Publié dans Service presse

Outsphere – Guy-Roger Duvert

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est déjà la troisième fois que l’on retrouve Guy-Roger Duvert sur ce blog puisque, si tu te souviens bien, je t’avais déjà présenté Backup et Virtual Revolution 2046. On reste toujours dans un univers futuriste, mais cette fois nous allons quitter la Terre, direction… Eh bien, tu verras bien !


Style : SF / Planete Opera

Date de publication : 2019

Points barème : 83/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

L’Arche représente l’espoir de l’humanité. Après avoir quitté la Terre, plus de 60ans auparavant, le vaisseau spatial arrive enfin aux alentours d’Eden, une nouvelle planète qu’il s’apprête à coloniser. Malgré quelques conflits avec la population locale, tout le processus se déroule assez bien. L’humanité peut de nouveau se développer.

Jusqu’au jour où un second vaisseau débarque. Ses habitants, bien que eux aussi Terriens, ne ressemblent en rien aux habitants de l’Arche. Génétiquement modifiés, ils semblent pouvoir communiquer entre eux par télépathie mais également posséder de nombreux pouvoirs.

Et puisqu’un danger ne suffisait pas, un étrange phénomène menace la survie de la colonie. Attaquée de toute part, l’humanité saura-t-elle créer un nouveau futur sur cette planète ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard ( 13.5 points sur 15)

Franchement, comme toujours, la couverture des romans de Guy-Roger Duvert est magnifique, il y a pas à dire ! On te met une fois de plus directement dans l’ambiance et ce que j’aime beaucoup, c’est qu’il y a un petit élément qui vient te rappeler une scène du bouquin.

Pour le résumé, même s’il est un peu long à mon goût (je suis une grosse feignante et j’ai tendance à perdre ma motivation lorsque je vois une quatrième de couverture trop chargée), il pose très bien le cadre. Il t’en dit juste assez pour que tu saches exactement dans quoi tu t’embarques sans pour autant trop t’en révéler. L’équilibre est très bon.

Je reprocherais juste quelques petites fautes dans le roman (venant de moi, c’est comique, je sais !). Ce ne sont pas des fautes gênantes, loin de là, mais j’ai trouvé à plusieurs endroits des « et bien » au lieu de « eh bien ». Et comme j’ai découvert cette erreur assez récemment, bah, forcément, elle me saute aux yeux. Donc, pas de fautes dramatiques ou incroyables, mais simplement des petits points que tous les auteurs ont tendance à faire.

Ma lecture ( 56.5 points sur 70)

De la SF, un fois de plus, mais dans un autre univers !

Encore une fois, Guy-Roger Duvert tape dans la SF, mais là où ses deux autres romans nous présentent un univers assez similaire, Outsphere nous offre une ambiance différente. Déjà on se trouve non plus dans du cyberpunk, mais dans un planete opera.

Je tiens vraiment à préciser ce point : c’est un planete opera, et non un space opera. Je te définissais déjà la différence dans une vidéo, mais pour la faire courte, le space opera c’est une intrigue tournée autour d’une guerre intergalactique alors que dans un planete opera, les protagonistes vont découvrir une planète et se confronter à elle. Et ici, c’est exactement ce qui se passe.

Toute l’action gravite autour de la conquête d’Eden.

On découvre donc l’auteur dans un autre registre et c’est assez plaisant de quitter un peu le cyberpunk pour d’autres horizons. Une fois de plus, le cahier des charge est très bien rempli ! De la SF en veux-tu ? en voilà ! L’auteur multiplie les termes scientifiques tout en les amenant de façon à nous les rendre accessibles. Il maintient ainsi une sensation de technicité tout en ne nous perdant pas. En fait, c’est de la SF vraiment accessible, même à ceux qui ne sont pas habitués au genre.

Le monde est également très bien développé, avec les différentes espèces, plantes, les climats, les phénomènes naturels. On voit que tout a été pensé pour maintenir un vrai réalisme. Je trouve d’ailleurs que ce point est bien plus développé dans ce roman que dans les deux autres livres de l’auteur. D’un autre côté, tu vas me dire, dans VR 2046 et Backup, il nous présentait une société futuriste, là où dans Outsphere, on change carrément de planète. Donc oui, forcément, l’effort de création n’est pas le même !

Une analyse sociologique complexe et très bien faite

Je te disais donc que le monde était très bien développé, mais ce n’est pas tout. En fait, je ne suis pas spécialement sensible aux univers créés de toute pièce. Je sais reconnaitre un travail important comme c’est le cas ici, mais à titre personnel, ce n’est pas quelque chose qui va me fasciner. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la sociologie et l’anthropologie. C’est comme ça !

Donc ici, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer le travail qu’avait élaboré l’auteur sur ce point. Tu retrouves pas mal de relations et de comportements que certains appelleraient peut-être « caricaturaux ». Mais pas à mes yeux. Pour moi, il s’agit d’une vraie analyse de ce qui pourrait en effet se passer dans une telle situation. Guy-Roger Duvert s’est basé (consciemment ou non, je ne sais pas) sur plusieurs théories que j’ai eu la chance d’étudier en sociologie. Alors oui, vu que c’est lié à une théorie, forcément, certains peuvent trouver cela stéréotypé (armée VS citoyen ; locaux VS envahisseur ; choc entre deux cultures…) mais pour ma part ce n’est pas le cas. C’est une des représentations logiques de ce potentiel futur.

La dynamique entre les différents groupes est bien développée et on la comprend assez vite. Ce qui aide vraiment à installer la tension dans le roman, c’est justement la diversité des relations et des conflits, ce qui forcément nous fait tourner la tête. D’où va venir le danger ? Qui attaquera le premier ? De qui doit-on se méfier ?

Une histoire riche

Alors, est-ce qu’on est sur une énième histoire de SF ? Oui et non. Oui, parce que comme je te le disais, le roman repose quand même sur des vraies théories sociales donc forcément, il y a un air de déjà vu dans la construction de l’univers SOCIAL du roman, mais pour ce qui est de l’intrigue, je trouve que le roman se démarque. On n’a pas un héro principal dont on va suivre la vie, on n’a pas un seul point de vue. En réalité, ce qui fait l’originalité de ce roman c’est l’angle d’attaque.

Sans faire de généralité (déjà parce que je connais mal ce registre, mais surtout parce que les généralités… Bah ça craint grave !) dans les romans planete opera, on retrouve souvent l’image du héro qui lutte contre le pouvoir ou contre la civilisation ennemie. On a son point de vue à lui et puis, si ce n’est pas un adolescent qui se rebelle contre les anciens, c’est un scientifique qui découvre que le gouvernement ment… Ici, tu as le point de vue des civils, du gouvernement, des militaires, des … Bref, tu as le point de vue de tout le monde.

Et tout ça t’offre pas mal d’intrigues secondaires et de complots qui pimentent l’histoire.

l’après-lecture ( 13 points sur 15)

Si je ne dis pas de bêtise, Outsphere est une duologie et il y a donc forcément une suite à ce premier opus. Comme tout bon tome 1 d’une saga, il te donne envie de lire la suite, forcément ! Mais il ne vient pas non plus te frustrer en restant trop mystérieux sur les éléments futurs. Je trouve que l’intrigue principale est très bien conclue et qu’on sent clairement que maintenant, la colonie va devoir affronter d’autres problèmes.

Le côté SF ressort énormément dans ce roman tant il est réaliste sur plusieurs aspects. Là dessus, tu ne seras pas déçu. Bien entendu, ma connaissance en astronomie et biologie est clairement nulle. Genre, tu vois le niveau de la mer ? Bah c’est en dessous, genre bien, bien, bien en dessous. « A touché le fond mais creuse toujours ». Du coup, tu me mets deux ou trois termes scientifiques et je suis convaincue direct ! Je ne peux pas parler au nom d’une personne qui connaitrait un peu le sujet, mais pour la néophyte que je suis, l’illusion est parfaite.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Alors, je ne suis pas non plus sur un coup de coeur et ce pour une raison simple : Je te disais que l’on ne suivait pas un héro principal mais plusieurs groupes d’individus. C’est un gros + pour découvrir le point de vue de tous, mais cela limite un peu les sentiments. On ressent moins les émotions des personnages, on s’attache moins à eux et on se sent moins investi dans leur vie personnelle.

On craint pour l’humanité, mais pas pour les hommes qui la composent. Et j’avoue que c’est quelque chose qui m’a légèrement manqué.

Après, très honnêtement, l’univers, la complexité de l’intrigue et des relations, l’ambiance, tout est là pour te faire oublier ce micro point. Et puis, tu ne peux pas dans un même temps te concentrer sur l’évolution d’une nation ET sur celle d’un individu. Il faut faire un choix narratif et l’auteur a choisi. Comme tous choix, il apporte ses avantages et ses inconvénients : ici, on ressent moins les émotions des personnages, par contre on voit vraiment tous les enjeux des différents clans du roman et la dynamique qui s’opère entre eux.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon.

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Chimère(s) – Simon Perdrix

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et on se retrouve toi et moi pour parler d’un bouquin que je n’ai pas reçu en service presse. Si tu te souviens bien, dans cette vidéo je t’annonçais que j’avais gagné SIX livres suite à un concours, eh bien, celui-là fait partie de la sélection. Après Borderline de Zoë Hababou, il est temps que je te présente Chimère(s) de Simon Perdrix !


Style : Thriller / Fantastique

Date de publication : 2019

Points barème : 91.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Paul est un détective privé tout ce qui se fait de + cliché : ancien flic raté, alcoolique, dépressif, fauché, colérique… Bref, on pourrait presque le décrire comme un déchet sur patte. Il passe son temps à suivre des maris adultères et à réconforter des conjoints effondrés, à calmer leurs tentatives de suicide pathétiques, à essuyer leur colère lorsque tombe le couperet…

Et puis, un beau jour, il en a sa claque. Il ne veut plus de tout ça et décide de se lancer sur une nouvelle affaire, quelque chose de plus croustillant et de plus bandant. Oui, mais voilà, au détour de son enquête, de vieux démons pourraient bien refaire surface et un être oublié revenir pour le hanter.

