Publié dans Service presse

Virtual Revolution 2046 – Guy-Roger Duvert

Dernière semaine dédiée à la SF et cette fois, nous verrons deux romans du même auteur. Laisse-moi tout de même te présenter Virtual Revolution 2046 et un peu plus tard dans la semaine tu découvriras son autre roman Back-up.


Style : SF / Cyberpunk

Date de publication : 2020

Note : 3 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Entre dans ce monde futuriste où la technologie dépasse tout ce que tu peux imaginer : voitures volantes, accessoires robotiques mais surtout réalité virtuelle.

Le monde est divisé en trois catégories : les Connectés qui vivent entièrement dans les mondes virtuels, les Vivants qui rejettent la technologie et les Hybrides qui font le lien entre les deux mondes.

Dans ce roman, tu suivras le parcours de trois individus issus de chacune de ces communautés. Il y a d’abord Nash, un ancien flic enquêtant sur la mort de sa femme mais également sur des faits étranges qui semblent avoir lieux dans les différents mondes virtuels. Pour cela, il jongle entre les deux mondes, sans prendre conscience du danger qu’il court. Vient ensuite la Vivante Genna. Travaillant pour Interpole, elle doit enquêter sur une série d’assassinats perpétués par des Connectés. Et enfin Rei, une jeune Connectée dont la colocataire se fait kidnapper devant ses yeux.

Quel lien peut-il bien y avoir entre ces trois individus ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

La structure

Je commence par ce point parce qu’il me semble important de comprendre la structure du roman avant même d’aller plus loin. Il est divisé en plusieurs parties (une vingtaine de pages en moyenne), elles-même divisées en sous-sections. Ces dernières correspondent en réalité au point de vue d’un des trois protagonistes. Ainsi, on alterne entre le récit de Genna, Nash et Rei.

Jusque là, rien de bien anormal, si ce n’est l’absence de réels chapitres. Oui, mais voilà, les sous-sections s’alternent non pas comme on le ferait habituellement dans un roman, mais plutôt à l’image d’un scénario de film. Je m’explique : Lorsque l’on quitte Nash pour s’intéresser à Genna, ce n’est pas parce que nous en avons fini avec lui, que nenni ! C’est pour installer un suspens. Ainsi, on est parfois coupé en plein milieu de l’action. C’est une très bonne technique pour créer du suspens, mais c’est parfois frustrant.

Dès le début, j’ai trouvé que le roman correspondait bien plus aux codes du cinéma que du monde littéraire. Et en regardant la quatrième de couverture de plus près (oui, j’ai tendance à ne pas relire les résumés avant de commencer ma lecture. Je veux me garder la surprise !), je me suis rendue compte que l’auteur était également réalisateur. Sur Allo-ciné il est même noté qu’il est scénariste. Là, d’un coup, une petite lumière s’est allumée dans mon cerveau : c’est pour ça !

Alors est-ce que cette structure m’a gênée ? Oui et non. Tu es bien avancé, hein ? Oui, parce qu’au début j’avais du mal à rentrer dans le récit. Les scènes étaient trop courtes et je n’avais pas le temps de m’ancrer dedans. Et puis non, parce que finalement je me suis habituée. Alors, je dois bien avouer que je ne suis pas fan de cette technique, mais cela n’empêche pas d’apprécier sa lecture.

Les descriptions

Les descriptions de ce roman méritent à elles seules une section. Je ne sais pas s’il s’agit de la plume de l’auteur ou alors tout simplement du thème du roman, mais elles sont omniprésentes et extrêmement bien détaillées. En effet, les personnages vont de monde virtuel (verses) en monde virtuel et l’auteur arrive merveilleusement bien à nous les présenter.

Encore une fois, on sent son influence cinématographique où le décors et le visuel sont très importants. Mais finalement, il y en avait peut être un peu trop. En effet, comme je te disais, les chapitres (ou sous-sections) sont courts et pourtant, assez régulièrement l’auteur nous offre une description. Je ne dirais pas non plus que la moitié du roman repose dessus, mais sa part n’est pas négligeable. Encore une chance qu’il nous décrit des paysages exotiques !

Du coup, je ne sais pas trop où me situer. A la fois c’est essentiel étant donné le sujet des mondes virtuels, mais d’un autre côté, c’est parfois un peu trop présent. A ce jour, je n’ai pas encore lu son deuxième roman et je ne sais pas encore s’il s’agit de la marque de fabrique de l’auteur ou d’une exception. Tu le découvriras dans mon prochain article !

Les personnages

Ils sont vraiment crédibles et très bien construits. Il n’y a rien à redire la dessus. Chacun des trois personnages se distingue des autres et on s’y attache individuellement. On suit leur vie et on meurt d’envie de connaitre ce qui peut bien les lier les uns aux autres.

J’ai peut-être un petit coup de coeur pour Genna et son côté associable et bougon. Elle est vraiment touchante par moment.

Finalement, le récit ne se fait pas forcément toujours du point de vue du protagoniste et parfois, l’auteur vient briser le quatrième mur en nous indiquant des éléments dont le héro n’est pas conscient. J’aime beaucoup ce style qui encore une fois, n’a pas été sans me rappeler les plans larges où l’on peut observer l’environnement bien mieux que le personnage lui-même. Bon, je ne suis pas sûre du terme « plan large », je ne suis pas une cinéphile, mais j’espère que tu auras compris. D’ailleurs, monsieur Duvert, si vous passez par là, je serais ravie de connaitre le vrai nom de ce plan !

L’histoire

Bon, maintenant que nous avons parlé de tout cela, qu’en est-il de l’histoire en elle-même ? Alors, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’univers durant les cinquante premières pages. Pas que ce soit ennuyant ! Pas du tout, je pense juste que je ne m’étais pas encore habituée au style de l’auteur.

Mais une fois mon adaptation faite, j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je brûlais d’envie de connaitre le lien entre les trois personnages. Et puis, il n’y a pas vraiment de temps mort. Oui, il y a bien des moments sans action, mais tant mieux ! Il faut bien nous laisser respirer un peu !

L’histoire est vraiment intéressante et surtout crédible. Une fois qu’on se laisse porter, on entre bien dans ce monde. Alors oui, je trouve que le style de l’auteur pénalise parfois les scènes d’action. A mon goût, il reste bien trop ancré dans la description au détriment de l’action. Cela vient ralentir le rythme et empêche de créer un sentiment d’urgence.

Par contre, ça permet également des scènes de combats incroyables comme on peut le voir dès le début du roman. En effet, dans une sous-section dédiée à Nash, l’ancien flic se bat contre une femme. Les descriptions viennent ralentir considérablement l’action, mais pour la bonne cause. Au final, on a l’impression d’avoir mis un jeu vidéo sur pause et de voir chacun des joueurs suspendu dans son mouvement. C’est vraiment impressionnant.

L’intrigue est également très prenante et jusqu’au bout, on passe de rebondissement en rebondissement. Pour ma part, je n’ai relevé aucune incohérence et c’est incroyable lorsqu’on voit la complexité du monde créé par l’auteur !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Ça ne sera pas un coup de coeur pour moi. Mais pourtant, j’ai apprécié ma lecture. Malgré le sujet très geek (réalité virtuelle et monde futuriste), ce roman est largement accessible à tous. Il ne faut pas du tout être un féru de SF pour l’apprécier.

Son originalité joue autant en sa faveur qu’en sa défaveur. Cela lui permet de sortir du lot, mais il faut également un petit temps d’adaptation avant de l’apprivoiser.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. Pour la petite histoire, il existe également un film dans le même univers que l’auteur a lui-même réalisé : Virtual Revolution.

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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