Les enfants d’Aliel – Sara Schneider

Ouah ! On y est… Ma dernière chronique en tant que chroniqueuse officielle. Alors, ne t’en fais pas, je continuerai de parler des romans que j’ai adorés, mais ça ne sera plus à la demande de l’auteur, désormais.

Bon, alors c’est avec beaucoup d’émotion que je commence l’écriture de cette dernière chronique et je suis super heureuse de finir sur un roman comme celui que je vais te présenter aujourd’hui. Ouais, je te donne un avant-goût de l’ambiance de cet article…


Style : Fantasy

Date de publication : 2018


DE QUOI ÇA PARLE ?

Imagine-toi un monde où la paix règne depuis si longtemps que tous se pensent en sécurité. Et pourtant… et pourtant, une vieille menace rôde dans l’ombre. Une menace qui, tel un volcan en sommeil, pourrait bien exploser à tout instant.

Que faire quand l’ennemi s’immisce dans ton cerveau ? Qu’il ne te transforme pas, qu’il ne te modifie pas, mais qu’il vient exacerber ce qu’il y a de plus maléfique en toi ?

Seuls quelques élus pourront sauver le monde, mais petit couac : ils ignorent tout du rôle qu’ils vont jouer dans cette bataille. Sauront-ils s’éveiller à temps ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance.

Ma lecture

Un monde vraiment développé

Alors, on est sur de la fantasy (du fantasy ? J’ai jamais trop su lequel dire), ce qui n’est clairement pas mon style de prédilection, je le rappelle. Alors, pour ceux au fond de la classe qui ne s’en souviennent plus (pourtant j’ai fait une vidéo dessus !), le fantastique c’est un petit élément extraordinaire dans notre monde, alors que la fantasy c’est tout un monde extraordinaire. T’as capté la différence ?

Bon, si la fantasy c’est pas mon truc, c’est parce que j’ai besoin d’un fort ancrage « réel » pour entrer dans une histoire. Et pourtant, ici, je l’ai trouvé cet ancrage ! Alors pour plusieurs raisons que je te donnerai tout le long de la chronique, mais on va commencer par le monde. Oui, c’est un monde totalement inventé, avec des royaumes, des lois, une histoire etc… Donc totalement le genre de détails qui me perdent d’habitude. Mais là, je trouve ça à la fois développé ET bien expliqué. Et c’est rare avec la fantasy (je trouve).

Il y a un vrai monde, tu comprends bien que l’auteure a taffé dessus comme une malade, mais c’est pas tiré par les cheveux, il y a pas tout un tas de détails qui va te perdre et perdre en même temps l’intrigue dans cette mélasse. Il y a un très bon équilibre, je trouve !

Et puis, on va pas se mentir, ce qui a aussi favorisé mon ancrage, c’est clairement le fait que ce monde est fucking crédible ! Bon, OK, il y a des animaux qui parlent et des gens qui ont des pouvoirs chelou, mais rien qu’un bon champignon hallucinogène ne pourrait pas te faire voir dans la vraie vie. + sérieusement, si on met de côté la magie, on est vraiment sur un univers cohérent et abouti.

La lutte du bien et du mal

Alors, j’ai longtemps hésité pour le public ciblé. Et c’est à cause de ce point, justement !

Niveau psychologie des personnages (on verra ça en détail + tard), le roman est ultra poussé. Les enjeux, les dynamiques sociales etc… On est vraiment pas sur un roman qui se sert de la vague « fantasy » pour faire son petit buzz mais qui reste vite de tout. il y a pas mal de choses qu’un public jeune ne saisirait pas, je pense, ou moins bien.

Mais ce côté « méchant » contre « gentil » qui est quand même très prononcé, je trouve, me fait douter. Dans cette dynamique du bien contre le mal, il n’y a pas trop de nuance et on retrouve un peu ce qu’on peut lire dans les romans jeunesses ou ado. Alors clairement, c’est pas de la jeunesse ! Me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais un public ado et jeune adulte est peut-être celui qui convient le + à ce roman à cause de ça.

On a vraiment deux entités (une très bonne et une très mauvaise) qui viennent s’affronter en utilisant les êtres vivants. Chacune a ses « enfants » et les deux clans se tapent dessus presque malgré eux. Je sais pas pourquoi, mais j’ai presque pensé aux Dieux grecs qui se marravaient la gueule par Cité interposée. Sauf que chez les Grecs, on sait pas trop qui est gentil et qui l’est pas.

Par contre ! Ce n’est pas du tout une critique. Non, parce qu’en me relisant, j’ai l’impression de dire « les gentils sont tout beaux et les méchants sont caca », alors que pas du tout. Il y a clairement un camp des gentils et un camp des méchants MAIS les « gentils » ne sont pas des Mary-Sue. Ils ont des défauts, des sales caractères, ils sont pas parfaits, etc… Donc on n’est pas sur un roman qui te donne des envies de meurtre parce que le héro est un martyr BCBG à la mèche de surfer blonde, t’inquiète !

Des personnages profonds

Bon, parlons des personnages, justement. C’est ça mon deuxième ancrage dans ce roman. Ils sont très bien développés, ils ont tous une personnalité distincte (ce qui est fortement appréciable), ils ont une histoire et petit pompon sur le gâteau (je dis ce que je veux, OK ?) pour ceux qui ont des pouvoirs, il est lié à leur caractère. Enfin, à leur traumatisme ou leur « disfonctionnement » pour être + précis. Et ça c’est cool, parce que ça vient ajouter de la profondeur à tout ça, mais surtout, ça vient justifier les pouvoirs. C’est pas totalement un truc qui est tombé du ciel, comme ça ! C’est presque au stade d’évolution, genre, pour survivre à leurs failles, ils ont développé ce pouvoir et ont compensé.

On n’est pas sur des personnages stéréotypés, dans le sens où, oui on retrouve des schémas de personnalités, mais c’est simplement parce que c’est la chose la + logique ! En fait, à mes yeux, quand un trait de caractère est aussi cohérent, ce n’est plus du tout du cliché pour moi, c’est juste une évidence. Et c’est un des talents de Sara, je pense : créer des personnages 100% cohérents sans jamais tomber dans le stéréotype.

L’après-lecture

Alors, très bonne surprise pour moi qui débute toujours un roman fantasy avec appréhension. Comme je l’ai dit tout le long de ma chronique, c’est un roman qui est tellement bien réfléchi et monté qu’on est pas perdu et ça fait du bien. La plume de Sara Schneider est très agréable, et par moment on sourit face à des petites blagues bien placées.

J’ai du mal à vraiment classer ce roman. Est-ce que c’est du divertissement ? Est-ce que c’est une analyse de la nature humaine ? J’ai envie de dire que c’est un peu des deux. Trop profond pour n’être que du divertissement et pourtant, il me manque un je-ne-sais-quoi pour que je sois totalement marquée à vie par cette lecture en mode « Oh, putain ! Ma vision du monde est changée à tout jamais ! ».


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Il y a un truc, je le sens. Peut-être que l’auteure l’a effleuré du bout des doigts dans ce premier tome (qui est d’ailleurs son primo-roman si je me trompe pas, donc GG pour cette qualité dès un primo-roman !). Peut-être qu’elle développe tout ça + tard ? Pour avoir la réponse, bah faudra tout simplement lire la suite.

Pour moi, c’est une très belle découverte. Encore une fois, sans être le livre qui m’aura le + marqué cette année, je suis super heureuse que ce soit mon dernier service presse. Je suis heureuse de finir sur cette note super positive.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

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Voilà, j’espère que cela t’aura plu. À bientôt pour une prochaine lecture !

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