Publié dans Service presse

Negombo – Virginie Vanos

Afin de rendre mes chroniques toujours plus précises, j’ai décidé de créer un barème sur 100 points (merci les précieux conseils de Tata Nexua !) afin de te donner une note précise. Tu peux retrouver la liste de mes différents critères ici.

En attendant, il est temps que je t’annonce le registre du mois de novembre et il s’agit du Feel-Good. Commençons tout d’abord par un voyage ! Je t’emmène au Sri Lanka et à Negombo, pour être plus précise. Alors attrape ton passeport et pars avec moi.


Style : Feel-Good

Date de publication : 2019

Points barème : 51/100

Note : 2.5 sur 5.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Jenny vit le rêve absolu. Mariée à un homme aimant, auteure de plusieurs romans à succès, une vie sociale épanouie. Tout semble lui réussir et pourtant, elle se sent éteinte.

Elle décide donc de tout quitter et de reprendre sa vie en mains. Malheureusement la mort de son ex-mari et les menaces qui en découlent viennent contre-carrer ses plans.

Jenny n’en peut plus et une seule solution s’impose alors à elle : Tout plaquer pour partir au Sri Lanka. Ce voyage est l’occasion pour elle de découvrir une nouvelle culture, de nouvelles personnes mais surtout de se redécouvrir elle-même. Saura-t-elle devenir maitresse de son destin ?

QU’EST-CE QUE J’EN AI PENSÉ ?

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteure pour sa confiance et l’envoi de son roman.

Le premier regard (11 points sur 15)

Très honnêtement, j’y croyais au début ! Commençons avec la couverture. Elle est originale avec ce titre noté à la verticale. L’ombre de la femme (que l’on devine être Jenny) est intriguante. Elle nous donne l’impression de l’espionner dans son intimité. Bref, cette couverture intrigue !

Et puis le résumé nous donne envie d’en savoir plus. Il nous parle d’exotisme, de renouveau, de reconstruction personnelle… Et puis on ouvre le roman et là, déjà ça commence mal.

La mise en page… Alors, je n’ai aucun problème avec une mise en page qui sort de l’ordinaire, mais ici elle dessert vraiment la lecture. Le texte n’est pas justifié, les marges sont presque inexistantes, il n’y a aucun alinéa…C’est perturbant. Alors oui, le plus important n’est pas la forme, mais ce qu’il y a à l’intérieur du roman, mais forcément on commence avec un certain apriori. J’ai essayé de le mettre de côté durant ma lecture et de ne me concentrer que sur la qualité d’écriture mais ça serait un mensonge de dire que ça ne m’a quand même pas influencée un minimum.

Ma lecture (31,5 points sur 70)

Alors, qu’en est-il du fond ? Eh bien, ça n’a pas pris chez moi. Le style de la narration m’a clairement empêchée de rentrer dans le récit. Au final, tout comme la femme de la couverture, j’ai eu une vision assez floue de la vie de Jenny.

Il y a deux façons de raconter un récit : On peut faire vivre les scènes et l’action au lecteur ou on peut choisir de simplement énoncer une succession de faits comme on raconterait un évènement dans une dissertation. C’est ce deuxième style qu’utilise Virgine Vanos dans son roman. Alors, je n’ai aucun problème avec cela, c’est un choix comme un autre, mais personnellement il m’empêche toujours de réellement rentrer dans l’histoire.

J’avoue avoir trouvé ce choix assez étrange pour un roman qui se revendique comme un voyage en Asie. Finalement, on voit très peu ce cadre idyllique. Il y a bien un ou deux éléments exotiques mais on est loin du dépaysement total. Je trouve que l’univers n’est pas assez exploité à mon goût.

Pour ce qui est des personnages, ils sont cohérents et crédibles, mais ils sont loin d’être attachants. Il y a tout de même une exception : Jenny. Je dois reconnaitre qu’elle sort vraiment du lot. J’ai trouvé cela très original de mettre en avant ces femmes qui sont habituellement méprisées, celles qui « abandonnent le foyer », celles qui ne sont que des « ingrates envers leurs maris parfaits ». Je remercie Virginie Vanos de leur offrir une voix et de dénoncer le harcèlement dont elles peuvent être victimes. Mais ce n’était pas suffisant pour moi.

