Publié dans Service presse

Chimère(s) – Simon Perdrix

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les supers conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note plus détaillée. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

Et on se retrouve toi et moi pour parler d’un bouquin que je n’ai pas reçu en service presse. Si tu te souviens bien, dans cette vidéo je t’annonçais que j’avais gagné SIX livres suite à un concours, eh bien, celui-là fait partie de la sélection. Après Borderline de Zoë Hababou, il est temps que je te présente Chimère(s) de Simon Perdrix !


Style : Thriller / Fantastique

Date de publication : 2019

Points barème : 91.5/100


DE QUOI ÇA PARLE ?

Paul est un détective privé tout ce qui se fait de + cliché : ancien flic raté, alcoolique, dépressif, fauché, colérique… Bref, on pourrait presque le décrire comme un déchet sur patte. Il passe son temps à suivre des maris adultères et à réconforter des conjoints effondrés, à calmer leurs tentatives de suicide pathétiques, à essuyer leur colère lorsque tombe le couperet…

Et puis, un beau jour, il en a sa claque. Il ne veut plus de tout ça et décide de se lancer sur une nouvelle affaire, quelque chose de plus croustillant et de plus bandant. Oui, mais voilà, au détour de son enquête, de vieux démons pourraient bien refaire surface et un être oublié revenir pour le hanter.

Paul saura-t-il sortir indemne de ce périple ? Jusqu’où devra-t-il abandonner sa logique et ses (non) croyances pour résoudre cette dernière enquête ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de son roman et l’organisation de ce concours. N’hésite pas à le suivre, lui et Zoë Hababou si tu veux participer à l’édition de la Saint Valentin !

Le premier regard ( 13 points sur 15)

Alors, qu’est-ce que je peux dire de cette couverture ? Déjà, niveau thème, on est pas mal puisqu’on a direct un verre d’alcool. Si au début tu penses que c’est en référence à l’alcoolisme notoire du personnage principal, tu vas vite te rendre compte que ça a un lien avec un autre élément du roman. Mais bien sûr, je ne t’en dirais pas +, à toi de découvrir.

Je trouve que l’idée est très bonne parce que c’est une couverture qui se comprend d’autant + durant ta lecture. Seulement, je trouve l’image un peu trop zoomée ce qui fait légèrement perdre de sa qualité, mais ce n’est qu’un détail esthétique sans importance.

Passons au résumé ! Rien à redire ! C’est parfait parce que lorsque tu commences à le lire, tu flaires le scénario un peu cliché qu’on te sort dans chaque enquête de détective privé, et puis, dans les derniers paragraphes, le style change, et là, tu te rends compte que finalement il y a une touche de paranormal et surtout… Bah, peut-être que tu vas être surpris !

*Je veux pas spoiler, mais « surpris », ça tu vas l’être !*

Ma lecture ( 65 points sur 70)

Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas lu une plume comme celle-là !

Alors, tu ne le sais peut-être pas, mais avant de me lancer dans la littérature indépendante, je lisais énormément de « classiques ». Je déteste ce terme qui veut tout et rien dire, mais en gros, je lisais de vieux romans écrits il y a fort, fort longtemps, à une époque où l’on se concentrait davantage sur le style que sur le scénario. Bon, là je fais une grosse généralité, parce que résumer des siècles de littérature par cette phrase, c’est quand même du foutage de gueule, mais tu captes l’idée.

Grosso merdo, dans ces bouquins, tu peux avoir une histoire classique mais être transporté rien que par les mots, la mélodie des phrases etc… et trouver que c’est un chef d’œuvre. Je ne dis pas qu’on ne fait plus de roman comme ça aujourd’hui (la preuve avec Chimère(s) !), mais disons que la priorité est plutôt dans l’intrigue désormais.

Bref, tout ça pour dire que lorsque j’ai lu Chimère(s), j’ai retrouvé cette sensation d’être transportée par les mots, les phrases. Il y a un je-ne-sais-quoi dans la plume qui me fascine. Pourtant l’auteur utilise des phrases longues, chose qui me perd habituellement, mais pas ici. Non, j’ai vraiment aimé et savouré ce roman pour le style.

Je dis pas que c’est ultra lyrique, que c’est poétique etc… parce que ça tend légèrement sur l’horreur, c’est cru par moment mais on peut tout aussi bien savourer une plume pour sa beauté que pour sa brutalité. Et ici, c’est clairement la brutalité que tu dégustes.

Cliché, tu dis ? Reste jusqu’au bout !

Alors, ça fait plusieurs fois que je te parle de clichés dans cette chronique et tu vas finir par croire que ce roman en est un ! Mais c’est justement là le génie de l’histoire. Je ne sais pas si c’est fait exprès ou non, mais l’auteur te pose quand même pas mal les codes du genre dès le début, donc tu penses direct pouvoir prévoir tout ce qui va se passer. Paul apprend que l’amour de sa vie, femme qu’il a perdu en même temps que son job de flic, a disparue ? Qu’à cela ne tienne ! A la fin du roman il l’aura retrouvée, sera sobre et ils reprendront leur histoire là où elle s’était arrêtée !

