Publié dans Service presse

Les sacrifices de Nari – Ylanë Maÿvis (Vraiment ?)

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Quoi ? Tu ne connais pas le monde de Koro ? Mais pourtant il s’agit d’une culture ultra populaire. La preuve ! L’historienne Ylanë Maÿvis nous a offert tout un tas de textes relatant le passé de ses peuples. Comment ça le monde de Koro n’existe pas ? Comment ça Ylanë Maÿvis n’est pas la vraie auteure de ce roman ? OK, OK, reprenons tout depuis le début…


Style : SFF/ Planet Opera

Date de publication : 2020

Points barème : 72/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Le monde de Koro n’a pas toujours été celui que l’on connait aujourd’hui. Avant cela, existaient des peuplades tribales. Elles vivaient au rythme de ses sacrifices et de ses traditions religieuses depuis des temps immémoriaux.

Pourtant, sous le règne de l’Aÿr Balog le Malin, tout semble remis en question. Les Nilagos pourront-ils se relever ? Comment parviendront-ils à retrouver les faveur de leur Déesse ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (14 points sur 15)

Avant de te parler de la couverture, je vais m’attarder deux secondes sur la com’ que l’auteur a créée autour de son roman. Déjà, qui est l’auteur ? On te dit qu’il s’agit d’un texte historique de Ylanë Maÿvis, traduit par Nicolas Jolie… Vraiment ? Bon, on va faire semblant d’y croire, parce que ça fait clairement partie de la magie du roman ! Se dire qu’il s’agit d’un vrai texte historique…

Alors, quel est le rapport avec le premier regard ? Bah, déjà, si tu pars du postulat qu’il s’agit d’un texte « historique » (ouais, je le mets entre guillemet parce qu’on te parle quand même de mythologie, donc on repassera pour la véracité historique), je trouve que la couverture est ultra raccord. Elle a une certaine ambiance « livre universitaire ». Je suis la seule à trouver ? Bah, laisse-moi dans mon délire, alors !

Pour moi, l’auteur (Nicolas Jolie, hein. Parce que je suis pas totalement dupe !) nous a sorti un plan marketing du tonnerre ! Il y a son roman, bien entendu, mais il y a également une histoire (fictive) derrière la création de ce roman. Et ça j’adore.

Bon, et clairement, le résumé ne fait que te convaincre et entretient ton délire. Vraiment.

Ma lecture (48,5 points sur 70)

Bon, c’est réel ou pas ???

Ah, ah ! Tu aimerais bien savoir ? Est-ce basé sur un vrai peuple tribale ? Est-ce une fiction ? Bon, déjà, si tu poses la question c’est que tu as mal lu ma description en haut… « Planet Opera »… A moins que Nicolas Jolie ne soit entré en contact avec des Aliens au cours de sa vie, il y a fort à parier que ce n’est que de la fiction.

Déçu ? Bah, faut pas, mon gars. Parce que tu peux jouer les naïf jusqu’au bout et continuer à y croire.

Parce qu’on pourrait presque y croire ! Alors oui, tu te doutes bien que ce n’est pas un texte historique. Déjà, à partir du moment où on commence à te parler de Dieux qui côtoient les mortels, tu renifles le trip sous acide. Mais par contre, c’est crédible dans la construction de sa mythologie. En fait, tout comme tu irais lire des textes sur la mythologie grecque, tu peux lire les Sacrifices de Nari.

Il y a vraiment un je-ne-sais-quoi qui colle très bien à L’Iliade, par exemple.

Mêler passé et futur

Alors, on te dit dès le départ qu’il s’agit d’un roman relatant le passé de la tribu des Nilagos. Donc, quand on te dit passé, toi, bêtement, tu penses tribu primaire avec un os dans le nez et une peau de bête sur les épaules.

Ouais mais non !

Parce que c’est + subtile que ça. Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que Nicolas Jolie (Enfin, je veux dire Ylanë Maÿvis…) nous pointe du doigt un fait que l’on a tendance à oublier : civilisation passée ne veut pas dire civilisation moins évoluée niveau technologie.

Alors, oui, si les Nilagos ne surfent pas sur le dernier smartphone à la mode, ils ont tout de même quelques éléments de technologies qu’on est loin d’avoir. Genre une « bulle de protection » contre la pluie… Mais qu’est-ce qu’Elon Musk attend pour fabriquer ça ? Je le soupçonne d’avoir des origines bretonnes et de kiffer la flotte…

Bon, revenons à nos Nilagos. Je leur ai trouvé un petit air d’Atlantide. Ou des Na’vis d’Avatar. Mais comme je peux pas blairer Avatar, on va rester sur la comparaison avec l’Atlantide.

Qui dit autre planète dit… autre vocabulaire !

Alors, là l’auteur (enfin, l’auteurE vu que c’est Ylanë Maÿvis qui l’a écrit… Tu y crois toujours, c’est bon ?) a joué très risqué ! Parce que forcément, on est face à un monde et une technologie que l’on ne connait pas. Les titres hiérarchiques, les Dieux, la faune et la flore… Tout ça nous est inconnu. Du coup, comme qui fait pour nous conter tout ça ? Bah, il le fait comme si nous connaissions déjà les termes.

Donc pas de définitions. Pas de paragraphe explicatifs. Tu lis ça et tu te démerdes pour comprendre tout seul.

Eh bien, moi qui ai tendance à me foutre en PLS dans ces moments-là, j’ai été agréablement surprise de me rendre compte que je n’étais pas du tout paumée. Je ne sais pas trop par quelle magie noire l’auteur arrive à nous faire entrer tout ça dans le cerveau, mais ça fonctionne !

Et finalement, je suis même contente qu’il n’y ait pas de définition ou de lexique. Parce que si tu te rappelles bien, c’est censé être un texte historique. Donc toi et moi, on est censé connaitre ces animaux, cette technologie… En fait, nous expliquer les termes, ça aurait revenu à casser la magie.

l’après-lecture (9,5 points sur 15)

Alors, au final, que donne cette expérience ? La lecture est agréable, ça c’est sûr, mais, je ne sais pas, j’ai été légèrement frustrée. Je voulais vraiment que l’auteur joue à fond la carte du récit historique et finalement, j’ai peut-être un peu trop vu les ficelles qui tenaient tous ces personnages.

Il n’a pas réussi à totalement me transporter dans ce délire.

Il manque un tout petit élément pour compléter cette communication (que, je tiens à rappeler une dernière fois, je trouve géniale).

Le roman ressemble encore trop à un roman à mon goût et pas assez aux récits mythologiques. Pourtant, on y retrouve pas mal de codes du genre !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est un roman assez sympa à lire, surtout si tu veux découvrir un planet opera qui change de l’ordinaire. Là, tu es loin de la SF pure et dure, c’est ultra accessible, tout en ayant un univers vraiment développé.

C’est une lecture très agréable, comme je le disais, mais il m’a manqué un petit truc. Peut-être développer un peu + l’histoire qui reste assez courte ? Ou alors exploiter + en profondeur le côté mythologie ? Je ne sais pas dire…


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Route de nuit – Simon Perdrix

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors, du Simon Perdrix, tu en as déjà bouffé avec moi ! Bah oui, je te rappelle que j’ai déjà chroniqué les deux premiers tomes de sa trilogie ici et ici (clique sur le lien, si tu l’oses !). Mais comme je suis une gue-din, j’ai décidé de finir ma tournée Simoninou avec son premier livre !

Ouais, je l’ai surnommé Simoninou, mais c’est parce qu’il fait le mec « Je suis le seigneur des Ténèbres », mais au fond de lui il y a un petit cœur qui bat… Après, j’ai pas dit que c’était le sien !


Style : Recueil de nouvelles / Horreur

Date de publication : 2019

Points barème : 90.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Partir sur les routes… C’est une image qu’on associe pas mal à la liberté, au renouveau. On largue toutes les attaches et on met les voiles, que ce soit pour toujours ou pour le temps d’une simple journée. Oui, mais voilà, attention aux rencontres que nous ferons sur notre chemin…

Il y a certains endroits qu’il vaudrait mieux éviter. Et puis si vous insistez vraiment, je n’aurais que ça à vous dire : à vos risques et périls.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance et l’envoi de son roman. Je redis encore une dernière fois que j’ai gagné ce bouquin pendant le concours de Noël sur Twitter ou l’info est bien passée ?

Le premier regard (13.5 points sur 15)

J’aime beaucoup la simplicité de cette couverture et surtout la photo que je trouve vraiment dans le thème. On comprend direct que ça va être sombre cette histoire. Je sais pas si c’est fait exprès ou non, mais l’encadré jaune avec ce texte noir, ça m’a direct fait penser aux bandeaux que tu retrouves autour d’une scène de crime. Ouais, je suis peut-être la seule tarée à y avoir pensé.

Pour ce qui est du résumé, rien à redire ! Franchement tu sais à quoi t’attendre donc tu peux pas jouer les prudes effarouchées en lisant le recueil. Manquerait peut-être un petit TW (non, je déconne, mais je voulais faire chier Simon !)

Ma lecture (63 points sur 70)

Simon, auteur de romances…

On rigole, on rigole, mais Amazon a quand même classé Simon en romance et… Bah, en regardant de + près, c’est pas si déconnant que ça. Attends deux secondes que je m’explique avant de me lancer des poignards à la figure ! Bien sûr que non, Simon n’écrit pas de la romance, mais il n’empêche que les relations homme/femme, c’est un thème assez récurrent chez lui.

