Le macchabée givré, à servir bien frais – Catherine Secq

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les précieux conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note précise. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

OK, on se retrouve aujourd’hui pour un petit hors-série puisqu’il ne s’agit pas d’un Feel-Good. Non, non ! Aujourd’hui on se met dans l’ambiance Noël avec la commissaire Bombardier. Et tu sais quoi ? Si tu es sage, le Père Noel t’offrira peut-être une surprise en lien avec Catherine Secq dès samedi… Mais pour ça, faut que tu le mérites !


Style : Polar humoristique / Roman de détection

Date de publication : 2019

Points barème : 90.5/100

Note : 4.5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Il fait frais, on est en décembre et Noël arrive à grand pas. C’est la période la plus chargée pour les commerçants de la célèbre place Vendôme à Paris. Le coup de départ est lancé et c’est la course au bijoutier qui créera la plus belle vitrine de Noël.

Oui, mais voilà que l’un d’eux fait une macabre découverte parmi ses décorations… Un cadavre ! Un cadavre givré et ficelé comme une dinde de Noël. Qui a eu l’idée de lui faire cette sale blague ?

La réponse se trouve forcément quelque part. Entre Paris, le Morvan et le Danemark, la commissaire Bombardier va devoir fouiner partout si elle veut obtenir une réponse avant le réveillon !

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance renouvelée et l’envoi de son roman.

Le premier regard (14 points sur 15)

Comme toujours c’est un sans faute pour la couverture de ce roman. Catherine Secq sait à chaque fois nous offrir des couvertures colorées, dynamiques et décalées. Elles représentent à merveille l’univers de la commissaire Bombardier. Et puis ce petit rappel du personnage principal ! On sait tout de suite où l’on met les pieds.

Je trouve que cette série est vraiment de celles dont on veut faire la collection pour embellir sa bibliothèque, mais également de celles qui s’offrent à un proche. Bref, le cadeau parfait que ce soit pour toi ou pour un autre.

Passons au résumé : Comme toujours, j’aime beaucoup cette présentation à la première personne sur la quatrième de couverture. Ça peut surprendre. Déjà parce que ce n’est pas forcément courant, mais surtout parce que le récit est raconté… à la 3ème personne ! Mais je sais pas, ça ajoute un petit côté « Je fais ce que je veux et je m’en fiche des codes » qui correspond tout à faite à Bombardier !

Ma lecture (65,5 points sur 70)

Salut les copains !

Bon, c’est déjà la troisième fois qu’on retrouve la commissaire Bombardier et son fidèle Polo. Est-ce qu’on se lasse ? Non ! Bien sûr que non ! Justement, on a vraiment l’impression de retrouver une bande de potes et on a hâte de vivre cette nouvelle enquête à leurs côtés.

Dans cette série, on retrouve vraiment ce sentiment de familiarité qu’on adore. On connait les qualités et les défauts des personnages et toutes leurs réactions résonnent maintenant comme des « private joke ». Mais si, tu sais, ces blagues que seuls toi et tes amis pouvez comprendre ! C’est exactement ça. Alors, oui, tu peux lire ce troisième opus sans commencer par les précédents, mais tu risques de passer à côté de quelques petits clins d’œil. Comme les romans d’Agatha Christie, tu peux lire les enquêtes dans l’ordre que tu veux sans être perturbé, mais c’est toujours mieux de faire ça dans les règles de l’art.

Oui, j’ai ENCORE comparé Catherine Secq à Agatha Christie. Et je le ferai jusqu’à ce que la Terre entière ait compris !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cet opus, c’est la place qu’y a prise Polo. Dans le premier tome, on le découvrait, dans le deuxième je l’ai trouvé moins présent (ce qui est colle avec l’intrigue). Du coup, j’ai vraiment dégusté chacune de ses présences durant cette enquête. C’est un personnage qui ne paie pas de mine et pourtant, il apporte un vrai + dans l’histoire. Il est assez attachant et on a envie de lui faire un gros câlin à chaque fois que la commissaire Bombardier le bouscule un peu.

Toujours d’aussi bons personnages, voir des meilleurs…

Finalement, c’est même Bombardier que j’ai trouvé un peu moins présente, mais ne t’inquiète pas, le roman ne perd pas de son piquant pour autant ! Oh non ! Et ça c’est pour une raison simple : Catherine Secq a développé d’autres personnages tout aussi corrosifs que notre commissaire préférée. Et oui, le cynisme, l’humour et les punchlines ne sont plus monopolisés par notre commissaire et d’autres vont venir nous faire pleurer de rire.

Comme toujours, Catherine Secq nous crée de très bons personnages, bien détaillés et cohérents, mais dans cette nouvelle enquête, j’ai trouvé qu’elle arrivait à nous rendre tout ça encore + palpable. Certains m’ont réellement agacée et j’ai eu envie de les secouer très fort, d’autres m’ont touchée. Bref, j’étais bien + impliquée dans la vie des personnages secondaires que dans les deux premiers tomes.

J’irai enquêter chez vous…

Alors, dans le tome 2, j’avais beaucoup aimé le côté terroir, d’autant plus que l’histoire se déroulait dans ma région natale. Du coup forcément, j’ai souri à chaque caricature (qui finalement n’en est pas vraiment une, faut bien l’avouer !), j’ai halluciné devant le réalisme de certaines situations. Pour moi, ça ne faisait aucun doute : Catherine Secq a forcément visité le Berry et le Poitou pour pouvoir les retranscrire aussi bien.

Alors, quand elle a commencé à nous décrire le Morvan et à y caricaturer les personnages, je lui ai fait 100% confiance. Elle m’a vraiment fait voyager pour le coup et j’ai eu l’impression de découvrir une région que je ne connaissais pas du tout. Forcément, je n’ai pas ressenti le même sentiment de nostalgie puisque je n’y ai jamais mis les pieds, mais l’effet était réussi. Jusqu’à ce que…

Je ne vais pas te spoiler le roman, mais pour continuer son enquête, Bombardier doit visiter un autre pays Européen. Et il se trouve que c’est justement dans ce pays que ma mère a grandi, donc même sans y être jamais allée, je connais les expressions, l’accent, les coutumes… Et j’ai eu l’impression d’avoir ma mère devant les yeux. C’était à mourir de rire !

Je suis vraiment impressionnée par cet aspect de Catherine Secq. Lorsque son personnage visite une région, elle arrive toujours à adapter le récit au patois local, au folklore… Bref, elle nous fait réellement voyager et pas seulement grâce à la description comme on peut souvent le voir dans les autres romans. Elle nous offre certes un visuel, mais également une ambiance et cela rend le tout bien plus complet. Un grand travail d’analyse derrière tout ça !

Presque engagé !

Comme pour le deuxième tome, sans être 100% militante, Catherine Secq nous donne à réfléchir sur plusieurs points. Là où elle nous parlait précédemment de la sexualité féminine et de racisme, ici elle aborde le sujet du travail clandestin et de la main d’œuvre venue des pays de l’Est. Alors, ce n’est clairement pas le sujet principal du roman, mais on retrouve cet aspect à plusieurs moments et je trouve que cela ajoute un ancrage assez important.

En fait, pour moi, ses romans peuvent se lire à n’importe quelle époque, tout comme ceux d’Agatha Christie (je t’ai dit que j’insisterai sur cette comparaison !), mais il y a tout de même un certain contexte social et temporel que l’on retrouve. Finalement, cette enquête est vraiment intégrée à notre actualité et c’est sûrement pour cela qu’elle nous donne ce sentiment d’intimité.

Et l’enquête dans tout ça ?

Bon, je te parle de tout sauf de l’enquête en elle-même ! Parce que c’est quand même un roman de détection, alors qu’en est-il ?

Ce qui va suivre est un avis purement personnel et tu n’auras peut-être pas le même ressenti que moi. J’ai trouvé qu’on s’éloignait légèrement du roman de détection par rapport aux premiers. Je vais t’expliquer ! Comme je te disais, les personnages sont + développés et forcément l’émotion est + présente. Du coup, je me suis un peu détachée du côté « enquête » du roman pour me concentrer sur l’histoire. J’ai eu du mal à repérer les indices et à établir des théories. Jusqu’au bout, je n’avais pas la moindre piste !

Alors, je pense en grosse partie que ça vient de moi. Je n’ai pas su lire entre les lignes et j’étais bien + concentrée sur le paysage et les personnages que sur l’enquête. Que veux-tu, j’ai la concentration d’un labrador. Je suis mono-tâche ! Je suis sûre que quelqu’un de bien + attentif que moi arrivera à démêler tous les nœuds, mais personnellement, je me suis laissée distraire par le reste du roman.

Par contre, que ce soit clair : J’ai adoré ! D’ailleurs, si je me suis laissée distraire, justement, c’est parce que j’aimais beaucoup ce que je ressentais durant ma lecture. J’ai adoré voyager dans la France et découvrir le paysage.

l’après-lecture (11 points sur 15)

Du coup, comme je te disais, j’ai un peu moins retrouvé le côté roman de détection que dans les autres opus, mais par contre j’ai découvert une grande qualité de narration chez Catherine Secq que je n’avais jusqu’alors qu’entrevue. Si dans les deux premiers, l’auteure nous confirmait son talent d’enquêtrice, ici elle nous montre qu’elle a bien plus d’un tour dans son sac et qu’elle n’est pas renfermée dans un seul registre.

On retrouve très bien sa plume et son univers, mais il y a également ce « je-ne-sais-quoi » qui vient nous montrer une nouvelle facette de l’auteure et qui nous donne envie de la découvrir dans un nouveau registre. Bien sûr, on ne se lasse pas de la commissaire Bombardier et on en veut encore toujours plus, mais on a également envie de découvrir l’auteure dans de nouvelles aventures.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Cette enquête est un sans faute ! L’auteure a su nous ramener dans un univers que l’on connait tout en se renouvelant. Bref, c’est une grosse réussite. Pour moi, la série de la commissaire Bombardier est et restera une série que l’on collectionne, que l’on offre, que l’on partage et que l’on chérit.

Je n’ai qu’une chose à dire « Longue vie à la commissaire Bombardier ! ».


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Comme d’habitude, tu peux faire un tour sur le nouveau site internet de l’auteure ou encore aller directement sur Amazon. Tu peux également la suivre sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Twitter ou encore Facebook).

Et tu sais quoi ? Catherine Secq s’est également lancée dans la littérature blanche avec son roman « Parfois, la vie ne tient qu’à une fleur« . De quoi la découvrir dans un autre registre !

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Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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2 commentaire

  1. Oh là là ! j’ai les joues toutes roses d’émotion. Mélanie, vous me comblez de bonheur, tant ce que vous écrivez me touche. Vous avec une grande sensibilité et percevez beaucoup de détails ou de nuances qui échappent à la plupart des lecteurs. C’est impressionnant. Je suis vraiment heureuse de cette talentueuse collaboration avec vous. Merci mille fois.

  2. […] pas loin de créer une carte de fidélité ! Eh oui, mais cette fois, on va mettre de côté la commissaire Bombardier et surtout le polar parce que Catherine nous offre une expérience tout à fait différente avec ce […]

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