraiment su me faire changer d’avis sur son roman et c’est pas une mince affaire quand on est face à une tête de mule comme moi. Je dois reconnaitre que j’avais totalement tord au début en pensant qu’il s’agissait d’un roman de plus, bourré de clichés. NON ! NO ! NEIN ! Pas du tout !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Ce n’est pas un coup de cœur non plus, mais je dois bien reconnaitre que j’ai été agréablement surprise par cette lecture. Roxanne Laurens est une auteure à découvrir.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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