Paul saura-t-il sortir indemne de ce périple ? Jusqu’où devra-t-il abandonner sa logique et ses (non) croyances pour résoudre cette dernière enquête ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de son roman et l’organisation de ce concours. N’hésite pas à le suivre, lui et Zoë Hababou si tu veux participer à l’édition de la Saint Valentin !

Le premier regard ( 13 points sur 15)

Alors, qu’est-ce que je peux dire de cette couverture ? Déjà, niveau thème, on est pas mal puisqu’on a direct un verre d’alcool. Si au début tu penses que c’est en référence à l’alcoolisme notoire du personnage principal, tu vas vite te rendre compte que ça a un lien avec un autre élément du roman. Mais bien sûr, je ne t’en dirais pas +, à toi de découvrir.

Je trouve que l’idée est très bonne parce que c’est une couverture qui se comprend d’autant + durant ta lecture. Seulement, je trouve l’image un peu trop zoomée ce qui fait légèrement perdre de sa qualité, mais ce n’est qu’un détail esthétique sans importance.

Passons au résumé ! Rien à redire ! C’est parfait parce que lorsque tu commences à le lire, tu flaires le scénario un peu cliché qu’on te sort dans chaque enquête de détective privé, et puis, dans les derniers paragraphes, le style change, et là, tu te rends compte que finalement il y a une touche de paranormal et surtout… Bah, peut-être que tu vas être surpris !

*Je veux pas spoiler, mais « surpris », ça tu vas l’être !*

Ma lecture ( 65 points sur 70)

Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas lu une plume comme celle-là !

Alors, tu ne le sais peut-être pas, mais avant de me lancer dans la littérature indépendante, je lisais énormément de « classiques ». Je déteste ce terme qui veut tout et rien dire, mais en gros, je lisais de vieux romans écrits il y a fort, fort longtemps, à une époque où l’on se concentrait davantage sur le style que sur le scénario. Bon, là je fais une grosse généralité, parce que résumer des siècles de littérature par cette phrase, c’est quand même du foutage de gueule, mais tu captes l’idée.

Grosso merdo, dans ces bouquins, tu peux avoir une histoire classique mais être transporté rien que par les mots, la mélodie des phrases etc… et trouver que c’est un chef d’œuvre. Je ne dis pas qu’on ne fait plus de roman comme ça aujourd’hui (la preuve avec Chimère(s) !), mais disons que la priorité est plutôt dans l’intrigue désormais.

Bref, tout ça pour dire que lorsque j’ai lu Chimère(s), j’ai retrouvé cette sensation d’être transportée par les mots, les phrases. Il y a un je-ne-sais-quoi dans la plume qui me fascine. Pourtant l’auteur utilise des phrases longues, chose qui me perd habituellement, mais pas ici. Non, j’ai vraiment aimé et savouré ce roman pour le style.

Je dis pas que c’est ultra lyrique, que c’est poétique etc… parce que ça tend légèrement sur l’horreur, c’est cru par moment mais on peut tout aussi bien savourer une plume pour sa beauté que pour sa brutalité. Et ici, c’est clairement la brutalité que tu dégustes.

Cliché, tu dis ? Reste jusqu’au bout !

Alors, ça fait plusieurs fois que je te parle de clichés dans cette chronique et tu vas finir par croire que ce roman en est un ! Mais c’est justement là le génie de l’histoire. Je ne sais pas si c’est fait exprès ou non, mais l’auteur te pose quand même pas mal les codes du genre dès le début, donc tu penses direct pouvoir prévoir tout ce qui va se passer. Paul apprend que l’amour de sa vie, femme qu’il a perdu en même temps que son job de flic, a disparue ? Qu’à cela ne tienne ! A la fin du roman il l’aura retrouvée, sera sobre et ils reprendront leur histoire là où elle s’était arrêtée !

Si seulement ! Ah ! Pauvre enfant naïf !

Et c’est ça que j’ai beaucoup aimé. Pendant une grande partie du roman, tu te crées une vision de cette femme perdue, une image idéalisée à la fois par les souvenirs de Paul, mais également par tous ces films qui te gavent de représentations de la femme parfaite, douce et si fragile qu’il faut sauver. Et puis, bon, il y a bien deux trois trucs qui te mettent la puce à l’oreille. Et puis, le récit avance. Et tu découvres des éléments. Et la petite Evelyne… bah elle est pas toute blanche en fait !

Tu l’auras compris, finalement, Simon Perdrix te sert sur un plateau les clichés du genre pour mieux t’écraser la face dedans et les détruire au passage. J’ai beaucoup aimé cette petite manipulation qu’il a su opérée.

Du coup, fantastique ou pas ?

Là encore, il a été sadique ! Décidément, Simon Perdrix joue avec tes nerfs dans ce roman.

Lorsque j’ai commencé le bouquin, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un policier fantastique, sans vraiment me rappeler d’où me venait cette certitude. En fait, j’ai dû voir l’info à la fois sur les réseaux sociaux mais également en lisant le résumé. Mais grosse relou que je suis, je ne relis JAMAIS les résumés avant de me lancer dans ma lecture.

Du coup, arrivée milieu du roman, j’ai commencé à questionner ma santé mentale. « Attends, d’où j’ai cru que c’était du fantastique ? Il y en a pas une pointe ! ». Alors oui, on te donne de temps à autre une miette de fantastique, mais c’est pour mieux te démontrer qu’en fait il y a rien de paranormal là dedans. Encore une fois, Simon joue avec toi. (J’ouvre d’ailleurs une parenthèse pour indiquer que c’est en grande partie ce qui ajoute de la tension dans le roman. Je veux dire, c’est encore + effrayant lorsque tu te rends compte que ce qui te terrifiait au point de te chier dessus est… bien réel et non un démon issu de la fiction ! Je referme la parenthèse.)

Et puis… Je te laisse découvrir par toi-même ce qui se passe, mais je peux te dire que ça te surprend et que tu n’es pas déçu du voyage. Finalement, est-ce que la conclusion sera paranormale ou non ?

l’après-lecture ( 13.5 points sur 15)

Mon avis sur la qualité du roman n’a pas changé durant ma lecture puisque dès le début j’avais compris que ça allait totalement être ma came, mais par contre mon expérience de lecture a été multiple. Entre la période « cliché » et le retournement de situation, le fantastique et le thriller ancré dans la réalité… Simon Perdrix arrive à te balader d’un genre à un autre, d’un mode de pensée à un autre et ça rend l’expérience d’autant plus complète.

Le roman est court (environ 200 pages) et pourtant il arrive à toucher de nombreuses facettes de la littérature. C’est un vrai coup de génie.

Pour revenir à la plume, lorsque je lisais Chimère(s), j’étais dans une vraie bulle, comme cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. C’est peut-être le moment où je vais passer pour une tarée, mais au niveau de mon cerveau, je me sentais comme… Je n’arriverai pas vraiment à décrire ça, mais… J’étais enivrée ? J’en sais rien ! Toujours est-il que la construction des phrases de Simon Perdrix a un effet apaisant sur mon cerveau alors qu’il nous parle d’horreur. Va comprendre !

Du coup, lorsque j’ai fini ma lecture, je n’ai pas voulu quitter cet état de transe et je suis restée comme ça à fixer mon mur tout en savourant ce que je ressentais. J’avais pas envie de quitter cette sensation.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je vais te dire oui, forcément ! Il y a tellement de bons éléments dans ce bouquin que je ne peux que te recommander de le lire. Alors, même si Chimère(s) n’est pas de l’horreur pur, faut quand même que tu saches qu’il contient une dose de frisson et du cul. Mais vraiment, il n’y a rien de choquant (à mes yeux).

J’ai cru comprendre que certains lecteurs préféraient son recueil de nouvelles et connaissant ma passion pour le genre, ça risque aussi d’être mon cas. Mais quand je vois déjà l’effet que me procure ce roman, j’ai qu’une hâte : Lire le recueil ! Donc reste dans le coin si tu veux connaitre mon avis sur tous les bouquins de Simon Perdrix et savoir si ce génie se retrouve à chaque fois.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Blind (T.2 de la trilogie des Singes de la Bêtise) – Joseph Kochmann

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Aujourd’hui on retrouve pour la deuxième fois sur ce blog Joseph Kochmann. Alors, pas de panique si tu n’as pas lu le tome 1 de la trilogie parce que chaque opus peut être découvert indépendamment. Mais si tu veux commencer dans l’ordre, tu peux retrouver ma première chronique sur Mute ici.


Style : Fantastique / Polar / Horreur

Date de republication : 2020

Points barème : 81/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Depuis peu, d’étranges phénomènes sévissent sur la ville d’Orshen. Ça a d’abord commencé par le massacre de six adolescents, puis par la disparition d’une jeune fille au cheveux bleu… Un mal ronge la petite ville pourtant si paisible en apparence.

Et au milieu de tout ce bordel, il y a Johan, un jeune homme de 16ans. Durant ses rêves, il semble atterrir au sein d’un mystérieux tribunal orchestré par un monstrueux aveugle nommé Blind. Chaque nuit commence alors un nouveau jugement à l’issue duquel le coupable sera condamné… à la peine capitale !

Johan et ses amis arriveront-ils à déjouer les forces obscures qui s’emparent de leur ville ? Résoudront-ils ce mystère ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance renouvelée !

Le premier regard ( 13,5 points sur 15)

Bon, alors cette couverture ? Je l’aime beaucoup, c’est un fait ! Elle colle très bien avec celle du tome 1 et mises ensemble, tu comprends tout de suite qu’il s’agit d’une trilogie (ou du moins d’une saga). Bref, un très bon point ! En plus de cela, si tu as vu ma vidéo sur cette trilogie, tu sais que chaque tome a sa couleur et ici c’est bien entendu le bleu. En fait, avec Joseph Kochmann, dès la couverture tu retrouves des petits indices et ça c’est génial.

Le seul point que je pourrais lui reprocher, c’est peut-être que le côté trop sombre des couleurs qui ne rend pas forcément super bien à l’écran. Mais n’ayant pas la version papier, je ne peux pas dire ce qu’il en est pour le broché.

Au résumé, maintenant : Bah, il résume très bien ! Non, vraiment, tu comprends tout de suite l’univers, les tenants et les aboutissants. Tu sais que contrairement au premier tome, le côté « enquête » du roman risque d’être + important. Bref, pas de fausse promesse ou de présentation trop vague. Un seul petit point : Tu peux penser que le roman vise un public ado, mais pas du tout ! Au contraire, il est assez sombre et ne doit peut-être pas être laissé entre les mains des plus jeunes.

