Publié dans Service presse

Un Jour Tu Verras – Thierry Brunello

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les bons conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Est-ce que tu t’y connais un peu en légendes bretonnes ? Perso, pas du tout ! Mon mec est bien Breton (enfin, selon ses dires, parce qu’il est de Nantes et qu’il considère que Nantes, c’est la Bretagne… Bon, c’est pas le débat du jour !), mais c’est pas pour autant que j’y connais grand-chose. Eh bien, si comme moi tu n’as jamais entendu parler de l’Ankou, c’est l’occasion ou jamais de plonger dans ce folklore maritime.


Style : Fantastique / Conte / Légende

Date de publication : 2020

Points barème : 78.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Un mystère plane depuis bientôt un demi-siècle sur une petite île bretonne : Au lieu de partir pour leur dernier voyage, ses habitants semblent plonger dans un coma profond. Plus personne ne meurt sur la péninsule.

Comment expliquer un tel phénomène ? L’Ankou, l’ombre de la mort, les aurait-il abandonnés ?

Des décennies plus tard, Flore, une jeune médecin venue du continent, s’installe chez le vieux capitaine Kerjean le temps d’un examen. Elle doit établir un pronostic médical sur le vieillard et juger de son état de santé. Mais entre deux soins, les souvenirs de l’homme semblent refaire surface et son passé se délie peu à peu. Et si le destin de l’île dépendait de la mémoire du vieux loup de mer ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (12 points sur 15)

Lorsque j’ai vu la couverture du roman pour la première fois, je ne connaissais pas du tout l’intrigue. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un western, la tête de mort et les étoiles m’ayant totalement induite en erreur. Du coup, j’avais un peu de réticence, mais dès que j’ai lu le résumé, mes doutes se sont effacés. Déjà, il n’y a aucun rapport avec les USA et Clint Eastwood ! Non, non, ici tu plonges directement dans le mythe breton, donc enfile tes bigoudènes et oublie le lasso.

Dès ma lecture du résumé, j’ai tout de suite compris qu’on serait proche d’un conte, bien plus que d’un roman pur et ça a éveillé ma curiosité. Il faut dire qu’en chroniquant deux romans par semaine, je traque tout ce qui sort de l’ordinaire et qui me change des lectures quotidiennes.

Et puis, cet auteur m’avait été recommandé par une chroniqueuse que je connais bien. Je sais que nous avons des goûts très similaires, donc forcément, je lui faisais confiance. Bref, j’avais quand même beaucoup d’attentes avant même d’avoir commencé. Alors, qu’en est-il ? Déçue ou pas déçue ?

Ma lecture (54.5 points sur 70)

Un conte à la Andersen

Pas déçue du tout ! Cette première impression était bien la bonne. on n’est pas du tout sur un schéma roman « classique », en fait, on n’est pas sur un roman, à mes yeux (et c’est un compliment, je tiens à le préciser). C’est vraiment un conte que t’offre l’auteur. Mais attention ! Ce n’est pas une version pour enfant, loin de là. Si tu as lu les contes d’Andersen, (les vrais et non ceux édulcorés qu’on connait…) tu sais qu’un conte peut être sombre. Très sombre. Et je me demande d’ailleurs comment cela peut être lu à un enfant sans le traumatiser.

Je te spoile un peu, mais dans la version originale, la Petite Sirène a l’impression de marcher sur des lames de couteaux à chaque pas (ce qui n’est déjà pas jojo), mais en plus de ça le Prince finit par en épouser une autre et terrassée par le chagrin, la Petite Sirène renonce à le tuer et se jette plutôt dans la mer, se transformant alors en écume… Ouais, c’est pas vraiment la même fin que Disney.

Eh bien, c’est ce genre de conte que te présente l’auteur. On est sur quelque chose d’assez sombre, mais que l’on adore justement ! Le récit alterne entre le moment présent et les souvenirs du vieux capitaine ce qui augmente d’autant plus le côté légende. On se laisse porter par le récit et on passe vraiment de moments poétiques, au frisson, en passant par la romance. Tout est très bien équilibré.

Une intrigue très bien menée

Comme je te disais, on alterne entre souvenirs et présent. Et pourtant, l’auteur apporte très souvent un lien entre ses chapitres. Ainsi, un élément mystérieux découvert dans le présent sera souvent expliqué ou au moins évoqué dans le chapitre suivant. Il y a un vrai fil conducteur que tu aperçois dès le début et le tableau se forme sous tes yeux.

Souvent dans un roman, ce n’est qu’à la toute fin que tu fais le lien entre tous les éléments. Ici, la toile se dessine pendant ta lecture et j’ai beaucoup apprécié ce point. Tu es doucement guidé vers la révélation finale. Tu n’es pas du tout paumé tout le long de ta lecture.

Alors, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : j’adore être baladée par l’auteur et ne rien comprendre avant les toutes dernières pages, mais ça fait du bien aussi de changer un peu. Et puis, il y a bien une révélation finale tout de même et une intrigue qui reste constante du début jusqu’à la fin. Mais, à mes yeux, ce n’est pas pour cette raison que l’on dévore ce roman.

Entre douceur et horreur

C’est pour la narration ! Tu te laisses doucement porter par l’auteur vers la poésie et le romantisme, puis sans même le voir venir, il te guide vers le frisson et invite des fantômes dans son récit. Si pour moi, ce roman a une forte influence onirique, l’auteur a réussi à accorder plusieurs genres tout en maintenant une harmonie.

Il a pioché un peu partout et à créer son propre registre. Ce que tu retrouves surtout, c’est cette douceur omniprésente, même durant les scènes les plus sombres. Il y a un je-ne-sais-quoi qui vient vraiment te maintenir dans ce cocon poétique. Pour ma part, je n’ai pas ressenti de grosse émotion ou de moment « Whoa ! », comme on dirait mais cela ne m’a pas manqué justement. Je dirais même, au contraire ! Je venais juste de finir A la recherche de Mary Easterway, un roman plein de rebondissements et qui te retourne totalement le cerveau, alors cette petite parenthèse m’a vraiment fait du bien.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Pour moi, la fin n’est pas surprenante. Quelques pages avant le dénouement, j’avais déjà commencé à assembler les pièces du puzzle et à comprendre où nous menait l’auteur. mais une fois encore, ce n’est pas dérangeant, car finalement, on n’attend pas d’un conte qu’il nous surprenne ou qu’il soit bourré de rebondissements. Au contraire, on a un schéma, une dynamique que l’on retrouve dans chacun. Donc ici, ce n’est pas du tout un point négatif !

Non, vraiment, c’est un très beau voyage qui a su me transporter jusqu’au bout.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je partais vraiment avec beaucoup d’attentes concernant ce roman, ce qui n’est pas bien en général. Mais ici, j’ai vite été rassurée ! Ma première impression n’était pas fausse (si on oublie celle du Western !) et j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Alors, clairement, on n’est pas sur un roman d’action, sur un feu d’artifice qui pète dans tous les sens mais plutôt sur une vraie balade. Un peu de douceur sombre, de romance impossible et de légende bretonne et le tour est joué !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Tu peux également retrouver l’actualité de l’auteur sur ses différents réseaux sociaux (Facebook, Instagram) ou carrément sur son site Internet.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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