On est clairement pas sur des histoires d’amour dégoulinantes, et pour être honnête, on est même carrément PAS DU TOUT sur des histoires d’amour. Au mieux, Simon nous décrit des relations obsessionnelles et toxiques, au pire, ce sont de simple one-shot derrière une poubelle. Mais toujours est-il qu’il nous parle presque quasi systématiquement de l’attraction sexuelle entre deux individus. Et ça, c’est un truc que j’avais déjà repéré dans ses romans. Il faut croire que c’est son sujet de prédilection.

Redondant, tu me dis ? Pas du tout ! Parce que là où certains ne nous serviraient qu’un et un seul même schéma au point de lui donner des relents de vomi pré-mâchés, Simon se renouvèle à chaque fois. Mieux encore, les dynamiques sont différentes pour chaque histoire. Un coup le pouvoir de domination se trouve du côté de la femme, un autre de l’homme et surtout, il aborde différentes relations.

Et attention, c’est là que ça devient casse-gueule mon histoire : il parle de relation entre homme et femme. Tu as bien saisi ? De relation ! Donc à aucun moment, je n’ai précisé que ces relations étaient saines ou encore consenties par les deux parties… C’est bon, tu comprends ce que je veux dire ? Ouais, je vais pas rentrer dans les détails pour pas te spoiler, mais Simon aborde le sujet du viol du point de vue des deux parties. Et je salue la performance, parce que c’est horriblement bien réalisé.

Bon, tu as compris, la romance, c’est pas vraiment ça dans ce recueil !

De l’horreur, en veux-tu, en voilà

A la base, c’est quand même un recueil d’horreur, donc même si on te parle de relation charnelle, est-ce que ça fout les pétoches ? Alors, en fait, les relations de cul foutent les pétoches aussi, on va pas se mentir ! Clairement, si tu as besoin de te convaincre que le célibat et l’abstinence, c’est cool, fonce !

Non, mais même en dehors de ça, il y a vraiment une ambiance horrifique, et ça passe par l’environnement, mais aussi les personnages. On retrouve encore et toujours un début de cliché pour qu’il soit ensuite détruit à la hache par Simon Perdrix. C’est un peu sa marque de fabrique, après tout.

Dans ce recueil, et du coup, contrairement à ses romans, je dirais que les codes du genre sont + présents. On ressent vraiment l’inspiration des années 80-90. Décidément, pour moi Simon est vraiment un auteur nostalgique d’une époque passée et pour tous ceux qui aiment cette ambiance, c’est la meilleure façon de voyager dans le temps.

J’ai vraiment aimé la façon dont il faisait monter la pression, petit à petit pour finir dans un vrai feu d’artifice. Le final de chaque nouvelle vaut vraiment le détour.

Et il y avait un fil rouge !

J’adore les recueils avec un lien entre les nouvelles. Et ici, ce lien, tu le devines au fur et à mesure. Ça commence par cette petite ville que tu retrouves toujours sur la route des personnages. Et puis vient le tour des faits divers, des personnages eux-même qui réapparaissent çà et là.

La comparaison est ultra pétée, je te préviens tout de suite, mais j’ai eu une petite impression « Dôme » de Stephen King. Genre, cette ville, elle pue grave l’embrouille et tu y suis différents protagonistes pour qu’au final, leurs histoires se recoupent par moment.

Et pourtant, même avec ce fil rouge et ce cadre similaire, Simon arrive à te faire 6 nouvelles au style totalement différent. OK, on est sur de l’horreur, mais le truc c’est que tu pars du fantastique pour te retrouver dans de la névrose bien réelle. Chaque nouvelle a ses propres règles niveau environnement et ça rend le recueil super riche.

L’après-lecture (14 points sur 15)

J’ai vraiment apprécié ma lecture, et j’ai retrouvé la signature de l’auteur dans sa dynamique, ses thèmes abordés mais… pas tant que ça dans sa plume ! Route de nuit est son premier livre publié et je ne sais pas du tout s’il est également son premier écrit. Pour ma part, j’ai publié mon recueil en premier, mais c’est bien mon roman qui a été clôturé en premier !

En tout cas, je trouve que la plume a muri entre les deux. Dans Route de nuit, on commence à sentir naitre le style si caractéristique de Simon Perdrix, mais il n’est pas encore mûr et marquant comme il peut l’être dans sa trilogie.

Bon, après, très honnêtement, que ce soit pour l’un ou pour l’autre, j’aime tout autant la plume de l’auteur, parce qu’au final il y a une même base. Cette lecture a vraiment fait son taff de recueil d’horreur et même au-delà de mes espérances. Simon ose. Il veut écrire un truc, il l’écrit et fuck la censure, il y en a pas quand on est auto-édité, de toute façon !

On sent que c’est écrit avec les tripes et surtout que l’auteur prend des risques et j’aime ça.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est un très bon recueil d’horreur. On y retrouve l’hémoglobine, la tension, le cash et aussi le trash qu’on attend du genre. Clairement, je le conseillerai pas à tout le monde, parce que comme je disais, ça prend aux tripes, donc si tu n’es pas prêt à lire quelque chose d’aussi violent, c’est mal barré.

Et quand je parle de violence, ce n’est pas simplement un couteau dans le bide et des corps éviscérés. Non, parce que la violence peut prendre tout un tas de formes et ce ne sont pas les plus visuelles qui sont forcément les plus marquantes.

Pour ma part, une scène en particulier a été très dure à lire, au point où j’en ai eu mal au ventre. Est-ce que c’était une scène de torture ? Non. Est-ce qu’il y a avait une explosion de violence ? Non. Est-ce que ça venait des propos des personnages ? Non. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais Simon a réussi l’exploit de nous faire vivre un crime au travers de son exécuteur. Il a réussi à retranscrire le manque de scrupule, voir même la jouissance de ce dernier. Il a « banalisé » le crime, exprès pour qu’on soit encore + rebuté par lui. Et ça marche. Ça marche tellement, que l’on ressent l’émotion de haine et d’impuissance comme si ces faits étaient réels. Si tu n’es pas prêt à vivre ça, je ne te conseille pas de te lancer dans l’aventure.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Pandémoniaque – David Cardavebor

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

J’aime l’horreur ! Je kiffe l’horreur ! Je respire l’horreur ! Et quand en +, on me dit que c’est un mélange entre du Stephen King et Evil Dead ? Forcément je fonce. Laisse-moi te parler un peu de cette novella horrifique.


Style : Horreur/Fantastique

Date de publication : 2020

Points barème : 77/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Juste une petite farce innocente. Rien de bien méchant ! Une lumière qui s’allume toute seule et le tour est joué. En tout cas, c’est ce qu’ils croyaient, mais rien ne se passera comme prévu.

Alors qu’un groupe d’ado se retrouve pour une soirée spiritisme des plus banales, les évènements vont s’enchainer à une allure folle et bientôt, des démons du passé ressurgiront.

Si la justice humaine reste faillible, d’autres rôdent pour contrer cela.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (13,5 points sur 15)

Dès le début, tu comprends que tu as affaire à un roman d’horreur et je dirais même que le côté démon ressort plutôt vite ! La couverture est vraiment raccord avec l’intrigue, à tel point que… Bah en fait, il y a cette petite phrase assez anodine sur la couverture qui finalement te permet de sentir venir la conclusion assez rapidement. C’est un peu dommage, parce qu’elle vient diminuer l’effet de surprise au final.

Du coup, mon conseil, c’est de ne pas trop regarder la couverture avant de te lancer dans la lecture.

Ma lecture (52,5 points sur 70)

De l’horreur, oh oui !

Alors, parfois on te vend de l’horreur et finalement, c’est du fantastique qui bouge un peu +, mais ça va pas chercher + loin. Est-ce que c’est le cas ici ? Non ! Pas du tout, là on est vraiment sur de l’horreur. Tu retrouves des thématiques très années 80 qui viennent apporter leur touche de nostalgie. En même temps, l’auteur ne s’en cache pas ! Dans sa com’ il te parle de Stephen King et d’Evil Dead.

Alors, je nuancerais peut-être un peu. Pour moi, la comparaison avec Stephen King n’est pas forcément la meilleure. Stephen King a un style très simple et épuré. On est sur des thèmes plutôt relatifs à la folie ou la noirceur humaine et c’est pas forcément le cas dans Pandémoniaque. Dans le roman de David Cardavebor, on est vraiment sur le thème des démons, de la possession. Quelque chose entre l’Exorciste et oui, en effet, Evil Dead. La plume aussi ! La plume horrifique de l’auteur se rapprocherait plutôt des auteurs d’un ancien siècle.

Quelques difficultés pour rentrer dans l’histoire

Alors, au début, j’ai eu un peu de mal à dompter la bête. Pourquoi ? Je pense que c’est vraiment personnel et que tu n’auras surement pas le même problème que moi. En gros, je vais peut-être me répéter à force, mais j’ai une préférence pour les textes simples, directs et cashs. En gros, je suis un peu simplette et les envolées lyriques, ça peut vite me perdre.

La plume de l’auteur est très belle, là, je ne peux que confirmer. Il fait de belles phrases, il joue très bien avec la langue française et il se lance dans de prodigieuses descriptions qui ne sont pas du tout barbantes. Le seul problème, c’est que tout ça, ça a tendance à me faire décrocher. Encore une fois, je ne dis pas que ça vient de l’auteur ! C’est vraiment un truc entre moi et moi-même, mais j’étais obligée de t’en parler.

Tout ça, ça m’a empêché de vraiment ressentir la tension dès le début du récit, de vivre l’angoisse des personnages. Je restais un peu en surface sans ressentir dans mes tripes la violence des mots que je lisais.

Et puis arrive ce moment où le personnage principal revoit une série de flashs tout droit venus de son passé. Ça a pas vraiment aidé, ça aussi. J’avais déjà du mal à m’ancrer dans le présent et là on me balançait de scène en scène sans me laisser le temps de digérer.

Et finalement, au fur et à mesure, je me suis faite à tout ça.

Et là on comprend !

Je vais pas mentir, à cause de la petite phrase en couverture, j’ai commencé plus ou moins à comprendre le dénouement. Sur le coup, ça m’a fait bizarre. Ça et d’autres éléments commençaient à me travailler. Et puis je me suis souvenue du résumé : « Entre Stephen King et Evil Dead« . Mais oui ! C’est ça ! Evil Dead !

Ça ne servait à rien d’insister à vouloir lire cette novella comme un récit glaçant et ultra sérieux, à vouloir que le suspens me tienne dans le noir complet jusqu’au bout. Mais bordel, depuis le début je lisais mal ce bouquin ! Ça serait comme regarde Evil Dead et le critiquer parce qu’il ne fait pas assez peur, parce qu’il n’est pas assez dark, parce qu’il ne prend pas aux tripes. MAIS C’EST PAS LE BUT A LA BASE !

En fait, ce bouquin se trouve vraiment à la frontière entre le pur livre d’horreur et la parodie de genre. Assez sérieux pour faire illusion mais trop atypique pour que tu n’aies pas un doute.

l’après-lecture (11 points sur 15)

Franchement, je dois bien avouer que cette fin m’a pas mal convaincue ! Alors oui, j’avais un peu senti le truc venir, mais il n’empêche que je trouve que tout s’emboite bien et que les petits reproches qu’on pouvait faire au fur et à mesure de la lecture sont balayés en bouclant le bouquin.

Et puis, il y a un élément aussi dont je dois te parler. La novella n’est pas seule. Non, non, non ! Il y a un petit texte juste après, pas très long, c’est l’histoire de quelques pages. Eh bien, ce petit texte, je l’ai trouvé très agréable à lire. C’était vraiment une bonne façon de terminer la lecture. Je dirais presque qu’il m’a même d’avantage plu.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

La plume de l’auteur est vraiment très élaborée et très belle. Il arrive à avoir une écriture complexe sans pour autant perdre en fluidité et ça c’est un exploit. Il y a une vraie qualité dans ses écrits et on sent le travail derrière tout ça. Après, à titre totalement personnel, j’ai du mal à établir une connexion avec ce texte et à ressentir pleinement les émotions. Je pense que je ne suis pas réceptive à la façon d’écrire de l’auteur, parce que je suis capable de reconnaitre que c’est une très bonne histoire.

Tu sais, ça arrive parfois, tu lis un roman, tu reconnais que c’est très bon, tu peux même te dire que c’est un chef d’œuvre et pourtant, tu ne ressens pas cette étincelle que tu devrais ressentir. C’est ce qui s’est passé ici. Je suis sûre qu’il fera le bonheur de beaucoup de lecteurs et moi-même j’ai trouvé la lecture agréable, mais je sais que mon enthousiasme face à Pandemoniaque est en deçà de ce qu’il mérite.

Je t’invite vraiment à lire d’autres avis parce qu’il mérite qu’on s’y penche et comme je suis passée à côté de ma lecture, je n’arriverai pas à lui rendre justice.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon.

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Borderline 3. Niveau 0 : La Caverne – Zoë Hababou

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

« Chroniquer une trilogie ou une saga, ça doit être galère. Une fois que tu as analysé l’univers une première fois, il te reste quoi à dire sans spoiler ? Rien ! ». Eh bien sache mon cher Gérard que ceci est faux. Ou en tout cas, ça l’est avec Borderline ! Parce qu’une fois de +, j’ai tant de choses à te dire sur ce bouquin, tu imagines même pas ! Est-ce que ce troisième tome n’est qu’un enchainement des deux premiers ? Sérieusement ? Tu te poses encore la question ? Tu me déçois, Gérard. Tu me déçois.


Style : Récit initiatique / Spiritualité

Date de publication : 2020

Points barème : 94/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Travis continue sa quête auprès de Wish, mais cette fois, c’est dans la jungle qu’il part s’enfoncer. Et là, on ne rigole plus, parce qu’une diète intensive d’ayahuasca, c’est pas ton régime détox à base de jus de citron vert ! Entre hallucinations et révélations Travis semble en proie à plusieurs forces. Qui de la plante ou de ses démons lui murmure à l’oreille ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman. Il s’agit du dernier livre de Zoë Hababou que j’ai gagné durant le concours de Noël. Ouais, je rappelle ENCORE une fois que j’ai gagné. Mais que veux-tu ? Je suis comme ce mec qui a plus jamais connu le succès depuis qu’il a quitté le lycée et qui, du coup, te rappelle sans cesse qu’il était LE Don Juan du bahut à l’époque, comme si ça pouvait changer quoique ce soit à sa pitoyable vie depuis.

Bref, j’étais au plus haut de ma gloire à cette époque.

Le premier regard (14 points sur 15)

Je pense qu’au bout d’un moment, on peut se passer de commentaire sur cette section, non ? Je suis fan des couvertures de Borderline, cela ne fait aucun doute et je dois bien avouer que mon petit chouchou, pour l’instant, c’est bien ce tome 3. Les couleurs, les détails, la violence et la douceur qui s’y côtoient… Bref ! Un délice !

Alors, je connais déjà la couverture du tome 4 (ou « les couvertures » devrais-je dire), mais comme je n’ai pas encore pu les voir IRL, je ne peux pas me prononcer et affirmer que le tome 3 a été détrôné… Pourtant, de ce que j’ai pu voir, je crois que Zoë Hababou a encore réussi à nous dénicher une couverture encore + percutante.

Bref, Borderline c’est et ça restera une saga qu’on veut en physique chez soi parce qu’elle est magnifique !

Ma lecture (65 points sur 70)

Virage à 180°

Bon, depuis le début, Travis c’est un écorché vif. On va pas se mentir, il a une propension à l’auto-destruction qui est assez dingue. Enfin, je dis « Travis », mais Tyler est pas mal dans le genre aussi ! La logique des choses voudrait que l’on continue sur cette lancée. Je veux dire, dans chacun des tomes, on te parle de leur adolescence, de leur phase adulte, de la période de deuil de Travis mais également du présent. Donc comme on sait qu’ils étaient toujours auto-destructeurs et intenses, il y a fort à parier que toutes les scènes avec Tyler soient du même goût que dans le tome 1 et 2, non ?

Bah non.

Et c’est là le coup de maitre de Zoë. En fait, dans ce troisième tome Travis et Tyler se redécouvrent, ils oublient peu à peu le plaisir chimique et commencent à retrouver le bonheur. Bon, OK, « bonheur » c’est peut-être un peu fort comme mot, mais en tout cas, ils sont dans une phase de redécouverte de leurs sens, de leurs êtres. On a craqué la coquille que formait la drogue et on aperçoit leur nature profonde.

Durant sa diète, c’est exactement la même expérience que vit Travis. Il s’est délesté de tous ses idéaux, il est nu devant la plante, totalement déconstruit.

Et c’est ce parallèle que j’ai beaucoup aimé : on peut vivre plusieurs phases de déconstruction dans sa vie. Rien n’est figé et notre vérité du moment n’est pas forcément celle qui nous tiendra toute notre vie. Le plus important n’est pas de savoir si on a raison ou pas, le plus important reste de reconnaitre nos torts et de ne pas perdurer dans cette voie par principe.

Au final, l’important est la lutte, pas les idéaux.

Entre chaud et froid

Ce tome 3 est vraiment caractérisé par l’arrivée d’une nouvelle émotion : la joie. Encore une fois, ça serait trop fort de parler de bonheur, parce qu’il s’agit d’un état profond et ancré. Très honnêtement Travis ne ressent pas de bonheur. Par contre, de la joie, oui. Il redécouvre ses sens, il s’ouvre aux autres, il se lie avec d’autres individus que Tyler.

Il y a cette douceur, cette pureté qu’on ne voyait pas avant. Du coup, est-ce que ce tome 3 est une pause ? Une douce parenthèse dans cette saga ? Tu as vraiment cru qu’on était dans le monde des bisounours ou quoi ?

Non, parce que cette douceur, elle va justement servir au récit. Niveau horreur, on monte d’un cran encore. Eh oui, je te rappelle que les deux zigotos se retrouvent dans un camp plutôt hardcore et leurs sévices sont loin d’être terminés. Entre violences psychologiques et physiques, on voit un torrent de haine se déchainer sur eux et c’est saisissant. On assiste, totalement démunis.

Je dirais que ce tome 3 est vraiment caractérisé par ces deux extrêmes et l’enchainement que l’on retrouve. Dans le résumé, Zoë Hababou nous parle de grand-huit, mais c’est exactement ça ! Depuis le début de la saga, on est jamais monté aussi haut, mais on est jamais non plus descendu aussi bas.

La petite signature Hababou

Dans les deux tomes précédents, j’avais repéré un petit quelque chose qui permettait à Borderline de sortir du lot : son dialogue à rallonge. De quoi que je te cause ? En fait, la fin du tome 1 est caractérisée par ce dialogue entre Travis et le psy. Durant des pages et des pages, les deux confrontent leurs idéaux et on assiste vraiment à ce choc entre deux visions. Le dialogue ne se veut pas réaliste, pas du tout. Il est clairement là pour qu’on puisse voir ces deux visions. Plus rien n’existe en dehors des répliques, pas même les personnages eux-mêmes. Pour ma part, j’ai vraiment eu l’impression de me trouver devant une pièce de théatre. La lumière n’éclaire plus que les deux acteurs, qu’importe leur jeu, qu’importe leur identité, seul le texte compte.

Cette impression, je l’ai encore retrouvée dans le tome 2 avec le dialogue qui se joue entre Wish et Travis. Une fois de plus, l’important n’est pas l’action ou le récit, mais plutôt les préceptes que Wish vient inculquer. D’autres personnages pourraient nous sortir ce dialogue qu’il ne perdrait pas son message.

Donc forcément, je m’attendais bien à retrouver ça dans le tome 3. Mais pas à ce point ! En fait, ce qui était une légère récurrence dans les opus précédents devient carrément la signature de Zoë Hababou dans le tome 3. Et des discours comme ça, tu en retrouves plusieurs. Des confrontations d’idéaux.

Le rythme de ce tome change drastiquement par rapport aux autres, on est moins ancré dans l’action. En fait, tu es totalement dans l’introspection. Ça devient + lyrique, + philosophique, + verbal qu’avant. Bref, Borderline se renouvèle totalement avec cet opus !

l’après-lecture (15 points sur 15)

Je me suis encore tapée une thérapie ! Et cette fois, ça ne s’est pas du tout passé comme la première fois. Disons que le tome 2 m’a bien aidée à ancrer des principes que j’avais déjà captés et presque assimilés depuis un bout de temps. Au final, c’était un peu une piqure de rappel qui a ravivé les flammes. Mais le truc avec ce tome 3, c’est qu’il correspond pas mal au cheminement que je vis actuellement.

Je suis le genre de meuf qui se remet perpétuellement en question. Pas que je n’ai pas confiance en moi ou que je doute ! Pas du tout, mais pour moi, la vérité, c’est quelque chose de temporel. Le monde évolue si vite, on évolue si vite, alors pourquoi la vérité n’évoluerait-elle pas ? Je ne vois pas la vérité comme quelque chose de figé dans le temps, ni de collectif. Bref, tu as saisi un peu ma mentalité.

Le truc dingue avec ce tome 3, c’est qu’il traite pas mal de sujets que je questionne en ce moment. Oui, il y a le thème de la liberté (thème central de la saga), mais pas que. Alors, je ne dis pas que je partage à chaque fois le point de vue de Travis ou des autres personnages, mais c’est ça la richesse du bouquin ! Beaucoup de personnes pensent que pour affirmer ses idéaux, il faut se renseigner dessus, lire des romans qui vont dans notre sens pour pouvoir confirmer que l’on est bien OK avec tout ça. Je ne suis pas d’accord. Au contraire, c’est en lisant des livres qui vont démonter ta façon de réfléchir que tu vas savoir ce qu’elle a dans le bide.

Pour moi, pour ma façon de voir les choses, la vie, etc… Borderline est le parfait équilibre entre ma mentalité et au contraire des préceptes totalement opposés. C’est vraiment un des meilleurs outils possibles pour ma remise en question.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je vais pas écrire un paragraphe pour ça, je crois que tu connais déjà suffisamment mon amour pour cette saga et au vu de cette chronique, tu as bien capté que je continuais clairement sur cette lancée : Oui, Borderline est une pépite. Je pense sincèrement qu’elle fait partie des lectures qui auront changé ma vie.

Cette saga est ma putain de thérapie à moi !

Je mets de plus en plus de temps à lire les bouquins et pas simplement parce qu’ils sont de plus en plus gros. Non, je mets + de temps, parce que je ressens le besoin de graver chaque enseignement, chaque mot dans mon esprit. J’ai besoin qu’il m’accompagne dans ma remise en question. J’ai besoin de lui, tout court. Je ne veux pas en perdre une miette.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le ! Elle écrit pleins d’articles trop cools) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un lémurien et auteur sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Publié dans Service presse

Moi, Cathy – Automne

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

J’ai l’impression que ça fait très longtemps que je ne t’ai pas présenté de l’horreur ! Genre un vrai bouquin d’horreur bien flippant ! C’est peut-être parce que c’est le cas… Comment ai-je pu laisser tomber mon premier amour aussi facilement ? Allez, tu sais quoi ? Je vais me rattraper aujourd’hui en te présentant ce roman Moi, Cathy d’Automne


Style : Horreur / Fantastique

Date de publication : 2020

Points barème : 75/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Cathy n’est pas vraiment une fille heureuse dans sa vie. Enfin, « n’était pas ». Oui, parce que tout son quotidien était bien trop pesant pour elle et, dans l’espoir d’y échapper, la jeune femme a commis l’irréversible.

Propulsée de l’autre côté, elle pense trouver un monde apaisant où elle pourra se reposer pour l’éternité, mais tout ça, c’est sans compter sur les ombres qui peuplent le monde de l’au-delà.

Cathy réussira-t-elle à répondre aux questions du passé et trouver son chemin dans ce monde fantomatique ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (12 points sur 15)

Il y a pas à dire, dès les premiers instants, on comprend tout de suite que l’on va avoir affaire à un univers sombre, et j’irai même plus loin encore : on sait direct qu’on va nous parler de fantôme. Le résumé te place super bien l’histoire et franchement, tu ne pourras pas dire un instant qu’on t’a trompé sur la marchandise.

Le petit truc que je peux reprocher au roman sont les différentes coquilles que j’ai pu trouver tout au long du roman. Rien de bien dramatique, c’est vraiment pas au point de s’arracher les yeux ou encore de pleurer du sang. Pas du tout ! Je dirais simplement quelques petits oublis qui pourraient être effacés après une relecture supplémentaire. On voit qu’il y a déjà eu un travail de correction, il aurait juste fallu un dernier tour !

Ma lecture (50 points sur 70)

De l’horreur ? Oh, yeah !

On parle de la mort dans ce roman (non ? Sans déconner ???) mais pas que ! En fait, il y a une vraie notion de cauchemars, de terreur. Cathy visite ce qui semble être les enfers personnels de chacun et il faut dire que c’est pas forcément jouasse tout ça. Entre monstres violeurs (ouais, l’auteure ne fait pas dans la dentelle), anthropophages, ou tout simplement juste terrifiants, on en a pour son argent !

Je n’ai pas eu la frousse de ma vie, mais ça c’est uniquement parce que je suis très très difficilement effrayée lorsque je lis. J’ai apprécié le frisson que procurent certains passages et je suis sûre que chez une personne normalement constituée, on est pas loin de la peur panique. Les scènes ne sont pas exagérément gores, elles sont simplement crues et directes. Si l’auteure veut te dire qu’un mec bouffe les entrailles d’un autre, elle te le dit comme ça. Elle ne part pas dans un lyrisme qui viendrait édulcorer tout ça et elle ne part pas non plus dans une description exagérément trash et dégueulasse.

L’horreur est vraiment bien dosée à mes yeux.

Attends… Je suis un peu perdue, là…

Pendant ma lecture j’étais assez paumée, je dois bien le reconnaitre. Cathy passe d’un univers à l’autre sans qu’on ne comprenne réellement la logique de cet enchainement ni le but final. Et puis, ce voyage lui fait rencontrer pas mal de personnages secondaires et pour moi qui ai déjà une petite tête de base, ça commençait à faire un peu trop d’individus à retenir.

Je dois bien avouer que durant la première moitié, j’étais assez paumée, voir carrément paumée. J »avais du mal à comprendre où allait l’auteure. Il y a bien cette intrigue avec ce péage, mais je sais pas. A ce stade, les pièces du puzzle n’étaient pas assez assemblées pour que je puisse comprendre tout ça.

Et puis il y a la construction du récit qui est assez particulière. Alors là, ce que je vais te dire est étrange, mais cette construction, justement, joue autant en faveur du roman que contre lui. Je m’explique !

Dans le récit, tu alternes entre point de vue d’un personnage secondaire à la 3ème personne, point de vue plus ou moins omniscient, point de vue de Cathy à la 1ere personne et… point de vue de Cathy à la 3ème personne ! Oui, c’est atypique. Et du coup, ça peut vite te perdre, surtout lorsque le point de vue change rapidement entre deux paragraphes (bon, je ne l’ai relevé qu’une seule fois, mais ça m’a perturbée sur le coup).

Je pense que ce mélange des points de vues vient te désorienter.

Et là, tu comprends tout !

Oui, oui, oui ! je t’ai dit que la construction était aussi une force du roman et c’est justement parce qu’au final, tout ça, c’est-à-dire ce choix assez étonnant, tu le comprends à la toute fin. Tu comprends pourquoi Cathy semblait passer d’un monde à l’autre sans but, tu comprends tout ce qui pouvait te sembler étrange sur le coup.

Non, et puis, cette fin est originale. On peut pas dire que ce soit du vu et revu, qu’on l’avait vu venir dès le début, etc…

L’après-lecture (13 points sur 15)

Alors, durant ma lecture, il m’est arrivé de décrocher par moments. Pas du tout à cause de la plume de l’auteure que je trouve très fluide, mais simplement parce que j’étais totalement paumée et que j’avais du mal à comprendre où voulait en venir l’auteure. Les scènes d’horreur sont très bien écrites et là dessus, Automne a fait un très beau travail, c’est simplement au niveau de l’intrigue qu’il y avait un je-ne-sais-quoi qui avait du mal à accrocher.

Avec les révélations finales, tout ça s’explique et je comprends enfin le choix de l’auteure. Je trouve que c’est très intelligent de sa part et que finalement, oui, ça colle avec la logique du roman.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Il y a des romans dont la lecture peut-être plus ou moins compliquée, mais dont le final te fait oublier tout ça. Eh ouais, la conclusion du récit est si bonne qu’elle vient balayer tous les doutes que tu avais durant ta lecture. Je pense que Moi, Cathy fait partie de ces romans. Ceux qu’il faut vraiment lire jusqu’au bout pour comprendre leur originalité et les savourer à leur juste valeur.

Toute la magie de ce roman réside dans la conclusion finale.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur les réseaux sociaux (Facebook).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

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Publié dans Service presse

Point de non-retour – Jac Saint-Fleur

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et si je te disais « virus », « épidémie », « complot pharmaceutique », tu me répondrais quoi ? Surement que tu hurlerais un tonitruant « NOUS SACHONS ! ». Plus sérieusement, en cette période de Covid, tu dois penser que je vais te présenter un roman complotiste à deux balles. Mais non, l’ami ! Non, non, non ! Lis bien ce qui va suivre, parce que tu es loin de la plaque.


Style : Thriller scientifique

Date de publication : 2020

Points barème : 70/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alex est journaliste, mais rien de bien palpitant ! Ce père de famille vit un quotidien rythmé entre les spectacles d’école de sa fille, les soirées chez des couples d’amis et la rédaction d’articles de journaux, tout ce qu’il y a de plus banal.

Comme tout le monde, il découvre chaque jour l’évolution de ce virus qui semble se développer. Une découverte à l’autre bout du monde qui ne semble pas alarmer les foules. Pourtant, des indices semblent montrer que la situation pourrait être bien plus alarmante que prévu.

Vraiment ? Ou n’est-ce que le résultat d’une manipulation ? Au détour d’une conversation, la curiosité d’Alex s’éveille aussitôt et le détective qu’il ait, sent bien que tous ces articles cachent une réalité qui le dépasse. Qui croire ? Qui suivre ? Ce virus est-il vraiment dangereux ? Est-il si mortel ? Pire encore, existe-t-il vraiment ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance. Ensuite, il est très important de préciser un point : ce roman a été écrit AVANT que le Covid n’arrive, il me semble. Donc en aucun cas ça fait l’apologie des théories anti-covid. En aucun cas l’auteur ne cherche à discréditer l’épidémie actuelle et c’est très important de garder ça en tête.

Le premier regard (12 points sur 15)

Dès le premier coup d’œil sur la couverture, on comprend qu’on a affaire à un thriller scientifique. Entre virus (c’est bien un virus qu’on voit sur la couverture ? J’en sais foutrement rien !) et montre, on est pris dans cette ambiance à la James Bond. Tu renifles le complot à plein nez et ça attise ta curiosité.

Bon, après, j’ai un peu plus de mal avec le côté esthétique. Je trouve pas que ces couleurs attirent vraiment l’intérêt du lecteur, mais c’est purement une question de gout, là !

Au niveau du résumé, crois-moi, ça matche totalement avec le genre, donc si ça te fait baver, reste là parce que ça risque d’être ta came.

Ma lecture (47,5 points sur 70)

Un suspens tenant

Alors, déjà bravo pour le suspens ! On est clairement sur de la théorie du complot, donc forcément tu attends l’auteur au tournant. Les théories du complot, c’est un peu notre quotidien depuis un an. On connait tous un Jean-Eude qui réfute l’existence du Covid (ouais, chez moi c’est masculin) sous prétexte qu’il ne connait personne qui en est mort. Et même si c’était le cas, « bah l’État nous ment parce qu’en fait il est mort d’une diarrhée fulgurante, mais on a masqué ça en mettant… ». Bon, tu as compris l’idée.

Du coup, forcément, quand tu commences à lire le résumé de ce bouquin, tu peux penser que tu es tombé sur un complotiste qui veut te faire bouffer sa propagande à coup de fiction. PAS DU TOUT. Déjà parce que, encore une fois, ce roman a été écrit AVANT que la crise n’arrive. Non, ici on est juste dans un thriller scientifique pur et dur.

Tu retrouves d’ailleurs pas mal de codes du genre tels que le héros seul contre tous, les secrets, les personnes qui disparaissent, le grand méchant BIG PHARMA… Mais à aucun moment ça ne devient grotesque ou caricatural, je trouve. L’auteur a bien réussi à doser tout ça.

Le personnage principal est vraiment paumé dans son enquête et il ne sait pas qui croire. Ça, toi aussi tu le ressens bien. Tout est si flou, si mystérieux que tu as très vite le sentiment d’être totalement paumé à ton tour. Alors, attention ! Pas dans le mauvais sens du terme. Tu es paumé, exactement comme tu t’attendais à l’être en lisant ce roman.

Jusqu’au bout, tu te demandes si oui ou non ce virus existe bien.

Des scènes touchantes

Au final, tu vis vraiment cette situation d’attente. Les gens sentent que quelque chose arrive, qu’une menace est là, mais on ne la voit pas. Ce roman ne te parle pas d’une épidémie. Il ne vient pas te montrer la façon dont les états gèrent la situation, la façon dont les gens réagissent. Non, il te montre plutôt l’aspect sociologique de cette attente. On a cette impression de voir des grenouilles baigner dans une casserole d’eau sur le feu. La température monte, elles sont prises au piège, mais cela se fait si progressivement, qu’elles ne s’en rendent même pas compte.

Et tout ça est renforcé par des scènes de la vie de tous les jours. Alex partage des moments de tendresse avec sa fille, la famille se projette dans l’avenir. Bref, à aucun moment la vie des individus ne semble vraiment impactée par ce virus. Et c’est justement ça qui rend le tout ultra réaliste. La vie continue son cours.

Il manque un léger quelque chose

Pourtant, il me manquait un petit truc pour être vraiment dedans. Je pense que justement, la sensation de « vie de tous les jours » avait également un petit inconvénient : elle empêche de vraiment se rendre compte qu’il y a une situation de danger.

Le suspens est vraiment là, on sent qu’il y a des enjeux et que la vérité n’est pas aussi simple, pourtant… Bah, pourtant on est pas mort d’inquiétude pour la vie du héros (du moins pas avant la toute fin), on n’a pas l’impression qu’il y a une situation d’urgence ou de drame imminent.

Il faudrait une petite touche d’action ou du moins un petit quelque chose pour qu’on se sente totalement investi dans le roman. Là, je dirais que les personnages sont attachants sans pour autant qu’on y soit totalement dévoué.

L’après-lecture (11 points sur 15)

Aucun doute dessus, c’est un roman assez sympa à lire. Il faut bien sûr le voir comme n’étant pas du tout le reflet de notre réalité, mais il n’empêche que j’ai bien aimé être baladée du début à la fin.

Ce n’est pas le thriller le plus palpitant que j’ai pu lire et je pense même que c’est tout à fait voulu. L’auteur ne cherche pas à nous faire trembler d’émois, il veut avant tout nous faire réfléchir sur la manipulation de masse et sur plusieurs théories sociologiques que l’on peut d’ailleurs retrouver dans le roman.

Il s’agit d’un roman qui pousse notre esprit critique.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Si tu recherches un roman avec de l’action, des cascades à la James Bond et des fusillades dans tous les sens… Tu t’es trompé de rayon, mec ! Par contre, si tu veux un roman où tout se joue dans le psychologique et où l’on te pousse à toujours penser par toi-même, là, on peut se parler toi et moi !

C’est une lecture assez agréable, sans être un coup de cœur, non plus. Il est très important de toujours le lire en se disant que CE N’EST PAS UNE CRITIQUE DU COVID ! Ce n’est pas le même virus, ça ne vient pas assurer que l’épidémie actuelle n’existe pas. Bref, ce n’est pas une propagande anti-covid !


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Publié dans Service presse

Histoires folles et Horrifiques – Adeline Rogeaux

C’est pas un service presse aujourd’hui. C’est pas non plus une chronique ! « Bah c’est quoi, alors ? » C’est un retour lecture, ce qui se fait de plus simple. « Et pourquoi ça ? » Mais je t’en pose des questions ? … Du coup, oui… Bon, bref, en gros, pour la faire courte, depuis que je suis chroniqueuse, je n’ai plus le temps de faire des lectures perso et je n’achète plus de livre. Et clairement, ça commençait un peu à jouer sur le moral.

Je ne remercierai jamais assez les auteurs qui me font confiance en m’envoyant leur roman pour un service presse, mais il y a aussi d’autres auteurs AE que je veux découvrir. Bah oui, je suis aussi avant tout une lectrice. Du coup, c’est décidé ! Je chronique deux fois moins de romans dès maintenant pour pouvoir reprendre les lectures perso !

« OK, Mélanie, c’est bien beau mais quel est le PUTAIN de rapport avec Adeline Rogeaux (Aka Driller Killer) ? ». J’y viens ! En fait, je n’avais pas fait de lecture perso depuis… Je crois septembre ou octobre 2020, c’est pas très clair dans ma tête. Bref, j’avais pas fait de lecture perso depuis longtemps. Alors, est-ce qu’on compte Borderline de Zoë Hababou et la trilogie de Simon Perdrix comme des lectures perso ou pas ? Techniquement, oui, parce que je n’avais aucun pacte avec les auteurs et j’aurais pu laisser crever leurs bouquins dans un coin de ma bibliothèque, mais je serais passée à côté de vraies pépites.

D’ailleurs, j’en profite, à tous ceux qui font ça (c’est-à-dire gagner un concours et ne JAMAIS lire le bouquin) : Satan a une place en Enfer pour vous.

On va simplifier les choses : ce recueil c’est le premier livre que j’ai acheté et lu depuis TREEEEEES longtemps. Voilà ! Alors pourquoi je t’en parle ? Par respect pour les auteurs qui m’envoient leur roman, je ne pouvais pas en faire une chronique. Ça se fait pas. Mais je ne pouvais pas non plus rien dire sur ce recueil parce qu’il m’a accompagné quasiment tous les soirs depuis plus d’un mois et que je l’ai tout simplement adoré.


C’est là que je donne mon avis !

C’était long cette intro ! On aurait presque cru que j’étais en train de me justifier… Ouais, c’est bon, lâche-moi… J’essayais de me justifier ! Mais c’est parce que je veux vraiment que tu comprennes que si je te parle de ce bouquin, c’est pas parce que je m’entends super bien avec l’auteure, c’est pas par favoritisme ou je ne sais quelle connerie. C’est vraiment parce que j’ai eu un coup de cœur.

Déjà, faut savoir que ce recueil est composé de 40 nouvelles très courtes, mêlant horreur, humour, cynisme, absurde et même parfois poésie ! Alors oui, on va pas se mentir, la poésie t’en as pas des tonnes, mais j’ai quand même versé ma larmichette pour une nouvelle parce que c’était putain de beau, bordel !

Pourquoi j’ai mis + d’un mois à lire 150 pages ? Parce que je l’ai adoré. Ouais, je sais, comme ça, ça parait pas évident. Mais en gros, j’adorais chacune des petites histoires et elles font en moyenne 3 pages. Du coup, tu peux vite vouloir les enchainer et dévorer le tout en 2h top chrono. Je l’ai fait pour les 3 premières nouvelles et je me suis rendue compte, qu’en faisant ça, je savourais pas chacune des nouvelles à sa juste valeur.

Du coup, je me suis IMPOSE une nouvelle max par jour.

Je me suis fait mon petit calendrier de l’Avent à moi. Et ça a été la meilleure décision de ma vie (non, j’exagère à peine !). Parce que du coup, quand j’avais une journée de merde et le moral à plat, je n’avais qu’à penser au recueil qui m’attendait et ça me remontait le moral. C’était ma petite récompense.

Qu’est-ce que j’ai kiffé ? Le format court permet d’avoir des histoires percutantes et avec souvent une surprise à la fin. Et puis, c’est trash, on fait pas dans la dentelle avec Driller (Adeline, je sais plus quel nom/pseudo utiliser !). Ce que j’adore, c’est que par moment tu te dis « elle va pas oser. NOOOON ! ». Et si. Elle a osé. Et même si tu as du gore, il y a toujours ce côté absurde ou humour qui vient contre-balancer.

Ce recueil, c’est pas une pépite. C’est 40 petites pépites à déguster.

Bon, par contre, pas sûre de me faire un jour une bouffe avec l’auteure… C’est pas que j’ai pas confiance mais… Elle a le cerveau monté sacrément à l’envers et c’est pour ça qu’on l’aime. En résumé : si tu aimes les nouvelles qu’elle publie sur son blog, bah fonce parce que c’est exactement le même style, le même format. Elle a juste réuni le best of the best dans un recueil.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

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Les Orphelins de l’Avent T.1 – Virginia Besson Robilliard

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

En lisant le titre, tu dois te dire « Mais elle a pété un boulon ? Elle nous fait une lecture de Noël en Mars ! ». Je te répondrais tout d’abord que c’est pas beau de juger, comme ça ! Et ensuite, je fais ce que je veux. Surtout que finalement, ce roman il n’est pas uniquement réservé aux fêtes de fin d’année…


Style : Fantastique / Conte / Jeunesse

Date de publication : 2019

Points barème : 79,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Face et Pile sont deux orphelins. Deux noms bien originaux, mais il faut dire que ces jumeaux ont oublié depuis longtemps leurs prénoms de naissance ! Et puis, cela leur va comme un gant puisque l’un ne se trouve jamais sans l’autre. Ils partagent absolument tous et même leurs songes semblent rythmés par les mêmes ombres.

Tous deux rêvent toujours de ce même présage, celui qui les mènera vers leur prochaine aventure.

A tout juste douze ans, le frère et la soeur se retrouvent propulser dans un monde fantastique où un mystérieux homme les guidera tout au long de leur chemin. D’histoire en histoire, les jumeaux devront jouer leur rôle et gare à eux s’ils venaient à faire le moindre faux pas ! Une erreur et ils seront à jamais prisonniers de ce monde.

Parviendront-ils à s’échapper avant que Noël ne vienne ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (11,5 points sur 15)

La couverture de ce premier tome est vraiment belle et détaillée. Là, aucun doute ! On sent l’ambiance féérique de Noël avec une petite touche de sombre. Et tout de suite, on pense aux contes. Quand je te parle de contes, je fais référence aux textes de base, ceux qui sont un poil sombre et pas du tout édulcorés par la magie Disney.

Et quand tu passes au résumé, tu restes dans la même ambiance. Le tout est vraiment cohérent et c’est un sans faute. Le seul petit point que je peux relever, c’est que tout ce premier contact est très axé sur Noël et ça peut peut-être refroidir si on se penche sur ce bouquin en été. Alors que… Bah, tu vas voir ça, mais je ne trouve pas que cette lecture soit exclusivement réservée à la période hivernale.

Alors, sinon, j’ai uniquement vu la version numérique, donc je ne sais pas si le point qui va suivre s’applique aux deux formats ou non. Il y a quelques petites erreurs de mise en page et quelques coquilles qui restent, mais venant de moi, ça serait vraiment très mal venu de juger ça, d’autant + que ce n’est pas gênant du tout. Ce ne sont pas des fautes qui vont te couper dans ta lecture ou t’agacer. Juste, l’auteure est humaine et de toute façon, la mise en page c’est toujours relou et prise de tête !

Ma lecture (55 points sur 70)

Des histoires dans le récit

Déjà, la structure de ce roman est très originale et c’est vraiment ce que j’ai apprécié. En réalité, tu ne suis pas vraiment les péripéties de Face et Pile. Enfin, si, mais non… Je t’ai perdu ? OK, je m’explique : En fait Face et Pile se retrouvent propulsés dans un monde fait de contes. Pour s’en échapper, ils devront jouer un rôle dans chacune des histoires.

Donc sur le papier : Oui, tu suis les aventures des jumeaux puisqu’ils sont le fil rouge qui relie les histoires entre elles. Mais au final, leur rôle est assez léger et on en apprend bien + sur les personnages des différentes histoires que sur eux. Est-ce un problème ? Pas du tout ! Justement, j’ai beaucoup aimé ce point.

Peut-être que certains n’apprécieront pas cela et trouveront que ces deux enfants ne sont pas assez développés dans le récit, mais ce n’est clairement pas mon cas. L’intérêt de ce roman, c’est vraiment chacun des contes qui y est raconté, donc finalement, Face et Pile… Désolée les amis, je vous aime bien, mais à mes yeux vous n’êtes pas les stars de ce roman !

Avec les Orphelins de l’Avent, j’ai eu l’impression de retomber en enfance et de lire ces bouquins de Noël où tu enchainais les petites histoires, une par jour, jusqu’au jour sacré du réveillon ! L’effet est vraiment réussi, d’autant plus que les histoires ne sont pas enfantines et s’adressent à un public jeunesse voir jeune adulte. Bref, un super moyen de retomber dans l’enfance sans sombrer dans le gnangnan !

Un style maitrisé

Pour le coup, tu retrouves vraiment les codes des contes. Mais genre VRAIMENT ! Les tournures de phrase, le rythme, l’intrigue, les personnages… Tout est là. Et le coup de maître de l’auteure, c’est de nous réunir tout cela sans jamais tombé dans le caricatural. Tu sais, parfois, à force de trop vouloir coller aux codes, tu ponds un truc artificiel à souhait et presque ridicule. Ici, pas du tout !

On y croit vraiment et à aucun moment on à l’impression que tout cela est forcé ou même codifié. Bref, tu te laisses porter par le récit et tu savoures.

Quand je disais que tu retrouves tous les codes, c’est que, bien entendu, tu as la princesse, le prince charmant, la malédiction ou le sort, la mauvaise belle-mère… Tout ça tu l’as ! Et pourtant… et pourtant tu as une certaine forme de modernité puisque ce n’est pas le prince charmant qui sauve la demoiselle en détresse. Sans être pour autant ultra féministes, les héroïnes savent tout de même se dépatouiller toutes seules et c’est plutôt appréciable.

A lire à Noël… mais pas que !

Alors, l’intrigue de base (celle de Face et Pile) est franchement axée Noël. Cependant, ce n’est pas le cas des contes, qui finalement représentent une grosse partie du récit. Donc, oui, la meilleur période pour lire ce roman, c’est définitivement un soir d’hiver sous ton plaid. Mais, vois-tu, moi je l’ai lu en février (on est en Mars, je sais, mais je sors mes chroniques quand je veux, OK ?) et j’ai pas senti de décalage.

Et cette année, on a eu un mois de février chaud ! Enfin, en tout cas, il y avait du soleil et des oiseaux qui chantaient pendant que j’ai lu ce roman et j’en ai pas fait un AVC.

Je comprends le choix de l’auteure. De toute façon, la période de Noël fait vraiment partie de l’intrigue donc c’est normal d’axer la communication autour de ça. C’est juste vraiment dommage si un lecteur passe à côté de ce roman tout simplement parce qu’il pense que ce n’est pas la bonne période pour le lire !

l’après-lecture (13 points sur 15)

Franchement, très bonne surprise ! Moi qui adore l’horreur, le trash etc… Bah ça faisait du bien cette petite parenthèse, d’autant + qu’il y a tout de même une petite part sombre. En fait, comme les contes de Grimms ou Andersen.

Pour ma part, c’est vraiment une lecture que j’ai apprécié et je ne lui ferai que ce reproche : trop court ! Le roman est vraiment petit et l’auteure aurait pu aisément ajouter un ou deux autres contes. D’ailleurs, une suite est prévue ! A mes yeux, il faudrait d’autres histoires en + parce qu’on a pas envie de quitter la plume de l’auteure. C’est limite du sadisme de nous en offrir qu’un échantillon !

C’est bon. C’est décidé. Je vais monter une pétition pour que l’auteure rajoute des histoires dans chaque tome ! Non, + sérieusement, j’aurais adoré que le roman aille sur les 200 pages, MINIMUM. Il n’y a pas de longueur et on ne voit pas défiler les pages.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Oui, forcément, oui ! C’est un roman que je recommande vraiment pour un public pré-ado jusqu’à jeune adulte. Personnellement, je commence à quitter le public « jeune adulte » (la trentaine commence à me frôler du bout des doigts…) et j’ai tout de même vraiment apprécié. Le travail d’un chroniqueur est de juger un roman en fonction du public ciblé et non de ses propres goûts. Bah, même en jugeant avec mes propres goûts, je peux dire que j’ai vraiment apprécié ce roman et ça aurait tout à fait pu être une lecture perso.

Bon, après dire qu’il correspond à un public 30-40ans… Là je dirais que ça dépend de tes goûts. Peut-être pas, sauf si, justement, tu recherches une certaine nostalgie de tes lectures d’enfance !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

Borderline. Niveau -1 : le Labyrinthe – Zoë Hababou

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises et de te donner une note plus détaillée, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) . Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Alors, une fois de plus, il faut que je sois totalement transparente et que je te dise que ce n’est pas un service presse ! L’auteure ne m’a pas envoyé ses romans dans le but que j’en fasse une chronique, cette initiative vient totalement de moi. Bref, j’ai gagné un concours en décembre dernier (je ne me lasserai jamais de dire ça, surtout depuis que ma victoire en février dernier m’a été honteusement volée ! Je suis pas rancunière, tiens…) et j’ai reçu 6 bouquins en échange. Aujourd’hui, on va voir ensemble le tome 2 de la saga Borderline.

Attention ! Contrairement aux romans de Simon Perdrix, avec Borderline tu DOIS lire les romans dans l’ordre, donc si tu as loupé le tome 1 (MAIS T’ES UN GRAND MALADE ? C’est quoi ton excuse pour ne pas déjà l’avoir lu ???), je t’invite plutôt à zyeuter la chronique qui lui est dédiée.

Si tu as la flemme de lire cette chronique, tu peux aussi écouter ça en cliquant juste en dessous ! C’est pas cool ça ?

Bouffe-moi ce bouquin Ep.1 : Borderline. Niveau -1 – le Labyrinthe de Zoë Hababou Bouffe-moi ce bouquin !


Style : Récit initiatique / Spiritualité

Date de publication : 2020

Points barème : 94/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Parfois il suffit d’une rencontre et d’une seule pour tout changer. Comme si le putain de Destin l’avait mené à ce moment-là, à cet endroit précis pour qu’il puisse tomber nez à nez sur Wish. Travis est toujours le même type paumé et ravagé qu’il a toujours été. Le vide créé par la mort de Tyler est toujours aussi profond. Le feu qui brûle au fond de lui est toujours aussi dévorant.

Ce qui a changé, c’est Wish. Wish et la plante. L’ayahuasca.

Et ce qui était une virée Rock N Roll se met en suspens le temps d’un instant. Le temps d’assimiler toute la sagesse de l’abuelita et de comprendre tout ce qui se joue en lui. Pour la première fois de sa vie, Travis va apprendre à disséquer les moindres parties de son cerveau et à se poser. Rester immobile et ne plus se laisser consumer par le brasier qui l’anime.

Travis parviendra-t-il à devenir un homme nouveau ou se laissera-t-il dévorer par les maux du passé ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour l’envoi de ses romans. Encore une fois, ce n’est pas un service presse mais une lecture personnelle !

Le premier regard (14.5 points sur 15)

Toujours le même amour pour les couvertures de la saga ! D’ailleurs, j’ai hâte de te présenter le tome 3, c’est vraiment mon préféré jusque-là. Je dis, « jusque-là » parce que Zoë Hababou nous a présenté les couvertures pour le tome 4 et elles sont d’une beauté ! Oui, « LES COUVERTURES » parce que Madame s’est laissée emporter et le tome 4 est trop épais pour tenir dans un seul bouquin. Allons-nous nous plaindre ? Bah, non ! Clairement non !

Ma lecture (64.5 points sur 70)

Tyler, Tyler, Tyler… Faut qu’on parle toi et moi !

Je vais commencer fort en parlant de Tyler dès le début. Alors, je vais te raconter mon expérience et je peux déjà te dire qu’elle est fortement influencée par mon histoire personnelle. Je me doute que peu de personnes ont ressenti la même chose. Mais fuck, c’est ma chronique, donc je t’en parle si je veux. D’autant plus que c’est vraiment ce point qui a influencé toute ma lecture.

Bon, je lâche la bombe, comme ça sans explication : J’ai une peur quasi maladive de l’abandon. Je rentrerai pas dans les détails du pourquoi parce que c’est personnel, mais c’est quelque chose qui dicte pas mal mon quotidien et qui revient systématiquement dès que je me tape des thérapies ou autres.

Quel est le rapport avec Tyler ? J’y viens. En fait, dans le tome 1, j’ai été fasciné par la relation entre Tyler et Travis, et même si je savais dès le début que Tyler était morte, je sais pas, je devais être dans une phase de déni ou autre et j’ai pas percuté. Mais dans le tome 2… Dès les premières pages j’ai ressenti énormément de colère envers elle. Au point même de… la détester. Et pourtant, elle n’a pas changé, elle reste toujours fidèle à elle-même, alors pourquoi ? Pourquoi autant de colère en moi ?

Attention ! Que ce soit clair : détester un personnage n’est pas une mauvaise chose (sauf si on le déteste parce qu’il est mal écrit, qu’il est caricatural ou autre). Pour moi, tant qu’on ressent une émotion envers un personnage, c’est qu’il est réussi et je préfère même ressentir de la colère, de la haine ou du dégoût envers un protagoniste plutôt que de la sympathie. Ça doit être mon côté maso… Bref, je suis toujours la meuf qui préfère le méchant de l’histoire au gentil. Alors ici, Tyler n’est pas la « méchante », mais tu saisis l’idée.

Pendant une bonne partie de ma lecture, j’ai pas compris pourquoi je réagissais comme ça. Pourquoi j’étais bloquée sur Tyler et pourquoi ce sentiment si fort ? Et en fait, le tome 2 a été une putain de thérapie pour moi : je détestais Tyler parce que je m’étais totalement mise à la place de Travis et lorsque j’ai peur d’être abandonnée par quelqu’un c’est systématiquement la réaction que j’ai. Je détestais Tyler, parce que j’avais peur qu’elle m’abandonne. Enfin, qu’elle abandonne Travis. Qui du coup est moi parce que… Ouais, t’as compris le bordel !

L’aventure laisse sa place à l’introspection

Dans le premier opus, tu sentais la rage de vivre de Tyler et Travis. Ça décapait, ça pétait dans tous les sens et c’était ultra Rock N Roll. On était beaucoup + sur des scènes du passé et on assistait vraiment à la violence qu’avaient essuyé les jumeaux, mais aussi à celle qu’ils avaient créée, parce qu’on va pas se mentir, ce sont pas des enfants de chœur.

Il y a toujours cette violence, mais elle devient + psychologique. Et puis, je suis pas allée compter les chapitres et établir des pourcentages pour vérifier ça, pourtant il me semble bien que Zoë nous parle un peu moins du passé commun de Tyler et Travis pour se concentrer sur Travis. Comme si le mec avait enfin accepté qu’ils n’étaient pas une seule et même personne et qu’il avait une vie, une identité indépendamment de sa sœur.

Du coup, il nous raconte moins des faits, et part plutôt sur des réflexions, sur une analyse de sa propre personnalité et de ses sentiments. Alors oui, c’est toujours Rock N Roll, juste ça ne l’est pas pour les mêmes raisons. Là où le tome 1 te mettait + en avant l’aventure et le mouvement, dans le tome 2, tu vis le côté « drogue et chute » de la vie Rock N Roll. Le moment où la star se crame carrément les ailes à force de grimper.

Et là, tu comprends le principe des différents niveaux. Travis prend peu à peu conscience de son existence et s’analyse. A chaque opus, il a un différent stade d’éveil. Dans le premier il te racontait sa vision avec une assurance de dingue, il était persuadé d’être dans la vérité et que tous les autres étaient juste des putain de zombies (bon, il le pense toujours dans le tome 2, parce que, quand même !). Mais dans cet opus, il se rend compte qu’il y a une faille dans leur système de penser et on assiste à un début de déconstruction.

Grace à l’ayahuasca, Travis se déconstruit pour accepter la réalité de la plante. Alors, clairement, on n’est pas sur une phase de reconstruction, mais c’est normal, chaque chose en son temps ! Il faut savoir être patient, et puis la reconstruction, c’est un autre niveau encore !

Putain, il y a aucun artifice !

Note à moi-même : retirer tous les « putain » si je veux que ma chronique passe sur Amazon…

Alors, pourquoi je te dis qu’il y a aucun artifice ? Parce que c’est le cas. Pas de chichi, pas de truc romancé. Clairement, Travis il existe pas pour le lecteur et sa vie n’est pas là pour servir d’exemple ou je ne sais quoi. Zoë Hababou te raconte la vie d’un mec comme il l’a vécue. Alors oui, sur le papier c’est un personnage fictif, mais ça tu as du mal à le réaliser. Parce que sa vie, même si elle est atypique, elle est pas extraordinaire. Et quand je dis « extraordinaire », je parle dans le sens « rare » et totalement inaccessible au reste de l’humanité. Travis, c’est n’importe quel mec que tu peux trouver dehors. Il est pas démesurément doué pour un truc, le Destin ne l’a pas désigné pour accomplir des choses de dingues. C’est juste un type qui a vécu des galères.

Et là dessus, j’ai retrouvé la même sensation que lorsque je matais Shameless. On te met face à la réalité. Les personnages ne sont pas des êtres différents de toi et moi, ils vivent des galères hardcore, mais c’est pas lié à eux, c’est lié à leur classe sociale, à leur environnement et des Travis, t’en retrouves plein dans la rue. Et c’est ça qui est puissant.

Tu le vois foncer dans le mur et partir à la dérive, mais merde ! C’est la réalité ! C’est ce qui arrive à des tonnes de gamins tous les jours et ça sert à rien de fermer les yeux ou de les juger. Justement, en comprenant comment ils en sont arrivés là, c’est comme ça qu’on comprend le problème. Il faut voir la réalité sans sa couche de verni et de paillettes pour agir.

Encore une fois, lire Borderline, c’est comme assister à un accident. On sait que ça va mal finir mais on peut pas détourner les yeux. Parce qu’on a besoin de voir ça.

L’après-lecture (15 points sur 15)

Franchement, ce n’est que le tome 2 et pourtant j’ai l’impression qu’il est déjà bien + puissant que le tome 1. Je me suis payé une vraie thérapie durant ma lecture et j’en ressors avec une analyse de moi-même qui est bien + poussée. Pourtant, j’ai rien en commun avec Travis. La drogue, le sexe, l’errance, c’est des trucs que j’ai jamais connu.

C’est juste dingue le pouvoir de ce bouquin. c’est enivrant et en même temps ça fait peur. Parce que ça m’a obligé à voir en face mes propres démons et on sait tous qu’on préfère rester dans le déni. C’est mieux, c’est + pratique comme ça.

Je me dis qu’on en est qu’au tome 2 et que ce n’est que le début de l’éveil. J’imagine même pas la puissance des autres niveaux… J’ai hâte et en même temps, je redoute le moment venu, parce que ça risque de faire mal. Mais au final, est-ce que c’est pas justement ce qu’on recherche avec Borderline ? Bah si !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je suis estomaquée par la puissance du bouquin. Pendant ma lecture, je pensais pas qu’il allait me retourner à ce point et c’est, arrivée à la fin, que je me suis rendue compte de tout ce qui s’était passé en moi au fil des pages. Forcément que c’est une pépite, mais attention, je ne le recommande pas à tout le monde. Enfin si ! Mais non.

Je m’explique : c’est vraiment une saga qui est là pour que tu te tapes une thérapie. Mieux qu’un psy, crois-moi ! Donc oui, je te recommande de le lire pour t’aider à mieux te comprendre, mais par pitié, fais-le quand tu te sens prêt. C’est vraiment puissant, je trouve et donc comme chaque chose puissante, si tu le lis alors que tu n’es pas dans le bon mood, ça va être contre-productif. Il faut que tu sois entièrement prêt à recevoir la claque, à t’ouvrir à une nouvelle façon de penser, de voir. Et surtout que tu mettes au placard ton jugement. Ne juge pas, ne pense pas, laisse-toi entièrement guider par le bouquin, exactement comme Travis se laisse guider par l’ayahuasca.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure (fais-le ! Elle écrit pleins d’articles trop cools) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un lémurien et auteur sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Publié dans Service presse

RéValité – Julia Galindo

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

On se pose beaucoup de question sur notre personnalité. Je veux dire, qu’est-ce qui fait réellement partie de notre identité et quelle part doit-on aux stimuli extérieurs ? Et si on pouvait repartir à zéro, aurions-nous les mêmes goûts ? C’est ce thème qu’aborde le roman de Julia Galindo !


Style : Thriller / Romance à suspens

Date de publication : 2019

Points barème : 67,5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Gaïa se réveille sans aucun souvenir de son identité. Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle fait ici et encore moins ce que lui veulent ces personnes autour d’elle. Pourtant, une chose est sûre : elle ne peut pas leur faire confiance !

Quand ton destin repose entre les mains d’un aimable SDF fraichement rencontrer, on ne peut pas dire que tu sois vraiment à l’aise. Mais lorsque l’on ajoute à cela un mystérieux bêllatre, un intriguant médecin et une ribambelle d’attaques, on peut dire que ta vie n’est pas de tout repos !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Le premier regard (11,5 points sur 15)

Alors, déjà, il faut dire que cette couverture attire l’œil, c’est indéniable ! Je ne sais pas du tout qui a bien pu la réaliser, mais beau travail l’artiste. On a tous les éléments pour comprendre l’ambiance du roman.

Là où j’ai un peu plus de mal, c’est avec le résumé. Alors, en soi, il est très bien, il accroche également et on sent tout de suite que le roman aura une petite touche décalée/humour. Mais je trouve que finalement, il nous donne l’impression que l’on va lire un roman à suspens, un roman d’action alors que… Bah, tu verras dans la suite de ma chronique. Je ne trouve pas forcément que ça correspond à l’ambiance générale.

Pour ce qui est de la mise en page du roman, elle est vraiment originale ! Même dans la version ebook, tu peux retrouver des dessins de l’auteure elle-même. Je les trouve simples mais extrêmement beaux. Il faut dire que je suis assez fan du minimalisme et des croquis au coup de crayon unique. C’est un vrai + !

Ma lecture (46 points sur 70)

De l’action ? Mouais…

Alors, on va commencer par ce qui fâche. On va retirer d’un coup le pansement et comme ça on pourra passer à la suite !

Comme je te le disais avant, avec le résumé, on s’attend à beaucoup d’action, de la théorie du complot, des explosions dans tous les sens et… bah pas vraiment… Alors, je suis le genre de personne qui aime une certaine lenteur dans les récits, donc en théorie, j’aurais dû être contente, mais ce n’est pas le cas. En fait, l’action n’est pas remplacée par l’installation de l’ambiance ou encore par des réflexions internes du personnage principal.

Non, en fait, l’action est remplacé par des scènes… de la vie de tous les jours. Gaïa passe une bonne partie du roman à organiser le mas. Sur le principe, pas de problème ! Mais c’était pas vraiment ce qu’on m’avait vendu à la base. J’en oubliais presque le côté thriller et SF du roman et j’avais l’impression de lire du Feel-Good. L’histoire d’une femme qui se reconstruit après une perte de mémoire.

Bon, j’exagère peut-être un chouilla, mais tu saisis l’idée.

Des sujets intéressants

Bon, mais ça veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de qualités dans ce roman ! Tiens, rien que les thèmes abordés ! On te parle de pas mal de sujets sensibles et les réflexions faites autour sont intéressantes. Alors, je ne vais pas rentrer dans les détails parce que la déontologie anti-spoil me l’interdit, mais tu as pas mal de réflexions autour des dérives et de l’éthique scientifiques. Où poser les limites ?

Ce sont des sujets assez futuristes tout en étant quand même ancrés dans notre réalité. Bref, c’est vraiment pas mal et il y a un vrai message passé par l’auteure.

Et en dehors même de ces sujets SF, il y a aussi un autre qui ne manque pas d’intérêt : la notion d’amour, de sexualité et surtout de couple. On est assez loin du schéma classique hétéronormé et surtout, on est loin des couples vus et revus des romances. Encore une fois, je ne peux rien dire sans te dévoiler l’intrigue, mais si tu penses que le roman tourne autour de l’histoire d’amour entre Gaïa et le mystérieux inconnu sexy… Bah retente ta chance ! Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise que l’auteure ne tombe pas dans la facilité et ne choisisse pas ce schéma classique.

Pas mal d’humour

Gaïa n’est pas vraiment une femme qui se laisse faire. Et même si elle semble parfois un peu trop guidée par ses hormones, elle n’en reste pas moins une femme forte et indépendante. Du coup, forcément, elle a été livrée avec un certain sens de la répartie et on est pas à l’abri d’une petite réplique bien cinglante.

Mais ce n’est pas le seul personnage haut en couleur. Pour le coup, les personnages secondaires ont tous une vraie personnalité. Alors oui, il y a un peu un schéma récurent : le personnage devient sympathique aux yeux de Gaïa et du coup, BAF ! On se retrouve avec un paragraphe qui détaille sa vie. Mais au final, c’est aussi ça ce qui nous permet de mieux les comprendre.

l’après-lecture (10 points sur 15)

Bon, alors la lecture est agréable et puis les dessins sont un vrai régal, mais j’ai quand même eu un peu de mal par moments. Quelques lenteurs à mon goût.

Je pense que ça vient en partie du fait que, lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je pensais vraiment être sur un livre d’action. Mes attentes ne correspondaient pas du tout au contenu et ça vient vraiment du résumé. Habituellement, je ne le relis pas avant de me lancer dans mes lectures, mais là, je ne sais pas trop pourquoi, j’ai fait une exception et c’était pas la meilleure chose à faire, je pense.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

C’est une lecture agréable, sans pour autant être un coup de cœur. Il manque un petit je-ne-sais-quoi pour nous captiver complètement, mais cela n’empêche pas le roman d’aborder des sujets super intéressants. ET SURTOUT de donner une autre représentation de l’amour et de la romance, chose dont on a cruellement besoin !

S’il faut retenir une chose, c’est celle-ci : ne lis pas ce roman pour l’action ou le suspens, lis-le pour ses réflexions éthiques et pour la nouvelle représentation des relations amoureuses qu’il t’offre.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteure sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

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