Ma lecture ( 55 points sur 70)

L’inspiration japonaise

Dans ma chronique du tome 1, je te parlais de l’inspiration cinématographique de l’auteur. Je trouvais qu’il répondait à pas mal de codes du grand écran et utilisait des effets qu’on ne voyait pas forcément dans un roman (comme le fait de couper une scène en pleine action pour voir le point de vue d’un autre personnage ailleurs, puis alterner les deux visions). Ici, on retrouve moins cette influence.

Non, ce qu’on retrouve par contre, c’est en effet la culture japonaise, que ce soit à travers les codes des jeux vidéos (je fais confiance à l’auteur sur ce point, parce que personnellement j’ai 0 culture là-dessus), mais aussi des animés ou des mangas (là, je connais un peu + !). L’auteur m’avait bien parlé de son amour pour la culture nippone, mais je ne trouvais pas forcément que cela transparaissait dans Mute. Avec Blind, je n’ai plus aucun doute ! Que ce soit dans la réaction volontairement exagérée des personnages, leur personnalités parfois caricaturales ou la violence saisissante, on retrouve bien le genre.

Quand je te parle de réaction exagérée ou de personnalité caricaturale, ce n’est pas une critique car c’est clairement le but recherché ! Lorsque tu regardes un animé, tu ne cries pas au scandale parce qu’un mec fait un saut de 8m de haut et reste suspendu dans les airs durant 1 minute : En te lançant dans un animé, tu savais que ça faisait partie du deal. Bah là c’est pareil ! Tous ces éléments n’enlèvent aucune crédibilité au roman puisque c’était déjà écrit dans le contrat.

En +, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que ce trait n’est pas non plus usé jusqu’au bout. L’auteur a réussi à mélanger à la fois les codes européens et ceux asiatiques afin de nous offrir un roman qui change, sans pour autant trop nous déstabiliser.

Une enquête fantastique !

Alors, en intro, je te définissais ce bouquin comme étant du fantastique, polar, horreur… Ouais, ça fait beaucoup de genres ! Mais que veux-tu ? l’auteur a vraiment mélangé plein de style et ce qui est super c’est que chacun se retrouve bien. Dans Mute, il y avait une petite pointe thriller, mais ça restait léger je trouve. L’horreur était bien + mis en avant finalement.

Eh bien, avec Blind, c’est plutôt le polar qui est à l’honneur. Il y a plusieurs enquêtes et comme tout bon roman de détection, tu peux glaner les indices à droite à gauche. Tu peux toi-même essayer de trouver le meurtrier. En fait, tout le roman est bourré d’indices, que ce soit en rapport avec chacune des enquêtes, avec l’intrigue principale, mais même avec le tome 1.

Oui, je te disais que les tomes pouvaient être lus séparément, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de lien entre eux ! Très honnêtement, j’ai passé toute ma lecture à me retourner le cerveau pour chercher la moindre piste. Et même si je pense que je me suis inventé une montagne de faux-indices, je crois bien que j’ai réussi à saisir une grande majorité des clins d’oeil.

Un deuxième tome + mature

Le tome 1 était bien + imprégné horreur et très viscérale. On sentait toute la rage de vivre de l’auteur et cette incompréhension dévorante qu’il avait à l’époque face à la vie. Dans ce tome 2, on dirait que ses démons se sont un peu apaisés, ou alors, peut-être est-il moins en colère.

Il faut dire que chaque tome présente un triangle amoureux identique : Une jeune fille intelligente, un jeune garçon courageux et altruiste, puis une troisième personne écorchée vif. Le tome 1 mettait vraiment en avant cette âme torturée alors que Blind est + centré sur le jeune héro altruiste. Je pense que cela explique en grande partie le changement de ton entre les deux opus.

Je disais que ce roman était + mature que son prédécesseur et ce, également niveau écriture. Je trouve que la plume de l’auteur a évolué entre les deux et a gagné en assurance. En tout cas, Joseph Kochmann est comme le bon vin : Il se bonifie avec le temps.

L’après-lecture ( 12,5 points sur 15)

Je crois que je n’ai jamais été aussi investie dans une enquête ! Habituellement, je suis plutôt le genre de lectrice à me laisser porter par le récit et à ignorer volontairement les indices pour être surprise à la fin. Mais là, je ne pouvais pas ! Je pouvais pas parce que l’auteur a vraiment réfléchi à tout et il te fait des clins d’oeil partout donc lire en ignorant tout ça… bah, ça perd de son intérêt !

A la fin du roman, j’avais le cerveau en feu d’avoir autant travaillé et c’était satisfaisant. Pourquoi ? Eh bien parce que si j’ai en effet réussi à glaner deux ou trois trucs, je dois bien avouer que j’étais loin du compte, donc la fin m’a vraiment surprise. Pourtant, lorsque Joseph Kochmann nous apporte les réponses, on trouve ça ultra cohérent.

Bon, par contre, les révélations finales… Il y en a énormément ! Tu les enchaines les unes après les autres. Je n’en voyais plus le bout. Alors, je ne dis pas qu’il y en a trop, mais par contre, faut être concentré pour lire la fin sinon tu risques de passer à côté d’un truc. Si tu te dis « Allez, je torche les 30 dernières pages dans le métro avant d’aller au taff ! », tu as tout faux. C’est vraiment une fin qu’il faut prendre le temps d’analyser. J’ai pas honte de le dire, je suis même revenue en arrière parfois !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

J’avais déjà beaucoup aimé le tome 1, mais là on gagne en qualité encore. Je ne peux que te recommander ce roman, surtout si le côté « code des animés » t’intrigue. Alors, par contre, qu’on soit d’accord, ça ne parle pas du Japon, ça reprend seulement les code du genre.

Si tu n’as pas lu le tome 1, tu peux quand même lire celui là. Bien entendu, je te recommande de commencer par le commencement, mais après, si tu es un petit rebelle ou que l’horreur de Mute te fait trop peur, tu peux passer directement à Blind.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon, mais également sur le site de la maison d’édition. Tu peux également suivre l’auteur sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur sauvé !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Borderline. Niveau -2 : les souterrains – Zoe Hababou

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors aujourd’hui, c’est un peu spécial ! Je ne te présente pas un service presse mais un roman que j’ai reçu à la suite d’un concours. Ça change absolument rien à mon objectivité légendaire, mais je tenais tout de même à le préciser. Ouais, parce que comme ça, en +, je glisse discrètement que j’ai gagné un concours de micro-nouvelles et je peux me saucer toute seule. Bref !

Laisse-moi donc te présenter ce premier tome d’une saga + qu’atypique !


Style : Récit initiatique

Date de publication : 2019

Points barème : 93,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Travis est ce qu’on pourrait appeler un écorché vif ou une âme torturée. La vie ne lui a pas fait de cadeau et il faut dire qu’il en a bavé, mais qu’importe ! Ce jeune marginal n’a qu’une idée en tête : Trouver un sens à tout ça. Ça ? C’est le monde, la société, l’Homme, la vie, la mort, l’amour, la haine… Bref, tout ce qui l’entoure !

Et pour cela, il ne connait qu’une seule façon de faire et ce n’est pas la plus paisible possible. Dès l’enfance, il se jettera dans une quête auto-destructrice, une quête qui le dévorera un peu + à chaque pas.

Suis le parcours à la fois psychothérapique et destructeur de Travis et plonge dans la culture chamanique.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour l’envoi de son roman et surtout pour l’organisation de son concours « Battle Royale de micro-nouvelles ». D’ailleurs, si tu veux participer à l’édition de Février, je t’invite à la suivre sur Twitter, ainsi que Simon Perdrix, deuxième organisateur du concours !

PS : Tu pourras prochainement retrouver mon avis sur les romans de Simon Perdrix, alors reste connecté !

Le premier regard (14,5 points sur 15)

Je dois avouer que j’aime beaucoup la couverture. Elle te met directement dans l’ambiance puisqu’elle est liée à la première scène du roman. Au moins, tu passes pas trois ans à essayer de comprendre quel peut bien être le lien avec le bouquin !

Non, et puis, tu as des détails tout simples mais qui ajoutent un petit quelque chose. Rien que la typographie du titre. Je sais pas pour toi, mais moi, ça me fait carrément penser aux cow-boys et aux westerns ! A un tel point, que la première scène du roman, je me la suis imaginée dans un saloon, à l’époque de la ruée vers l’or. C’est dingue le pouvoir que peut avoir un petit élément anodin comme ça, pas vrai ?

Pour ce qui est du résumé, franchement, tout est dit. Si tu dis que tu ne savais pas où tu mettais les pieds en commençant ce bouquin, c’est que tu le fais exprès.

Parlons maintenant de la mise en page. Faut savoir un truc chez moi : Je suis une psychopathe du chapitre, c’est-à-dire que je ne stoppe ma lecture qu’à la fin d’un chapitre et quand j’en commence un nouveau, je ne peux pas m’empêcher de regarder combien de pages il fait et de marquer la fin avec mes doigts. Bref, j’ai un gros problème avec ça, mais je me soigne, t’inquiète ! C’est mon TOC, que veux-tu, c’était ça ou collectionner les pots de yaourt, j’ai fait un choix.

Bon, tout ça pour dire qu’au début, j’ai senti des sueurs froides m’envahir quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de chapitre. Il y a bien des parties séparées par un astérisque, mais pas de CHAPITRE à proprement parler ! Bah, tu sais quoi ? Déjà, ça te dérange pas du tout pendant la lecture, et en +, ça colle avec le thème du bouquin : On est borderline, on s’en carre des codes et on fait ce qu’on veut !

Ma lecture (64,5 points sur 70)

La relation entre Tyler et Travis

Franchement, je savais pas trop par quelle partie commencer ma chronique. Il y a pas vraiment un point meilleur qu’un autre dans ce bouquin, l’auteure maitrise super bien plusieurs aspects et c’est dingue. Mais j’ai choisi de te parler d’abord de la relation entre Travis et sa sœur jumelle Tyler. Pourquoi ? Bah, parce que c’est ce qui m’a le + retournée, je pense.