Si seulement ! Ah ! Pauvre enfant naïf !

Et c’est ça que j’ai beaucoup aimé. Pendant une grande partie du roman, tu te crées une vision de cette femme perdue, une image idéalisée à la fois par les souvenirs de Paul, mais également par tous ces films qui te gavent de représentations de la femme parfaite, douce et si fragile qu’il faut sauver. Et puis, bon, il y a bien deux trois trucs qui te mettent la puce à l’oreille. Et puis, le récit avance. Et tu découvres des éléments. Et la petite Evelyne… bah elle est pas toute blanche en fait !

Tu l’auras compris, finalement, Simon Perdrix te sert sur un plateau les clichés du genre pour mieux t’écraser la face dedans et les détruire au passage. J’ai beaucoup aimé cette petite manipulation qu’il a su opérée.

Du coup, fantastique ou pas ?

Là encore, il a été sadique ! Décidément, Simon Perdrix joue avec tes nerfs dans ce roman.

Lorsque j’ai commencé le bouquin, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un policier fantastique, sans vraiment me rappeler d’où me venait cette certitude. En fait, j’ai dû voir l’info à la fois sur les réseaux sociaux mais également en lisant le résumé. Mais grosse relou que je suis, je ne relis JAMAIS les résumés avant de me lancer dans ma lecture.

Du coup, arrivée milieu du roman, j’ai commencé à questionner ma santé mentale. « Attends, d’où j’ai cru que c’était du fantastique ? Il y en a pas une pointe ! ». Alors oui, on te donne de temps à autre une miette de fantastique, mais c’est pour mieux te démontrer qu’en fait il y a rien de paranormal là dedans. Encore une fois, Simon joue avec toi. (J’ouvre d’ailleurs une parenthèse pour indiquer que c’est en grande partie ce qui ajoute de la tension dans le roman. Je veux dire, c’est encore + effrayant lorsque tu te rends compte que ce qui te terrifiait au point de te chier dessus est… bien réel et non un démon issu de la fiction ! Je referme la parenthèse.)

Et puis… Je te laisse découvrir par toi-même ce qui se passe, mais je peux te dire que ça te surprend et que tu n’es pas déçu du voyage. Finalement, est-ce que la conclusion sera paranormale ou non ?

l’après-lecture ( 13.5 points sur 15)

Mon avis sur la qualité du roman n’a pas changé durant ma lecture puisque dès le début j’avais compris que ça allait totalement être ma came, mais par contre mon expérience de lecture a été multiple. Entre la période « cliché » et le retournement de situation, le fantastique et le thriller ancré dans la réalité… Simon Perdrix arrive à te balader d’un genre à un autre, d’un mode de pensée à un autre et ça rend l’expérience d’autant plus complète.

Le roman est court (environ 200 pages) et pourtant il arrive à toucher de nombreuses facettes de la littérature. C’est un vrai coup de génie.

Pour revenir à la plume, lorsque je lisais Chimère(s), j’étais dans une vraie bulle, comme cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. C’est peut-être le moment où je vais passer pour une tarée, mais au niveau de mon cerveau, je me sentais comme… Je n’arriverai pas vraiment à décrire ça, mais… J’étais enivrée ? J’en sais rien ! Toujours est-il que la construction des phrases de Simon Perdrix a un effet apaisant sur mon cerveau alors qu’il nous parle d’horreur. Va comprendre !

Du coup, lorsque j’ai fini ma lecture, je n’ai pas voulu quitter cet état de transe et je suis restée comme ça à fixer mon mur tout en savourant ce que je ressentais. J’avais pas envie de quitter cette sensation.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Je vais te dire oui, forcément ! Il y a tellement de bons éléments dans ce bouquin que je ne peux que te recommander de le lire. Alors, même si Chimère(s) n’est pas de l’horreur pur, faut quand même que tu saches qu’il contient une dose de frisson et du cul. Mais vraiment, il n’y a rien de choquant (à mes yeux).

J’ai cru comprendre que certains lecteurs préféraient son recueil de nouvelles et connaissant ma passion pour le genre, ça risque aussi d’être mon cas. Mais quand je vois déjà l’effet que me procure ce roman, j’ai qu’une hâte : Lire le recueil ! Donc reste dans le coin si tu veux connaitre mon avis sur tous les bouquins de Simon Perdrix et savoir si ce génie se retrouve à chaque fois.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme toujours, je te mets le lien pour te fournir le roman sur Amazon. Tu peux également suivre l’auteur (fais-le !) sur son site ou sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter).

Et si tu succombes à ce roman, tu peux laisser ton avis sur Amazon, mais aussi sur Babelio. N’oublie pas, un commentaire, c’est un auteur et un lémurien sauvés !

Le lien Amazon est affilié, ça me permet d’avoir une commission. En utilisant ce lien, tu soutiens mon travail et me permet de pouvoir investir dans de nouveaux projets !

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *