La Nuit de l’occulte -Etienne Minier

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Il y a certaines chroniques qui s’écrivent d’elles-mêmes et d’autres qu’on redoute de faire. Malheureusement, c’est le cas pour celle d’aujourd’hui. Bien sûr, je vais essayer de rester la plus objective sans être influencée par mes goûts personnels, mon avis n’est pas parole d’évangile, donc je t’invite à lire des chroniques plus enthousiastes sur ce roman s’il te fait de l’œil.


Style : horreur / Fantastique

Date de publication : 2019

Points barème : 56/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

On aime tous se faire peur, on raffole de ces soirées où, installé au coin du feu, on se raconte des histoires glaçantes.

Un soir, Marc et sa famille décident de s’adonner à l’exercice. Pour cela, chacun y va de son anecdote la plus terrifiante. Quand vient son tour, le jeune homme refuse catégoriquement. Il est hors de question qu’il partage ce secret qu’il avait promis d’emporter avec lui dans sa tombe.

Que s’est-il passé cet été 2009 pour provoquer un tel mutisme chez Marc ? Une bande d’amis, un jeu occulte qui tourne mal, des évènements du passé qui refont surface. Il n’en fallait pas plus pour que le drame ne survienne.

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance.

Le premier regard (10 points sur 15)

La couverture peut paraitre un peu kitch, mais je trouve que ce n’est pas plus mal. Comme le roman semble avoir une forte influence des classiques cinématographiques du genre horreur, on retrouve un peu cette ambiance des années 80-90, je trouve. En fait, lorsque j’ai lu le résumé et que j’ai vu la couverture, je pensais même être sur un roman caricatural, sur une parodie du genre et j’étais ultra enthousiaste. Tu sais à quel point j’adore l’horreur mais aussi l’humour. Et là, je pensais avoir affaire aux deux, donc forcément, j’étais toute euphorique.

En fait, dans le résumé, rien ne pouvait me dire qu’il s’agissait d’une parodie du genre, c’est uniquement en me basant sur la couverture que j’ai eu cette impression. Bon, après lecture, je ne suis pas certaine que ce soit le cas. Je pense que ce roman se veut sérieux et horrifique.

Ma lecture (37 points sur 70)

De bons éléments…

En soi, l’idée de base est vraiment intéressante. On te parle de télékinésie, de rituels occultes, de fantômes… Bref, tous les ingrédients pour un bon bouquin. Et puis, finalement, on retrouve bien des éléments des films d’horreur mais sans sombrer dans le stéréotype. On est plutôt sur un hommage au genre.

J’aime bien aussi l’idée du récit en abime, c’est-à-dire le fait que l’histoire ne commence pas en 2009, mais plutôt des années plus tard avec un Marc adulte qui se souvient de ce fameux été. J’étais vraiment emballée à l’idée de commencer cette lecture.

… Mais une plume qui n’aide pas

Malheureusement, ça ne l’a pas fait du tout. Je dirais même que malgré une histoire intéressante et un suspens, on décroche souvent. Personnellement, j’ai dû m’accrocher pour rester dans le récit et tout ça simplement à cause de la narration. La plume de l’auteur est parfois un peu trop scolaire, j’ai eu du mal avec certaines tournures de phrases que je ne comprenais pas ou qui me semblaient très étranges. C’est le premier roman québecois que je lis, alors peut-être que nos expressions ne sont pas toujours les mêmes… Après, je suis pas mal de YouTubeurs québécois et je n’ai pas l’impression que ce soit vraiment ça le problème.

Un autre point qui n’a pas aidé, ce sont les descriptions. Elles sont assez longues et on a parfois du mal à comprendre leur utilité. Alors oui, une description est souvent géniale lorsque l’on veut instaurer une ambiance pesante, du suspens, de la tension. Mais là, au lieu de servir le récit, ça nous fait totalement décrocher. Et comme on décroche, on est pas dans le récit et on ne s’attache pas aux personnages.

Je n’aime vraiment pas écrire des choses comme ça, mais je me dois d’être honnête : une fois de plus, je n’ai fini ce roman que parce que c’était un service presse. En lecture personnelle, je n’aurais surement pas dépassé les dix premières pages.

Encore un peu de travail

Alors, dis comme ça, tu vas penser que c’est une chronique ultra négative et tu vas même te demander pourquoi j’ai mis 37 points dans cette partie ! Tout simplement parce qu’il y a de vrais éléments de base. En fait, pour moi, il reste certes du travail à faire sur la plume, la structure narrative, etc… mais il y a un vrai potentiel. Une fois très bien retravaillé, La Nuit de l’Occulte peut donner un très bon bouquin.

l’après-lecture (9 points sur 15)

Je ne veux surtout pas que l’auteur s’arrête là en pensant que, comme son roman n’a pas plu, alors il ne vaut rien. C’est faux, totalement faux ! Déjà, les goûts et les couleurs, ça se partage pas, donc il y a surement d’autres qui apprécieront ce roman. Mais surtout, comme je le disais, il y a un truc, un petit élément qui me fait dire que bien accompagné, l’auteur a toutes les chances de réaliser un bon bouquin.

L’imagination (même si on peut la travailler) c’est un don avec lequel on nait ou pas. Alors que la plume, ça se travaille vraiment à fond. Peu d’auteurs étaient bons dès leurs premiers écrits et souvent nos premiers pas sont catastrophiques ! A titre perso, je suis très loin du niveau de certains bouquins que je chronique et j’ai un tas de faiblesses dont je suis plus ou moins consciente. Du coup, je travaille, encore et encore. Et à chaque semaine qui passe, ma plume s’améliore. Et ça sera surement le cas tout le long de ma vie.

S’il y a une chose que j’aimerais que l’auteur retienne, c’est celle-là : une remarque sur la plume ne veut rien dire sur notre valeur en tant qu’auteur, parce qu’on évoluera. Ce n’est pas parce que, aujourd’hui notre niveau n’est pas forcément optimal, qu’on est un auteur raté. A mes yeux, un auteur raté, c’est quelqu’un qui refuse de changer et, à cause de ça, fonce droit dans le mur. Un bon auteur, c’est quelqu’un qui sait écouter et qui réfléchira toujours à la façon de s’améliorer tout en restant fidèle à soi-même. Alors, Etienne Minier, montre-moi le bon auteur que tu es et viens m’épater avec ton prochain roman ! Je ne demande que ça !

Ps : Je me permets le tutoiement, vu que je tutoie absolument tout le monde !


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Sans surprise, je pense, tu te doutes que je ne vais pas forcément recommander cette lecture. Aujourd’hui, en l’état des choses, je trouve que la narration vient vraiment desservir le roman et on décroche.

Pourtant, encore une fois, je le dis avec sincérité, je pense qu’on tient quelque chose. Il y a de l’idée et j’espère vraiment que cette version de la Nuit de l’Occulte n’est que le début de l’aventure. Je serais vraiment heureuse d’apprendre de la part de l’auteur qu’il a su la retravailler et qu’une nouvelle édition existe.

Donc, affaire à suivre !


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur sur son site ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube).

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Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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