Leur relation est vraiment intense et puissante. On ressent très vite ce lien qui existe entre eux aussi destructeur que libérateur. En fait, c’est ce lien qui leur permet de s’évader de leur quotidien moisi jusqu’au trognon, c’est lui qui les pousse à se battre pour sortir du chemin tout tracé qu’on leur présage. Mais c’est aussi ce lien qui les guide sur des sentiers sombres.

Les deux ont une fascination morbide pour la mort et se poussent mutuellement à dépasser les limites de leur esprit et de leur corps pour l’atteindre. En fait, on peut dire qu’ils entretiennent le démon de l’autre. Et voir leur relation, c’est comme assister à une explosion nucléaire : c’est beau et tu ne peux pas détourner les yeux, mais bordel, tu sais que ça va mal finir cette histoire !

Travis et Tyler, ce sont une et même personne divisée en deux corps. Et comme toute âme qui serait divisée, chaque bout a sa personnalité, son identité, mais assemble les deux et tu auras un être complet.

Ça te retourne le cerveau

Alors, OK, rien qu’en lisant le résumé ou en connaissant le titre, tu te doutes que l’histoire va être atypique, que tu vas être face à une vision du monde que tu ne connais pas forcément ou dont tu entends peu parler parce que… Bah, parce qu’elle est marginale !

C’est gagné ! Clairement, Zoë Hababou te décrit la société sous un nouveau prisme et d’un point de vue que tu ne connaissais pas, mais plus encore : Elle te fait réfléchir. Je trouve qu’il y a une vraie intelligence dans son écriture car, même si je n’ai pas toujours été convaincue par les propos de Travis, il m’aura au moins fait réfléchir sur ma propre vision des choses.

Je suis le genre de personne à adorer connaitre des avis contraires aux miens. Pas pour faire le mouton et me rallier à mon interlocuteur, mais juste pour me rappeler qu’il y a d’autres visions. Ça me permet de ne jamais prendre pour acquis ce que je crois et de toujours me remettre en question. Pour moi, Borderline est le check-up parfait : Il y a tellement de points abordés et débattus, qu’au final, j’ai pu faire un tour d’horizon de mes convictions. Et j’ai peut-être changé d’avis sur certains points !

Bref, c’est un roman qui te retourne le cerveau, parce que sous ses airs de narration « orale », de cash, de cru, il y a une vraie profondeur. Alors, la comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à L’attrape-coeur de Salinger. Tu as un anti-héro, jeune, paumé, qui te raconte son histoire avec son langage fleuri et ça paie pas de mine comme ça, mais en vrai c’est ultra poussé. Bon, je dis que la comparaison vaut ce qu’elle vaut, parce que, personnellement j’ai eu un peu de mal avec L’attrape-coeur alors que j’ai adoré Borderline !

La construction de l’intrigue te donne envie d’en savoir +

Tu sais, les auteurs ont souvent un point qu’ils maitrisent énormément et pour le reste, c’est un peu + hésitant. Par exemple, ils peuvent être super doués pour faire passer l’émotion, mais pour ce qui est de la description, ça pèche un peu… Bon, on a vu + haut dans l’article que Zoë Hababou était douée pour décrire les relations entre ses perso, pour te faire réfléchir, on va peut-être s’arrêter là ? C’est déjà pas mal, non ? Ouais, mais non ! Parce qu’en +, elle maîtrise le suspens…

Si, si ! Ça aussi, elle gère vraiment ! La construction de Borderline joue énormément sur l’installation de l’ambiance. Déjà, tu n’es pas sur un récit chronologique. Finalement, il y a pas tant de passages que cela dans le présent, c’est plutôt pas mal de flash-back qui te permettent de comprendre la personnalité de Travis. Dès le début, tu sais qu’un drame s’est produit il y a longtemps. Tu sais que quelque chose l’a détruit, mais tu sais pas exactement quoi. Et même quand tu comprends quel est cet élément, tu ne connais pas les circonstances.

Du coup, tu fais défiler les pages comme un malade, parce que tu veux savoir, bordel ! L’auteure a vraiment su poser des petits éléments ça et là, te nourrir juste assez pour que ta curiosité ne s’éteigne pas, mais la quantité est si faible que tu crèves encore la dalle. T’en veux + !

l’après-lecture (14,5 points sur 15)

J’ai l’impression d’avoir évolué. Je mentirais en disant que ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce sentiment en tournant la dernière page d’un livre, parce que j’ai eu la chance de lire A la Recherche de Mary Easterway de Kristof Mishel récemment, mais je dois bien avouer que c’est pas tous les jours qu’on tombe sur un bouquin qui nous fait remettre en question.

Très honnêtement, je ne suis pas le genre de personne à lire tous les tomes d’une même saga d’un coup, j’aime bien sortir un peu de l’univers avant de m’y replonger. Bah, là, j’aurais bien enchainé sur le tome 2 ! Franchement, j’en demandais encore, et puis, on n’a pas toutes nos réponses, donc ma curiosité veut être assouvie !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Tu as pas suivi, ou quoi ? Franchement, si tu as bien lu ma chronique, j’ai même pas besoin de répondre à cette question. Bien sûr que c’est une pépite ! C’est vraiment un bouquin viscéral et tu sens que l’auteure y a mis toute son âme. C’est clairement une dose pure de sentiments et quand je te parle de sentiments, on n’est pas sur du « trop-mignon-doudou-et-papillon » ! Non, moi je te parle de rage, de révolte, de peine, de tristesse.

Mais OK, tu as quand même une grosse dose d’amour avec la relation Travis/Tyler, mais c’est pas de l’amour comme tu l’entends. Encore une fois, c’est quelque chose de sombre, de destructeur, de dépendant…

En fait, Borderline, c’est la vie, la vraie, mais sous ses aspects les plus moches et les plus dark.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le ! Elle écrit pleins d’articles trop cools) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur sauvé !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

La Sentinelle – Roz Nay

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Promis, l’année 2021 ne sera pas uniquement l’année des thrillers, mais que veux-tu ? C’est un genre dont je raffole, donc forcément il a tendance à hanter mes chroniques. Et surtout depuis que je ne m’impose plus un registre par mois ! Aujourd’hui, on va parler d’un roman publié chez Hugo Thriller, une grande première pour moi. Alors, bonne découverte ou pas ?


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Points barème : 87/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alex a réussi à se bâtir une nouvelle vie. Elle est partie de rien, a laissé derrière elle le passé et s’est reconstruite. Pourtant, il suffit de si peu pour que tout ce fragile équilibre s’écroule en un claquement de doigt.

Il suffit d’une arrivée. D’une soeur que l’on avait oubliée depuis 10 ans. Une soeur qui revient frapper à sa porte un beau jour, apportant avec elle souvenirs et problèmes.

Alex accepte d’accueillir chez elle cette frangine qu’elle n’avait plus revue depuis si longtemps, mais à une seule condition : Qu’elle ne reparle jamais de leur passé et encore moins de cette fameuse journée d’été. Celle où tout a basculé.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier la maison d’édition Hugo Thriller pour sa confiance.

Le premier regard (15 points sur 15)

La Sentinelle fait partie de ces romans aux couvertures simples et pourtant attrape-regard, sûrement du fait de leur couleur vive ! J’ai été chercher celle de la version originale (que tu peux retrouver ici) et je peux dire que je préfère mille fois celle d’Hugo Thriller. Après, chacun ses goûts…

Pour ce qui est du résumé, il est simple mais efficace. Sans te spoiler, je peux déjà te dire qu’il participe grandement à te mener en bateau. Tu verras dans la suite de mon article, mais ce roman va te faire vivre un rebondissement de malade. Tu vas te rendre compte que tu avais tout faux depuis le début et une chose est sûre, le résumé y est pour quelque chose.

Ma lecture (58 points sur 70)

« Encore un chapitre et je continue demain… Bon, allez, encore un autre ! »

C’est un roman qui se lit très facilement. La plume de l’auteure (enfin, du traducteur pour le coup !) est vraiment fluide et te permet de rentrer dans le récit. Sans pour autant être une narration style « orale », elle donne un sentiment d’intimité avec les personnages. Tu te trouves plongé tour à tour dans les pensées de Ruth et Alex et tu peux ressentir leurs émotions respectives.

Ce qui fait de ce roman un page-turner, c’est le fait de passer de la vision de Ruth à celle de sa sœur. Dès le début, tu comprends qu’il y a en effet « deux versions » à leur histoire. Chacune rejette la faute sur l’autre et le passé semble distordu par les jeunes femmes tant leurs souvenirs sont opposés.

Du coup, tu ne sais pas qui ment ou du moins, qui se voile la face. Quelle est la vérité ? La version d’Alex ? Celle de Ruth ? Ou encore un mélange des deux ?

Il y a un vrai suspens qui te tient du début jusqu’à la fin. L’auteure a réussi à semer assez d’indices pour t’intriguer mais trop peu pour tout te dévoiler tout de suite.

Un retournement de situation inattendu

Alors là ! Bon, OK, il y avait quelques signes avant-coureur. Ça faisait déjà quelques chapitres que je commençais à me poser des questions, mais l’effet de surprise n’en a pas été pour le moins réduit. Franchement, arrivé au trois quart, je dirais, tout ce que tu pensais être vrai s’effondre. Et là, tu te rends compte que tu as été manipulé depuis le début !

J’ai beaucoup aimé cette révélation, parce qu’elle permet vraiment au roman de sortir du lot.

Et puis, une fois cela fait, c’est un enchainement de rebondissements qui t’attend. En fait, jusqu’à la dernière ligne, tu vas découvrir les mensonges qui ont été posés dans le récit. Pour être 100% honnête, je me doutais un peu de la révélation finale, mais elle n’en est pas moins saisissante.

Une ambiance étouffante comme on les aime

L’ambiance change drastiquement au fil du roman. Au début, on a un simple suspens. On veut connaitre le passé des deux sœurs, et puis au fur et à mesure, ça devient + pesant. Et c’est arrivé après le premier retournement de situation que ça devient carrément étouffant !

Là, tu assistes, démuni, à la chute des personnages. Tu ressens leur douleur, leur peur, leur impuissance. C’est puissant et c’est très bien retranscrit par l’auteure.

l’après-lecture (14 points sur 15)

La révélation finale m’a mise sur le cul. Pas parce qu’elle est totalement inattendue (encore une fois, je m’en doutais un peu), mais parce qu’elle est si violente que tu ne veux pas y croire. Tu te dis que ce n’est pas possible, parce que tu ne voudrais pas que ce soit vrai. Et pourtant, ça l’est.

C’est un très bon roman qui m’a donné envie de découvrir Roz Nay et pourquoi pas, lire ses autres livres.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est vraiment un roman déchirant qui te fera vivre beaucoup d’émotions. Tu vas en ressortir bouleversé. Il traite de sujets tellement importants et poignants que tu te sens forcément révolté en le lisant.

Clairement, on est très loin du Feel-Good, c’est un roman sombre et angoissant, mais c’est justement pour ça qu’on le dévore. Si tu cherches un thriller où le suspens prévaut sur le trash ou le sanglant, ce roman est fait pour toi. Tout passe par les sentiments et ce jeu de mensonge est vraiment déroutant.

Si tu aimes te faire manipuler par l’auteur, La Sentinelle est fait pour toi.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux retrouver le roman sur Amazon. Sinon, tu peux aussi suivre Hugo Thriller sur leur site Internet ou leurs différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Facebook).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Le Dernier Solstice d’hiver – Roxanne Laurens

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Bonne année et bonne santé à toi ! Eh oui, on se retrouve pour la première chronique de 2021 ! Bah mon vieux, c’est passé vite tout ça. Alors aujourd’hui, le hasard fait bien les choses puisque le roman que je te présente se déroule également en hiver. C’est pas mal, ça, pour te mettre dans l’ambiance ?


Style : Thriller

Date de publication : 2020

Points barème : 74/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Juliette est une vraie Parisienne. Top modèle, elle vit à 100/h dans la capitale française. Entre carrière de rêve, petit ami sexy et vie paradisiaque, elle n’a vraiment pas à se plaindre. Jusqu’au jour où la loi de Murphy décide de lui coller aux basques !

Cela commence par une douloureuse rupture avec son Jules, puis par un renvoi de son agence de mannequinat, et enfin, pompon sur la Garonne : un cambriolage ! C’en est trop, Juliette décide contre toutes attentes de partir en retraite spirituelle au fin fond de la Lozère. Déconnectée de la civilisation et de la technologie elle pourra enfin se reposer.

C’était sans compter sur tous les mystères qui entourent ce lieu pourtant si serein en apparence. Que se cache-t-il derrière ces murs ? Et surtout, pourquoi tous semblent réagir à la vue de la cicatrice de Juliette ? Se pourrait-il que son passé et son avenir soient liés à cet endroit ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (14 points sur 15)

Alors, pour ce qui est de la couverture, je la trouve parfaite. Elle attire le regard et correspond en même temps au style du roman. D’ailleurs, c’est plutôt le résumé que je trouve plus déroutant. En le lisant, je n’avais pas vraiment conscience du côté « thriller » et je me suis même faite avoir par le métier de mannequin de Juliette. J’ai cru pendant un instant qu’il s’agissait d’un roman un peu superficiel et pourquoi pas même stéréotypé à cause de ce détail. Oui, tu peux le dire : j’ai été stupide et j’ai fait un GROS raccourci. Et tu verras un peu plus tard dans mon article, mais ce n’est pas le seul moment où j’ai vraiment été mauvaise langue sur ce roman !

Tout ça pour dire que le résumé m’a induite en erreur. Je suis tellement habituée à voir des romances sur une mannequin parisienne ou autre que j’ai cru que ce roman était du love-to-love déguisé. Bah, pas du tout ! En fait, la couverture est vraiment parfaite, parce qu’elle correspond 100% au registre.

Même si ma première impression était totalement fausse, j’ai mis une bonne note au roman pour cette première partie et ce, pour une raison simple : l’erreur venait clairement de moi. J’ai foncé droit dans le stéréotype « top modèle parisien » alors que si on lit bien le résumé, finalement, à aucun moment l’auteure de sous-entend une romance ! J’allais donc pas lui retirer des points juste parce que je suis une sale tête !

Ma lecture (48 points sur 70)

Un avis qui a souvent changé durant ma lecture

Comme je te disais, j’ai commencé avec un gros préjugé romance. Et la romance… c’est vraiment pas fait pour moi ! Alors, j’ai fait ma tête de cochon au début, surtout que l’auteure joue pas mal avec les stéréotypes dans ses premiers chapitres. Alors, au lieu d’imaginer que c’était fait exprès (pour montrer au fil du récit l’évolution de Juliette), moi, j’ai foncé droit dans le panneau et j’ai cru que c’était juste un roman comme on en fait tant. Alors j’ai râlé.

Oh, et puis arrive un début de romance ! Un mec BCBG, mystérieux et ultra viril… Tu entends mes dents qui grinçaient ? Ouais, là, ça commençait à faire trop. Beaucoup trop pour moi ! Mais j’ai continué ma lecture et…

Bah j’ai bien fait ! Parce que je me suis sentie bête d’avoir jugé le roman aussi vite. Très, très bête !

Alors, bien entendu, je vais pas te dire pourquoi, ça s’appellerait du spoil, mais en fait, on n’est pas du tout sur une romance. Les personnages ne sont pas vides et caricaturaux. Ce n’est pas une histoire vue et revue. En fait, depuis le début l’auteure te mène par le bout du nez et te berce d’illusions. Franchement, ce retournement de situation, je ne m’y attendais pas du tout et j’ai vraiment apprécié.

Finalement, j’ai compris le côté sombre de la couverture, le registre thriller, l’ambiance pesante. Eh oui, finalement, on frôle le danger, on joue avec le suspens. Et là, mes dents ont totalement arrêté de grincer pour dévorer le roman.

J’ai trouvé ce retournement de situation peut-être un peu tardif à mon goût (vers la moitié du roman, je dirais).

Des sujets frappants

Autant, ça ne se sent pas vraiment en première partie, autant arrivé sur la fin, tu es sur un roman fort et qui parle de sujets assez lourds. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais l’auteure te parle de viol, de manipulation, de gourou… Bref, plein de sujets graves et on sent qu’il y a eu de sa part des recherches pour rendre tout cela plausible.

D’ailleurs, petit point que j’ai apprécié : à la fin du roman, tu peux retrouver les sources de l’auteure et te plonger, toi aussi dans ces sujets assez percutants.

Pourquoi je te disais que ça ne se sent pas au début ? Eh bien parce que la première partie du roman est plus légère. Léger, dans le sens où il n’y a pas trop d’éléments choquants ou qui pourraient te retourner l’estomac. Mais une fois que tu sombres dans le thriller, je peux te dire que ça te prend parfois aux tripes. Plusieurs scènes peuvent même être dures à lire pour certains. Personnellement, ça ne me dérange pas, c’est un registre auquel je suis habituée et au contraire, je recherche ça.

Donc attention si pour toi le viol, l’inceste et la pédophilie peuvent être des sujets sensibles.

Un suspens qui arrive au fur et à mesure

Alors, la construction du roman n’est pas forcément classique pour plusieurs raisons. Je vais t’expliquer tout ça en détail.

Commençons par ce que j’ai aimé : Ce n’est pas très récurrent, mais tu peux trouver certains flashback et j’avoue que c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Ça apporte une pointe de mystère et ça réveille ta curiosité. Dans la même trempe, le roman est à la première personne et t’offre le point de vue de Juliette, et pourtant, certains passages à la troisième personne viennent te raconter une scène extérieure à l’héroïne. Les personnages ne sont pas nommés et encore une fois, ça vient attiser ta curiosité.

A mes yeux, ce sont vraiment ces deux éléments qui pimentent le suspens dans ce roman.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Au final, j’ai été scotchée par la fin du roman et j’ai beaucoup aimé la façon dont tout se termine. L’auteure a fait un très bon boulot de recherche et d’analyse sur le phénomène de l’emprise psychologique (je peux pas vraiment être + précise sans te spoiler !) et ça se ressent lorsqu’on tourne les dernières pages.

Même si j’avais commencé ma lecture en grosse mamie bougon et pleine de préjugés, l’auteure a vraiment su me faire changer d’avis sur son roman et c’est pas une mince affaire quand on est face à une tête de mule comme moi. Je dois reconnaitre que j’avais totalement tord au début en pensant qu’il s’agissait d’un roman de plus, bourré de clichés. NON ! NO ! NEIN ! Pas du tout !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Ce n’est pas un coup de cœur non plus, mais je dois bien reconnaitre que j’ai été agréablement surprise par cette lecture. Roxanne Laurens est une auteure à découvrir.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

L’Enterrement – Daphné Milpiet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est déjà la dernière chronique de 2020 ! Ouah, ce que le temps passe vite… Mais ne t’en fais pas, on va finir l’année en beauté avec « L’Enterrement » de Daphné Milpiet.


Style : Polar

Date de publication : 2020

Points barème : 82/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Albert Dupont est mort à 60 ans. Ça arrive, mais ce qui reste tout de même plus atypique, c’est qu’il a été assassiné ! Bon, il faut bien reconnaitre qu’il n’avait pas que des amis dans sa petite ville de province, donc forcément, ça choque sans trop étonner.

Pourtant, au détour de leur enquête, les policiers vont vite s’apercevoir que le meurtrier semble bien plus proche de la victime que ce que l’on pourrait croire… Le meurtrier… Enfin, la meurtrière ! Quelle femme de la famille Dupont aurait pu commettre un tel crime ?

Si toutes ont un mobile, une seule a exécuté cet enfoiré. Chacune accusera l’autre et l’équilibre de la famille, déjà fragile, va basculer au fil de l’enquête.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Pour moi, « L’Enterrement » fait partie de ces romans qui ne paient pas forcément de mine au premier regard alors qu’ils sont bourrés d’originalité ! Lorsque l’on découvre le résumé, on comprend très vite l’intrigue et là-dessus, on n’est vraiment pas mené en bateau. Le résumé te donne une bonne idée de ce qui se déroulera lors du roman et tu sais directement que tu vas lire un polar (et non un thriller ! D’ailleurs, si tu ne sais pas la différence, sache qu’une vidéo sortira dessus le mois prochain).

A la couverture aussi tu comprends vite le genre. Alors pourquoi je te dis que ça ne paie pas de mine ? Eh bien tout simplement parce que ce n’est pas qu’un polar. Lorsque j’ai dû renseigner le genre en début de chronique, j’ai hésité à ajouter la mention « polar humoristique » parce qu’il y a un vrai aspect « humour noir » et « cynique » à ce roman. Et vu comme ça, tu devines pas forcément.

Je dirais même que la photo en noir et blanc et l’écriture rouge peuvent te mener vers l’horreur ou en tout cas un environnement très sombre.

Ma lecture (55.5 points sur 70)

Ce n’est pas un thriller, bordel !

Alors, les gens font souvent l’erreur et confondent « thriller » et « polar ». Oui, un polar peut-être un thriller, mais il n’en pas pas systématiquement un. Et ici, on n’a pas affaire à un thriller, mais bien à un polar. Du coup, je t’entends déjà me réclamer la différence entre les deux genres. Encore une fois, je rentrerai plus dans les détails le mois prochain en vidéo, mais en attendant :

  • Dans un polar, l’intrigue tourne autour de l’identité du tueur. Le but premier du personnage principal est de démasquer l’assassin.
  • Dans un thriller, l’enquêteur ou le héro cherche à contre-carrer les plans du « méchant ». Le but premier du personnage principal est d’empêcher un crime.

Et ici, tu es sur un polar puisque tu sais d’office que le crime est personnel. Et je dirais même que tu es presque sur un roman de détection. Là, par contre je t’avais déjà parlé de ce genre en vidéo. Le roman de détection te permet de mener l’enquête en même temps que la police. Tu as des indices et tu peux assembler les pièces du puzzle toi-même.

Dans le même genre, tu as Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes, en gros…) ou encore Catherine Secq dont je t’ai souvent parlé.

Bref, une enquête que tu vis vraiment. Et pour ma part, j’avais un léger doute au sujet du meurtrier, mais je dois avouer que mes soupçons sont apparus à seulement quelques pages de la fin. Pendant tout le roman, je me suis fait baladée en beauté par l’auteure et je n’y ai vu que du feu ! Ce n’est pas prévisible.

Voir et être vu

La structure du roman est vraiment atypique. Pour la faire courte, tu as plusieurs suspects dès le début, (on va dire 4 pour arrondir les angles) et donc, l’auteure a choisi de diviser son roman en quatre parties, chacune étant narrée à la première personne par une des quatre suspects. Originale, non ?

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que chacun des personnages est décrit par les autres, et parfois on peut observer qu’il y a une sacrée différence entre la façon dont une des femmes peut se décrire elle-même et la vision qu’on les autres personnages d’elle. Il faut dire ce qu’il est, il y a parfois une bonne dose de mauvaise foi chez ces femmes et on le remarque justement grâce aux différents points de vue. Ça illustre parfaitement le fameux « il y a toujours deux versions à une histoire ».

J’ai beaucoup apprécié cette particularité, parce qu’au final, tu peux revivre certaines scènes différemment.

Autre point : ce n’est pas parce que tu vois le point de vue de Micheline, qui accuse Jacqueline, que tu es convaincu de son innocence. Et ça c’est fort ! En fait, comme tu comprends très vite que certains personnages sont de mauvaise foi et arrangent la vérité, tu te dis qu’ils peuvent très bien te mentir en accusant une autre et si ça se trouve, ils te donnent peut-être de mauvais indices ! En gros, c’est une enquête policière dans les vraies circonstances : Tu ne peux pas te fier à 100% aux dires des personnages.

Humour noir et un cynisme à toutes épreuves

Alors, ne te détrompe pas, ce roman détient sa part d’ombre, sans aucun doute, mais la plupart du temps, le cynisme est très fort et vient te faire sourire durant ta lecture. C’est cru, c’est direct, c’est cash. Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman sans tabou.

Plusieurs sujets très lourds sont abordés (je ne peux malheureusement pas te dire lesquels sans te spoiler le bouquin), mais l’auteure a réussi à dédramatiser tout ça. Alors oui, ce sont des sujets chocs et elle ne minimise à aucun moment leur gravité, mais le ton cynique et l’enchainement des punchlines viennent vraiment rendre l’ambiance moins sérieuse et mélodramatique.

C’est un polar noir mais cinglant et on adore ça ! D’ailleurs, pour la petite histoire, durant ma lecture, j’ai pour habitude de prendre en photo les phrases que je mettrai peut-être en citation dans mon article. A la fin, je choisis souvent entre deux ou trois maximum. Ici, j’en avais + de 10 ! J’avais limite envie de toutes les mettre et ça a été très compliqué de trouver ma punchline préférée !

l’après-lecture (13 points sur 15)

Il s’agit donc du primo-roman de l’auteure et même si on sent parfois quelques petites hésitations, on comprend très vite en tournant la dernière pages que Daphné Milpiet est bourrée de talent ! Franchement, je n’ai pas du tout trouvé l’explication finale tirée par les cheveux, toutes les pièces du puzzle s’assemblaient parfaitement bien et surtout, lorsque tu as fini ta lecture, tu as le seum (oui, j’utilise encore cette expression, et alors ?). Tu as le seum parce que c’est un primo-roman et qu’il n’y en a pas encore d’autres. Parce que franchement, la plume, la répartie et puis le talent tout simplement de l’auteure te donne envie de lire d’autres de ses bouquins. Va falloir attendre, mon pote.

Le seul reproche que je pourrais lui faire c’est sa taille. Le roman est trop court à mon goût (175 pages). Alors, après c’est vrai que les romans de détection ont tendance à être assez courts de manière générale, donc ça correspond au registre, mais j’aurais pas dit non pour quelques répliques cinglantes en plus.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est une pépite ! D’ailleurs, je n’ai pas encore réfléchi aux deux romans que je vais annoncer comme « coup de coeur de Décembre 2020 », mais je pense que « L’enterrement » en fera partie… Non, je vais être honnête : Je sais qu’il en fera partie.

Encore une fois, c’est un primo-roman et ça se sent mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas génial. Je me dis que si l’auteure est capable de nous pondre un roman aussi complet dès maintenant, ça promet pour le futur. Pour moi, Daphné Milpiet est faite pour l’écriture et c’est une auteure à surveiller de près. Elle est très douée pour établir un scénario crédible et costaud, ce qui est un excellent point pour le registre actuel. Mais ce qui me convainc plus encore, c’est sa plume. J’y trouve pas mal de qualité et ça me conforte dans l’idée que polar ou non, Daphné Milpiet peut te happer dans son univers. Alors, même si son prochain roman n’est pas un policier, je lui fais totalement confiance !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Corporation – Orezza D’Antes

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

C’est la période de Noël, et qui dit Noël, dit magie. Oui, mais la magie n’est pas toujours féérique ni toute rose. la magie peut être sombre et venir hanter tes pires cauchemars. Puisque ici on aime frissonner, laisse-moi te transporter dans un monde teinté de Vaudou et de sacrifices. Tu en trembles déjà ? Et encore, je ne t’ai pas tout dit !


Style : Thriller / Fantastique

Date de publication : 2020

Points barème : 78/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Paris est bouleversé au lendemain du meurtre de la jeune mannequin Belle Camponi. Qu’une jeune femme à la vie aussi déviante soit assassinée, cela n’est pas forcément si surprenant et n’aurait pas tant suscité la curiosité de la cheffe de brigade Gerda Morguenns s’il n’y avait pas eu toute cette mise en scène.

Serait-elle face à un sacrifice Vaudou ? Des pratiques sombres et occultes ? Quels secrets se cachent derrière la vie mouvementée de la jeune victime ?

Retrouve ici une enquête policière aux frontières du mystique et une course contre la montre. Car, ce que Papa Legba exige, Papa Legba l’obtient. Quels douloureux sacrifices Gerda devra réaliser pour obtenir ses réponses ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance ainsi que les Editions Octoquill.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Il s’agit du premier roman des Editions Octoquill et cette maison d’édition commence avec un ouvrage d’une grande beauté ! La couverture est tout simplement à tomber par terre et nous attire forcément. La qualité du dessin, la mise en avant des personnages et du thème. Bref, tout est très bien travaillé.

Dès le premier regard, on comprend où on met les pieds et on n’est pas pris au dépourvu.

Pour ce qui est du résumé, par contre, je suis un peu moins fan, je dois bien l’avouer. On comprend en effet le thème et il vient nous confirmer la première impression que nous avions eu en voyant la première de couverture mais… Il est un peu trop vague à mon goût et on n’obtient pas forcément plus d’informations en le lisant.

Si l’histoire parait attirante, le côté très mystérieux et presque lyrique du résumé m’a légèrement effrayée, je dois bien l’avouer. Je suis plutôt du genre à lire des romans avec une écriture assez simple (une idée = une phrase) et j’avais peur que ce soit un récit trop poétique pour moi et au style trop recherché.

Alors qu’en est-il vraiment ?

Ma lecture (51.5 points sur 70)

Un très bon thriller !

On va commencer d’abord par les points positifs. Et qu’ils sont positifs ! Je dois bien reconnaitre qu’on se trouve face à un très bon thriller. C’est bien plus qu’une enquête policière, ici, il y a un enjeu au-delà du simple « qui est le meurtrier ? ». La cheffe Gerda ne doit pas simplement trouver des réponses, elle joue réellement contre la montre et tu sens une urgence du début jusqu’à la fin du roman.

De plus, tu frissonnes tout au long de ta lecture. L’auteure arrive vraiment à te mettre dans une ambiance sombre et à te transmettre les enjeux de chacun. Ses descriptions sont également très bien écrites et te permettent de t’imaginer la scène assez facilement. Et tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est pas jojo tout ça ! Du sang, des tripes et du gore, en veux-tu, en voilà ! Personnellement, j’ai adoré la description des scènes de crime parce qu’on sent bien que l’auteure n’a pas écrit du gore pour le plaisir d’écrire du gore. Non, il y a une vraie raison, cela sert vraiment au récit, ça te permet de te mettre dans l’ambiance… Bref, ce n’est pas forcé.

