Publié dans Service presse

Corporation – Orezza D’Antes

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est la période de Noël, et qui dit Noël, dit magie. Oui, mais la magie n’est pas toujours féérique ni toute rose. la magie peut être sombre et venir hanter tes pires cauchemars. Puisque ici on aime frissonner, laisse-moi te transporter dans un monde teinté de Vaudou et de sacrifices. Tu en trembles déjà ? Et encore, je ne t’ai pas tout dit !


Style : Thriller / Fantastique

Date de publication : 2020

Points barème : 78/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Paris est bouleversé au lendemain du meurtre de la jeune mannequin Belle Camponi. Qu’une jeune femme à la vie aussi déviante soit assassinée, cela n’est pas forcément si surprenant et n’aurait pas tant suscité la curiosité de la cheffe de brigade Gerda Morguenns s’il n’y avait pas eu toute cette mise en scène.

Serait-elle face à un sacrifice Vaudou ? Des pratiques sombres et occultes ? Quels secrets se cachent derrière la vie mouvementée de la jeune victime ?

Retrouve ici une enquête policière aux frontières du mystique et une course contre la montre. Car, ce que Papa Legba exige, Papa Legba l’obtient. Quels douloureux sacrifices Gerda devra réaliser pour obtenir ses réponses ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance ainsi que les Editions Octoquill.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Il s’agit du premier roman des Editions Octoquill et cette maison d’édition commence avec un ouvrage d’une grande beauté ! La couverture est tout simplement à tomber par terre et nous attire forcément. La qualité du dessin, la mise en avant des personnages et du thème. Bref, tout est très bien travaillé.

Dès le premier regard, on comprend où on met les pieds et on n’est pas pris au dépourvu.

Pour ce qui est du résumé, par contre, je suis un peu moins fan, je dois bien l’avouer. On comprend en effet le thème et il vient nous confirmer la première impression que nous avions eu en voyant la première de couverture mais… Il est un peu trop vague à mon goût et on n’obtient pas forcément plus d’informations en le lisant.

Si l’histoire parait attirante, le côté très mystérieux et presque lyrique du résumé m’a légèrement effrayée, je dois bien l’avouer. Je suis plutôt du genre à lire des romans avec une écriture assez simple (une idée = une phrase) et j’avais peur que ce soit un récit trop poétique pour moi et au style trop recherché.

Alors qu’en est-il vraiment ?

Ma lecture (51.5 points sur 70)

Un très bon thriller !

On va commencer d’abord par les points positifs. Et qu’ils sont positifs ! Je dois bien reconnaitre qu’on se trouve face à un très bon thriller. C’est bien plus qu’une enquête policière, ici, il y a un enjeu au-delà du simple « qui est le meurtrier ? ». La cheffe Gerda ne doit pas simplement trouver des réponses, elle joue réellement contre la montre et tu sens une urgence du début jusqu’à la fin du roman.

De plus, tu frissonnes tout au long de ta lecture. L’auteure arrive vraiment à te mettre dans une ambiance sombre et à te transmettre les enjeux de chacun. Ses descriptions sont également très bien écrites et te permettent de t’imaginer la scène assez facilement. Et tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est pas jojo tout ça ! Du sang, des tripes et du gore, en veux-tu, en voilà ! Personnellement, j’ai adoré la description des scènes de crime parce qu’on sent bien que l’auteure n’a pas écrit du gore pour le plaisir d’écrire du gore. Non, il y a une vraie raison, cela sert vraiment au récit, ça te permet de te mettre dans l’ambiance… Bref, ce n’est pas forcé.

Et puis, finalement, tu te retrouves vite face à une multitude de retournements de situation et là, tu comprends que tu n’arriveras pas à le placer le fameux « Ah ! Je l’avais vu venir ! ». Impossible de prévoir ce qui va se passer et l’auteure arrive vraiment à te surprendre jusqu’aux dernières lignes.

Une mise en avant de la culture Vaudou

Le thème du Vaudou est très original et j’ai beaucoup aimé cet univers. Cela change des autres romans où cette culture est trop peu mise en avant. L’ambiance est bien installée autour de ce thème et Orezza D’Antes vient mettre en lumière des personnages issus de minorités. C’est un très bon point que j’ai fortement apprécié.

Et pour le petit bonus, elle ne se contente pas de te parler du Vaudou, tu as aussi une représentation de la bisexualité, du féminisme, des femmes travaillant dans un milieu majoritairement masculin… Bref, pleins de sujets de société ultra intéressants et qui méritent plus de représentations dans le monde littéraire.

J’aurais peut-être aimé en connaitre un peu plus sur le Vaudou, avoir plus d’explications mais d’un autre côté, cela aurait peut-être ralenti le rythme du thriller, donc je comprends le choix de l’auteure. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder des reportages sur le sujet et d’en savoir plus !

Une plume qu’il faut apprivoiser

Alors, là, on arrive au point qui me torture le plus. Je suis assez mitigée au sujet du style du roman. Comme je te disais en début d’article, j’avais un peu peur que le style soit trop recherché pour moi et finalement… oui et non.

Je sais, faut que j’arrête de répondre « Oui et non ». Ça ne veut rien dire !

Alors, oui, le style est un peu trop complexe à mes yeux. Je suis dyslexique et même si cela reste assez faible, j’avoue qu’un texte trop élaboré peut parfois me faire décrocher. Et j’ai décroché deux ou trois fois à cause de cela. Mais, je pense que cela vient vraiment de moi et qu’un autre lecteur n’aura pas forcément ce problème.

En effet, si l’écriture est recherchée, elle n’est pas non plus tordue ou trop poussée. Il y a une vraie beauté et une vraie poésie dans la plume de l’auteure. D’ailleurs, si j’ai décroché à certains moments, à d’autres j’étais réellement captivée par le lyrisme de certaines parties.

Clairement, sur ce point, je suis sur un chaud/froid. Je ne saurais pas vraiment dire si le style m’a gênée ou au contraire si j’ai apprécié. Je dirais, les deux en fonction des passages.

l’après-lecture (13 points sur 15)

Au final, ce n’est pas parce que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure que je n’ai pas apprécié ma lecture ! Au contraire, le suspens était entier du début jusqu’à la fin et j’avais envie de connaitre le dénouement. Orezza D’Antes sait très bien construire un bon récit, loin d’être prévisible ou même stéréotypé.

De plus, j’ai beaucoup aimé le message féministe du roman. J’ai trouvé que les personnages féminins étaient vraiment bien mises en avant et illustraient à la perfection la force et le courage.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi, c’est un très bon roman et le problème que j’ai rencontré avec la plume de l’auteure vient de moi et de mes goûts personnels. Je suis sûre qu’un autre lecteur se délectera de son style qui ne manque pas de qualités. Alors, si tu aimes ce type d’écriture, je ne peux que te recommander de foncer l’acheter car pour ce qui est de l’histoire, du suspens et de tout le reste, c’est un sans faute !

Et puis, même si, comme moi tu es plutôt style épuré, crois-moi, ce n’est pas non plus d’une complexité sans nom et encore une fois, l’histoire est vraiment captivante, donc tu oublies vite ce petit point !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux te le fournir directement sur le site des Editions Octoquill. Sinon, pour plus d’info, tu peux suivre à la fois la maison d’édition sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook), mais également l’auteure elle-même (Twitter, Facebook).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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