Même si la plume de l’auteure est riche et agréable à lire, trop d’éléments m’empêchaient de rentrer dans l’histoire. En plus du style narratif, j’ai eu beaucoup de mal avec les dialogues. Je n’ai pas réussi à saisir le style voulu par l’auteure. Parfois ils sont réalistes, avec un vocabulaire et des tournures de phrases que l’on utiliserait dans la vie de tous les jours. Et puis subitement, dans le même échange, un personnage se met à parler de façon plus soutenue, voir carrément scolaire. Ça casse clairement le réalisme du roman.

Bref, on survole les aventures de Jenny, une page suffit parfois à résumer toute une journée. Les faits s’enchainent les uns après les autres sans que l’on prenne réellement le temps de les analyser, de les ressentir. Pour ma part, je n’ai pas du tout ressenti les émotions des personnages et j’ai même trouvé que tout se passait bien trop vite. On n’a pas le temps de voir grandir l’attachement de Jenny pour tous ceux qu’elle rencontre. Tout se fait trop vite.

En revanche, pour ce qui est de la conclusion du roman, elle n’est pas prévisible, loin de là, et on ne reste pas sur sa faim. Tout est bouclé, toutes les intrigues ont été correctement exploitées.

l’après-lecture (8,5 points sur 15)

Alors, que se passe-t-il quand tu tournes la dernière page ? Personnellement, je me suis un peu sentie trahie par l’auteure. On est bien plus sur un format « nouvelle » que sur un roman, mais surtout, je n’ai pas assisté au voyage que l’on m’avait promis.

Alors, je ne parle pas du fait que ce n’est pas vraiment du feel-good à mes yeux. J’ai pu discuter un peu avec l’auteure et elle m’avait elle-même précisé que ce roman n’était pas celui qui correspondait le plus au feel-good, donc là, je savais à quoi m’attendre. Non, pour moi, c’est vraiment le côté dépaysement que je n’ai pas du tout ressenti.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le message que nous passe l’auteure. Elle donne vraiment une représentation à toutes ces femmes que l’on exclut durant un divorce. Celles que l’on blâme parce qu’elles ont préféré être heureuses plutôt que de continuer de vivre un mariage monotone. Je salue également le message d’amour et de découverte de l’autre et des cultures.


PÉPITE OU PAS PÉPITE ?

Pour moi, Negombo est un roman avec un réel potentiel. L’intrigue est bonne, toutes les péripéties qui le composent sont très intéressantes et surtout non-prévisibles, il y a un vrai message à faire passer, la plume de l’auteure est agréable. Mais tout ceci n’est pas bien exploité et l’auteure ne prend pas assez son temps.

A mes yeux, il s’agirait d’un premier jet très encourageant. On a tous les éléments pour un bon roman, il suffit maintenant de développer ça, d’aller creuser les émotions, de prendre son temps à nous faire vivre les scènes. J’ai l’impression que l’auteure voulait nous faire passer un message mais qu’elle s’est retenue. Par pudeur ? Par manque de confiance ? Je ne sais pas…

Je ne dis pas que ce roman est nul, déjà parce que je ne suis personne pour juger cela, mais surtout parce qu’il y a un vrai potentiel. Il n’est juste pas exploité et je trouve cela dommage.

Bien entendu, ce n’est que mon avis personnel et plein d’autres chroniqueurs ont apprécié leur lecture. Je t’invite d’ailleurs à regarder d’autres avis (et principalement ceux opposés au mien) afin de savoir si ce roman pourrait te correspondre.


OÙ TROUVER LE ROMAN ?

Déjà, tu peux te le fournir sur Amazon. En attendant, tu peux retrouver son actualité sur ses différents réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Twitter)

Voilà, j’espère que cela t’aura plu. N’hésite pas à laisser ton avis sur la question. Si tu veux que j’aborde un sujet particulier, note-le en commentaire et je me ferais un plaisir d’en faire un article. À bientôt pour une prochaine lecture !

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