Et puis, finalement, tu te retrouves vite face à une multitude de retournements de situation et là, tu comprends que tu n’arriveras pas à le placer le fameux « Ah ! Je l’avais vu venir ! ». Impossible de prévoir ce qui va se passer et l’auteure arrive vraiment à te surprendre jusqu’aux dernières lignes.

Une mise en avant de la culture Vaudou

Le thème du Vaudou est très original et j’ai beaucoup aimé cet univers. Cela change des autres romans où cette culture est trop peu mise en avant. L’ambiance est bien installée autour de ce thème et Orezza D’Antes vient mettre en lumière des personnages issus de minorités. C’est un très bon point que j’ai fortement apprécié.

Et pour le petit bonus, elle ne se contente pas de te parler du Vaudou, tu as aussi une représentation de la bisexualité, du féminisme, des femmes travaillant dans un milieu majoritairement masculin… Bref, pleins de sujets de société ultra intéressants et qui méritent plus de représentations dans le monde littéraire.

J’aurais peut-être aimé en connaitre un peu plus sur le Vaudou, avoir plus d’explications mais d’un autre côté, cela aurait peut-être ralenti le rythme du thriller, donc je comprends le choix de l’auteure. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder des reportages sur le sujet et d’en savoir plus !

Une plume qu’il faut apprivoiser

Alors, là, on arrive au point qui me torture le plus. Je suis assez mitigée au sujet du style du roman. Comme je te disais en début d’article, j’avais un peu peur que le style soit trop recherché pour moi et finalement… oui et non.

Je sais, faut que j’arrête de répondre « Oui et non ». Ça ne veut rien dire !

Alors, oui, le style est un peu trop complexe à mes yeux. Je suis dyslexique et même si cela reste assez faible, j’avoue qu’un texte trop élaboré peut parfois me faire décrocher. Et j’ai décroché deux ou trois fois à cause de cela. Mais, je pense que cela vient vraiment de moi et qu’un autre lecteur n’aura pas forcément ce problème.

En effet, si l’écriture est recherchée, elle n’est pas non plus tordue ou trop poussée. Il y a une vraie beauté et une vraie poésie dans la plume de l’auteure. D’ailleurs, si j’ai décroché à certains moments, à d’autres j’étais réellement captivée par le lyrisme de certaines parties.

Clairement, sur ce point, je suis sur un chaud/froid. Je ne saurais pas vraiment dire si le style m’a gênée ou au contraire si j’ai apprécié. Je dirais, les deux en fonction des passages.

l’après-lecture (13 points sur 15)

Au final, ce n’est pas parce que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure que je n’ai pas apprécié ma lecture ! Au contraire, le suspens était entier du début jusqu’à la fin et j’avais envie de connaitre le dénouement. Orezza D’Antes sait très bien construire un bon récit, loin d’être prévisible ou même stéréotypé.

De plus, j’ai beaucoup aimé le message féministe du roman. J’ai trouvé que les personnages féminins étaient vraiment bien mises en avant et illustraient à la perfection la force et le courage.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi, c’est un très bon roman et le problème que j’ai rencontré avec la plume de l’auteure vient de moi et de mes goûts personnels. Je suis sûre qu’un autre lecteur se délectera de son style qui ne manque pas de qualités. Alors, si tu aimes ce type d’écriture, je ne peux que te recommander de foncer l’acheter car pour ce qui est de l’histoire, du suspens et de tout le reste, c’est un sans faute !

Et puis, même si, comme moi tu es plutôt style épuré, crois-moi, ce n’est pas non plus d’une complexité sans nom et encore une fois, l’histoire est vraiment captivante, donc tu oublies vite ce petit point !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux te le fournir directement sur le site des Editions Octoquill. Sinon, pour plus d’info, tu peux suivre à la fois la maison d’édition sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook), mais également l’auteure elle-même (Twitter, Facebook).

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Archibald Skye : Les Pandas Sans Bambou sont-ils des Tueurs à Gages ? – Jupiter Phaeton

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Tu te souviens peut-être qu’au mois de Juillet, je te parlais du tome 1 de la saga Archibald Skye ? Bon, bah il est temps de plonger de nouveau dans cet univers et de découvrir ensemble le tome 2 ! Attention, ça risque d’exploser dans tous les sens…

PS : Si tu n’as pas lu le tome 1, je te préviens, cet article risque de te spoiler un peu… A tes risques et périls !


Style : Urbain fantasy

Date de publication : 2019

Points barème : 78.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Archie a réussi à s’en sortir vivante. A peu près. Ouais, bon, elle n’est pas trop amochée. Alors, forcément, un peu de calme et de repos seraient les bienvenus. Oui, mais voilà, faut croire que tout le monde a décidé de s’acharner sur elle.

Déjà, va falloir qu’elle retourne voir ses parents pour leurs poser quelques questions et ça, ça l’emplit pas vraiment de joie. Faut dire qu’ils ont pas envoyé de carte postale pour son anniversaire, aussi. Mais bon, il n’y a plus le choix.

Parce que des réponses, Archie en veut et pas qu’une ! Déjà, c’est quoi ce bordel avec la Stolka et ses clones ? Qu’est-il arrivé à son frère évaporé dans la nature depuis deux ans ? Pourquoi son tatouage a disparu ? Et surtout : Est-ce qu’un panda sans bambou est dangereux ?

Bref, ça commence vraiment à la gonfler tout ce bordel et ça lui donne des envies de meurtres. En fait, elle veut tout brûler si on ne lui répond pas immédiatement. Il y a des priorités dans la vie. Et épouser un lance-flamme, par exemple, ça en fait partie !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (13 points sur 15)

Comme toujours, on repère vite le côté décalé du roman dès la couverture. Jupiter Phaeton a gardé les codes du tome 1 avec ce même personnage (que l’on devine être Archie) mise en scène avec son arme. On a plusieurs petites phrases qui viennent ajouter des info sur le tome. Oui, parce que chacun a son thème. Dans le tome 1, on te parlait de pénurie de chamallow et ici, tu comprends vite que ça va tourner autour d’une histoire de lance-flamme et de feu. Oui, des sujets somme toute… assez classique dans un roman, à chaque fois !

Pour ce qui est du résumé, encore une fois, il correspond parfaitement au style du roman. Il est totalement WTF, tellement WTF que tu n’as aucune idée de ce qui va se passer. On ne vient pas du tout te présenter les évènements du tome 2. Que nenni ! Non, ici on vient juste t’assurer une fois de plus que l’auteure est totalement frappa-dingue et que tu risques d’y laisser des plumes.

C’est un point que j’aime beaucoup chez Jupiter Phaeton : Jamais elle n’essaie de te tromper sur la marchandise. Elle est tarée (dans le bon sens du terme) de A à Z et te le montre tout du long.

Ma lecture (53.5 points sur 70)

Du running-gag, en veux-tu, en voilà !

Jupiter Phaeton a vraiment son univers et son délire qu’elle nous partage. On sent qu’elle ne se retient pas, qu’elle ne cherche pas à coller à tel ou tel type de roman. Non. Il y a un truc qui l’a fait rire, elle a un délire, bah elle va le mettre dans son roman. Et puis, ce délire, il vient, il revient et il RE-REVIENT tout au long du tome.

En fait, je dirais qu’il y a bien une addiction et un animal communs à tous les opus d’une même saga, mais il y a tout de même un running-gag différent à chaque tome. En tout cas il y en a un dans le tome 1 et un autre dans le 2. Là où Archie cherchait désespérément des chamallows dans le premier opus, désormais, c’est un lance-flamme qui lui manque.

Alors, je sais que les running-gag, c’est pas fait pour tout le monde. Il y en a même que ça agace, mais perso, je suis très bon public et c’est le genre de truc qui me fait rire. Ça me donne l’impression d’être dans un groupe d’ami avec sa private joke et du coup j’aime ça. En plus, il faut dire qu’Archie est toujours aussi mordante et diabolique !

Un deuxième tome + profond

Je te disais qu’on retrouvait le même schéma que dans le tome 1, pourtant, il y a une sacrée différence qui permet de ne pas avoir une impression « copier/coller » : Le personnage d’Archie est bien plus profond. Ce n’est pas simplement une brute qui fonce dans le tas. Dans cet opus, on va voir ses faiblesses, ses doutes. Elle va être plus « humaine » et sentimentale. Et ça, tout en gardant son côté « bad-ass ».

En fait, là où Archie était quelque peu stéréotypée dans le premier livre, elle nous montre qu’il y a réellement plusieurs facettes à sa personnalité et j’ai beaucoup apprécié ce point. Il y a plusieurs moments où elle s’interroge sur ses réactions, ses sentiments. C’est un axe qui m’avait un peu manqué dans le premier et que j’ai été heureuse de découvrir ici.

Comme dirait Archie : C’est le tome de la maturité

Toujours autant d’action !

Alors, par contre, c’est pas parce qu’Archie a muri que ça n’explose pas dans tous les sens ! Il y a toujours autant d’actions, de rebondissements et de bagarres. Très honnêtement, ça fuse tellement dans tous les sens qu’à aucun moment je n’ai pensé « Pfff ! Trop prévisible ! ». Jupiter Phaeton a vraiment une imagination à toutes épreuves et sait te surprendre à chaque fois.

Ce tome 2 bouge beaucoup lui aussi et tu ne vois pas défiler les pages.

l’après-lecture (12 points sur 15)

Encore une fois, je ne suis pas forcément le premier public cible de Jupiter Phaeton et je n’ai jamais lu d’urban fantasy en dehors de la saga Archibald Skye. Pourtant, c’est toujours agréable de retrouver Archie et ses compagnons. Tout comme les comédies françaises ne sont pas forcément des films que je regarde souvent, j’aime parfois en découvrir une. Je sais que je vais pouvoir rire, me décompresser, partir dans un délire qui me dépasse totalement. En fait, je vais pouvoir profiter d’une parenthèse.

Eh bien, c’est exactement la même avec Jupiter Phaeton. Je ne serais peut-être jamais une fan absolue qui se rue sur ma tablette à chacune de ses sorties, mais qu’est-ce que ça fait du bien de lire un de ses bouquins de temps à autre !

