Point de non-retour – Jac Saint-Fleur

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et si je te disais « virus », « épidémie », « complot pharmaceutique », tu me répondrais quoi ? Surement que tu hurlerais un tonitruant « NOUS SACHONS ! ». Plus sérieusement, en cette période de Covid, tu dois penser que je vais te présenter un roman complotiste à deux balles. Mais non, l’ami ! Non, non, non ! Lis bien ce qui va suivre, parce que tu es loin de la plaque.


Style : Thriller scientifique

Date de publication : 2020

Points barème : 70/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Alex est journaliste, mais rien de bien palpitant ! Ce père de famille vit un quotidien rythmé entre les spectacles d’école de sa fille, les soirées chez des couples d’amis et la rédaction d’articles de journaux, tout ce qu’il y a de plus banal.

Comme tout le monde, il découvre chaque jour l’évolution de ce virus qui semble se développer. Une découverte à l’autre bout du monde qui ne semble pas alarmer les foules. Pourtant, des indices semblent montrer que la situation pourrait être bien plus alarmante que prévu.

Vraiment ? Ou n’est-ce que le résultat d’une manipulation ? Au détour d’une conversation, la curiosité d’Alex s’éveille aussitôt et le détective qu’il ait, sent bien que tous ces articles cachent une réalité qui le dépasse. Qui croire ? Qui suivre ? Ce virus est-il vraiment dangereux ? Est-il si mortel ? Pire encore, existe-t-il vraiment ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance. Ensuite, il est très important de préciser un point : ce roman a été écrit AVANT que le Covid n’arrive, il me semble. Donc en aucun cas ça fait l’apologie des théories anti-covid. En aucun cas l’auteur ne cherche à discréditer l’épidémie actuelle et c’est très important de garder ça en tête.

Le premier regard (12 points sur 15)

Dès le premier coup d’œil sur la couverture, on comprend qu’on a affaire à un thriller scientifique. Entre virus (c’est bien un virus qu’on voit sur la couverture ? J’en sais foutrement rien !) et montre, on est pris dans cette ambiance à la James Bond. Tu renifles le complot à plein nez et ça attise ta curiosité.

Bon, après, j’ai un peu plus de mal avec le côté esthétique. Je trouve pas que ces couleurs attirent vraiment l’intérêt du lecteur, mais c’est purement une question de gout, là !

Au niveau du résumé, crois-moi, ça matche totalement avec le genre, donc si ça te fait baver, reste là parce que ça risque d’être ta came.

Ma lecture (47,5 points sur 70)

Un suspens tenant

Alors, déjà bravo pour le suspens ! On est clairement sur de la théorie du complot, donc forcément tu attends l’auteur au tournant. Les théories du complot, c’est un peu notre quotidien depuis un an. On connait tous un Jean-Eude qui réfute l’existence du Covid (ouais, chez moi c’est masculin) sous prétexte qu’il ne connait personne qui en est mort. Et même si c’était le cas, « bah l’État nous ment parce qu’en fait il est mort d’une diarrhée fulgurante, mais on a masqué ça en mettant… ». Bon, tu as compris l’idée.

Du coup, forcément, quand tu commences à lire le résumé de ce bouquin, tu peux penser que tu es tombé sur un complotiste qui veut te faire bouffer sa propagande à coup de fiction. PAS DU TOUT. Déjà parce que, encore une fois, ce roman a été écrit AVANT que la crise n’arrive. Non, ici on est juste dans un thriller scientifique pur et dur.

Tu retrouves d’ailleurs pas mal de codes du genre tels que le héros seul contre tous, les secrets, les personnes qui disparaissent, le grand méchant BIG PHARMA… Mais à aucun moment ça ne devient grotesque ou caricatural, je trouve. L’auteur a bien réussi à doser tout ça.

Le personnage principal est vraiment paumé dans son enquête et il ne sait pas qui croire. Ça, toi aussi tu le ressens bien. Tout est si flou, si mystérieux que tu as très vite le sentiment d’être totalement paumé à ton tour. Alors, attention ! Pas dans le mauvais sens du terme. Tu es paumé, exactement comme tu t’attendais à l’être en lisant ce roman.

Jusqu’au bout, tu te demandes si oui ou non ce virus existe bien.

Des scènes touchantes

Au final, tu vis vraiment cette situation d’attente. Les gens sentent que quelque chose arrive, qu’une menace est là, mais on ne la voit pas. Ce roman ne te parle pas d’une épidémie. Il ne vient pas te montrer la façon dont les états gèrent la situation, la façon dont les gens réagissent. Non, il te montre plutôt l’aspect sociologique de cette attente. On a cette impression de voir des grenouilles baigner dans une casserole d’eau sur le feu. La température monte, elles sont prises au piège, mais cela se fait si progressivement, qu’elles ne s’en rendent même pas compte.

Et tout ça est renforcé par des scènes de la vie de tous les jours. Alex partage des moments de tendresse avec sa fille, la famille se projette dans l’avenir. Bref, à aucun moment la vie des individus ne semble vraiment impactée par ce virus. Et c’est justement ça qui rend le tout ultra réaliste. La vie continue son cours.

Il manque un léger quelque chose

Pourtant, il me manquait un petit truc pour être vraiment dedans. Je pense que justement, la sensation de « vie de tous les jours » avait également un petit inconvénient : elle empêche de vraiment se rendre compte qu’il y a une situation de danger.

Le suspens est vraiment là, on sent qu’il y a des enjeux et que la vérité n’est pas aussi simple, pourtant… Bah, pourtant on est pas mort d’inquiétude pour la vie du héros (du moins pas avant la toute fin), on n’a pas l’impression qu’il y a une situation d’urgence ou de drame imminent.

Il faudrait une petite touche d’action ou du moins un petit quelque chose pour qu’on se sente totalement investi dans le roman. Là, je dirais que les personnages sont attachants sans pour autant qu’on y soit totalement dévoué.

L’après-lecture (11 points sur 15)

Aucun doute dessus, c’est un roman assez sympa à lire. Il faut bien sûr le voir comme n’étant pas du tout le reflet de notre réalité, mais il n’empêche que j’ai bien aimé être baladée du début à la fin.

Ce n’est pas le thriller le plus palpitant que j’ai pu lire et je pense même que c’est tout à fait voulu. L’auteur ne cherche pas à nous faire trembler d’émois, il veut avant tout nous faire réfléchir sur la manipulation de masse et sur plusieurs théories sociologiques que l’on peut d’ailleurs retrouver dans le roman.

Il s’agit d’un roman qui pousse notre esprit critique.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Si tu recherches un roman avec de l’action, des cascades à la James Bond et des fusillades dans tous les sens… Tu t’es trompé de rayon, mec ! Par contre, si tu veux un roman où tout se joue dans le psychologique et où l’on te pousse à toujours penser par toi-même, là, on peut se parler toi et moi !

C’est une lecture assez agréable, sans être un coup de cœur, non plus. Il est très important de toujours le lire en se disant que CE N’EST PAS UNE CRITIQUE DU COVID ! Ce n’est pas le même virus, ça ne vient pas assurer que l’épidémie actuelle n’existe pas. Bref, ce n’est pas une propagande anti-covid !


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