Non, et puis, une fois que tu as commencé une saga, tu es un peu obligé de finir ! Bah, parce que l’auteure t’offre toujours une fin avec un cliffhanger à se taper la tête contre le mur.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi c’est validé ! D’autant plus que Jupiter Phaeton a su se renouveler, je trouve et apporter une petite touche en plus dans ce deuxième tome. Si tu veux découvrir cette auteure mais que tu ne sais pas du tout par où commencer (faut dire qu’elle a tant de romans à son actif !), la saga Archibald Skye est un bon début !

Après, encore une fois, je n’ai jamais lu un autre de ses romans, et un fin connaisseur te conseillera peut-être de la découvrir à travers un autre univers.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Tu peux retrouver ce deuxième tome sur Amazon. Si tu veux découvrir l’auteure, ça se passe sur ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook) ou encore sur son site Internet !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Publié dans Service presse

Noël au Royaume du Cid – Maritza Jaillet

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

D’ailleurs, c’est au tour de Tata Nexua (ou Maritza Jaillet, puisqu’on parle de l’auteure aujourd’hui). On se retrouve donc pour parler de sa nouvelle hivernale « Noël au Royaume du Cid », une intrigue qui fait écho à son roman « Rattrape-moi ». Enfile tes patins et viens swingguer avec moi !


Style : Dystopie / Nouvelle

Date de publication : 2020

Points barème : 85/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Hiver 2102 : Léopold du Cid a récemment été couronné. Le Royaume s’apprête donc à fêter son premier Noël sous son règne et pour cela, rien n’est laissé au hasard. Entre neige artificielle, évènements publics et cadeaux offerts au peuple, Léopold du Cid décide de faire les choses en grand !

Bien loin de toutes ces richesses et du divertissement, vit Morgan. La jeune femme se tue au travail afin d’offrir à ses frères et sœurs un Noël digne de ce nom. Se pourrait-il qu’un petit miracle de Noël lui vienne en aide ? Ou est-ce plutôt le début d’un piège qui se referme sur elle ?

Retrouve (ou découvre) l’univers de « Rattrape-moi » dans cette intrigue hivernale !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (12 points sur 15)

On commence, comme toujours, avec le visuel. Alors, c’est vrai qu’au premier abord, la couverture peut sembler un peu chargée. Il y a tant d’éléments ! Mais c’est tout à fait normal, surtout lorsque l’on connait Maritza Jaillet. Pour ma part, c’est la première fois que je lisais un de ses écrits, mais je la connais des réseaux sociaux et surtout de sa chaine YouTube. Je sais très bien que chaque détail, chaque élément est pensé. Eh bien, ça n’a pas loupé, une fois de plus !

Une fois que tu auras lu la nouvelle, tu comprendras chaque indice qu’elle a pu mettre. Et tu sais quoi ? Je n’ai pas lu « Rattrape-moi » (Honte sur moi ! Honte sur ma famille ! Honte sur ma vache !) et du coup, je me demande si un lecteur du roman n’aurait pas d’autres analyses en + que moi… Parce qu’elle est fourbe la madame !

* Faudrait que je lise « Rattrape-moi » pour savoir… *

Sinon, esthétiquement, il faut noter également que la nouvelle comprend une série de dessins qui viennent illustrer à merveille le récit. Alors, personnellement, j’ai lu la nouvelle en numérique, mais déjà sur ma liseuse (qui n’a pas une qualité graphique folle), je les ai trouvées très beaux et détaillés. Alors, je sais que ce n’est « qu’une nouvelle » et que le numérique peut paraitre plus attrayant qu’une version broché, mais honnêtement, s’il y a bien un livre dont l’achat en broché se défend, c’est celui-là. Rien que pour les illustrations !

Ma lecture (60 points sur 70)

Une très bonne introduction à « Rattrape-moi »…

Alors, passons aux choses sérieuses toi et moi. Parce qu’on me la fait pas, c’est pas avec deux ou trois dessins qu’on va dévier mon attention de l’objectif principal et… oh ! Un lotus ! Et ces détails ! … OK, OK, je me reprends !

Donc je disais : le récit. Si tu te lances dans cette aventure en cherchant un coup livresque d’un soir, je suis désolée de te dire que tu as sélectionné le mauvais ouvrage ! L’intérêt de cette nouvelle réside vraiment dans son ancrage au monde de « Rattrape-moi ». Elle te permet à la fois de découvrir la plume de Maritza Jaillet, mais également l’univers du roman.

Les évènements se déroulent avant ceux du one shot, il y a donc 0 spoil pour ceux qui comme moi seraient toujours dans l’ignorance la plus complète. Tu n’es pas non plus perdu durant ta lecture, puisque chaque personnage est très bien présenté, tant dans son caractère que dans sa fonction ou son statut familial.

C’est d’ailleurs un point qui m’a beaucoup amusée ! Habituellement, dans une nouvelle, les personnages ne sont pas autant développés et on s’y attache de façon assez limitée. Ici, ce n’est pas le cas. Tu ressens bien la personnalité de chacun et tu sais très vite qui tu vas aimer et qui tu voudras faire passer à la moulinette (non… Je ne pense à personne en particulier… Surtout pas à une gamine pourrie gâtée !).

Pour ma part, je n’ai pas du tout était perdue en lisant. Il y a beaucoup d’informations, beaucoup d’intrigues secondaires pour une nouvelle, mais ça ne gêne pas. Au contraire, comme la grande majorité (voir toutes ?) des intrigues secondaires n’est pas résolue, ça te donne clairement envie de lire le roman pour savoir ce qui va se passer. C’est une mise en bouche délicieuse !

* Du coup, j’ai envie de lire le roman, maintenant ! *

…Mais également une bonne conclusion !

Je te donne ma vision en tant que meuf qui n’a pas lu « Rattrape-moi », mais qu’en est-il d’une personne raisonnée qui aurait déjà lu le roman ? Eh bien, de ce que j’ai compris en lisant l’histoire, il y a quelques éléments qui restent vagues pour moi. J’ai bien saisi qu’il y avait là un indice, mais je suis totalement passée à côté. Et c’est pour une raison simple : cet indice était réservé aux lecteurs de « Rattrape-moi ».

En réalité, deux lectures sont possibles et tu peux tout aussi bien commencer par le roman ou par la nouvelle. Si tu choisis l’ordre de parution, alors, « Un Noël au Royaume du Cid » viendra compléter les zones d’ombre et répondre à certaines des questions que tu as pu avoir durant ta lecture de « Rattrape-moi ». Au contraire, si tu fais ton dégligo comme moi et que tu choisis l’ordre chronologique des évènements, tu as une très bonne introduction à l’univers du roman.

En fait, les deux se complètent et la nouvelle n’a de raison d’exister en dehors du roman.

* Si je ne lis pas « Rattrape-moi, je ne saurais jamais ce qui se passe quand… *

Et l’histoire dans tout ça ?

C’est bien beau ce que je te raconte, mais est-ce que l’histoire est cool ? On est en pleine période de Noël, on veut du mignon, du feel-good, du chocolat chaud ! Alors, ça répond aux critères ?

Comme toujours, je te répondrai : Oui et non. Et comme toujours, ne t’inquiète pas, je vais argumenter !

On a bien l’effet Noël cocooning avec l’esprit de famille (très bien développé en seulement quelques lignes d’ailleurs !), la féérie des fêtes de fin d’années, un décor hivernal et même le miracle de Noël. Vraiment, tout y est. MAIS (parce qu’il y a toujours un « MAIS » avec Maritza Jaillet) c’est fait à la sauce de l’auteure, c’est-à-dire que le complot n’est jamais très loin et le danger non plus !

Entre deux scènes qui font fondre ton coeur de chamallow, elle augmente la chaleur du thermostat et vient te brûler la plante des pieds de ses petites flammes perfides. En gros, tu alternes entre « Oh, c’est trop mignon » et « Quoi ? Quoi ? Repose tout de suite ce mug de chocolat chaud ! Tu es en danger ! ». C’est assez marrant et dynamique.

l’après-lecture (13 points sur 15)

Non, et puis, on va pas se le cacher : Maritza Jaillet n’aime pas se poser. Alors tu enchaines action sur action. Limite, il y a plus de rebondissements et d’intrigues secondaires que dans beaucoup de romans. Pour ma part, je ne me suis pas sentie head-shotée ou ensevelie sous l’action et les intrigues. Je trouve le dosage assez bon. Bon, après, je vais pas mentir, j’ai ressenti de la frustration… Parce que je connais pas la suite du coup. Et que ça me donne envie de lire le roman. Mais est-ce que ce n’est pas le but cherché finalement ?

En fait, j’ai ressenti de la frustration, mais de la bonne frustration ! Celle qui te pousse à acheter la suite d’une saga parce que, faut pas déconner non plus ! on peut pas te laisser en plan comme ça…

Ça m’a vraiment donné envie de découvrir « Rattrape-moi ». Donc qui sait ? Peut-être que je te reparlerai bientôt de Maritza Jaillet ?


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

J’ai vraiment aimé ma lecture et moi qui ai souvent peur des mondes complexes et ultra-détaillés, j’ai été rassurée. Oui, on est dans une dystopie et un monde futuriste, mais finalement, tout est très bien expliqué et on s’y retrouve.

Alors, clairement, si tu veux lire cette nouvelle avec l’idée de ne jamais t’intéresser à « Rattrape-moi », à mes yeux, ça n’a pas d’intérêt. Comme je te disais, tu ressens une vraie envie de connaitre la suite en tournant la dernière page, donc à part te foutre un sentiment de frustration, tu ne vas pas gagner grand-chose ! Oui, cette nouvelle a son côté mignon, oui elle bouge, mais NON elle ne se suffit pas en elle-même. Ça reviendrait à lire le tome 1 d’une trilogie en se disant dès le début : « De toute façon, je lirai pas la suite ! »… Pourquoi faire ça ?

Par contre, c’est un très bon moyen de découvrir si la plume de l’auteure, ainsi que l’univers de « Rattrape-moi » te conviennent !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Bon, cette nouvelle sort le 16 décembre, donc dans deux jours au moment où je publie cette chronique, mais tu peux déjà la pré-commander ici. Tu peux également te fournir le roman « Rattrape-moi » sur Amazon. Mais tu peux également retrouver l’actualité de l’auteure sur Facebook, Twitter ou Instagram. Ah, et il y a aussi sa chaîne YouTube, où elle donne pleins de bons conseils pour les auteurs !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !